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“Pourquoi je suis féministe”

Bonjour,

Vous trouverez ci-après l’entretien que j’ai accordé à Elle cette semaine… C’est une interview qui me tient à coeur. Je la reproduis là car j’imagine que vous êtes peut-être comme moi, pas des lecteurs-trices assidus de ce journal féminin…

Pourquoi je suis devenue féministe ?

C’était il y a dix ans et elle n’en avait jamais parlé… Aujourd’hui, la candidate antilibérale raconte le viol qu’elle a subi. Une manoeuvre pour s’attirer la sympathie des électeurs ? Non, une façon de plus de justifier son combat politique ! Interview vérité.

Qu’elle séduise les uns en quête de renouveau, qu’elle agace sérieusement les autres, rien n’y change : à 33 ans, Clémentine Autain, adjointe à la Mairie de Paris chargée de la jeunesse, s’est imposée comme l’un des visages incontournables de la relève en politique. Sa coupe à la Seberg, son regard azur et sa belle repartie l’ont fait franchir les portes des médias. Son féminisme version trentenaire, sa façon de ne jamais rien lâcher, ses combats, menés avec aplomb, contre les inégalités de tout poil permettent aujourd’hui à cette proche du Parti communiste d’espérer aller plus loin encore : elle s’est déclarée candidate à la candidature pour représenter la gauche antilibérale dans la course à l’Elysée. Bel exemple d’une ascension éclair en politique, et joli parcours lisse ? Trop simple. Dans « Clémentine Autain » *, la biographie d’Anne Delabre qui sort le 9 novembre, la jeune femme révèle ce qui fut la raison fondamentale de son engagement féministe : le viol dont elle a été victime il y a dix ans. Pourquoi choisit-elle d’en parler maintenant, au coeur de l’actualité électorale ? D’où vient ce besoin d’évoquer ce secret tu à longueur d’interviews pendant des années ? A quoi sert de convoquer l’intime et la vie privée dans un combat politique ? Réponses.

ELLE. Pourquoi avez-vous choisi de révéler ce secret ?
CLÉMENTINE AUTAIN. A partir du moment où j’acceptais le principe d’un livre-portrait, je n’avais pas de raisons de nier ce qui a été une raison profonde de mon engagement féministe. Sans cet élément, le portrait aurait été tronqué. De plus, récemment, quelques articles de presse ont déjà fait allusion à ce viol. Je préfère l’assumer plutôt que cela ne m’échappe. En parler, c’est être fidèle à mon engagement. Car se taire, c’est faire le jeu des violeurs.ELLE. Pourtant, vous n’avez jamais souhaité en parler jusqu’à présent. Pourquoi en ressentez-vous désormais le besoin ?
C.A. J’ai menti par omission avant tout pour me protéger. Mais j’ai toujours su que j’évoquerais publiquement ce viol un jour ou l’autre. D’abord pour ma propre conscience. Aujourd’hui, cela fait presque dix ans que c’est arrivé, je me sens forte pour témoigner.ELLE. Dans quelles conditions ce viol a-t-il eu lieu ?
C.A. J’avais 22 ans, je préparais mon Capes à Paris-VIII. Les cours avaient lieu dans une antenne délocalisée et, pour rejoindre le site, il fallait emprunter une petite rue très isolée. Un homme m’a agressée avec un couteau, m’a entraînée plus loin et m’a violée. Je me suis vue morte. Puis j’ai réussi à parler, j’ai eu le soutien des enseignants et j’ai porté plainte tout de suite.

ELLE. Révéler ce genre de secret, n’est-ce pas malgré tout une façon d’instrumentaliser votre vie privée, surtout au moment où vous êtes candidate à la candidature pour l’élection présidentielle ?
C.A. Le dire aujourd’hui, à l’aube d’un grand rendez-vous démocratique, c’est aussi une manière de porter la question des violences dans le débat. Pour moi, le viol ne relève pas de la vie privée. Il s’agit d’une violation de l’intimité, c’est un acte public : il a été jugé aux assises. Je ne livre pas de confidences sur ce que j’ai ressenti, je n’ai pas envie de m’étaler sur les conséquences de ce viol dans ma vie privée. Cette part de l’intime m’appartient, elle restera à moi.

ELLE. Il ne s’agit donc pas, aussi, de mieux vous faire connaître par le biais de l’intime, comme le font les politiques qui posent en famille ?
C.A. Cela n’a rien à voir ! Je n’ai jamais mis en scène ma vie privée dans la presse people pour me rendre sympathique. Et ce n’est pas près d’arriver. Mon témoignage s’inscrit dans un combat. Je ne vois pas bien quel combat on mène quand on pose avec ses enfants ! Je n’ai aucune envie de faire de mon histoire personnelle un fonds de commerce. Seulement, mon exemple révèle à quel point le viol reste un sujet tabou. Mon violeur était multirécidiviste, il a avoué entre vingt et trente viols, mais seules trois plaintes ont été déposées. Le viol reste un phénomène d’une ampleur et d’une gravité considérables, largement passé sous silence.

ELLE. La question du viol semble moins taboue aujourd’hui…
C.A. Elle l’est moins qu’il y a trente ans, grâce aux mouvements féministes. Mais, si la parole s’est déliée, si le nombre de plaintes a augmenté, tout cela est très lent. Parce que ça touche à la sexualité, on ne parle pas du viol comme d’autres sujets. Aun dîner, les gens peuvent dire qu’ils ont perdu un être cher, qu’ils ont été victimes d’un attentat, ou qu’ils sont malades. Une femme dira-t-elle « j’ai été violée » ? Non. Cinquante mille femmes le sont pourtant chaque année. Et les préjugés sur les victimes restent énormes.

ELLE. Quels sont ces préjugés ?
C.A. Le viol est le seul crime qui rend suspecte la victime. Il y a toujours ce doute qui plane : pourquoi cette fille étaitelle en minijupe à minuit dans la rue ? Pourquoi a-t-elle ramené cet ami chez elle ? Et cette idée que la victime l’a bien cherché reste présente. On fait peser sur les femmes une suspicion sur les conditions du viol. Il en va de notre liberté de pouvoir nous déplacer en étant habillée comme on veut, sans avoir peur d’être agressée. Autre préjugé : on nous voit souvent comme des femmes détruites à tout jamais et réduites à ce drame.

ELLE. Vous êtes contre la victimisation des femmes ayant subi un viol ?
C.A. Ces femmes sont victimes, mais je suis persuadée qu’il est possible de revivre, et pas seulement de survivre, après un viol. Et le fait de revivre n’enlève rien à la gravité de l’acte. Il y a un avant et un après le viol, mais on peut se reconstruire et même devenir plus forte. J’ai eu cette chance.

ELLE. Jusqu’à quel point ce viol explique-t-il votre engagement ?
C.A. Il est déterminant dans mon engagement féministe. Tout militantisme a à voir avec des ressorts personnels. On puise dans l’intime mais, en même temps, cela n’enlève rien à l’universalité du combat. Je militais déjà avant. Après cet événement, les rapports dominants-dominés sont devenus l’ossature de ma réflexion. Le viol est le produit d’une histoire et d’une culture. C’est l’expression ultime de la domination masculine. Il faut faire le lien entre les publicités sexistes, les inégalités dans l’emploi, l’inégale répartition des tâches domestiques et les violences faites aux femmes.

ELLE. On ne peut pas mettre tout sur le même plan, le viol et le partage des tâches !
C.A. Il existe une hiérarchie dans la gravité des actes, bien sûr, mais tout cela forme un ensemble qui a à voir avec le viriarcat, c’est-à-dire la domination du masculin sur le féminin, qu’il faut déconstruire et combattre. En menant des politiques féministes dans tous les domaines, notamment dès l’école, où se construisent les identités. Le Collectif national pour les droits des femmes vient de travailler à une série de propositions contre les violences inspirées de l’exemple espagnol. En ce qui concerne le viol, il faut que le sujet soit pris à bras-le-corps par les politiques.

ELLE. Comment ?
C.A. Peut-être qu’il faut commencer par casser cette image d’Epinal qu’on a d’une scène de viol : une fille qui sort en jupe la nuit et se retrouve agressée avec une arme. Les viols, dans leur écrasante majorité, sont perpétrés par une personne connue de la victime. Souvent, l’arme utilisée relève du chantage affectif ou économique. Et les violeurs se recrutent dans toutes les classes sociales. Il faudrait aussi qu’on cesse d’entendre que le violeur est victime d’une maladie liée à ses pulsions. La plupart des viols sont prémédités. Ce n’est pas un fait biologique mais un fait social. Donc on peut le combattre.

ELLE. Avec quelles mesures concrètes ?
C.A. Les tribunaux manquent de moyens pour traiter les dossiers, les associations pour les victimes, aussi. Les personnels de police ne sont pas assez formés, même si des efforts ont été faits. Je peux en témoigner : raconter à un inconnu, dans un bureau froid, ce qu’on vient de subir, dans les moindres détails, c’est très difficile. Les conditions de l’accueil sont fondamentales. Si les femmes ont peur de parler, c’est d’abord parce que la société n’est pas toujours prête à les entendre. Seul un viol sur cinq ferait l’objet d’une plainte. Et une plainte sur six aboutit à une condamnation.

ELLE. Comment vous êtes-vous reconstruite après cette épreuve ?
C.A. En militant au sein du Collectif contre le viol, j’ai rencontré d’autres victimes et cela m’a beaucoup aidée. Je me suis rendu compte que tout ce que l’on ressent, la peur, l’angoisse, la culpabilité, sont des symptômes partagés. Certaines ne s’en remettent jamais. Pour pouvoir revivre après un viol, il faut savoir que c’est possible. Et c’est possible.

Philomène Piégay, le 06 Novembre 2006

Commentaires

Commentaire de Daria
Date: 8 novembre 2006, 13:42

“On ne naît pas libre, on le devient”. Vous en êtes aussi “la preuve”.

Merci encore de mettre toute cette force et cette motivation que vous avez en vous au service du collectif.

Salutations féministes,
Daria
(Stockholm)

Commentaire de frmwa
Date: 8 novembre 2006, 15:46

Je viens de lire également “King Kong théorie”, de Virginie Despentes, au parcours et au parler très différents du vôtre mais qui elle aussi évoque son viol et la difficulté d’en parler. Même si on peut ne pas partager toutes ses idées, c’est bien envoyé, dans une langue verte qui fait plaisir et qui ne prend pas de détours pour dire ce qu’elle pense.

Commentaire de Loïc
Date: 8 novembre 2006, 15:48

Eh ben… Chapeau. Quel clarté et quel courage!

Commentaire de J. Lo
Date: 8 novembre 2006, 16:19

Salut Clémentine,

ton engagement politique est d’autant plus admirable que tu savais qu’il te forcerait à évoquer publiquement ce drame à un moment que tu ne pourrais choisir.

Il n’y a pas de mots pour décrire cette barbarie. Et comment se dire le pays des droits de l’homme tout en fermant les yeux sur tant de viols qui ne disent pas leur nom ? Viols conjugaux, mariages forcés, harcèlements…

Il faut absolument réveiller les consciences. Pour cela, une politique de happenings ciblés, devant les palais de justice mais aussi dans les bastions machistes (TF1, milieu financier) pourrait permettre de sensibiliser le grand public d’une façon concrète.

En espérant pouvoir en parler mercredi prochain.

Commentaire de Cyrille
Date: 8 novembre 2006, 17:05

Bonjour Clémentine,

J’imagine que parler de votre viol n’a pas du être facile, même 10 ans après.
Je pense sincèrement que vous avez eu raison d’avoir le courage d’en parler, cela coupera l’herbe sous le pied à tout ceux qui auraient voulu utiliser ce dramatique moment de votre vie contre vous.
En tout cas, même si je ne partage complètement vos idées, je tiens à vous féliciter d’avoir réussi à remonter la pente. J’espère que, sur ce point, vous serez un exemple à suivre pour les trop nombreuses femmes violées en France.

Bien cordialement

Commentaire de baptiste
Date: 8 novembre 2006, 17:48

Bonjour Clémentine !
Certes ce qui vous est arrivé est horrible et condamnable au possible, mais ce genre de problème se règle sur le divan d’un psychanalyste et pas de façon publique surtout de la façon dont vous l’avez faite c’est à dire de façon opportuniste dans une biographie (c’est tôt non ?) je suppose commandée par votre éditeur ou par vous même, belle opération marketing au passage et vous direz bonjour à ardisson de ma part, revenons à nos moutons. J’avais de l’estime pour vous mais vous êtes rentrée dans un bien triste jeu de médiatisation du pire. Je ne vois pas en quoi ce témoignage pourrais amener le débat sur la table si vous en parler dans … Elle. A quand le passage sur le plateau de Jean-Luc
Delarue?

Commentaire de étoile du nord
Date: 8 novembre 2006, 18:19

Batiste

Ce qui est arrivé à Clémentine est un drame. Oui pour le divan, mais aussi merci à Clementine de venir au devant de toutes celles qui n’ont pas ce courage. ELLE est un journal qui traîne sur toutes les tables des salles d’attente, dans les hôpitaux, les salles de consultations, et rien que pour cela, Merci Clementine….

Commentaire de bertolino
Date: 8 novembre 2006, 22:27

chére Clémentine. merci pour tout ce que vous faites il en faudrait beaucoup des commes vous, la France tournerait un peu mieux, continuez et merci encore. Mireille

Commentaire de chris
Date: 9 novembre 2006, 0:13

Chère Clémentine

Je suis un homme. Je ne suis pas de vos électeurs (je voterai Royal)

Mais votre témoignage et au delà, la force et la sincérité de vos engagements me touchent beaucoup.

Continuez votre route. Peut être croisera t elle un jour la mienne…

Et soyez fière de ce que vous êtes!!!!!

Chris

Commentaire de Boyamba
Date: 9 novembre 2006, 0:51

Au Congo d’où je viens la vie de bcp de femmes a été brisée à cause du viol. Merci de témoigner car cela veut dire avec la tenacité on peut revenir dans la vie après ce genre de choc.
Courage et bonne chance pour votre carrière

Commentaire de Guillaume
Date: 9 novembre 2006, 4:21

Ton témoignage est émouvant !

Il force le respect.

Respect pour cette force qui t’a permis de te reconstruire psychologiquement.

Respect pour le recul que tu as su prendre et la réflexion que tu as su forger au fil du temps sur les rapports de domination dans la société.

Respect pour avoir eu le courage d’en parler publiquement. Cette parole servira sans doute à d’autres. Et puis, comme on dit, la parole est libératrice !

Pour tout, chapeau !

Commentaire de zebuth
Date: 9 novembre 2006, 8:59

Je suis féministe depuis que je suis à la maternelle, mais je me suis toujours cru anormale d’avoir de telles réflexions à un si jeune âge, alors que mes copines se comportaient en idiotes pour séduire nos camardes masculins. C’est lorsque j’ai dû avorter et que je me suis faite agresser (avec un homme à couteau, et j’ai culpabilisé !) que j’ai commencé à lire, à me renseigner sur le féminisme. Je me suis sentie moins seule en découvrant que d’autres femmes étaient comme moi.
Depuis que j’ai une petite fille, je prends une nouvelle fois en pleine figure la condition féminine : un boulot à mi-temps de secrétaire alors que je suis bac+5, et la deuxième journée de travail après le travail, le “vrai”.
Je suis très touchée par votre interview. Je pleure en ce moment même parce qu’il y a trop d’injustices faites aux femmes et que trop peu de gens (hommes et femmes confondus) reconnaissent la réalité de cette injustice fondamentale.
J’ai toujours dit que j’aurais aimé être un homme, parce que j’aurais pu vivre ma vie pleinement, avoir un vrai travail, en rapport avec mes compétences, j’aurais pu profiter de mon enfant sans en assumer les charges, j’aurais pu faire un sport de combat sans qu’on me regarde en ricanant. Je le maintien aujourd’hui encore. Hélas…
Merci

Commentaire de Jeremy
Date: 9 novembre 2006, 10:00

Bonjour Clémentine,
Penchant plutôt à droite, je suis rarement en phase avec vos idées; pourtant je ne peux m’empêcher d’adhérer complètement au combat mené contre le viol. Honte à ceux qui prétendent qu’il s’agit pour vous d’une opération marketing ou politique pour s’attirer les sympathies, oser avancer ce genre d’idées est vraiment méprisable au regard de la lutte que vous avez due mener.
En revanche je ne qualifierai pas le viol d’ultime représentation de la domination masculine. Il s’agit pour moi d’un acte criminel barbare monstrueux hors catégorie ne souffrant aucune circonstance atténuante, dont les auteurs doivent être l’objet d’un retrait de la société.
Grace à tous ces efforts pour sensibiliser tous les milieux, les choses finiront par changer, les femmes oseront parler, les violeurs potentiels perdront leur sentiment d’impunité, la prise en charge des victimes sera meilleure…
Je le souhaite ardemment, merci de votre engagement dans ce combat.

Commentaire de maskine
Date: 9 novembre 2006, 11:14

il y a une chose a dire avant tou cé un gran merci car ce né pa tjrs facile d’en parlé é je pe le comprendre . j’espere ke tou cela permettra a la société d’avancé et de comprendre ke le viol doit etre au meme rang ke les grand delits et esperont ke dan é année a venir plus de langue se delie.

Commentaire de renault
Date: 9 novembre 2006, 13:25

Bonjour Clémentine,
Attentive à ton action politique, et militante féministe moi-même, je n’ai rien entendu en matière de concret pour lutter efficacement contre les viols en France (pays du harcèlement sexuel institutionnalisé), et ce, lors du meeting formidable de la gauche anti-libérale au Mans. Meeting que j’ai pu visionner sur la chaîne LCP.
Cordialement.
Sophie Renault

Commentaire de Fabien
Date: 9 novembre 2006, 13:33

Clémentine,

Comment ne pas vous trouvez admirable pour vos combats, pour votre détermination à faire changer les choses, pour votre force aussi.

Comment ne pas se dire que vous avez surement enduré une des épreuves les plus difficiles qu’il soit donné d’imaginer, que vous avez été contrainte à vous reconstruire à cause d’une ordure …

Mais lire ici que certains voient cela comme un coup marketing me révulse ! Quelle honte de leur part !

Par votre combat, par votre courage, vous êtes, pour moi, un model. Merci d’avoir témoigné et d’aider autant.

Avec tout mon respect et mon admiration.

Cordialement,

Commentaire de elodietoug
Date: 9 novembre 2006, 15:25

“Pour pouvoir revivre après un viol, il faut savoir que c’est possible. Et c’est possible”

belle conclusion, même si, les victimes passent par des phases hautement difficiles, ce qui est tout à fait normal.
J’ai 20 ans, et je me souviens en première, une fille dans ma classe, justement avait fait un exposé sur le viol,elle avait subis à l’âge de 16 ans… ça l’avait ” libérée” car personne ne le savait au sein dans le classe. Le problème, c’est qu’après plus personne ne le regardait comme avant. Et c’est bien dommage, c’est un peu comme quand on dit que l’on est atteind de telle ou telle maladie: on ne vous regarde plus comme avant; c’est regrettable…
En fait, si le viol fait peur, c’est parce que on ne veut que cela nous arrive (tellement évident); du coup certains ressentent une certaine pitié ou compassion vis-à-vis des victimes.
Hors, le meilleur moyen de pouvoir passer à autre chose, c’est de faire les démarches psychologiques et ou juridiques pour entamer un travail, finalement assez positif…

“C’est une interview qui me tient à coeur” on s’en doute !
Voila donc, une interview qui va intéresser Géraldine Muhlmann !

En tout les cas, je ne sais pas ce qu’il se passe mais beaucoup de gens, de jeunes comme moi vous aiment.

” Vivre sans espoir. C’est cesser de vivre” Dostoievski.

Commentaire de Maïa Mazaurette
Date: 9 novembre 2006, 16:24

Merci Clémentine. N’oublie pas que des filles dans mon genre t’attendent pour ressortir leur carte d’électrice.

J’espère que personne ne se servira de ton histoire contre toi, en tout cas. Courage.

Commentaire de Tata Micheline
Date: 9 novembre 2006, 16:32

Bonjour Clémentine,
Voila qui ne fait que renforcer l’admiration que j’éprouve a votre égard, malgrès le fait que je ne sois pas entièrement d’accord avec vos prises de position politiques.
Vous etes un modèle de courage et de fierté.
Votre témoignage me fait crier un furieux “Vive la vie !”

Commentaire de sophie
Date: 9 novembre 2006, 17:46

Hello Clémentine,
Je partage avec toi cette “expérience désagréable” et il y a une idée qui me turlupine : je ne peux pas m’empêcher de penser que cet enfoiré, lorsque tu passes à la télé, ne doit pas se gêner pour se vanter sur le mode “vous la trouvez pas mal, hein ? eh ben j’me la suis faite !”. Ca me rend dingue parce que je suis sure que malgrès la peine de prison qu’il a pugé ou purge peut-être encoe, rien dans la société actuelle ne nous permet de penser qu’il ne peut pas se permettre ce genre de sorties ou même de pensée. Tu crois qu’il a réalisé quel enfoiré doublé d’une sous-merde il est ?
Voilà, c’est mon coup de gueule sur la place du viol dans notre société. On a encore du chemin à parcourir !

Commentaire de oliv
Date: 9 novembre 2006, 19:05

Merci d’avoir témoigné.
Les mauvaises langues parleront de coup marketing, laisse les parler.
Ton témoignage va faire du bien à beaucoup de gens, et mettre le débat sur la table. Et c’est cela l’important.
Tout à fait d’accord, ce sujet reste tabou.

bravo pour ce que tu es! Bonne route
O

Commentaire de Damian
Date: 9 novembre 2006, 19:06

Bonsoir Camarade,

Je suis moi-même enfin communiste depuis le 14 avril 2005; et c’est un point commun.

J’ai été aussi en 2001 et pendant 2 mois, le copain d’une fille qui avait subi un viol étant petite (à l’extérieur de sa famille). Elle a subi d’autres viols aussi pendant son adolescence, cette fois à l’intérieur de sa famille.

C’est pourquoi je suis très sensibilisé à ce sujet, et je respecte et salue cet immense courage d’évoquer ce sujet horrible et tabou qu’est le viol.

J’ai été très étonné, et choqué, en aprennant pendant que je cherchais à me renseigner sur le sujet, en 2001; qu’il n’existe pas un lieu où les proches des personnes violées puissent échanger. Car les proches aussi souffrons. C’est un truc qui nous rend dingues; et nous ne savons pas quoi faire pour exorciser un tant soit peu la douleur et la honte des victimes.

J’espère que votre témoignage aide les femmes à oser parler du viol, afin que la société en général, et les hommes en particulier, saissisent dans toute sa portée le caractère barbare et horrible et les conséquences tragiques du viol.

Bien à vous,

Damian

Commentaire de Paul
Date: 9 novembre 2006, 23:02

J’ai aimé votre article et je voudrais simplement dire que vous avez franchement bien fait de dénoncer le viol comme un acte violant et extérieur et non intime. La violence et l’hypocrisie sont deux phénomènes que notre société a tendance à conjuguer à tous les temps pour tout un tas de raisons et qu’il est essentiel de combattre avec force et courage pour Vivre.

Commentaire de JJB
Date: 10 novembre 2006, 10:14

Blog du 5 novembre :
“manifestation pacifique de faucheurs volontaires”
Quoi qu’on pense des OGM, détruire n’est pas pacifique.

Commentaire de zarypazam
Date: 10 novembre 2006, 12:22

Bonjour Clémentine

Merci de ce témoignage… Ce que vous racontez est arrivé à une amie très proche. Je suis son meilleur ami, elle est le mienne, mais elle n’a rien dit pendant près d’une semaine… C’est seulement à quelques indices que je me suis douté de quelque chose et qu’elle a parlé… Elle a parlé du viol, elle a aussi parlé de la froideur de l’accueil à la police, à l’hôpital… pour finalement ne pas porter plainte, dégoutée… C’est grave, très grave car les trois inconnus qui se sont attaquée à elle (elle s’est d’ailleurs bien défendue contre eux !) n’ont même pas de plainte sur le dos. Ce n’est pas par manque de courage, non, mais à cause du regard des flics sur elle.
Merci de témoigner, merci beaucoup, c’est essentiel de savoir qu’on peut s’en sortir et c’est comme ça qu’on fera bouger les choses !
Merci encore…
Quant à ceux qui y voient du calcul politique, et bien, je suis vraiment désolé pour eux !

Commentaire de Mazures
Date: 10 novembre 2006, 15:34

Ca commence assez dur : “l’entretien que j’ai accordé”…Pour abandonner aussi vite le condescendant pour la sincérité.
Mon âge m’a permis de regarder votre Mère avec les yeux des spectateurs quand ils sont enchantés par un ou une actrice authentique. Elle semblait porter une blessure aussi intime que douloureuse. Du moins, excusez-moi, est-ce le souvenir que ma subjectivité en garde.
Vous, cette autre blessure qui est la vôtre, vous semblez partiellement la soigner par sa mise en lumière. Puissiez-vous en devenir apaisée (autant que faire se peut).

Commentaire de lionel jaouen
Date: 10 novembre 2006, 16:31

Bonjour clémentine, ce n’est pas seulement un corps que l’on viole mais aussi un esprit, constater que par la force de celui-ci,l’on peut dépasser la douleur et se consacrer aux autres,c’est rassurant et encourageant pour d’autres qui vivent ces instants terribles.
Je suis un homme, méfiant de tous les mots qui finissent en isme,mais je comprends aisément ton engagement même si je pense que chez les féministes il y a aussi des intégristes de la cause.lionel

Commentaire de Manco
Date: 10 novembre 2006, 18:34

Tout d’abord, votre regard sur votre histoire inspire le respect, sans que jamais la pitié ne vienne s’en mêler. En cela, vous avez fait la part des choses entre l’évenement public (jugé aux assises) et l’évenement privé (votre souffrance, etc dont vous ne parlez presque pas). Bravo pour ce courage, cette honnêté du combat.

Je vous rejoins sur la nécéssité de combattre les préjugés machistes. Je préciserai que dans mon expérience, ce sont les femmes (les mères, les épouses) qui reproduisent les modèles machistes. Il faut donc, inlassablement, éduquer les femmes, les libérer de leur préjugés par rapport à leur rôle et position. Les hommes suivront (L’homme, tyran paillard dur et cupide, escalve de l’esclave et ruisseau dans l’égoût disait Baudelaire).

Deuxième point: il faut faire changer le regard de la société sur les femmes violées. Elles ne sont pas des pestiférées (merci à vous de le montrer avec brio), elles ne sont pas coupables. Leur secret ne cache pas un aveu. Je pense que c’est un axe mal exploité aujourd’hui pour aider les femmes à se déculpabiliser, et à oser porter plainte…

Commentaire de lionel gavard
Date: 10 novembre 2006, 18:47

Désolé de votre agression par un individu dont l’existence ne se justifie pas !!!
Je partage un grand nombre des idées que vous professez, et je me demande pourquoi il n’y a aucun débats de prévu en vendée : la roche sur yon ou challans, auxquels je pourrai assister.
Si vous êtes la candidate communiste opposée à Ségolène Royale, mon vôte vous est acquis.
J’ai bien aimé votre répartie chez fogiel face à Bigard. Vous étiez plus incisive et crédible que ce personnage!
Je vous remercie pour avoir pris ces quelques minutes pour me lire. Dommage que l’on ne vous voie pas plus souvent à la télévision la politique en serait grandie.
au revoir et bon courage pour la suite!!!
Lionel.

Commentaire de Simply_francois
Date: 11 novembre 2006, 14:05

Bravo chère Clémentine pour votre témoignage!Le combat est rude, mais la victoire est au bout, pour toutes celles et ceux qui subissent la violence viriarcale! De la part d’un mec féministe.

Commentaire de chartreux
Date: 12 novembre 2006, 11:43

” TRUSTS DES MÉDIAS ET MÉDIAS DES TRUSTS ”

Aprés Bayrou le mou, Fabius le décaféïné et Rocard le déprimé, à quand une position franche et radicale des “camarades-candidats” delagauchedelagauche , à gauche ?

Petit (trés petit) état des lieux en passant :
- Nombre de passages de Besancenot sur les plateaux d’Ardisson, Fogiel et Ruquier
entre 2002 et août 2006 : 8. De Bové : 6.
De Laguiller : 5. De Buffet : 3. De Autain : 4.
- Nombre de propos hostiles aux médias des trusts : 1.
- Nombre de luttes sociales déclenchées par les prestations télévisées de Besancenot,
Bové, Buffet, Laguiller, Autain : 0.
(Source : Institut Statistique Sardon, oct.2006)

Candidats, encore un effort
(comme aurait pu dire un aristo . . .)

.p.c.

Commentaire de Alexandre
Date: 12 novembre 2006, 15:15

Bonjour,

Bravo pour votre courage et votre témoignage ! Il est plus que temps que le rapport de la société avec les victimes de viol change !
Votre témoignage était nécessaire.

Même si je ne suis pas forcément d’accord avec toutes vos idées, j’admire votre dynanmisme et votre courage dans votre combat politique pour un monde meilleur.

Continuez !

Commentaire de Anaxagore
Date: 12 novembre 2006, 18:50

Je suis un homme et de surcroît ne partage pas vos convictions politiques (il faut plutôt chercher du côté de l’UDF et de François Bayrou pour moi), mais je tenais à vous féliciter, vous encourager, et vous assurer de ma totale solidarité.
Je suis moi-même très sensible à la condition des femmes et je me sens proche du féminisme depuis longtemps.
Nous ne sommes pas assez radicaux sur ce point en France, et ce crime inexpiable qu’est le viol est une conséquence du sexisme latent ou déclaré qui traverse nos sociétés.
Je suis entièrement d’accord avec vous pour déclarer qu’il est trop simple de voir dans cet acte ignoble le seul effet d’une pathologie mentale.
A l’évidence, si l’image de la femme était autre en France, les crimes contre sa personne seraient moins nombreux.
Il y a encore beaucoup de travail à faire. Courage et bonne chance.

Commentaire de raphaël
Date: 13 novembre 2006, 11:51

quelques soient tes motivations Clémentine Autain, cette confidence a le mérite de faire parler d’un phénomène de société trop souvent passé sous silence. le nombre de femmes victimes d’agressions sexuelles ou de viols est tout simplement hallucinant et difficile à concevoir.qui a parlé de société civilisée ? ton histoire et le message positif qui en découle aideront à coup sûr des victimes dans leur processus de reconstruction et rien que pour cela, tu te devais de la raconter.
courage et bonne continuation, de la part d’un électeur ps.

Commentaire de gib
Date: 14 novembre 2006, 18:27

CETTE REVELATION DE CLEMENTINE N’EST EN RIEN UN “COMING OUT”.

Les Éditions Danger Public publient « Clémentine Autain, Portrait ». Ainsi que l’a expliqué l’auteure – Anne Delabre – dans le journal 20 minutes, « il ne s’agit en aucun cas d’une commande de Clémentine Autain qui était même très réticente au début. Les éditions Danger Public souhaitaient faire quelque chose sur elle car elle est l’une des figures montantes de la gauche ».

Belle occasion de faire connaissance avec l’une des figures – une étoile, écrit l’auteure - de la nouvelle génération politique. Et de comprendre comment l’on passe du militantisme associatif ou mouvementiste à la prise de responsabilités et donc de risques politiques.

On y comprend mieux l’affirmation réitérée par Clémentine au meeting unitaire du Mans selon laquelle toutes les causes ne sont pas solubles dans la lutte de classe mais s’articulent autour des concepts de domination et d’exploitation, et qu’elles peuvent alors s’enrichir mutuellement.

Fait rare, Clémentine y révèle le viol dont elle a été victime à l’age de 22 ans ; quelques organes de presse s’en sont fait l’écho ; moins nombreux qu’on aurait pu le penser et c’est certainement la preuve que ce sujet reste un tabou de notre société.

Mais, cette révélation - qui tient en un paragraphe dans le livre - ne relève pas du « coming out » : qu’une personnalité révèle son homosexualité à l’instar de Bertrand Delanoë en 1998 n’explique en rien son engagement politique même si le geste est utile au combat contre l’homo phobie. Le témoignage de Clémentine porte sur les conséquences de ce crime sur son engagement, son comportement, son degré d’exigence envers elle-même.

Et l’on comprend mieux en quoi l’idée de « faire carrière » à partir de ces ressorts intimes lui fait horreur pour reprendre l’expression qu’elle avait maladroitement utilisée à propos de Ségolène Royal ou Dominique Voynet.

Le vrai travail de journaliste mené par Anne Delabre fait voler en éclat l’image de petite bourge ou de bo-bo que certains tentent de lui coller. On y découvre une jeune femme engagée, bosseuse, viscéralement progressiste.

Clémentine Autain n’est issue d’aucun moule institutionnel. Cela semble difficile à admettre par les dépositaires de différentes traditions. Mais elle est en phase avec les mouvements émancipateurs de ce nouveau siècle et cela ne peut que donner confiance. Pour reprendre l’expression d’Anne Delabre, elle n’est pas de la génération à venir mais de la génération d’aujourd’hui.

gib

CLEMENTINE AUTAIN Portrait
Auteur : Anne Delabre,
Editions Danger Public

Commentaire de Amélie
Date: 14 novembre 2006, 21:14

merci clémentine. pouvoir oser. parler est trop important et j’espere que ton témoignage fera en sorte que d’autre femme suivent le même chemin.

Commentaire de catto
Date: 15 novembre 2006, 10:28

(oui, juste, hier je vous ai écrit à la suite de cet article, que je n’avais pas lu, et vous ai posé des questions qui n’avaient rien à voir).
Je voulais vous féliciter pour vos réponses à Elle. Sur le plan humain, c’est formidable. Sur le plan théorique, c’est une excellente synthèse entre la caricature des féministes pro-victimisation des femmes et Marcela Iacub.
Je trouve votre témoignage très fort.

Commentaire de Panthere
Date: 19 novembre 2006, 18:26

Je ne partage pas vos idées politiques mais je vous suis infiniment reconnaissante pour votre témoignage.
J’ai 26 ans, je suis chercheuse en sciences et je porte en moi l’enfant victime pendant plus de 10 ans de violences physiques et de viols.
J’ai peur tous les jours que mon passé soit découvert et que ma vie d’aujourd’hui s’effondre.
Votre parole magnifique me donne l’espoir que ré-unir tous les aspects de la femme en moi est possible.
Merci. Merci. Merci.

Panthere

Commentaire de Patrice
Date: 19 novembre 2006, 21:06

de tout coeur avec toi ! tout mon courage et mon soutien ! admiration

Commentaire de Camille
Date: 19 novembre 2006, 21:39

Bravo et merci.
Au nom de toutes les victimes d’abus sexuels.
Au nom de toutes les féministes qui luttent contre le patriarcat.

Commentaire de bernard
Date: 20 novembre 2006, 0:16

Merci pour cette interview, dont je viens de pendre connaissance, et et pour l’entretien sur TF1 de ce soir. Non que, “malheueusement” homme, je me reconnaisse dans votre témoignage, mais seulement parce que j’admire votre courage de responsable politique d’affirmer qu’on peut s’engager en politique parce que l’on se sent victime, et solidaire des autres victimes, et non, comme on l’entend à longueur d’antennes, parce que l’on se croit winner, masculin ou féminin.
Beaucoup de bonheur pour vous, dans le champ public, et ailleurs.

Commentaire de Olivier
Date: 20 novembre 2006, 12:20

Vous avez bien fait de parler, Clémentine. Et de ne pas vous laisser détruire par ce viol. La vie est dure, souvent, mais si jolie, parfois… Homme au vécu un peu particulier - né handicapé physique, orphelin de mère à 7 ans, abandonné par mon père et “reconstruit” affectivement et psychologiquement par des personnes essentielles de ma vie qui sont presque toutes des femmes, je ne conçois pas que l’on puisse faire souffrir, vouloir anéantir une femme de la sorte, car Je ne serai rien sans celles qui m’ont donné de l’amour, de la tendresse, accompagné et soutenu au quotidien pendant des années. Je vous souhaite tout simplement d’être heureuse, au fil de tous les instants joyeux, et de toutes les belles rencontres que vous ferez. Et aussi, d’être, après cette révélation, perçue comme une femme “normale”, comme je revendique, handicap ou non, d’être regardé comme une homme “normal”,tout en sachant que chaque être étant unique, la normalité n’est rien d’autre que l’idée que la société se fait de règles “standard”. Bonne continuation et belle vie, Clémentine…

Commentaire de nelly
Date: 20 novembre 2006, 13:24

Merci clementine de montrer qu’il peut etre possible de se battre et de refuser le patriarcat.
J’ai 20 ans et de toute petite je ne supporte pas la manière dont les femmes sont considerées… Le viol est aussi une forme de domination comme tu le dis et il est innaceptable de subir cela encore aujourd’hui, il nous faut toujours avancer et ne pas baisser les bras!
Merci a toi!

Commentaire de Jérôme
Date: 20 novembre 2006, 15:08

Victime d’un violeur en série, et au-delà de la qualification de ce crime, votre témoignage est courageux, car c’est le témoignage public de la victime d’un crime.
Or, combien de victimes succombent à ces crimes car elles ne trouvent pas les ressources sociales, matérielles ou morales de les combattre, quitte à en faire le combat (politique) de toute une vie ?
Nous pouvons nous remémorer l’histoire de cette jeune adolescente d’une banlieue parisienne, victime de viols en réunion, réitérés, qui les a dénoncés, et qui a sombré dans la folie…
Nous sous-estimons trop dans notre société la portée d’actes criminels, appréciés uniquement dans leur nature immédiate et superficielle, car c’est dans leur nature profonde qu’il faut effectivement les analyser : il faudrait en effet considérer les conséquences de ces actes de violence dans leurs enracinement social, et dans leur impact sur la vie des victimes : Combien sont condamnées en effet à “disparaître” ou à “mourir” des suites de leurs blessures ?
En vous souhaitant que la plus grande sérénité vous accompagne afin de servir au mieux la cause des victimes en général, et des victimes femmes en particulier.

Commentaire de Christian
Date: 20 novembre 2006, 15:42

J ai appris cette “mésaventure ” (le mot est bien faible) seulement hier , et j en suis profondément navré .
En tout cas, bravo pour votre courage , votre détermination et votre cohérence .
On peut ne pas étre d accord avec vous , mais vous détonez nettement dans ce misérable monde politique français actuel , miné par la langue de bois , le machisme imbécile, et les différentes “affaires ” .
On veut du neuf , du compétent , du sincére !!!!

PS : je vous ai consacré ce jour un modeste billet sur mon propre blog !

Commentaire de XavZ
Date: 20 novembre 2006, 17:11

C’est courageux de se livrer publiquement sur un tel sujet.

Je regrette néanmoins qu’on en reste à ce clivage homme/femme en ce qui concerne le viol. Ce n’est pas qu’un problème de femme. Des enfants, des adolescents et des hommes aussi en sont victimes. Mais peut-être est-ce encore plus taboo pour un homme de faire son coming out…

Commentaire de Teddy
Date: 21 novembre 2006, 11:22

Bonjour Clémentine,
J’ai pris connaissance de votre agression dimanche dernier sur TF1.
Cela m’a beaucoup touché. Je suis en admiration par votre courage et votre détermination.
Bravo !!!!

Je suis un homme qui a été élevé par une femme seule.
La femme représente pour moi, le courage et la tendresse.

Je voudrais dire aux hommes qui maltraitent les femmes d’arrêter, utilisez votre énergie pour construire et non pour détruire.

Bonne continuation.

Commentaire de Gilles (Bruxelles)
Date: 22 novembre 2006, 10:53

Bonjour Clémentine,

je n’ai pas beaucoup de commentaires pertinents à faire suite à cette interview, et je me contente donc de l’essentiel: je suis de tout coeur avec toi, dans ton combat contre toutes les injustices.
Quoi qu’il arrive, continue!

Hasta siempre

Commentaire de Stéphane Parédé
Date: 22 novembre 2006, 20:34

Salut Clémentine,
je suis un homme pourtant je suis pour les droits des femmes et féministe…
Egalité pour toutes et tous..
Pour la Paix et la Justice
Je tenais à te féliciter pour ton engagement envers les femmes et pour le courage que tu as eu au sept à huit pour donner ton sentiment et parler, témoigner au nom de toutes. Le silence c’est ça qui tue et notamment la liberté. Trop de personnes se taisent lorsqu’on commet ce genre de crime contre elle. Mais la victime n’est pas fautive. La personne qui doit avoir honte c’est celle qui a commis le crime et non la victime. Ce n’est pas l’innocente qui est déshonorée, c’est le criminel… ça a l’air tout simple ce que j’écris, mais hélas toutes les personnes n’en ont pas conscience. D’où la gêne, le tabou d’en parler.
” Quand au parcours un peu lisse “, ça veut dire quoi ; de quoi t’accuse-ton ? Lisse c’est-à dire, je crois que ça mérite même pas un commentaire ce genre de remarques, les personnes intelligentes l’ont bien compris… En tout cas difficile, mais courageux, ce que tu as fait vraiment. L’engagement politique vient du coeur, pas d’explication à donner, c’est pour aider les citoyens, mais certains politiciens professionnels ne voient pas la politique comme celà… Doivent-ils redevenir un temps étudiant ?

Stéphane Parédé

Commentaire de Salim
Date: 22 novembre 2006, 23:05

Salut, Clémentine
je t’adresse mes sincères encouragements pour te présenter comme la candidate de la gauche réunie. Sans avoir eu l’étiquette comme les autres candidats de gauche marqués par les désaccords et les antécédents à l’intérieur de leur parti politique. Va-tu t’engager avec le parti communiste français en devenant une adhérente. J’avoue que cela donnera réellement le signe que le parti rajeuni, se féminise, et change avec le passé du PCF a laissé dans les esprits des citoyens dont les communistes ou anciens communistes. Enfin, il restera à accepter la représentation en plus grand nombre de jeunes militant adhérent ou non au PCF, et de la diversité avec les minorités.
BON COURAGE !
Salim

Commentaire de Pougeoise Brigitte
Date: 24 novembre 2006, 9:41

c’est trés bien d’en parler publiquement.
merçi à toi
moi aussi je m’en sors plus forte aujourd’hui depuis le moment où j’ai pu en parler mais ça m’a pris pas mal d’années !
je pense que nous sommes nombreuses dans ce cas là
alors bravo sincèrement , et je partage complétement tes sentiments par rapport
au viol où l’on se retrouve en un quart de seconde entre la vie et la mort !
c’est toujours pas facile d’en parler comme ça par email mais voilà
je pense que tu vas recevoir des milliers de mails comme le mien
parce que ça nous touche directement et qu’un viol, c’est une cicatrice invisible
avec laquelle on vit et si l’on veut, on s’en sort avec une force incroyable de vie
oui , il y a un avant et un aprés viol!
suis de tout coeur avec toi
Brigitte

Commentaire de alma
Date: 25 novembre 2006, 17:20

Comme d’autres j’attends votre candidature et dans ce cas, je voterai pour vous car je ne vois dans la candidature de S. Royal que la menace d’une continuation sans amélioration pour ceux qui en ont besoin. Femme ou pas femme, c’est son discours StarAc qu’il faut entendre. La réalité de la vie n’est pas la “télé réalité” ! La politique est quelque chose de trop sérieux pour qu’on la laisse à cette pseudo gauche.

Je suis une femme de gauche, résolument, et après le résultat atterrant des primaires du PS je voterai à gauche de SR qui rend les choses claires quant à la nature du PS. Pauvre Fabius ! Le communisme selon moi n’est pas ce qui changera la vie des gens de condition modeste car son passé est trop lourd. Là où SG a raison c’est que les gens veulent que cela change ! Et c’est pour ça que le peuple, c’est à dire les gens, sont aveuglés par l’image fabriquée de cette “madonne” de la politique virtuelle, cette “icône” fabriquée par les médias pour servir d’opium à un peuple que l’on a décérébré à force de lui servir des inepties télévisuelles reprises par des journaux de plus en plus médiocres -pour ceux qui subsistent au prix de compromissions commerciales dans un monde où tout est seulement bon à être vendu- et à force de renoncements dont nous sommes tous responsables au niveau de l’éducation nationale -une société se donne une école, la nôtre est à l’image de notre société, le savoir y est déchu, la réussite y domine, mais pas celle de l’accomplissement, pas celle du sens critique, celle de l’argent. La coïncidence c’est évidemment qu’elle se croit investie de cette mission quasi divine : “ensemble nous allons gravir la montagne !”. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit, c’est de notre pouvoir d’achat dans un premier temps, puis de l’impératif de transformer la société pour que nos objectifs redeviennent humains : vivre bien, normalement, dignement, décemment, allégrement, tous. Que nous nous occupions rapidement de notre planète et de ceux, trop nombreux, qui y crèvent de faim. Comme les 7 millions de français qui vivent en desssous du seuil de pauvreté par rapport aux 10% de la population qui détiennent de façon privée toutes les richesses du pays (cela fait 5,2 millions de personnes sur les 52 millions que nous sommes, si les chiffres sont justes). Ces chiffres évidemment n’ont rien à voir avec les 60% des 200 mille socialistes qui ont désigné SR comme candidate pour nous ! (= 6% des français !!!).
Ce n’est pas du pragmatisme qu’il nous faut, c’est de la détermination à faire en sorte que cela change. Pour de vrai ! Maintenant parce que la droite nous tue, nous et nos institutions démocratiques. La droite tue les idées des Lumières et cette gauche là (est-ce la gauche ? En tout cas l’extrême droite de la gauche !) est complice. Il nous faut reprendre le pouvoir aux politicards enarques.

Je suis touchée par ton témoignage évidemment. Femme et solidaire et j’aivais une passion pour la jeune actrice dont tu es la fille.
Mais c’est ailleurs que je t’attends. Nous sommes nombreux comme le montrent tous ces témoignages.
Vu d’ici, on se sent impuissants. Dans notre système qui confisque progressivement de plus en plus la démocratie, il nous faut de vrais représentants. Tant pis pour Bové ! Avec Marie-Georges, Clémentine vas-y !
A bientôt !

Commentaire de REGIS
Date: 25 novembre 2006, 18:30

BCP DE COURAGE
COURAGE
BCP DE BONHEUR ET DE JOIE ENCORE
SINCERES SALUTATIONS

Commentaire de wil
Date: 26 novembre 2006, 4:42

Belle leçon de courage Clémentine.

J’espère que cette révélation publique aura d’abord contribué à ta reconstruction et ton bien-être. Car je ne peux m’empêcher de penser que ce type de blessure se referme à coup de reconnaissance, de justice, d’immense et perpétuel courage.

Reconnaissance, parce que les autres doivent faire preuve d’empathie, être humain tout simplement.

L’empathie est ce qui manque aux violeurs, ce qui en font des monstres.

Soit forte, mais ne t’endurcis pas.
Amitié.

Commentaire de Mélanie
Date: 26 novembre 2006, 8:00

très beau, très courageux, très intelligent, très émouvant…parce que toute femme à cette peur au ventre, parce que toute femme normalement constituée devrait se sentir touchée par le viol d’une autre femme…
pourtant, en lisant ces messages, je me dis que tu as pris le risque de voir ta campagne se résumer à ce passage de ta vie, et même s’il y a matière a un véritable débat de fond au sujet du traitement du viol en France, ton discours est (heureusement) autrement plus riche…ne l’oublions pas !

Commentaire de Chloé
Date: 28 novembre 2006, 13:34

Rien à voir avec ce post, que je trouve par ailleurs très émouvant. J’ai juste une petite question-clin d’oeil:Clémentine, pour toi, le mariage est-il porteur de valeurs féministes?
Chloé

Commentaire de Stéphanie Tellier
Date: 28 novembre 2006, 18:51

Clémentine

Votre violeur était un multirécidiviste qui a avoué plus de vingt viols, vingt vies brisées…
Ce qui m’inquiéte plus que tout, c’est de savoir qu’un jour il sera libéré.
Quelle peine préconisez-vous pour les multirécidivistes ?

Bravo pour votre courage

Commentaire de yves duel
Date: 29 novembre 2006, 21:23

Chapeau !

Commentaire de SYLVAIN BACHELIER
Date: 7 décembre 2006, 9:51

Bravo pour votre courage.
Mais d’autres l’ont dit. Si j’interviens dans le débat, c’est pour exprimer mon désaccord et mon scandale devant un autre propos, l’affirmation que vous auriez fait connaître votre douleur en ce moment du fait de votre candidature. Et alors ? Faire ce reproche, c’est mine de rien ajouter de l’eau au moulin de ceux qui croient qu’une femme violée doit se taire. C’est toujours la circontance, ou plutôt tout un faisceau de circonstances qui déterminent l’”accouchement ” de toute vérité difficile à “déballer”. Ceux qui en font un petit élément dans votre candidature ne s’en aperçoivent pas, mais ils contribuent au silence social/sociétal autour du viol. C’est encore et encore le tabou du viol. Au reproche de la mini-jupe, du pantalon moulant (ou autre, puisque tout est bon pour accuser la femme violée d’être une cause de son propre viol) succède le reproche de la circonstance, ici une candidature à une élection ( même commentaire : tout est bon pour accuser la femme violée…). Si la victime attendait 80 ans pour s’en ouvrir publiquement, certains lui reprocheraient de le dire pour se rendre intéressante dans sa maison de retraite. En vérité, la circonstance de l’évocation n’est strictement rien : la seule chose qui compte, c’est qu’il y ait eu crime et qu’il faut poursuivre le criminel et empêcher la répétition des crimes.
Et même j’ajoute : bravo de le dire maintenant. C’est le débat public qui détruira le tabou du monstrueux silence.

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 9 décembre 2006, 17:52

Il fallait qu’un con la sorte, ce fut Baptiste… Un seul sur l’ensemble des commentaires, en même temps, c’est réconfortant!

Alors, cher Baptiste, puisque la “médiatisation” de Clémentine te déplaît, vote pour un anonyme (vérifie quand même qu’il soit bien candidat, avant. Car si ton candidat est vraiment “pur” vis-à-vis des media, il est probable qu’il ne criera pas sur tous les toits qu’il est candidat…)

Commentaire de vedak
Date: 10 décembre 2006, 13:04

Je suis bien d’accord sur le fait qu’il y a à combattre une société bien trop patriarcale, mais pourquoi se confier à ELLE, qui participe pleinement à cette logique d’oppression en nous proposant de nous identifier à des “modèles” de femmes-objets, à des femmes qui doivent être séduisantes et “sexy” pour exister et où les femmes sont réduites à des consommatrices de mode? On ne peut être féministe et ravitailler ces journaux féminins qui sont tout sauf féministes.
On ne peut être féministe et cautionner ce type de media.

Commentaire de Romain-D Gosselin
Date: 11 décembre 2006, 19:50

Je ne suis pas de votre orientation politique et je suis un homme, c’est un fait, mais ce témoignage va au delà.

J’admire cette prise de parole comme j’admire vos prises de positions et votre franc-parler.

Toute démocratie a besoin de gens comme vous, je le dis malgré nos différences.

Bonne route.

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 11 décembre 2006, 23:40

“pourquoi se confier à ELLE, qui participe pleinement à cette logique d’oppression en nous proposant de nous identifier à des “modèlesâ€? de femmes-objets, à des femmes qui doivent être séduisantes et “sexyâ€? pour exister et où les femmes sont réduites à des consommatrices de mode?”

…jalouse? ;-)

Je ne trouve pas que Clémentine la joue particulièrement séductrice. Tout le monde la dit jolie, mais qu’est-ce qu’elle y peut? Elle ne va quand même pas s’habiller comme un sac et se faire refaire la trombine (de travers) pour être vraiment “au dessus de tout soupçon”!

Si ça peut te rassurer, il y a des hommes qui ne sont pas sensibles à son charme mais qui soutiennent quand même sa candidature!

Commentaire de Sycilia
Date: 14 décembre 2006, 12:54

Elle n’est pas un journal féminin. Il prétend l’être. Il prétend s’adresser aux femmes, mais il appartient à Lagardère fils qui est un homme. Ce magazine publie des articles censés intéresser les femmes : “Maigrir cet été”, “Comment garder son mec”, “Recettes de cuisine” et donne des conseils en ce sens. Sauf que ces articles sont seulement censés intéresser les femmes, et selon qui ? Les hommes. Bref, il est important de prendre des distance par rapport à un magazine qui entretient et tente même de renforcer la construction des genres, fabriquant des cases où il voudrait que les femmes entrent. La presse féminine comme la presse masculine dans leur ensemble sont tenues par des hommes, qui plus est dont l’objectif reste de consolider les stéréotypes sexistes.

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 14 décembre 2006, 23:33

Sycilia, la presse féminine est rédigée par des femmes. Lagardère fils ne met pas son nez dans le contenu d’Elle et il n’a pas besoin de le faire pour que ce magazine soit sexiste. Le genre est parfaitement intégré par les femmes, bien plus que tu ne semble le penser.
Je serais d’accord pour que les femmes prennent leur distance avec la presse féminine, du moins telle qu’elle est. Mais qu’une personne comme Clémentine Autain évite de répondre à ce journal ne résoudra pas le problème. Je pense au contraire qu’elle a eu raison d’y aller. La lectrice moyenne qui parcours les pages de son magazine peut, pendant quelques minutes, remettre son cerveau en marche pour lire ces quelques pages. C’est toujours mieux que de le feuilleter en restant en permanence sur “Off”.

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 15 décembre 2006, 18:23

J’enfonce le clou.

Ce matin dans le métro, je jetais un Å“il par dessus l’épaule de ma voisine, qui lisait Elle (je crois). Elle lisait un article qui disait, en gros : “Et si l’on se trouvait belles telles que nous sommes?”
Fort bien. J’approuve.
Mais… par quoi était illustré cet article? L’était-il par une photo d’une femme ordinaire, d’une quarantaine d’années, prise en photo sans fard avec sa parka et son béret en tricot Phildar qu’elle porte tous les jours en ce moment? Et pourquoi pas belle, si le photographe avait su la voir ainsi?
Que non pas. Une photo rose, deux anges irréelles nimbées d’une lumière pâle, à moitié nues, pas un défaut visible sur la photo, et bien évidemment un gabarit ultra-light (même Clémentine semble balèze à côté).
Bref, une photo qui rappelle à la lectrice que les discours, c’est bien beau, mais quand même, la norme est, et doit rester ce qu’elle est.
L’article était signé par une femme… et la photo aussi. Et, j’oubliais, les modèles étaient aussi deux femmes. Objets peut-être, mais complices.
Bref : ces magazines sont de la merde, mais ils sont faits par des femmes. Et ils sont lus, hélas, trop lus, par les femmes.

Commentaire de SISTA-K
Date: 16 décembre 2006, 21:39

je suis une femme comme toi, même génération, mêmes idéaux…et même mésaventure (je ne trouve pas de mot…). Je ne sais pas grand chose mais au moins celle là : nous sommes tous en chemin et quoiqu’il arrive l’Homme peut tomber mais il aura toujours cette faculté de pouvoir se relever et parfois même de s’élever. Alors oui tu as raison de dire que cet episode de ta vie a scellé tes engagements, t’as changé, c’est ton habitus, toutes ces choses qui font ce que tu es a présent …Le présener publiquement a donc bien du SENS!
Je tenais a te faire ce clin d’oeil, humble et sincère et te dire aussi entre autre que j’ai bien du mal a croire en la politique, en nos politics…mais car il y a toujours un mais…je crois que tu crois comme moi au développement humain…l’enjeu essentiel pour mettre le profit au service de l’homme et non l’inverse, apprendre ou rappeller a chacun de nous que nous ne sommes pas propriétaires de cette terre, de simples locataires RESPONSABLES…Avoir des droits implique des devoirs, cela il ne faut pas l’oublier, alors soucions nous “d’être avant d’avoir”.
je voulais te dire aussi qu’être féministe ne veut plus dire grand chose pour moi aujourd’hui. Etre l’égal de l’homme? a non surtout pas! je sais, c’est plus compliqué que cela mais ce que je veux dire c’est qu’il faut arrêter, je ne veux pas et je ne peux pas être l’égal de l’homme, je suis une femme. Quand allons nous comprendre que nous sommes complémentaires dans nos différences, c’est une richesse, une force pour un groupe au même titre que la différence culturelle.
j’ai pris le temps d’écrire, moi qui deserte d’habitude les médias et tout ce tra la la, pour toi. La femme que tu es, ce que tu représentes. De toi a moi, de moi a toi, la vie est une grande aventure, nous avons tous un rôle a jouer, et tu n’es pas plus victime que moi, tu es une walkyrie, humble et sincère, l’orgueil dans la poche on apprend chaque jours…et surtout on ne s’appitoie pas!
merci d’être là…pour nous, les anonymes.

Commentaire de hypolit
Date: 20 décembre 2006, 18:32

Je suis un homme,de droite mais je ne me reconnais pas dans ceux qui la represente
je voulais juste vous dire que votre temoignage sur “elle” ne me choc pas contrairement a ce que vous ecris une personne ,”elle” est beaucoup lu et touche toute classe social donc un bon support pour parler d’une chose tres grave car comme vous le dites on en parle peu et beaucoup s’imagine qu’un viol est a moitie consenti .
en se qui concerne votre combat feministe ,n’oubliez pas que rien ne se fera sans les hommes.
en se qui concerne votre engagement politique ,restez vous meme ,ne reportez pas les stereotypes des politiques de tout bord
restez vous .meme

Commentaire de I. Josette
Date: 20 décembre 2006, 18:40

Chère Clémentine, deux générations nous séparent ( je viens d’être arrière grand mère) et je suis devenue féministe non pas à la suite d’un viol, mais à la suite de grossesses répétées dans un temps où la contraception et l’IVG étaient interdites par les lois faites …par des hommes uniquement : j’ai du recourir à l’avortement, seule, dans ma salle de bains, à deux reprises et cela marque!!
ET j’ai découvert ensuite tout ce que le patriarcat nous la faisait subir:
la double journée , les salaires inférieurs,les violences que beaucoup endurent dans leur couple,la dépendance de celles qui restent au foyer, qui sont abandonnées à la quarantaine ou la cinquantaine, la misère des retraites féminines, le mépris des hommes politiques, de gauche comme de droite qui se réservent les places d’élus et leurs avantages matériels, (d’où ma lutte pour la parité que certaines grandes féministes ont dénigrée),:
Et oui, quand on tire un bout du fil, on dévide toute la pelote des infériorités subies par les femmes. Lisez les beaux livres de Michelle PERROT pour découvrir l’ampleur de l’injustice faite aux femmes, ici et ailleurs ( mutilations.)
Alors, après 30 ans de lutte pour les femmes, je ne supporte pas le mépris pour les ” féministes” ces modernes sorcières.
Comme le dit B.Groult dans “ainsi soit-elle” le féminisme n’a jamais fait de mal à personne, le machisme tue tous les jours. Comment peut-on ne pas être féministe?
Et c’est aussi pourquoi, je voterai Ségolène , une femme enfin au pouvoir!!qui a du se révolter contre son père.
La révolte est saine quand, comme vous , chère Clémentine, on s’en sert pour rebondir. Et je sais qe vous aussi , vous voterez pour elle.

Commentaire de adrien
Date: 24 décembre 2006, 0:41

bonjour clémentine, je suis assez surpris par le caractère un peu simpliste de l’idée reçue suivante: victime de viol=femme. aussi surprenant que cela puisse paraitre (pardon pour cette ironie passagère) je suis aujourd’hui un homme et pourtant j’ai moi même été violé dans mon enfance, et je tiens à préciser que ce n’est ni une question d’âge ou de sexe, car des hommes adultes se font parfois violer, et un viol reste un viol et une victime une victime, homme ou femme. j’ai longtemps detesté ces deux sexe, le premier pour sa virilité et sa volonté detestable de monter sur tout ce qui bouge (homme ou femme) par le sexe ou le pouvoir (voyez le harcelement moral qu’exercent tous ceux qui pensent et souhaitent posseder un pouvoir sur les autres; et je détestait également les femmes de ne jamais trouver beau un homme sensible, attentionné, compréhensif, respectueux, gentil, non violent, poete, le trouvant mièvre et sans interet puisque pas assez homme à leur gout. je suis rester puceau jusqu’à 25 ans car je refusais de ressembler à ce genre d’homme de cromagnon moderne qu’on croise tous les jours et qui se flatte de sa puissance sur les autres, je refusais également de respecter les femmes qui ne se respectaient pas elles même en se laissant traiter ainsi, mais qui, ironie du sort, se permettaient de mépriser celui qui en était l’antithèse et par la même amener de l’eau a ce moulin patriarcal, en voulant soumettre un individu du sexe soumettant. aujourd’hui, j’ai pu accepté ma virilité grâce à mon amie, qui a su me montrer en quoi un homme pouvait être beau, en bref, elle a su me réconcilier avec mon sexe, et ainsi me réconcilier avec moi meme et laver ma blessure d’enfant.

pour un peu plus coller a l’actualité, je voudrais bien moi aussi que les salaires des femmes soit l’égal de celui des hommes, mais pour deux raisons, dont une qui ne plaira peut etre pas aux feministes qui voudraient une suprematie des femmes sur les hommes, ou carrement l’extinction des hommes grace au clonage (je plaisante mais elle existent), la premiere raison est la suivante: tout individu devrait avoir le meme salaire que son prochain, car depuis les fondements de l’humanité l’humain a constitué des greniers de nourriture à partager equitablement entre ses enfants; deuxièmement, si tous les salaires étaient égaux, les employés non qualifiés masculins auraient autant de chance de trouver un taff sous payé que leur homologue féminine… (exemple: caissier, shampooineur, hote d’accueil, agent d’entretien, serveur, receptionniste…) autant de métier “non qualifiés” qui se voient presque toujours refusés aux jeunes hommes par des managers peu scrupuleux de respecter la parité. resultat des courses: difficile dans ce cas la de pouvoir offrir un verre par galanterie gratuite, ou de ne pas passer pour un loser quand on est etudiant sans parents… ce qui me fait dire qu’en plus d’etre patriarcale, le manque de parité associée aux inégalités salariales fait des victimes chez les filles ET chez les garçons…

Commentaire de Thalie
Date: 26 décembre 2006, 12:19

Bonjour Clémentine,
Vieille militante féministe, j’ai connu l’avortement clandestin imposé par le mari (avoir 2 enfants “coup sur coup!” me ravalerait au rang de lapine pour SA MERE), l’interdiction de parler, la honte, la solitude.
Presque 40 ans après, tous les jours de classe ou presque, un petit garçon dit à ma petite fille: “je vais te violer, tu es morte!”
Directeur et enseignant alertés argumentent que ce n’est pas grave, le petit garçon ne comprenant pas ce qu’il dit.
Malheureusement, ma petite fille comprend très bien le sens de ces menaces. Après des abus commis dans la famille, abus dénoncés, mais non condamnés même si la fillette est protégée partiellement, pour elle l’histoire se répète.
Pour sa soeur, même vécu, même issue, la publicité sexiste est une vraie souffrance. Les commentaires des garçons du collège à propos des filles exhibées la touchent comme s’il s’agissait d’elle. Elle compare ses filles aux rôtis ficelés des vitrines réfrigérées du supermarché et ne veut surtout pas être assimilée à un produit à vendre. Pourtant, elle veut être jolie, appréciée…
Comment devenir femme (on ne nait pas, on le devient, disait Simone de beauvoir) dans cette société où seuls les plus forts peuvent trouver place?
Au début de l’aventure alternative de gauche, j’ai été choquée que des gens s’autoproclament candidats. Pour moi, le projet était à construire et c’est dans cette construction que pouvait se distinguer d’éventuels candidats.
Aujourd’hui, ma candidate, bien qu’autoproclamée, est Clémentine AUTAIN, pas parce que vous avez été “une victime” mais parce que nous avons besoin, pour animer la force politique en construction, d’une personnalité crédible, qui n’ait pas trempé dans des stratégies “foireuses” et qui soit sans concession envers les dominateurs en tous genres et les violences qu’ils commettent, qu’ils suscitent, qu’ils couvrent…
J’espère qu’en dépit des difficultés, les comités antilibéraux survivront et que nous pourrons voter sans sacrifier une partie de nos espoirs.

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 27 décembre 2006, 22:32

Et le petit garçon, vous ne lui avez pas donné deux claques à la sortie de l’école ?

Commentaire de furgole
Date: 1 janvier 2007, 13:29

Bravo pour vos idées, votre personne et votre action que je trouve très attachantes et prometteuses.
Pour ce qui est du lien entre Féminisme et Philosophie des Lumières, avez-vous lu le merveilleux livre de Xavier Martin “L’Homme des Droits de l’Homme et sa Compagne”, qui malheureusement n’a pas eu tout le retentissement qu’il mérite, à cause de la loi du silence imposée par la droite bien pensante :

http://www.conflits-actuels.com/article.php3?id_article=275

Commentaire de Gwenn
Date: 3 janvier 2007, 15:23

Je conçois que cela vous marque à vie mais pourquoi lutter contre la féminité des autre femmes comme vous le faites souvent?

Commentaire de adonis
Date: 6 janvier 2007, 22:36

Bonjour clémentine autin, je ss choqué par votre viol….. vs avez mon soutien total…. vs avez été très courageuse d’en parler au magazine “Elle”….. Je m’excuse pr la transition mais malgré que je sois un sympathisant de gauche dont le coeur balance á l’extreme gauche et que vs êtes pr moi la candidate idéale, je voterais “utite” en votant ségolène royal car je ne veux pas que ce réaction et ultra-libéraliste de sarko passe. désolé

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 18 janvier 2007, 0:06

Bah, il n’y a pas grand risque. Sarkozy radicalise trop le discours de l’UMP pour faire le plein des voix. Il va en piquer un peu à Le Pen (qui fera peut-être moins de 4 000 000 de voix, de ce fait) mais ça ne compensera sans doute pas ce qu’il va perdre chez les “centristes”. La droite globalement sera peut-être majoritaire, mais avec trois gros candidats qui se partageront les voix en trois parties à peu près égales (Bayrou, Sarkozy, Le Pen) et un très mauvais report au second tour.
La gauche sera beaucoup mieux lotie de ce point de vue.

Je pronistique une grosse branlée pour le candidat de droite présent au second tour.

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 18 janvier 2007, 20:45

“lutter contre la féminité des autres femmes” (Gwenn)…

soupir…

Commentaire de Frédéric Poncet
Date: 20 janvier 2007, 3:39

“le merveilleux livre de Xavier Martin” ? Je suis tout-à-fait pour une critique de l’humanisme, qui fut bien souvent hypocrite. Mais d’après la présentation que je viens d’en lire, ce livre a l’air merveilleusement réactionnaire.

Entre la droite bien-pensante et la droite mal-pensante, je préfère encore la première…

Commentaire de Marko
Date: 16 février 2007, 16:17

“Il y a un avant et un après le viol, mais on peut se reconstruire et même devenir plus forte. ”

Bonjour Clémentine,

Je suis admiratif devant le courage dont tu as fait preuve en évoquant ce passage de ta vie au combien douloureux. Surtout, je crois que ton témoignage est utile car il montre comme tu le dis qu’on peut se relever après avoir connu une atteinte personnelle aussi grave.
Ce message d’espoir peut aider d’autres victimes.

Bon vent Clémentine.

Marko

Commentaire de R.
Date: 6 mars 2007, 12:08

Une femme au pouvoir c’est pour quand ?
Je vais être sincère, je ne vous connais pas ! Mais je viens de lire la dixième muse de ce mois (pour les lectrices qui aiment les lectrices) et je me demande pourquoi étant étudiante, agée de 21 ans et inscrite sur les listes électorales, je découvre à l’instant votre nom ? Mystère !
Quoi qu’il en soit, même si ma position politique est plus axée vers Marie Georges, je retiens l’adresse de ce blog et je suis votre parcours. Comme on dit : “fontaine…”

Bonne continuation et merci de soutenir les LGBT !

Commentaire de Alfred
Date: 11 mars 2007, 18:54

Je suis très opposé à vos idées, mais je retiens beaucoup de choses de votre témoignage, qui n’a rien à voir avec la politique. Le viol est une horreur, et peut détruire au-delà de la victime “directe”.
Pour ma part, ce n’est qu’une toute petite pierre que j’apporte ici, mais ma copine de l’époque a subi un viol. Elle ne m’en a rien dit et s’est séparée de moi sans raison. Je n’ai pas su beaucoup plus, aucun détail. La parole ne se libère pas toujours facilement il faut croire. J’ai essayé de la comprendre, de l’inciter à porter plainte, de l’aider… même après notre séparation. A aucun moment elle n’a voulu bouger ni faire quoi que ce soit. Enfouir, oublier…

Aujourd’hui encore, trop de femmes, comme elle, hésitent, n’osent pas… et il est difficile (impossible?) de les convaincre. Tout cela est dur à vivre, et à cause de cela, une ordure qui maltraite et viole court encore…

Cordialement.

A.T.

Commentaire de Valérie
Date: 21 mars 2007, 13:32

Bonjour Clémentine,

Je n’avais pas encore pris connaissance de ton article. Tout comme toi, j’ai connu cette épreuve et voici mes réactions après lecture :
- je partage l’affirmation que le viol ne doit pas nous contraindre à demeurer des survivantes ! Ma première pensée après avoir subi cette violence a été : “il est hors de question que cela me détruise”. (J’avais vu dans des émissions comme “bas les masques” t’en souviens-tu, des témoignages de femmes brisées à jamais…). Je suis entière et bien vivante, 12 ans après.
- j’avais ressenti le besoin de définir mon violeur comme un “malade”, une victime de “pulsions”. Je pense comprendre ce que tu exprimes par une dimension sociale supérieure à une dimension biologique (ou psychiatrique) dans cet acte. Mais ma pensée m’a épargné la haine, la colère et la vengeance. Aurait-ce été le cas si j’avais considéré sa pulsion comme maitrisable ? Dommage que tu sois une sorte de “célébrité” (sans rancune !), j’aurai aimé échanger sur ce sujet avec toi.
Bises Clémentine !

Commentaire de Addy
Date: 7 avril 2007, 12:36

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Commentaire de Noëmie
Date: 19 avril 2007, 9:07

Chère Clémentine,

Je ne pense pas, comme certain, que témoigner de la violence que tu as subie, soit une opération marketing. En effet, ces personnes ont tendance à ignorer l’importance et l’impact psychologique du témoignage de ce que je nommerais la “survivance”. On ne peut continuer à tolérer la violation des droits de la Femme.

Il faut, non pas du courage, mais de la détermination pour continuer à défendre nos idées dans cette société stigmatisante. Nous avons choisi de militer pour conserver nos valeurs et nos principes. Je suis critiquée et souvent incomprise des “gens” qui m’entourent, non seulement parce que je revendique mon statut de femme, parce que je suis féministe (selon eux “c’est la fougue de la jeunesse”!!!), militante communiste et parce que je travaille avec des adolescents désocialisés et parfois “délinquants”, dans une classe relais.

Mais je pense que ce qui les agace le plus, c’est le plaisir et la fierté que j’éprouve à être celle que je suis aujourd’hui, à accompagner ces jeunes en mal de vivre qui mérite que l’on s’intéresse à eux, et qui me permet de faire “du bon boulot”.

J’ai beaucoup de respect et d’admiration pour ton parcours et pour les actions que tu mènes. J’espère qu’un jour tu feras un petit détour dans la ville de Rouen, car j’aimerais pouvoir discuter de tout cela avec toi.

Bonne continuation…

Commentaire de Henri
Date: 21 mai 2007, 21:30

Bonjour Clémentine,
Je suis un homme de droite mais j’ai de l’admiration pour votre combat. Je comprends mieux vos prises de position à la lecture du drame qui vous a touché voici environ 10 ans. Acceptez ma sympathie et mes encouragements. Je vous regarde à la télévision lors de vos rares interventions car je vous estime intelligente et convaincante. Intérieurement je me dis: dommage qu’elle soit communiste. C’est pour moi un engagement complètement dépassé au siècle actuel et en Europe. Mais je respecte vos idées et la charmante jeune femme qui s’emploie à les faire passer. Je vous embrasse.
Henri

Commentaire de Azür
Date: 26 mai 2007, 7:02

Clémentine,

Votre expérience bouleversante débouche sur un témoignage particulièrement constructif.

50.000 femmes / an victimes de viol en France, c’est hallucinant !

J’ai récemment lu avec beaucoup d’intérêt votre contribution aux essentiels des ed. Milan “les Droits des Femmes : l’inégalité en question”.
Félicitations !

http://www.editionsmilan.com/catalogue.asp,cat,1,gen,54.rwi.html
http://www.editionsmilan.com/article.asp,art,476,cat,1,gen,54,col,313.rwi.html

Ah, et puis… bon anniversaire !

;-)

Commentaire de Laurent
Date: 27 juin 2007, 2:31

J ai lu et comprit ,je vous ai envoyer un mail j espere vous comprendrer . Belle remonter vers l avenir.
VIVE LA FEMME ,VIVE L HOMME ET VIVE NOTRE PAYS!!!

Commentaire de Jacopo
Date: 8 juillet 2007, 23:09

Je n’avais pas encore cliqué sur ce lien…

Après toutes les fanfaronnades que j’ai postée sur votre Blog je me sens un peu confus et frivole devant la gravité de ce que vous avez subi. Mais vous ne m’en voudrez pas d’être spontané, (je réagi… sans être réac j’espère, à l’inspiration).

Je vous souhaite des milliers de victoires sur le terrain du féminisme, et au delà (le viol est comme toutes les agressions tributaire en partie d’un malaise social et je suis persuadé que les solutions que vous souhaitez apporter sur le plan politique contribuerons à son éradication).

Commentaire de salamand
Date: 21 juillet 2007, 9:46

Mademoiselle Autain,

Ne pensez vous pas que l’avenir radieux pour lequel vous vous battez risque de ressembler, aussi bien dans son application que dans sa théorie, à la société qu’Aldus Huxley décrit dans Le meilleur des mondes”?

Commentaire de christophe
Date: 18 septembre 2007, 12:40

Merci Clémentine, pour vos mots si justes.

Commentaire de Caroline
Date: 18 septembre 2007, 18:01

Je suis heureuse pour vous, de parvenir à revivre après ça. Je voudrais revenir sur la culpabilisation des victimes, car je trouve vraiment immonde que nombre de personnes, hommes et femmes, pensent et osent dire qu’une femme en jupe en pleine nuit n’avait pas à se trouver là où elle était, et qu’elle est responsable de ce qui lui arrive! La rue est à tout le monde que je sache, ce sont les individus dangereux pour les autres qui n’ont pas à s’y trouver! Je trouve que vous avez entièrement raison de relier le viol à toutes les marques du sexisme ambiant qui, même si elles sont moins graves, sont toutes une partie de ce tout qu’est la domination masculine. On ne peut pas lutter en morcelant le réel, car tout est lié.

Avec toute mon amitié, et ma sympathie communiste et féministe.

Commentaire de dierese
Date: 23 septembre 2007, 17:07

Il faut que la fin du monde vienne; parce que, on peut le regretter, la nature est ainsi faite que le mâle est naturellement dominant!
Je suis un mec voius l’avez compris; j’aurais tant aimé être une femme…

Commentaire de Loïc Landrau
Date: 15 novembre 2007, 13:28

Bonjour,

Je suis Loïc Landrau, animateur de Libres Courts, une émission de diffusion de courts-métrages sur la Web TV La Télé Libre (www.latelelibre.fr). Je me permets de vous donner le lien de ma dernière émission qui présente un film sur la domination masculine réalisé par Uda Benyamina suivi d’un débat sur la place de la femme dans la société.

http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/10/libres-courts-8/

Ce programme vous intéressera probablement dans le cadre de vos activités. N’hésitez pas à laisser vos commentaires sur le site et à faire passer le lien à tous ceux et celles qui sont intéressés par le propos.

Merci et bonne journée.

Loïc Landrau
http://www.myspace.com/librescourts

Commentaire de Fleur Bleue
Date: 8 janvier 2008, 2:27

Bonjour Clémentine,

Quelle force d\’avoir dit, d\’avoir posé vos maux, d\’avoir crié avec vos mots.
Combien ne le peuvent pas, combien n\’arrivent pas à \

Commentaire de Wassinia ZIRAR
Date: 13 janvier 2008, 22:47

Enormément de courage pour ce témoignage et on vous sent très forte, au même titre qu’une Simone de Beauvoir vous êtes pour moi, Melle Autain un modèle en matière de féminisme ! Encore bravo pour ce courage et cette détermination …

Wassinia ZIRAR :étudiante en Droit et surtout militante féministe, communiste, zapatiste, altermondialiste … bref, une vrai gauchiste quoi !

Commentaire de DELBARE Xavier
Date: 31 janvier 2008, 23:10

Au-delà de votre blessure profonde sur laquelle se focalisent trop de gens je vous témoigne ma sympathie politique depuis longtemps : pertinence de votre regard politique, esprit synthétique, etc… Bref vous êtes une vraie nana, comme nous en manquons aux commandes des partis. Je vous suis dans votre combat !

Commentaire de david
Date: 27 juillet 2008, 16:26

Bravo pour ce recit, cordialement

Commentaire de Chigot
Date: 5 septembre 2008, 20:20

Bonjour Clémentine.j\\\’ai lu votre blog qui m\\\’a donné des frissons car j\\\’ai moi meme subit le viol par mon ex ami.Pas mal de personnes pensent que ce n\\\’est pas un viol car il n\\\’y a pas de viol dans un couple.Il m\\\’a frappé aussi puis poussé par la fenetre du 3ème étage.Résultat,je suis dans un fauteuil roulant car ma moelle épiniaire a été sectionnée.J\\\’aimerai sur votre combat.J\\\’ai porté plainte,et au bout de 3 ans on m\\\’informe qu\\\’il y a un non lieu.Je cherche des personnes,des associations qui peuvent m\\\’aider car je ne veux pas m\\\’arreter la.J\\\’ai mis 3 ans a me reconstruire,enfin,jespère l\\\’etre vraiment un jour.bon courage si je peut le dire.A bientot

Commentaire de isa
Date: 6 octobre 2008, 18:18

J’avais lu cet article dans Elle et, presque deux ans + tard, je suis toujours aussi scandalisée qu’on puisse soupçonner que vous ne parliez de ce viol que pour votre image publique. Je constate, une fois de plus (en ayant moi-même fait les frais dans le cadre du harcèlement moral conjugal) qu’une femme qui ne se présente pas “que” comme une victime, qui n’a pas une “tête” et une “attitude” de victime a bien du mal à être reconnue et entendue ! Notoriété ou pas, le crime reste identique, bravo à vous d’en avoir parlé car il n’est jamais trop tard.

Commentaire de pauline
Date: 19 octobre 2008, 19:38

Juste un grand bravo, j’ai eu la chance de vous voir en fesant défiler les chaines de télé un soir.. votre discour, clair, construit et infiniment prenant met beaucoup de baume au coeur.

Sans doute l’effet transfert? : moi même feministe convaincue, victime de plusieurs viols durant mon enfance, et aujourd’hui, à 22ans bientôt éducatrice (combat politique dérivé??) je me reconstruit en combattant pour des causes qui me tiennent à coeur.

Vous représentez notre cause, enfin écoutée et médiatisé.
éspérons que les médias ne se lassent pas, et que toute cette histoire là rentre dans les moeurs actuels.
quoiqu’il en soit je suis persuadée que votre discour redonne force aux victimes dans l’ombres qui doivent encore prouvées qu’elle ne sont pas coupables d’avoir été violée, et que la mort n’est pas la seule libération possible, que le combat est une délivrance.

Merci

Commentaire de fabienne
Date: 25 octobre 2008, 7:09

il n’y a pas que les viols (quoi que ce soit qq part apparenté) qui voient les victimes être mises en accusation, il y a aussi les incestes, la victime même si elle est un enfant très jeune se trouve jugée voir qq fois taxée de provocation, ou de “elle/il pouvait dire non”…
big bisous
fabienne

Commentaire de lulu
Date: 29 avril 2009, 20:31

Bonjour Clémentine,
et bonjour aux lecteurs,

bravo pour cette interview très juste. Vous avez bien fait la distinction entre privé et public, et remis le viol dans sa “vraie case”, sociale et non simplement (parce que c’est tellement plus facile) intime. Bien sûr que les agressions, sexuelles ou non, ont un impact sur la vie privée des victimes, bien sûr que les violence sexuelles et les violences sexistes atteignent profondément, et de façon singulière. Mais enfin votre propos est fin, et sur un tel sujet c’est si rare!

Pour ma part, j’ai également de ces éclats de terreur fichés au corps, et avec lesquels il faut bien vivre. Comme vous je sais leurs conséquences sur mes choix et mes engagements, comme vous je n’en fais pas pour autant étalage. Les ressentis pour les proches, ou pour le roman. Les faits, les arguments, pour le débat et l’action.

Je suis “devenue” féministe, et je ne cesse de le devenir, affinant mes positions, éclaircissant ce qui m’échappe point par point. Ça n’avance pas vite, mais je préfère assurer mon pas que de courir à tort et à travers. Parmi mes tentatives de partager cela, un blog coopératif, leshurluberlues@hautetfort.com sur lequel vous êtes évidemment bienvenue, et dont vous pouvez retirer l’adresse de ce commentaire si c’est un souci vis-à-vis des règles de conduite.

En vous souhaitant bonne route, et dans l’espoir de lire de nouveau un texte aussi clair que “Les machos expliqués à mon frère” que j’ai offert… à mon frère, courage,

Lucie

Commentaire de kelea
Date: 18 juin 2009, 14:17

Merci Clementine,

tu as la reconnaissance sincere de toutes les femmes. Il faut une force de conviction et un courage incroyable pour parler d’un sujet aussi tabou.

Tu as toute mon admiration!

Commentaire de Aqua
Date: 14 juillet 2009, 19:57

Clémentine, sans vouloir ni t’offenser, ni t’attaquer.

Je suis scientifique professionnel. Comment expliques tu que mon milieu soit à 99% masculin?
Comment explique tu qu’aucune femme n’ait laissé son nom dans l’histoire des mathématiques, de la mécanique, de l’électromagnétisme, de la thermodynamique, de l’astronomie ou de la physique nucléaire, de la chimie.

Enlève moi ce préjugé que je n’arrive pas à m’enlever, vous auriez une “case” en moins dans le cerveau?

Je te dis cela, tout en étant un grand militant de la défense des minorités ou des groupes sous-traités (donc des femmes) naturellement , par antiracisme et plus secrètement car je me sens moi-même mal perçu par la société en tant qu’ intellectuel.

Et heureux en couple, bien qu’on ne puisse pas parler maths à la maison.

Commentaire de Une femme comme les autres
Date: 17 janvier 2010, 16:03

Bonjour,
Je ne peux m’empêcher de réagir à ce commentaire.
Bien sûr il y a très peu de scientifiques femmes connues (il y en a quand même, notamment Marie Curie pour ne citer qu’elle) mais si c’est le cas c’est parce que très longtemps les femmes elles mêmes s’interdisaient de s’intéresser aux sciences (même moi quand je m’y intéressais ma mère m’a souvent demandé pourquoi je m’acharnait à faire des maths et pas du français, c’est tellement plus féminin vous comprennez… Alors imaginez au temps de Newton…). De plus elles n’avaient pas l’éducation qui le leur aurait permi: si on avait inculqué aux hommes que leur place est derrière les fourneaux la donne serait inversée. Aujourd’hui, en études secondaires de sciences il y a de plus en plus de femmes (notamment en biologie mais aussi en physique).
J’ai fait une première et une terminale S spé maths et on était moitié fille moitié gars. J’ai ensuite fait médecine et il y avait une majorité de fille. Les premières du numérus clausus étaient des femmes et pour la plupart elles avaient le concours du premier coup.
Une case en moins? C’est dingue d’entendre des choses pareil!
Merci à vous Clémentine Autain pour votre engagement et pour votre force. Parfois quand j’entends certains discours je me demande si l’on est vraiment au XXIe siècle.
M. Aqua moi non plus chez moi je ne peux pas parler maths…A part avec ma tante…
Bonne journée

Commentaire de Une femme comme les autres
Date: 17 janvier 2010, 18:03

Bonjour
Marie Curie ça ne vous évoque rien?
S’il n’y a qu’un seul pourcent de femmes dans votre filière peut-être faut-il vous interroger plutôt sur la place que vous leur laissez.
J’ai moi même fait des études scientifiques et j’ai toujours été dans des milieux mixtes voire à majorité féminin.
Je connais des hommes qui ne comprennent rien aux maths et des femmes au contraire très douées dans ce domaine. La différence c’est que depuis notre plus tendre enfance on nous rabache que les sciences sont plus masculines (la bio à la limite…)
Je ne m’abaisserai même pas à relever votre histoire de “case” en moins…(délire d’australopithèque)
Bonne soirée

Commentaire de chevalier d eon
Date: 20 février 2010, 23:35

aqua

je crois qu’une telle participation pour démonter le féminisme ne peut faire que sourire!

avez vous déjà ouvert un livre d’histoire ?
avez vous lu que plus haut, une femme bac + 5 a un poste de secrétaire à mi temps ?
avez vous parmi vos connaissances des recruteurs ? car moi j’en ai, les commandes qu’ils ont pour pas mal de postes est assez effarants : pas de noir pas d’arabes ! ou pas de femmes !

va falloir se réveiller mon bonhomme

veux tu qu’on te réponde qu’il n’y a pas de femmes en science car elles sont moins intelligentes ? t as une dame qui te répond plus haut que le concours de médecine s’est féminisée comme jamais

y a beaucoup de résistance , dès qu’il y a de l’arbitraire !
les femmes raffolent des concours et les gens d’origine étrangère, tu sais pourquoi ? les copies sont anonymes !

meme dans l’art, vaux mieux avoir des prénoms asexués, des femmes artistes ont émergés grâce à leur prénom asexués !

réveille toi mon bougre. le concours d’accès à la magistrature est emporté à 80% pour les femmes, si bien que l’oral est simplifié quand on est un mec !!! (: avoeu d’un juriste mec!)

enfin, lis ca

“Elle se fait élever un grandiose temple funéraire à côté de celui de Montouhotep II, à Deir el-Bahari dans une falaise de la montagne thébaine. Malgré les 120 sphinx qui montaient la garde devant l’entrée, son nom fut martelé après sa mort afin d’être effacé du monument, sans doute à l’instigation de son neveu et beau-fils, Thoutmôsis III.”

tu sais de qui il s’agit ? allez un effort, tu te souviendras des femmes qu’on efface de l’histoire :) y a un livre dessus, donc va sur pages jaunes .fr cherche librairie à côté de chez moi, prends ta veste, et vas y demander un livre concernant les femmes oubliées de l’histoire..

Commentaire de chevalier d eon
Date: 20 février 2010, 23:57

Clémentine

Bravo pour votre combat

les circonstances du viol me fait penser à l’attentat contre les étudiantes au québec par un machiste

Le québec étant en avance sur le féminisme, ils ont donc des zemmour et des anti féministes radicaux du coup ou en tout cas des gars qui ont une pleine conscience du lien entre sexisme et agression sexiste et l’assument

BREF

Je regrette que vous n’ayez à aucun moment parler de la chose la plus scandaleuse du traitement du viol en france

l enquete de moralité

non pas de l’agresseur mais de la victime

à savoir, on est encore dans le schéma, est elle responsable

cette enquet de moralité veut elle dire qu’on a le droit de violer les “salopes ” ? ce serait moins grave ou pas du tout grave ? en l’absence de preuve (blessure ou autre chose) ca multiplie les non lieu?

car les agresseurs comme les délinquants et criminels en tout genre sont très au fait des lois et jurisprudence

si les dealers utilisent des mineurs pour etre tranquilles, les violeurs choisissent bien leur victimes, je pense aux crs de deuil la barre qui violaient des clandestines victime de traite humaine (et non des putes ! qui assument et choisissent leur activités)

donc allez vous parler de cette enquete de moralité ? c’est le seul cas où la victime est inspectée

au collège, des copines de 13 ans avaient eu du touche pipi profond et volontaire avec des camarades

elles ont eu tres vite une réputation de grosses putes (elles bien sur et pas les garçons)
l’une d’elle s’est ouvert les veines à 14 ans dans les chiottes, en vain dieu merci
le collège était complice et passif, car elle subissait aussi des pression du collège;, convoquée sans motif obligée de s expliquer du harcelement qu’elle subit
question, si un surveillant ou un prof l’avait violer, en se reposant sur le fait qu’avec une telle réputation de petite pute, il était tranquille et que sans doute elle aurait rien dit de peur que les parents apprennent tout, que ce serait il passer meme en cas de plainte de la gamine ?

enquete de moralité, une petite pute précoce aime les sexe libre
on fait quoi ? on emprisonne un honnete citoyen victime de ses pulsions ou corrigons nous cette petite pute en lui disant de retourner à ses devoirr ?

c’est ironique, mais je fais références aux profs de collèges qui ont bénéficiés de non lieu pour abus de mineur dans le cadre de relations “amoureuses” avec des gamines de moins de 15 ans

Commentaire de comptable
Date: 22 février 2010, 13:56

Vous avez beaucoup de courage en traitant ce sujet de viol. Espérons que votre histoire apportera aussi du courage aux autres victimes de porter plainte.

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