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Je reviens de la manif fonction publique à Paris. Pas mal du tout. Je l’ai remontée, on n’en voyait pas le bout - bon signe !Beaucoup de profs, beaucoup de jeunes. 

Faut dire qu’il y a de quoi être mobilisés. Les salaires sont en berne depuis un bon moment. Les profs, pour ne prendre qu’un exemple, ont vu leurs primes fondre comme neige au soleil, les heures supp’ qui venaient mettre du beurre dans les épinards ont sauté, etc. Au total, les conditions de travail se sont durcies pendant que la feuille de paie s’est réduite comme peau de chagrin. Le tout, subrepticement. Il fallait bien tirer la sonnette d’alarme !

Et ce d’autant que la considération politique vis-à-vis des salariés de la fonction publique et des services publics n’est pas brillante. Je trouve même qu’elle décline. La droite, Nicolas Sarkozy en tête, n’en finit pas d’opposer les prétendus “privilégiés” du secteur public aux travailleurs du privés. Quant au PS et à Ségolène Royal, l’ambiguité et la mollesse sont de rigueur. Le compte n’y est pas.La défense du secteur public est un enjeu politique majeur. La logique libérale vise à réduire sans cesse son champ d’intervention, ce qui contribue à diminuer considérablement les marges de manoeuvre pour lutter contre les inégalités sociales et pour faire vivre l’espace commun. Pourtant, dans le débat public, prendre ce parti pris nous range souvent dans le camp des conservateurs, des réacs. Je le constate souvent mais je trouve ça proprement hallucinant. Ce n’est pas parce que nous voulons conserver nos services publics que nous sommes pour une société immobile, c’est tout le contraire ! Car de quel mouvement parle-t-on lorsque l’on privatise à tour de bras et que l’on rogne sur les moyens octroyés à la fonction publique ? C’est un mouvement qui mène inlassablement à la concurrence entre les individus et les territoires, à plus d’injustice sociale encore. 

Voilà le sens du mouvement souhaitable et possible : du public, plus et mieux ! C’est un parti pris politique qu’il est urgent de promouvoir. Améliorer les conditions de travail des salariés, adapter les services aux besoins émergents et étendre le champ d’intervention du secteur public (accueil de la petite enfance (crèches pour tous !), pôle public de l’énergie ou du médicament, service public du logement…), associer les citoyens au fonctionnement des administrations et des entreprises publiques… Les “125 propositions” des collectifs antilibéraux regorgent d’idées en la matière. Autant de propositions réalistes, à condition de partager autrement les richesses.

Je ne fais pas plus long parce que je vais boire un coup pour la sortie du livre d’un de mes potes. Promo spécial copinage, donc : Eden-sur-Seine, d’Olivier Berthelot (punctum, 15 euros). Un livre romantico-politique particulièrement touchant pour les âmes de la gauche alternative. Parce que l’héroïne est une féministe, parce que le héros est un utopiste, parce que l’on y croise Patrick Braouezec (et ses mots flêchés !) ou encore Jack Ralite… je fais même une apparation dans le livre ! Bref, loufoque et engagé. Comme j’aime.

Bonne soirée et à demain probablement,

Clémentine Autain

Commentaires

Commentaire de adonis ( blog 100% déjanté! )
Date: 8 février 2007, 19:55

TT á fait d’accord av toi Clémentine….. Qu’est-ce que tu parles bien qd mm loooooll…..sur ce, ne buvez pas trop looooll et votre ami, il ne pourrait me faire une réduc sur son livre, hein? loooooll….. á 10 euros au lieu de 15 euros, ça marche? looooooooll mdr…..bah un peu d’humour ne fais pas de mal par les temps qui courent looll

Commentaire de L’ouvrier
Date: 8 février 2007, 20:36

On se posait la question avec des collègues ,sur la présence d’elu(e)s avec leurs écharpes.
On a toujours pas trouvé la réponse …

Toujours est il ,une journée de salaire en moins un 30eme pour être exact.
Un méga averse de grelle sur la fin ,et toujours les drapeaux, l’odeurs des oignons et merguez,les mojitos made in pantin.
Des potes ,des gueules ,de tous ages de toutes les couleurs.

Les corteges de cheminots qui me font frémir d’envie.(petite pensée à mon gand pére au passage).
Jusqu’a la prochaine ,a la fin du mois ,pour moi.

et ça continu encore et encore …..

Commentaire de Julien
Date: 8 février 2007, 20:36

Clémentine Autin tu es sympathique mais tu commences à me soûler avec tes pics réguliers contre Ségolène Royal. Le PS n’est pas l’extrême-gauche !
Madame Royal a fait mardi soir à Paris Halle Carpentier un discours « a gauche, toute ! » tu ne vas pas lui demander de se transformer en Laguiller ou Besanceot ?

Il me semble pourtant que tu t’accommodes bien de la présence de Bertrand Delanoë à la marie de Paris. Stp, doucement avec la candidate socialiste… J’ai franchement envie du retour de la gauche au pouvoir en 2007. Je n’en peux plus de cette droite !

Commentaire de frmwa
Date: 8 février 2007, 20:55

Une manif, puis un petit tour au bistrot avec des potes - à demain PROBABLEMENT - hé, hé, hé, ça fait plaisir de voir que Clémentine a comme projet de laisser tomber le Coca light - du moins pour cette soirée. Je lui conseille d’en profiter pour emprunter un Haruki Murakami à Patrick Braouezec bien que je sois presque sûr que ça ne lui plaira pas.

J’ai appris que le commissaire Navarro allait voter MGB au 1e tour et Sarko au 2e. La fiction, ça finit par déteindre. Et il va oser aller aux meetings ?

Je préfère les personnages de James Ellroy plongés dans une réalité bien noire et tourmentés par des psychismes qui n’ont rien à envier à ceux de Dostoïevsky. De beaux titres aussi, “à cause de la nuit” “ma part d’ombre” “le Dahlia noir” et celui-ci, “Le grand nulle part” - tout un programme.

On n’est pas prêts d’en voir la fin.

Commentaire de katia
Date: 8 février 2007, 21:00

moi j’aime beaucoup remonter les manifs, comme ça on croise plein de monde.:)))))

Commentaire de Valentin Teixeira
Date: 8 février 2007, 22:07

Merci pour la recommandation du livre d’Olivier Berthelot. A quand une note de lecture circonstanciée sur ton site ?! En ce qui me concerne, je viens de terminer le “Pacte écologique” de Hulot et le bouquin de René Dosière, député (PS) et vice-président de l’Assemblée nationale, où il évoque le “côté obscur de la force” chiraquienne en matière de budget de l’Elysée. Deux ouvrages méritant, me semble-t-il, le détour. Le premier pour, peut-être, mieux le critiquer. Le second car ce député est méritant, de part son combat de longue haleine.

Amitiés écolo-nonistes
VT (Argenteuil-Bezons)

Commentaire de Patamou
Date: 8 février 2007, 22:36

Chouette un bouquin qui reunit altermondialisme et charme…

Commentaire de Hervé LE FIBLEC
Date: 8 février 2007, 23:06

Les profs n’ont pas seulement manifesté pour leur pouvoir d’achat (même si c’était un point important de la manif), mais aussi contre les suppressions de postes :

Dans mon département, dans les 16 lycées, on va supprimer 102 postes !

Le bilan : des options supprimées pour les élèves, des classes avec des effectifs de plus en plus lourds…

Cela dit, dans la manif, beaucoup se disait que c’était étonnant de voir une telle mobilisation en pleine période électorale.

Je crois que cela montre qu’une part importante des salariés a compris que la politique, ce n’était pas qu’une histoire de bulletin de vote, c’est aussi la création d’un rapport de force social, surtout en ce moment.

Commentaire de lucien matron
Date: 9 février 2007, 1:09

Bonjour Clémentine,

Les manifestations ont été également réussies en province…Tant mieux, et on continue…

Pour les amateurs de sondages ( Cf plusieurs commentaires de l’article précédent), aller sur le site du Journal Le Monde ( attention ceci n’est pas une pub), Rubrique Campagne Présidentielle, sondages…On peut suivre les évolutions d’intentions de votes de 5 instituts de sondage de référence ( CSA, IPSOS, SOFRES, IFOP, LH)… Intéressant et fiable…

Bonne lecture Clémentine, mais attention de ne pas tomber exagérément dans la loufoquerie…mieux vaut l’engagement…J’ai confiance.

Au fait, la dernière mouture de “REGARDS” est remarquable, notamment le dossier sur les candidatures anti-libérales.. Cette fois-ci, c’est un petit coup de pub …Qu’on le veuille ou non, la presse écrite et engagée, c’est quand même bien mieux que la télé…

Commentaire de Christophe84
Date: 9 février 2007, 4:34

A demain? Tu sais je crois que comme tu as préféré le confort de la fermer (pour José), ton blog tu vas bientôt pouvoir le fermer aussi, parce que si tu ne viens pas à nous, on ne viendra plus à toi…

Commentaire de Claude Robert MADRID
Date: 9 février 2007, 5:43

Oui Clémentine, les services publics, c’est important.
Je pense que tu devrais trouver sur ton blog un certain nombre de personnes qui seront d’accord avec toi
(Quoique tu fasses bien de vérifier… on ne sait jamais :).
La droite au pouvoir a une politique très organisée pour la privatisation des services publics dont voici la recette :
1/ Prenez un service public et coupez le en rondelles.
2/ Réduisez à la poêle pendant au moins un an en touillant bien. Veillez bien à ne pas augmenter le taux de personnel (sucrez le même autant que possible) et à bien augmenter le taux d’insatisfaction (notamment en salant l’addition). Sous prétexte de performance et de rentabilité, n’hésitez surtout pas à tout compliquer (faites faire 2 ou 3 démarches au lieu d’une, bombardez le « client » de tarifs spéciaux, délocalisez le bureau de poste de Roquefort-la-Bédoule à Djakarta) , changer les « formules » le plus souvent possible (« Ah non, Madame, c’était comme ça la semaine dernière… mais pas cette semaine »), éditez des magazines luxueux avec la photo du patron (beaucoup très bon pour l’image de l’entreprise), etc… (vous avez aussi le droit d’avoir des idées personnelles ;).
Vos rondelles sont cuites quand aucune personne normalement « informée » ne parvient encore à faire la différence entre vos rondelles de service public et des rondelles d’entreprise privée.
3/ Séparez les rondelles juteuses des rondelles brûlés.
4/ Offrez les rondelles juteuses à vos amis, faites avaler les brûlés à vos enfants.
5/ Quand vos enfants en ont vraiment marre, offrez également les rondelles brûlés à vos amis qui pourront s’en servir comme engrais pour leurs rosiers. Offrez leur aussi quelques pots de confitures pour le dérangement.
Variante : A Noël, vous pouvez aussi offrir les cadeaux de vos enfants à vos amis.
NB : Si vos enfants se plaignent, menacez les d’aller les perdre dans la forêt.
(Fin de la recette ;)
Ben alors Clémentine, pourquoi tu hallucines ?
Parce que la droite vend les services publics les plus juteux en étant sûre, du coup, de plomber définitivement les moins rentables?
Vu que généralement lorsqu’ils passent au privé la qualité des services périclite, qu’est-ce que ce serait si on leur confiait les plus difficiles à gérer ?
Et puis je te rappelle que la droite a une réponse à tout.
La dette de la France !
C’est beaucoup plus que très beaucoup de millions d’euros (et je ne dis pas ça parce que je parle beaucoup plus très mieux bien que toi ;)
Il est donc logique que la droite vende la France par petits bouts.
Eh oui !
Tout bon artisan te le dira, pour payer ses dettes, le meilleur moyen…
c’est de vendre ses outils.
(Un bon artisan ne vend jamais son hélicoptère!)
Plus de boulot, plus de soucis, on est tranquille.
Ou plutôt… on peut mourir tranquille.
Enfin… si on meurt vite ;).
(Au fait, quelqu’un sait-il à qui la France doit cet argent ? Chaque fois que je pose la question, c’est un silence inter-sidéral qui me répond. Du coup, je me demande si on ne le doit pas aux Martiens ?)
Bon, ça suffit pour les services publics.
On passe donc à la page de pub.
J’ai un copain qui s’appelle Claude Robert Madrid qui fait une exposition à Marseille du 14 Février au 1er Avril (si, c’est vrai !) 2007, ça se passera à l’Afternoon (c’est un comptoir-galerie, 17 rue Ferrari, 13005 Marseille. Ouvert du Mercredi au Dimanche 15h-22h. Vernissage le vendredi 23 Février à partir de 18h30 (Happy hour 18h30-20h30).
Ne buvant pas d’alcool, je ne sais pas ce qu’est une Happy Hour (Drunken Hour ? Hazy Hour ?), les gens qui s’occupent du lieu ont essayé de m’expliquer, j’ai rien compris mais c’est pas grave. Ils m’ont dit : « Tu dis ça aux gens, ils comprendront ! »
Tom Cruise m’a assuré qu’il serait là avec Katie et le bébé. Nous vendrons d’ailleurs aux enchères une magnifique chemise de Tom, une « Stars and Stripes » du meilleur goût découpée en petits carrés d’1 centimètre de côté. Woody Allen devrait venir également avec Penelope Cruz et Scarlett Johansson. Mais chut ! Que cela reste entre nous.
Au passage, Clémentine, ta petite sauterie avec Jack et Patrick fait un peu « cheap », pour ne pas dire Province ;)
A la prochaine,
Claude.

Commentaire de jlb
Date: 9 février 2007, 6:28

la défense des services publics passe par une redéfinition assez complète: mettre les services dans les zones abandonnées, qu’elles soient urbaines oi rurales. Le service public doit aider à la réorganisation des territoires. Nos écoles, nos transports, notre poste sont en panne à la campagne, ou plutôt sont liquidés, comme ils sont de plus en plus inadaptés à la ville.

Commentaire de Robert
Date: 9 février 2007, 7:28

Moi l’ambiguité et la mollesse du PS et Ségolène Royal en ce qui concerne les services publics ne me surprend pas du tout.
En 1991 à La Poste, sous un gouvernement socialiste, avec des dirigeants postaux exhibant à l’époque leur carte du PS, la complicité d’un syndicat qui ose encore s’appeler Confédération Française des Travailleurs, une réforme a été mis en place.
16 ans après, la Banque postale avec des règles de fonctionnement du privé a été mis en place et la privatisation n’attend plus que le résultats des élections présidentielles.
En ce qui concerne nos dirigeants, pas de souci. La réforme a permis de créer une grille de rémunération spécifique sortant de ce carcan que constituait celle de la fonction publique d’état ne récompensant à juste valeur leur “mérite”.
Pour les usagers, rebaptisés clients avec bien entendu une classification entre le “rentable” et le “non rentable” la course folle à la rentabilité est devenue la règle.
Dans les campagnes, les bureaux ferment (économiquement “non rentable”) les budgets municipaux doivent donc payer s’ils veulent un maintien du service public ou trouver un commerçant qui assurera un minimum de Poste.
Dans les villes, les conseillers financiers vous recevront dans les bureaux, surtout si vous placez de l’argent, les pauvres faisant la queue dans un guide file, le nombre de guichetiers ayant diminué ( gain de productivité oblige). Le pauvre vient trop souvent retirer de l’argent et donc n’est pas économiquement “rentable”. Et puis un chômeur qui dès le 5 du mois vient retirer ses prestations sociales au guichet peut attendre, il n’a que celà a faire.
Le capitalisme dans toute sa splendeur…. La négation totale du Service public ou chacun pauvre ou riche doit pouvoir bénéficier du même service.

Voilà le résultat des “socialistes” qui voulaient montrer qu’ils étaient de bien meilleurs gestionnaires que la droite.

Commentaire de Martin Christian
Date: 9 février 2007, 7:37

Bonjour Clémentine
Je ne fais que passer dans le blog pour rajouter un chapitre à La quête du candidat ;)

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre6653.html

Braouzec été très ému jeudi soir à Aubagne!

Commentaire de A-C
Date: 9 février 2007, 8:54

“la concurrence entre les individus et les territoires”.

Pourquoi tu n’evoques pas la concurrence entre les enfants de profs et les enfants des autres ?

Si les profs etaient coherents avec les principes d’egalite republicaine, ils militeraient :

1. pour la suppression de la carte scolaire

2. pour la suppression des zones d’education prioritaires

3. pour une repartition des eleves en college et lycee soit par tirage au sort soit sur une base strictement proportionnelle (par classe sociale par exemple)

4. pour l’interdiction des options rares (grec en 6eme, etc) ou alors pour leur generalisation

5. pour la suppression des classes prepas, reintegrees dans les DEUG

6. pour l’interdiction des ecoles de commerce privees et autres cours de rattrapage genre Acadomia

7. pour l’inversion du systeme qui consiste a ce que les profs les + experimentés soient dans les lycées d’élite, et remplacé par un systeme de vraie mobilité nationale des profs ou un tirage au sort

Bref tout ca pour dire qu’il est difficile de penser que les profs recherchent la justice sociale, ou alors juste pour eux et pour leurs proches peut etre ?

Commentaire de Phil
Date: 9 février 2007, 10:08

Il ne suffit pas d’être mignonne pour avoir raison !

Les profs ils n’ont pas su éduquer la génération Mitterrand, pourquoi voulez vous qu’ils soient augmentés ?

Commentaire de ArbreBlanc
Date: 9 février 2007, 10:17

Petite note ambigüesque. La manifestation concernait-elle fonction publique ou service public ? La seule manière d’assurer le service public, est-ce via la fonction publique ?

On peut avoir l’impression que tu joues sur les mots, entre les deux, lorsque tu dis : “du public, plus et mieux !”, parles-tu du service ou de la fonction ?

Comme tu l’avais déclaré lors d’une publication antérieure (interview Unir 100% à gauche, que tu avais publié sur ton blog), tu souhaites échapper à l’étatisme. Pour toi, y a-t-il, sur ce sujet, un rapport entre l’étatisme que tu n’appelles pas de tes voeux et “plus et mieux de public” ?

Ma position personnelle, c’est qu’il faut briser le tabou de cette question à gauche. Trouver les critères qui font que l’Etat doit absolument assurer une prise en charge directe et les cas où il peut déléguer. Pas si simple. Par exemple, on sent confusément que, pour des raisons d’objectivité et d’égalité des chances, l’enseignement doit être à la fois financé par le public (service public) et mis en oeuvre par le public (fonction publique). Pourtant, une partie est exercée par le privé …

Commentaire de lucien matron
Date: 9 février 2007, 10:44

Bonjour Clémentine,

ATTENTION DANGER : NE PAS SE TROMPER DE CIBLE!

Sarkozy, Le Pen et la droite misent sur les médias et les divisions de la gauche et du mouvement anti-libéral…Ce n’est pas une nouveauté…

Le problème est qu’à gauche ou dans le mouvement anti-libéral, on puisse encore trouver des militants pour se tirer des balles dans les pieds et par conséquent favoriser la droite.

Aujourd’hui, nous avons donc 5 candidats se réclamant de l’anti-libéralisme. Nul ne peut dire, si le 16 mars, les 5 candidats auront obtenu les 500 signatures…(Stéphane Pocrain vient de se retirer pour cette raison)…De ce simple fait, beaucoup d’électeurs hésitent encore…Par ailleurs les sondages ont également une influence sur les indécis, certains électeurs indiquant clairement dans leurs intentions de vote, qu’en cas d’évolution des sondagesvers un second tour Sarko-Le Pen ou Sarko-Bayrou, ils choisiraient alors le “vote utile” dès le 1er tour pour ne pas revivre le syndrôme du 21 avril 2002…

Personnellement, je ne suis pas sur cette position. Je pense que sans attendre la publication de la liste des candidats officiels, le mouvement anti-libéral doit mettre le paquet pour mobiliser son électorat et convaincre encore plus largement…

Pour réussir cette mobilisation, on ne pourra pas réussir en restant chacun sur son pré carré ( fut-il parsemé de coquelicots) ou en utilisant à tout bout de champ , les expressions ” candidature de trop” , “candidature de division” ou autre formulation de même nature…

Au contraire, nous pouvons contourner le regret partagé de la multiplicité des candidature, en positivant sur la complémentarité démocratique des candidats. Quelle que soit son affection ou sa sympathie pour tel ou tel candidat, aucun militant anti-libéral ne peut imposer à un autre militant anti-libéral un dictat en faveur de tel ou tel.

En définitive, il appartient aux militants de se révéler les plus convaincants pour faire voter pour notre camp. Il y diversité dans le mouvement anti-libéral, ce n’est pas un handicap au niveau des idées, au contraire. Le reconnaître, avec humilité et discernement, sans s’entredéchirer, ne contredit nullement le souhait de la majorité d’entre nous qui auraient voulu une candidature commune!

La majorité des électeurs de la gauche anti-libérale doivent conserver l’idée qu’une victoire est possible en faisant en sorte que la somme des votes portés sur les candidats anti-libéraux soit la plus élevée possible et pèse pour la suite…Ces électeurs peuvent, concrètement, faire vivre cet espoir en portant localement les 125 propositions et en favorisant l’union pour les législatives et en 2008, pour les municipales…

Ne faisons pas comme si tout était joué d’avance, il y a encore de la place pour faire percevoir aux chômeurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux jeunes, à toute les victimes d’une société injuste que le mouvement anti-libéral, avec ses nuances est le seul capable de modifier la donne.

Bon courage Clémentine, votre place est importante dans cette perspective.

Commentaire de Salomé
Date: 9 février 2007, 10:51

Sans entrer dans le détail car je pense que d’autres sont mieux placés que moi pour argumenter ces points concernant les enseignants, je voudrais juste réagir à cette façon douteuse qu’on peut avoir d’uliser une formule par trop généralisant. Ici, en l’occurence”, “les” profs.

C’est comme “les Arabes, “les” Noirs, “les” fonctionnaires etc. A généraliser ainsi finalement on s’interdit de penser de façon complexe.

A propos des profs et pour ce que j’en connais, les mettre tous dans le même paniers me semble montrer une ignorance de leur diversité (sans parler de celle de leurs revendications), et du coup les stigmatiser en tant que groupe professionnel, comme si c’était d’abord eux qui fabriquaient les inégalités scolaires puis sociales.

Sans exonérer les professionnels (de quelque profession que ce soit) de leur responsabilité propre, cela me semble tout de même aller vite en besogne.

Le raccourci de la pensée alors mène tout droit au lieu commun.

Commentaire de Dominique Filippi
Date: 9 février 2007, 10:52

POUR TOUS CEUX QUI DOUTENT…..OU QUI SOUTIENNENT SANS PARTICIPER…..

URGENCE DE L’ENGAGEMENT POLITIQUE
par Raoul Marc Jennar, Michel Onfray, Yannis Youlountas

Un autre monde est en marche. Nous le pressentions. Nous l’entendons désormais. Il vient. Non pas vers les femmes et les hommes qui l’attendent mais à travers eux. Et ce n’est qu’à travers eux qu’il pourra advenir. A travers leur implication politique et, nécessairement, leur engagement politique.

La grande leçon du premier février 2007, jour de la candidature collective de José Bové, se situe d’après nous dans la victoire de la rébellion citoyenne sur l’impasse provoquée par des appareils politiques peinant à s’unir. Les femmes et les hommes qui ont réussi ce formidable pari l’ont fait en s’impliquant dans le débat politique au moyen d’un regroupement puis d’une pétition.

Cependant, cette implication ne saurait, à elle seule, suffire à la réappropriation de la politique par les citoyens.�Si celle-ci est confisquée, cela vient moins du fait des organisations politiques que de la démission d’une majorité de citoyens désespérés, et pour cause. Le surgissement citoyen de ce mois de janvier, qui nous rappelle celui contre le TCE, nous offre à tous l’occasion de remédier à cette démission. Mais il nous faut pour cela aller au-delà de la signature au bas d’un appel. Il nous faut tous ensemble passer à l’engagement politique. Si nous ne nous occupons pas de la politique, la politique continuera à s’occuper de nous. Pour que le monde change, il nous faut chacun incarner ce changement, tan t dans nos actes de la vie quotidienne que dans notre participation aux affaires de la cité.. Pour nous réapproprier la politique, nous devons être la politique. Pour ne plus la subir, nous devons la réinventer. Pour ne plus la souffrir, nous devons l’aimer.

La candidature collective de José Bové dépend doublement de l’obtention des 500 parrainages de grands électeurs (maires, conseillers généraux, conseillers régionaux…). D’une part parce que c’est une obligation institutionnelle. D’autre part parce que c’est la garantie d’obtenir le remboursement partiel des frais de campagne.�Nous ne sommes pas soutenus par des lobbies financiers ni ne bénéficions des largesses d’un grand parti aux caisses pleines. Nous partons de rien avec pour seule richesse celle de la profonde nouveauté et du vrai changement. Notre défi est immense : changer la politique pour changer la vie. Mais il faut pour cela nous changer nous-mêmes, c’est-à-dire assumer ce qu’autrefois nous déléguions. Cette candidature collective, c’est la nôtre.

À tous ceux qui hésitent, parmi nous, à contacter les maires et le conseiller général de leur canton, il nous faut répondre : “osez, agissez, rayonnez. Nous sommes le changement. C’est à nous d’agir. À nous seul. À nous tous”.

Plus encore que les centaines de maires des grandes communes qui reçoivent presque tous les consignes d’un parti, adressons-nous aux milliers de maires des petites communes qui font battre le coeur de la Nation et qui sont le plus souvent sans étiquette. Plus de trente mille sur quarante mille n’ont pas encore parrainé un candidat. Disons-leur qu’ils sont des nôtres, que notre candidature collective est la leur également, et que notre campagne citoyenne est une reprise en main de ce que nous avons trop longtemps abandonné : notre bien commun premier à tous les autres, la politique.

Les moments que nous vivons sont passionnants. Nous sommes tout près de réussir. Cela ne dépend que de nous. Cette responsabilité est intéressante. Car elle porte en elle non seulement l’existence future de notre campagne officielle, mais aussi l’essence profonde de notre aventure collective. Il ne s’agit pas seulement d’être efficace, mais aussi d’être, tout simplement, ce que nous aspirons à devenir : des citoyens agissants qui reprennent leurs affaires en main et qui obtiennent le respect en se respectant eux-mêmes.

Il est temps pour nous tous de nous engager. Les jours passent et l’heure tourne. Nous ne pouvons plus attendre, il nous faut choisir : soit nous entrons pleinement dans le défi politique pour choisir ensemble notre avenir, soit nous en sortons pour continuer à le subir.

L’autre�monde possible, celui�que nous avons autrefois appelé de nos voeux avec José Bové, est aujourd’hui en marche.

Au regard des g&eacut e;nérations passées, présentes et futures,

au regard de tous ceux qui souffrent,

au regard de tous ceux qui baissent encore les bras,

il est de notre responsabilité de refuser la fatalité, dès maintenant, pour le bien de tous.

RMJ, MO, YY.

Commentaire de Dominique Filippi
Date: 9 février 2007, 11:03

Je crois que pour la manif unitaire …il faudra peut-être attendre que les élections se passent…
J’aurais préféré écrire celà après les présidentielles mais je ne peux résister….
“L’unité ne passera pas par la mort de deux, trois ou quatre partis politiques�…Je répondrai à Lucien que celà ne dépend pas de nous mais d’eux…et que si le PCF et la LCR continuent à s’enfermer dans l’autisme -ET TOUT INDIQUE QU’ILS NE SONT PAS CAPABLES DE FAIRE AUTRE CHOSE-il faudra bien que les “minoritaires� de ces organisations après les présidentielles et les législatives en tirent toutes les conséquences c’est à dire quittent ces organisations dépassées par l’Histoire et condamnées par le suffrage universel… ce qui reviendra à sceller leur destin en tant qu’organisations structurantes des comportements politiques…C’est en ce sens que la candidature de José Bové est une candidature d’avenir ….Elle est porteuse par la diversité des sensibilités qui la soutiennent d’une nouvelle manière de vivre la politique…ELLE POSE LES BASES D’UN NOUVEAU MOUVEMENT POLITIQUE A L’AUTOMNE….

Commentaire de brunom
Date: 9 février 2007, 12:18

“Quant au PS et à Ségolène Royal, l’ambiguité et la mollesse sont de rigueur. Le compte n’y est pas.” je crois que tu as raison ! la question du vote utile pour SR fait quand même beaucoup discuter : il faut l’affronter ! depuis 5 ans le PS n’est qu’en attente de l’échéance de 2007 sans s’être battu véritablement contre la politique désastreuse de la droite au pouvoir, le PS ne fait qu’attendre le retour du balancier, qu’espérer que le mécontentement de la politique de la droite ne lui profite sans ni penser ni construire avec le mouvement social d’alternative. Pire le choix de la candidature de SR comme candidate entérine une dérive libérale à la T Blair du PS qui préfère “chasser” des voix au centre pour se faire élire que de consolider renforcer des valeurs de progrès ancrées à gauche. Bref Sarko chasse sur les terres de Le Pen, Ségo chasse au centre droit, et les salariés trinquent. Ce qui a manqué à Jospin en 2002 ce sont les voix de gauche, là dessus, je suis désolé, mais je suis d’accord avec Fabius. (Quand on déclare que la politique ne peut rien contre les licenciements boursiers de Michelin par exemple, et bien on ne fait pas de politique on va cultiver son jardin)

Bien sûr Sarko fait peur, parce qu’il est très dangereux et son élection ouvrirait la voie à une importante régression sociale et démocratique.

Mais on ne peut pas le combattre en cautionnant dans le même temps la dérive droitière du PS mais en affirmant au contraire très fort dans le paysage politique et dans la société la possibilité de mettre en oeuvre des propositions alternatives anti libérales.

les antilibéraux plus forts c’est une gauche avec du tonus, un mouvement social plus confiant, une opposition aux libéraux autoritaires plus affirmée !!

Commentaire de James COGNARD
Date: 9 février 2007, 13:58

N’ayant pu voir le meeting d’Aubagne en direct, je voudrais connaître un lien qui me permettrait de le visionner, d’avance merci.

Commentaire de J-P Mouvaux
Date: 9 février 2007, 15:10

Dans le compte-rendu de la manif d’hier par l’Humanité, il est signalé la présence de Marie-George Buffet, Olivier Besancenot, Arlette Laguiller …
« place Denfert-Rochereau, les Verts » ;
« dans la foule Jean-Luc Mélenchon se promène avec « l’Humanité sous le bras ».
Ta présence, discrète Clémentine, n’a pas été remarquée par le journaliste de « l’Huma ». Je ne sais pas si José Bové y était.

Dans ce même n° de « l’Huma », un compte-rendu très sympathique du meeting à Aubagne :
José Bové n’était que l’un, entre autres, des intervenants : « J’assume de représenter ce nom mais je ne pourrais pas incarner seul ce mouvement. On aurait préféré que le nom soit multiple. Ce n’est pas une rencontre entre un homme et le peuple.»
Christophe Aguitton : « un défi : marier les deux cultures, du mouvement altermondialiste, et de la tradition du mouvement ouvrier » ;
Yves Salesse : « Jusqu’au bout, nous dirons aux directions de la LCR et du PCF : revenez sur votre décision irresponsable. »,
Patrick Braouzec, : « Il n’y a aucune dynamique politique à gauche, a-t-il regretté, avant de souligner qu’il revenait « à José et à nous tous » de l’enclencher.
Et Raoul-Marc Jennar, Jean-Jacques Boislaroussie, Francine Bavay, Etienne Chouard.

Claude-Robert, sois indulgent pour la « petite sauterie » de Clémentine : elle est jeune ; et tu vois qu’elle ne nous cache rien.

Commentaire de Ivan Sigg
Date: 9 février 2007, 15:22

Analyse d’une affiche de campagne vue sur les murs.

SLOGAN : “Vivre mieux on y a droit”
Au premier abord je me dis que c’est une vérité passe-partout que n’importe quel candidat pourrait brandir. Et puis je prends le temps de réfléchir. C’est quoi vivre mieux ? Je me dis que vivre mieux c’est tomber amoureux, c’est rire avec des potes, c’est me coltiner avec mes peurs et mon ignorance, c’est me débarrasser de ma colère intérieure, c’est faire la part entre mes angoisses et celles que mes parents m’ont léguées, c’est m’inventer une pratique personnelle. Ce n’est donc pas un droit que “les autres”, “l’état”, “la société”, peuvent m’accorder.
Donc à la poubelle le slogan mortifère qui n’a pas l’air d’en être.

VISUEL : une femme “simple” (sexagénaire )au milieu d’une foule “simple” avec son nom Marie-George Buffet.
J’appellerai ça une image pauvre (sans décalage, sans questionnment, sans poésie). Je me dis que cette femme qui me regarde est perdue dans le RER ou bien elle va ouvrir un compte épargne au crédit agricole. Ma réaction face à cette image triste : je ne peux pas aider cette femme à vivre mieux. Soit elle se prend en main soit elle va voir un spécialiste. Je ne peux pas en faire la personne qui va représenter la complexité d’un peuple.
Donc une image contre productive.

SIGNATURE: Gauche populaire et antilibérale
Je ne me reconnais ni dans “Gauche” (c’est l’affiche d’un camp, elle ne s’adresse donc pas à tous les français) ni dans “populaire” (j’ai fait des études supérieures, je suis peintre et écrivain, ça ne doit pas s’adresser à moi) ni dans “antilibérale” (mot que je ne comprends pas). C’est qui cette “gauche populaire antilibérale” qui signe l’affiche ? Je croyais que cette femme dirigeait le PCF un vieux parti né en 1920 ?
La transgression, la subversion, l’humour et la vie sont absents de cette affiche je passe donc mon chemin.

Commentaire de DFProf56
Date: 9 février 2007, 15:46

Le second paragraphe de “retour de manif” me fait bondir. Quelles primes???!!! C’est comme les jours de grève payés! Et compter sur les heures sup …….. seriez-vous adepte de travailler plus pour gagner plus ?

Commentaire de domi
Date: 9 février 2007, 16:02

La plupart des commentaires sont hors sujet par rapport au “Retour de manif”… Ca devient usant d’entendre toutes ces parlottes qui ne font en rien avancer les choses. Où étaient ces collectifs antilibéraux et leur candidat sauveur pendant le CPE ? C’est dans les luttes aussi que l’on avancera, dans et avec tout ces salariés qui refusent les licenciements, les fermetures et délocalisations, qui exigent que l’on parle salaires et pas d’”un travailler + pour gagner +” -qui n’est qu’un leurre-. En être toujours à rejeter sur l’autre la responsabilité d’un échec sans voir sa propre contribution à cet échec devient barbant et démoralisant (au risque même de les jeter vers Ségo ou Sarko / Le Pen) pour ceux qui souffrent et qui attendent autre chose que des propos d’intellos bobos en mal de nouveauté à gauche type PSU !? Clémentine a compris, parce qu’elle mesure sans doute l’enjeu politique qu’il fallait préserver l’essentiel, ne pas opposer les uns aux autres, que tout le monde avait besoin de tout le monde et n’en déplaisent aux antis (que certains n’aient pas la mémoire courte et se rappellent des insultes au vitriol les 9 et 10 décembre) de la fausse-nouvelle gauche, avec un PCF influent. Personne ne pouvant nier que le NON de G aurait pu s’imposer sans les communistes et MGB, personne ne peut nier que sans eux le rassemblement antilibéral aurait pu parvenir à un accord de propositions et garder le cap jusqu’à certains tirent au final les barbelés pour dire non à une candidature collective validée par les votes des collectifs locaux. Mais tout autant que seul le PCF pouvait y parvenir. La perspective n’est pas en octobre, c’est tout de suite pour battre la droite et l’extrême droite qu’il convient d’agir… car avec Sarkozy, en octobre il faudra entrer en résistance et de façon musclée sinon ce sera la décomposition totale de ce qui reste encore de social et d’humain dans notre cher pays. Il y en aura alors des retours de manifs…

Commentaire de brunom
Date: 9 février 2007, 16:32

http://www.unisavecbove.org/spip.php?article559 pour la vidéo d’Aubagne

Commentaire de lolotte
Date: 9 février 2007, 17:22

je trouve que le commentaire de robert complète bien celui de claude robert, rien à ajouter.

Commentaire de Luc
Date: 9 février 2007, 18:56

Attention Clémentine,
vous êtes une élue locale et vous oubliez la Fonction Publique Territoriale (bien qu’à Paris le statut des employés soit un peut différent).
Dans nos collectivités aussi il y a de la casse : Précarité (CES, CEC…, Temps non complet, contrat bidons), Prime à la tête du client, absence de transparence dans la gestion du personnel (clientélisme à l’embauche, à l’avancement…).
Je vous le disais dans un autre message, il faudrait parler un jour des service publics locaux.

Pour répondre à la personne qui demande de faire la différence entre service public et fonction publique ; au sens strict il y a une différence (ex SNCF et impôts), mais en fait il faudrait parler de services publics assurés par du personnel statutaire (c’est à dire ayant un statut national public).

Commentaire de Claude Robert MADRID
Date: 10 février 2007, 5:50

@ Ivan Sigg
Je te trouve très injuste avec l’affiche de MG.
J’explique mon point de vue en suivant plus ou moins ton plan.
1/ Le slogan
Avant de voir la “qualité” du slogan (qui n’est pas mortifère), il est important “d’étudier” ce qu’est la politique et ce que l’on considère être la vie.
Tu écris que la vie “c’est tomber amoureux, c’est rire avec des potes, c’est me coltiner avec mes peurs et mon ignorance, c’est me débarrasser de ma colère intérieure, c’est faire la part entre mes angoisses et celles que mes parents m’ont léguées, c’est m’inventer une pratique personnelle”…
Je suis d’accord, tout cela fait partie de la vie.
Tu rajoutes : “Ce n’est donc pas un droit que “les autresâ€?, “l’étatâ€?, “la sociétéâ€?, peuvent m’accorder.”
Là, moi, je rajoute : Heureusement!
Car de toutes ces choses, la politique ne doit pas s’occuper.
Ce que tu oublies, c’est que vivre c’est aussi manger, boire, dormir, travailler, aller aux toilettes, jeter ses poubelles, permettre et faciliter le “vivre ensemble”, le respect des uns et des autres, leur protection contre les accidents de la vie, etc… la liste est longue des choses dont la politique doit s’occuper.
Par rapport à cette vie et à cette politique, le slogan “Vivre mieux, on y a droit” a bel et bien une signification.
Et elle n’est absolument pas mortifère.
2/ Visuel
Ta lecture de l’image “une femme “simpleâ€? (sexagénaire )au milieu d’une foule “simpleâ€? ” est juste. Par rapport à la conception de la vie à laquelle tu te réfères dans ton message, tu n’aimes pas, c’est normal… mais par rapport à celle que je t’ai rappelé (et dont je ne doute pas que tu admettes la réalité, … justement celle du RER et de la Caisse d’Epargne), ce visuel est tout à fait valable. Les affiches de MG ont un point commun avec celle de Ségolène, dans les 2 cas la candidate (moi, ça me plaît que ce soit des candidates… jolies ou pas, je m’en fous) est entourée de gens anonymes. “Candidates de proximité”. ;)
Paradoxalement celle de Ségolène fait plus prise sur le vif, celle de MG est plus esthétique (oui, c’est discret mais la personne qui a pris la photo, je ne sais pas qui c’est, a carrément le sens du cadrage, c’est une bonne photo).
Je pense que dans le cas d’une affiche pour un candidat au présidentielles, le visuel doit être en adéquation avec le candidat, poser MG sur un nuage, entourée de fleurs mullticolores n’aurait (par exemple) pas été très heureux.
(Au passage, cette idée-là n’aurait pas non plus convenu à Clémentine… ou alors il aurait fallu que ce soit très manifestement 2nd degré pour qu’elle accepte… à mon avis).
Pour info, il me semble que les plus austères au niveau visuel sont Yves Salesse et Patrick Braouezec, qui tous les 2 soutiennent José. (Bonne chance ;).
Pour finir sur le visuel, je rajoute que, pour l’instant, c’est le point faible de la campagne de José. Autant le slogan “Osez Bové” est bon, autant collé à la photo NB de José menotté, ça part en vrille, ca devient un peu “Roulé Bourré” (ce qui peut faire une chanson rigolote, mais pas une affiche pour les Présidentielles).
3/ La signature.
Moi, je revendique le terme de “gauche”, entendu comme “progrès social”, pas de problème avec ça.
Tu as peut-être raison en ce qui concerne le côté peu rassembleur du terme… dans le cadre d’une élection présidentielle à scrutin majoritaire.
Mais comme tu l’as toi-même écrit, il s’agit de la signature.
Et la signature doit désigner, identifier.
Pas “rassembler”, ça c’est le slogan.
Pour le “populaire”, je comprends très bien ce qu’il veut dire, et le respecte tout à fait, mais je crois que de moins en moins de gens comprennent le vrai sens au profit de celui de “notoriété/succés”. Illustration : Il y a quelques années j’avais vu un reportage d’une “télé alternative” appelée PrimiTV où un jeune journaliste demandait à des gens dans la rue, à Marseille,ce que voulait dire le mot populaire. La première personne avait répondu : “Populaire, c’est comme Johnny Halliday, il est populaire.” Le journaliste avait insisté, rien à faire, le gars connaissait d’autres chanteurs (et des films) populaires, mais pas d’autre sens à ce mot. Il avait fallu qu’un autre intervienne, plus âgé, pour dire au premier : “Mais tu comprends pas ce que te demande le monsieur, il veut dire populaire, le peuple, comme dans quartiers populaires”. A ce moment le plus jeune avait semblé comprendre… mais ça avait l’air de venir de très loin. Pourtant, à Marseille, les quartiers populaires, c’est pas ce qui manque!
(En tant qu’artiste, contrairement à toi, j’apprécie le mot populaire)
“Antilibéral”, je ne défendrai pas le terme :).
A mon avis, la meilleure signature, pour l’instant, pour les “collectifs” est celle proposée par Yves Salesse, “gauche de transformations sociales” (quoique j’ai tendance à mettre ça au pluriel, je ne sais pas si Yves le fait).
Oui, non?
Qu’est-ce que tu en penses?
Claude.

Commentaire de Claude Robert MADRID
Date: 10 février 2007, 6:40

@ JP Mouvaux
Contrairement à ce que tu sembles croire, je suis indulgent.
Il est vrai que je n’ai pas été tendre avec mc (qui a une manière très particulière d’exprimer la sienne de tendresse).
Je dois avouer par ailleurs qu’il m’est déjà arrivé d’être encore beaucoup moins tendre…
Pour Clémentine, l’indulgence réclamée n’a, me semble-t-il, pas lieu de l’être.
Ma petite blague sur la “sauterie” est, dans mon esprit, aux antipodes de la méchanceté.
C’est typiquement le genre de choses que je dirais à une copine.
Si tu m’avais dit “Claude, un peu de retenue, Clémentine n’est pas une copine”, j’aurais mieux compris en fait.
Si Clémentine s’est sentie “attaquée”, je lui présente mes excuses.
En même temps, sincèrement, je crois qu’elle a compris.
Je dois t’avouer que ce que j’ai dit sur les stars d’Hollywood (et leur chemise) n’était pas l’absolue vérité.
Mais ne le répète pas aux autres, sinon personne ne viendra à mon vernissage.
Claude.

Commentaire de Ivan Sigg
Date: 10 février 2007, 7:56

Une suggestion :
Nous avons tous ici envie d’avoir un retour directe de ta part,
Enfin une première vraie interraction avec celle que nous pensons présidentiable.
Ne pourrais-tu avec ton équipe inviter dans une salle toutes ces personnes qui sur ce blog ont réfléchi avec toi et pour toi.
J’estime que c’est un vrai travail de réflexion et d’écriture qui a lieu de notre part. Nous planchons chaque jour et ouvrons de nouvelles voies pour certains(aines) d’entre nous.
Une expression de la démocratie participative, dont on parle tant, ne consisterait-elle pas à collecter ces idées à les ranger par thèmes et à en discuter ensemble… ou même à les publier ?

Commentaire de mcr
Date: 10 février 2007, 8:24

sur le site palesroyal, une vidéo sur les petites combines de Ségolène.

Commentaire de lolotte
Date: 10 février 2007, 8:55

comme ça en passant, et hors sujet, une pensée pour Ingrid Bétancourt et ses collègues retenues par des gens qui se disent révolutionnaires et qui sont des lâches.
Claude robert et robert ayant dit le principal sur le sujet du jour, je n’en rajoute pas.Salutations à eux.

Commentaire de Jip
Date: 10 février 2007, 10:58

Clémentine, rencontrons-nous ! :-)

Commentaire de jg45
Date: 10 février 2007, 12:26

a claude robert de madrid
vous parlez qu’un artisan ne vends pas ses outils, cela tombe bien je suis un retraité, ancien artisan maçon pendant 27 ans spécialisé en renovation, avec des compagnons, donc un affreux patron et qui plus est responsable de syndicat professionnel, mais le coeur et le portefeuille a gauche, c’est comme cela il faut de tout pour faire un monde
donc travaillant pour beaucoup de prof et militant de gauche mais pas exclusivement, bien je peux vous dire que ce n’est pas de la tarte, les discoureurs plein d’idées de partage sitot leur cloture franchie, de leur propriété privée des vrai patrons qui en veullent pour leur argent et meme plus et comme la variable ce sont les salaires, ont paie les gens a coup de pied et finitions coup de poing et avec des dates impératives ce qui oblige a avoir recours a des travailleurs précaires, c’est cela la vie réelle et pas la vie revée des anges
pour la dette de la france si personne n’est capable de le dire c’est simple pourtant, les assurance vie libelles en euros que toute la classe moyenne detients et surtout les retraités de droite comme de gauche, ces deux tiers la population de propriétaires immobiliers, et meme besancenot est proprietaire alors que prudhon a dit la propriété c’est le vol, quel retournement de l’ultra gauche
travaillez dans le privé mettez vous a votre compte, c’est dur la vie reel
je precise que moi-meme j’etais fonctionnaire territorial titulaire avant de me coltiner en vrai et non en parole , l’envers du décor , mais je crois toujours en la solidarité mais tempéré par une observation des comportements

Commentaire de frmwa
Date: 10 février 2007, 14:29

@ jg45

Eh oui, c’est vrai que l’homme n’est pas naturellement bon. Au contraire l’homme est un belle ordure. Quand la civilisation recule, les différences religieuses, culturelles disparaissent et le langage universel est étripage viol, pillage, humiliation, torture, exploitation, esclavage. Et une civilisation raffinée ne met pas à l’abri de pratiques et comportements barbares. L’histoire est suffisamment riche en exemples.
Mais on n’a que ça comme matériel de départ. Les expériences visant à faire un surhomme ou une société idéale ont tourné à l’échec au mieux, au cauchemar totalitaire au pire.

C’est bien là la raison d’être de la démocratie éthique: basée sur la reconnaissance de l’autre. De ce rapport on décline les autres principes que sont la séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire. La nécessité de contre-pouvoirs et le rappel à tout moment que cette démocratie n’existe pas “en soi” comme un système - mais se fonde nécessairement sur ce rapport.
Depuis le temps, on le sait bien qu’il y a des salauds partout. Ce serait trop beau…

Ce qui est exact c’est que la droite, c’est l’état normal des choses, donc on sait à quoi s’attendre, on ne peut qu’avoir de bonnes surprises quand on y rencontre des personnes sympathiques, ouvertes et généreuses.

La gauche, c’est une exigence en plus, donc pour être salaud, il faut ruser et utiliser un discours plus retors. Certains utilisent ces valeurs pour satisfaire leurs propres intérêts. Comme on attend plus, on est plus souvent déçu. Et en colère car il y a l’hypocrisie en plus.

Je ne sais pas si ça explique que le rapport de forces en France est de 60/40 en faveur de la droite… Même après cette législature calamiteuse et 12 ans sous un président certes très girouette mais quand même à droite.

Avec tout ça on ne sait toujours pas pour qui Clémentine va voter au premier tour ! Un comble ! Mais c’est son droit. Elle se débat avec ses agrafes - il faut se mettre au trombone, Clémentine.

Commentaire de Alain GAUTIER
Date: 10 février 2007, 14:39

Clémentine,c’est bien les blogs,mais tellement immatériel,c’est un peu comme le rêve d’une unité improbable à l’extrême-ouest;les manifs c’est mieux,même quand il y a trop de monde et qu’on ne rencontre pas vraiment l’Autre.Mais les manifs c’est dans les villes et moi à part une manif de sangliers ou de chevreuils(j’ai même failli écraser un blaireau avant-hier,un vrai!c’est beau)…!Oui,il faut que je te dise,Clem,je vis en lisière de forêt(forêt de Bagnolet,mais pas dans le 93)et tout près il y a un étang où moi et le héron cendré on se salue chaque matin,quand les canards colvert nous en laissent le temps;ici les sans-abri ne viennent pas dormir dans des cartons,parce qu’il y a des abris pour tout le monde et que les cartons on s’en sert pour allumer les feux de bois.Alors,moi de mon ermitage,j’imagine Ivan Sigg(tu déprimes Ivan en ce moment,non!) arrivant à sa station de métro(Belleville,peut-être!)et tombant,glacé d’effroi,devant cette affiche de campagne,montrant une MGB,femme”simple”(comme il dit)au milieu d’une foule “simple”avec ce slogan simpliste et”terrifiant”:”Vivre mieux ,on y a droit”.Vivre,peut-être y a-t-on droit! encore que ça nous soit donné,mais vivre mieux!!On voudra toujours mieux et plus,si ça devient un droit et le mieux et le plus ne seront pas les mêmes pour tous!Vous verrez,près de ma forêt,le vivre et le bien-vivre,c’est un peu comme l’air qu’on respire et parfois avec presque rien ou si peu!Mais bon,vous citadins(que j’ai été autrefois)colorez votre grisaille…si,si il y a moyen!Faites de la peinture,de la sculpture,de la danse,du chant et tutti quanti et restez debout et rêvez éveillés,s’il le faut.Bon,je ne vais pas faire comme Marie Antoinette,qui s’inquiétait du tumulte du peuple sous ses fenêtres en demandant”Qu’est-ce qu’ils ont?”"Ils ont faim!”Il faut qu’ils mangent!”"Il n’y a plus de pain!!”"Qu’ils mangent donc de la brioche..”Non,je vais seulement vous dire,inventez vos rêves!Tenez,hier soir,dans la salle de réunion de la mairie d’un petit village en plein centre de l’Allier,nous nous sommes retrouvés une trentaine sur la centaine de signataires de la pétition pour Bové,venus des 4 coins du département,avec le sourire radieux de Milena,la tchatche de Paolo,le sérieux amusé et curieux de Francis,l’expérience de René,les tendres railleries de Dominique,la docte générosité de Gérard,le silence complice d’Agnès,le look résolument”vercingétorixien” de Fred et j’en passe,on a refait le monde,avec comme seule arme des coquelicots et on aimerait bien que ça aille le plus loin possible,parceque “l’unitaire” on l’a senti vibrer hier soir et résolument à gauche,alors si votre rame déssert le centre de la France,venez.Fraternellement

Commentaire de Francky
Date: 10 février 2007, 14:47

Bonjour,

Lorsque j’étais en primaire, je me souviens d’un instituteur qui aimait son métier et qui nous faisait l’étude chaque soir jusque 17 H 45. Ainsi je rentrais à, la maison devoirs faits,corrigés et leçons sues. Aujourd’hui qu’en est il ?

Lorsque j’étais au collége, je me souviens de professeurs qui aimaient leur matière. Jamias je n’ai éta aussi fort en langues mais aussi en français car de 6ème à la 3ème, nous avions 1 dictée + explication de texte 3 fois dans le mois. Qu’en est il aujourd’hui ?

ET surtout, je n’ai pas le souvenir d’enseignants qui rechignaient à aider les élèves et peu nombreux étaient ceux qui étaient fans des cours particuliers rémunérés.

Qu’en est il aujourd’hui ?

Commentaire de Alain GAUTIER
Date: 10 février 2007, 14:52

“si votre rame déssert lma…”Petit bug de clavier,excusez moi!C’était:”..si votre rame déssert le centre de la France,venez.Fraternellement.”En passant pour rectifier,j’ai lu en diagonale 2 ou 3 posts,entre autres”..n’oubliez pas Ingrid Bettancourt…”,bien sur et je préfère ma forêt à la sienne,parce qu’elle ne l’a pas choisie.Et aussi”…la vie réelle n’est pas la vie rêvée des Anges…”Ca dépend des jours,oui,oui,ça dépend des jours…

Commentaire de Claude Robert MADRID
Date: 10 février 2007, 17:21

à jg 45
la particule n’existe pas.
Pour le ton de mon message, j’avais d’abord l’intention d’écrire quelque chose de plus sérieux, basé sur des expériences personnelles.
Un peu comme Robert ( sauf que je ne suis pas fonctionnaire, mais “usager”, et que je refuse de stigmatiser le PS, si il y a desgens de droite au PS, chose dont je ne suis pas sûr, le PS est un parti de gauche à mon avis).
Je ne suis pas d’ultra-gauche et ne considère pas la propriété comme du vol.
Par contre, il y a pleins de secteurs de l’activité économique qui doivent, à mon sens, être publics.
J’en ai fait un début de liste à Ivan Sigg, on pourrait en rajouter d’autres comme l’eau et l’énergie.
(Je précise que quand, dans cette liste, j’inscris “aller aux toilettes”, je ne pense évidemment pas qu’il faille qu’un agent de l’Etat accompagne les gens aux toilettes (!), mais bien à l’évacuation collectives de nos crottes (égouts, stations d’épuration).
Comme mon texte était un peu loufoque (j’avoue que c’était pour faire plaisir à Clémentine), il est facile de penser que j’ai un point de vue caricatural.
En effet, il y a quelques éxagèrations ( à portée comique) dans mon texte (genre Djakarta).
Mais je remercie lolotte d’avoir remarqué que ce n’était pas que ça.
Pour info, sachez jg45, que je ne suis pas du tout contre la libre-entreprise. Je pense même que l’Etat devrait aider fortement les micros et petites entreprises.
Par contre, je suis pour plus que l’ISF!
Je suis pour des bénéfices plafonnés.
En cela, il me semble que je suis plus radical que les collectifs.
Vous me dites de travailler… dans le privé.
En l’occurrence, c’est vous qui parlez sans savoir!
J’ai travaillé dans le privé et le public.
Je corrige : “J’ai été exploité dans le privé”.
Et j’ajoute que je n’ai jamais travaillé dans une entreprise privée respectant la loi. Jamais.
Avec en prime, des patrons incapables de gérer une affaire, qui se trouvaient à la tête de celles-ci, soit parce qu’ils avaient épousé une femme très riche… soit parce qu’ils étaient les héritiers de grandes fortunes industrielles.
J’ai aussi pu observer des problèmes dans le service public, mais, sincèrement, bien moindres.
Si vous avez été un patron avec le coeur et le portefeuille à gauche, félicitations…
Vous êtes un oiseau rare.
(Ceux dont j’ai parlé était FN ou UMP)
Mais, si je peux me permettre cette remarque que j’espère que vous comprendrez…
estimez vous heureux de ne pas commencer à travailler aujourd’hui.
Pour la dette, vous dites les assurances-vie… c’est à dire ce que l’on appelle les fonds de pensions?
C’est un début de réponse, seulement un début…
mais déjà un début.
Je crois que c’est là qu’il faut creuser.
Claude.

Commentaire de thierry
Date: 10 février 2007, 18:15

et la bande des truands continue avec Mme Royal qui vient d’etre condamnée pour travail au noir, et harcèlement apres des annees de procédure; lamentable le pire c que les médias ont bien censuré la nouvelle. Que les travailleurs sachent que les exploiteurs sont aussi dans cette gauche caviar

Commentaire de katia
Date: 10 février 2007, 18:17

jg45, c’est avec les Compagnons de Tour de France qui t’avais travaillé, non?

Commentaire de gib
Date: 10 février 2007, 19:30

@ Christophe84 qui écrit (9 février 2007, 4:34) “je crois que comme tu as préféré le confort de la fermer (pour José), ton blog tu vas bientôt pouvoir le fermer aussi, parce que si tu ne viens pas à nous, on ne viendra plus à toi… ”

Il y a 4 mois, dans un texte publié sur Bellaciao, j’étais revenu sur >

Or, l’échec d’une candidature unitaire - qui ne pouvait aboutir que par le double-consensus - nous met dans une situation où il n’y a plus de “bon choix” mais des choix de seconde main pour essayer de faire avancer les choses. Dans ce cadre, le choix de Clémentine (comme celui de Picquet ou celui de Mélenchon) est tout aussi honorable que ce lui de Braouezec ou Asensi !

Je constate encore une fois que certains sont plus léninistes qu’ils ne le pensent. Encore un effort…

Commentaire de gib
Date: 10 février 2007, 19:33

@ Christophe84 qui écrit (9 février 2007, 4:34) “je crois que comme tu as préféré le confort de la fermer (pour José), ton blog tu vas bientôt pouvoir le fermer aussi, parce que si tu ne viens pas à nous, on ne viendra plus à toi… �

Il y a 4 mois, dans un texte publié sur Bellaciao, j’étais revenu sur : “la difficulté d’accepter que nous ayons des façons de penser, des sensibiltés différentes.

Au fond, nous refusons d’accepter que “nous ne sommes pas tous pareils”. Le problème est que “pourquoi ne sommes-nous pas tous pareils.” qui se traduit parfois par “le parti se renforce en s’épurant” n’est pas une question politique. Elles est du ressort de la gestion de l’intime et du social à minima (l’exemple français des familistères est éloquent). Nous savons maintenant que dans l’engagement au sein d’un parti et dans la volonté de le voir toujours soudé, il y a une part de réponse à nos angoisses les plus intimes. Même le culte de la personnalité fonctionne la-dessus.

Il n’est pas habituel de creuser ces questions tant est forte la tradition qui consiste à tenter d’effacer l’individuel derrière le collectif. Mais les masquer ne les font pas disparaître. Au contraire, plus on cherche à les enfouir, plus elle sont douloureuses et stérilisantes !

Accepter nos sensibilités différentes serait rendre le plus grand service au peuple de ce pays.”

Or, l’échec d’une candidature unitaire - qui ne pouvait aboutir que par le double-consensus - nous met dans une situation où il n’y a plus de “bon choix� mais des choix de seconde main pour essayer de faire avancer les choses. Dans ce cadre, le choix de Clémentine (comme celui de Picquet ou celui de Mélenchon) est tout aussi honorable que ce lui de Braouezec ou Asensi !

Je constate encore une fois que certains sont plus léninistes qu’ils ne le pensent. Encore un effort…

Commentaire de Julien
Date: 10 février 2007, 20:16

http://www.dailymotion.com/video/x16bit_loreillette-de-sarkozy

Commentaire de skyboc 24
Date: 10 février 2007, 21:26

Loin de Paris, belle manifestation jeudi à Périgueux…
http://fredlesueur.gauchepopulaire.fr/

Commentaire de MortdeRrie
Date: 10 février 2007, 22:34

@Julien
Tout à fait en d’accord avec toi. Clémentine Autain passe assez bien à la télé, pour sa fraicheur - les idées ? hum… - mais elle devrait stopper net sa méchanceté sur Ségolène: c’est incacceptable. Et si la gauche perd les élections, nous devrons la rendre responsable - avec d’autres de ses “amis”.

Commentaire de Camille Rodriguez
Date: 11 février 2007, 3:29

Dis donc Clémenine, et Marie george qui était pourtant très visible en milieu de manif comment t’as fait pour ne pas la voir ?

Tu évites les militants cocos désormais ?

Ou alors tu n’as fait qu’un petit bout de manif en fin de parcours ?

PAs très fair play comme attitude je trouve..

Commentaire de Christophe84
Date: 11 février 2007, 15:06

@ gib : puisque tu parles de respect des différences, évite déjà de m’insulter en me traitant de lepeniste. Ton discours n’apporte rien de plus au débat et je comprends que tu publie sur le trés démocratique site bellachiotes!!
Au lie de regarder la paille que j’aurais dans mon oeil, regarde plutôt la poutre que tu as dans le tien!! (J’ai pas dit que tu étais borgne et que tu avais qu’un oeil hein!). Je n’ai pas insulté Clémentine, je lui ai juste fait part de mon ressenti (et d’ailleurs elle en reparle dans son post d’aujourd’hui), alors que j’aurais apprécié la voir sur la tribune avec les autres à Aubagne. Quant à toi, si tu n’as que de pauvres arguments à proposer (mais on fait ce qu’on peut), l’insulute étant la preuve qu’on a rien à dire,je te propose d’aller t’exprimer sur bellachiotes…

Commentaire de katia
Date: 11 février 2007, 18:00

mcr, les vidéos sur les petites combines de Ségolène c’est les militants de la droite qui les fabriquent, voire de l’extrême droite, parce qu’on trouve le lien vers le site paslesroyal sur le site France D’abord http://rfrancedabord.canalblog.com/archives/paslesroyal_com/index.html

ça sert strictement à rien de cracher sur Ségolène Royal et ainsi faire le jeu de la droite et de l’extrême droite.

Commentaire de Ivan Sigg
Date: 11 février 2007, 21:49

Réponse à Claude Robert MADRID (discussion sur l’affiche de MGB)
Merci beaucoupvoilà un débat passionnant. Il porte sur plusieurs idées qui me semblent fondamentales.

j’avais écrit que la vie “c’est tomber amoureux, c’est rire avec des potes, c’est me coltiner avec mes peurs et mon ignorance, c’est me débarrasser de ma colère intérieure, c’est faire la part entre mes angoisses et celles que mes parents m’ont léguées, c’est m’inventer une pratique personnelle. Ce n’est donc pas un droit que “les autresâ€?, “l’étatâ€?, “la sociétéâ€?, peuvent m’accorder.â€?

toi tu dis : de toutes ces choses, la politique ne doit pas s’occuper.

Et pourquoi donc ? La politique c’est quoi ? c’est qui ? c’est toi et moi, notre entourage, qui la faisons tous les jours non ? C’est l’organisation des échanges humains dans la cité ? Je m’adresse à tous en disant cela et en particulier à l’homme ou à la femme à qui je délègue la direction de ma ville, de mon entreprise ou de mon pays. Si je suis amoureux, si je suis dans le partage, si j’écoute et observe l’autre dans sa singularité, si je travaille sur ma colère et mes angoisses pour ne plus la projeter sur les autres, si je m’invente ma pratique personnelle, je change le monde puisque je change mon rapport aux autres, et les autres changent, non ?
Si je dis « vivre mieux on y a droit » je perds ma liberté. Dire cela c’est croire ou laisser croire que mon bonheur dépend du système ou des lois.

Tu ajoutes “Ce que tu oublies, c’est que vivre c’est aussi manger, boire, dormir, travailler, aller aux toilettes, jeter ses poubelles, permettre et faciliter le “vivre ensembleâ€?, le respect des uns et des autres, leur protection contre les accidents de la vie, etc… la liste est longue des choses dont la politique doit s’occuper.”

J’entends ce que tu dis mais la « gauche » comme les médias se complaisent (pour des raisons différentes ?) à ne voir que la souffrance du monde et à ne pointer que les effets de nos pulsions destructrices. Ne crois-tu pas qu’il est essentiel d’observer et d’écouter ce qui vibre dans la nature et dans l’humain pour remettre en mouvement ce qui s’est figé. Revenir donc à la complexité de la vie, c’est à dire à sa richesse.

A être négatif, à être anti, à dire NON, à n’être que dans la résistance on en perd l’appétence et le rire. D’un trait on raye le présent qui est « pourri » « en crise » et l’on se leurre en se rêvant d’un “avenir meilleur”. Et l’on se trouve des ennemis qui sont la faute de tout. Notamment le système planétaire des échanges économiques. Va t’attaquer à un système planétaire, système dont nous sommes l’un des acteurs !
Il faut évidemment des règles pour un juste partage des richesses et pour que la science et le savoir profite à tous. C’est indissociable. Il y a 7 millions de pauvres en france et plus de 3 millions de chômeurs, c’est intolérable ! Mais la souffrance psychique humaine, écoutée chaque jour par les psychanalystes, psychothérapeutes, psychologues, psychiatres, assistants sociaux, médecins généralistes… a très peu avoir avec l’argent ou le pain. On y parle de la séparation, de l’attachement, de la fusion, du masochisme, du narcissisme…Ce sont nos blessures intérieures qui nourrissent notre colère et l’environnement ne fait que l’aviver ou l’atténuer (surtout dans nos pays riches).

Ne serait-ce pas se leurrer de penser que la souffrance puisse être éradiquée : il y aura toujours la mort au bout de la vie, des vies écourtées, des accidents, des détraqués, des maladies, des catastrophes naturelles, des hasards malheureux, des excès, des incompréhensions, des blessures d’enfances… Aucun fatalisme dans cette vision de la souffrance. « Vivre mieux, on y a droit » n’a aucun sens au regard de cela. Es-tu d’accord, Claude ?

2/ Visuel de l’affiche de MGB
Tu dis « Par rapport à la conception de la vie à laquelle tu te réfères dans ton message, celle du RER et de la Caisse d’Epargne, ce visuel est tout à fait valable. la candidate est entourée de gens anonymes. »
Est-ce à dire qu’ il faut dans une affiche laminer le sens et l’esthétique par le bas, en faire un miroir qui renvoie les anonymes à leur condition d’anonymes, pour qu’elle soit vue, comprise et adoptée ? La télévision vomit de la beauferie en jeu et en série parce qu’elle considère que les français sont des beaufs. Hors on sait que si on propose des créations de qualité, des œuvres qui émerveillent, interrogent ou dérangent, les spectateurs apprécient.

Tu dis « Poser MG sur un nuage, entourée de fleurs mullticolores n’aurait (par exemple) pas été très heureux ».
Entre la platitude graphique vide de sens et le kitch il y a la place pour un graphisme polysémique et poétique qui questionne le spectateur et le rend plus sensible et intelligent. La France a eu durant un siècle de très grands affichistes indépendants avant de connaître le règne abêtissant et matraqueur des agences de com.

Tu dis « je revendique le terme de “gauche�, entendu comme “progrès social�. Et la signature doit désigner, identifier. »
Allons Claude la gauche ce n’est pas ça, il ne faut pas se mentir. C’est un vieux fourre-tout , un ensemble de clans sclérosés avec des gens honnêtes et des gens malhonnêtes, avec les plus grands idéalistes qui se disent matérialistes, avec des gens généreux et des gens avides de pouvoir, avec des électeurs qui peuvent voter PC un coup et Front national la fois suivante. Pourquoi se cantoner à un clan et ne pas parler à tous. A qui profite la division droite/gauche ?

Tu dis « en tant qu’artiste, contrairement à toi, j’apprécie le mot populaire ». Attention, j’aime le mot mais il s’agit de s’adresser à tous les français et quand je lis « gauche populaire » je ne suis pas sûr qu’il ne faille pas entendre « le vrai peuple parle au peuple » et derrière resurgit le front de classe et la dictature du prolétariat avec « les ouvriers parlent aux ouvriers » ou le culte du misérabilisme avec « les gens simples parlent aux gens simples ». je ne m’y résous pas. Les gens sont riches et complexes quels que soient leurs milieux sociaux et leurs niveaux d’étude. C’est à cette complexité, à cette richesse et à leur singularité qu’il faut s’adresser. C’est ce que l’artiste et l’écrivain font dans leurs œuvres. C’est ainsi qu’ils nous éclairent. Pas quand ils font du reader digest ou de l’Harlequin.

Tu dis enfin « la meilleure signature, pour l’instant, pour les “collectifs� est “gauche de transformations sociales�
Je suis sûr qu’il y a bien plus parlant si l’on veut vraiment s’adresser aux 37 Millions d’inscrits voire à tous les humanistes de la planète. Posons la question sur ce blog et dans la presse. Exemples de signatures pour les collectifs:
Hyper révolution rieuse et pacifique
Creuset des humanismes décapants
Subversion humaniste du présent
Appétence Insurrectionnelle planétaire
Fringale d’aujourd’huisme
Ca a une autre gueule non ? Quel risque y a t-il a laisser tomber le sérieux ? Faire moins de 3% ? Le risque c’est de gagner et de prendre la direction d’une abventure collective inédite… mais au fond de nous, le souhaitons nous ?

Commentaire de jak
Date: 12 février 2007, 0:06

Pas candidate “PCF” dans le Val d’Oise ?

Clémentine,

Dois-je comprendre que les “bruits” qui circulent dans le PC sur ta candidature réservée par le Parti dans une circonscription du 95 aux législatives sont fausses ?
Il serait bien que tu répondes clairement là-dessus. celà fait la 3éme fois que je te pose la question…
Merci de prendre qqs minutes.
Jak

Commentaire de Christophe84
Date: 12 février 2007, 6:45

Tu as raison Katia, il faut cracher sur Royal ET sur Sarkozy ! On est pour l’équité et l’égalité des sexes ou pas !?

Commentaire de gib
Date: 12 février 2007, 8:06

@ Christophe84 : que de confusion, mon ami ! Je n’ai pas trouvé où j’ai bien pu te traiter de “lepeniste”. Peut-être as-tu lu trop rapidement l’adjectif “léniniste” ?

Quand à Bellaciao, (que je n’insulte pas non plus), sache que je ne cesse d’intervenir sur les dérives sectaires de ce site.

Mais sur ce blog ou sur celui des rédacteurs de Politis, j’insiste pour que nous ne soyons pas nous-mêmes sectaires. Qu’en toute circonstance, nous nous écoutions entre militantsd anti-libéraux, plutôt que de chercher à ne voir qu’une seule tête. Ne t’en déplaise.

Commentaire de katia
Date: 12 février 2007, 14:16

Christophe, on en a déjà parlé de ça. Pour moi Royal et Sarkozy c’est deux choses différentes. Les gens ne sont pas les mêmes derrière eux, les personnages ne sont pas les mêmes.

Commentaire de A-C
Date: 12 février 2007, 16:47

Apparemment concurrence entre les enfants de profs et les enfants des autres ne derange personne ici ? C’est sur que quand on est issu d’un milieu cultivé et que l’on a bien profité de l’ecole, cest dur de remettre en cause le systeme alors que la vraie source de l’inegalité elle est la !

Commentaire de J-P Mouvaux
Date: 12 février 2007, 16:59

Re à Claude Robert MADRID
Date: 10 février 2007, 6:40
@ JP Mouvaux
“Contrairement à ce que tu sembles croire, je suis indulgent.

-Je n’en doute pas, Claude.
-Je ne sais pas l’âge que tu as, mais mon propos devait être pris comme un sourire « entre vieux » ; mais je sais que mon genre d’humour n’est pas toujours facile à saisir.

Pour ton échange avec Ivan Sigg je relève ce qu’il te répond :

« Si je suis amoureux, si je suis dans le partage, si j’écoute et observe l’autre dans sa singularité, si je travaille sur ma colère et mes angoisses pour ne plus la projeter sur les autres, si je m’invente ma pratique personnelle, je change le monde puisque je change mon rapport aux autres, et les autres changent, non ?

- Je réfléchis pas mal, depuis un bout de temps, sur cette question : pour « changer le monde » faut-il agir sur « les structures » ou compter sur la « conversion » des mentalités et des pratiques individuelles ?
J’appartiens à une génération où l’action militante a été surtout axée sur le changement des structures ; j’ai compris, depuis, l’importance des changements au niveau des mentalités individuelles ; j’ai ici une fille qui me répète sans cesse ce que dit Yvan.
Mais pourquoi faudrait-il opter pour l’une des deux perspectives à l’exclusion de l’autre ?
J’ai un ami qui m’a fait la comparaison avec le gars qui, tombé de cheval d’un côté, s’élance pour remonter en selle, et s’élance si fort qu’il retombe de l’autre côté.
Le XXe siècle a été le siècle des collectivismes ; celui que nous inaugurons est sous le signe des individualismes débridés.
« In medio stat virtus » dit le proverbe latin.

Commentaire de Claude Robert MADRID
Date: 15 février 2007, 17:06

@ JP Mouvaux
Je t’aime bien, donc il n’y a pas lieu de s’inquiéter sur une éventuelle prise en mauvaise part de ce que tu me dis.
C’est vrai que l’humour des uns n’est pas toujours bien compris par les autres.
Un exemple qui n’a rien à voir avec la politique (mais qui illustre bien ce problème):
Il y a quelques années, une charmante jeune femme me dit lors d’une soirée : “Toi, y a longtemps que je t’ai repéré, tu ressembles (physiquement) à mon ancien copain”, phrase accompagnée d’un sourire engageant.
Je lui ai répondu : “Pauvre de lui!”
Les personnes présentes ont instantanément éclaté de rire et la sympathie de la jeune femme s’est tout aussi rapidement muée en antipathie durable…
Parce que tout le monde avait compris “Pauvre de lui! (c’était ton copain)” alors que pour moi la phrase signifiait “Pauvre de lui! (il me ressemble)”…
… Puisque j’ai plus le “look” d’Héphaïstos que celui d’Apollon.
Concernant ma vieillitude, disons qu’elle est toute relative…
J’ai 40 ans, ce qui est vieux quand on a 20 ans et jeune quand on en a 60. Donc va pour “vieux” ou pour “jeune”, je comprends les 2.
(Une prof d’anglais au lycée, alors que nous étudiions le monologue “des âges de la vie” dans la pièce de Shakespeare “Comme il vous plaira”, avait demandé à la classe dont je faisais partie, quel était le meilleur âge de la vie.
J’avais répondu que le meilleur âge de la vie est toujours celui qu’on a, sinon on se condamne à être perpétuellement malheureux. Je n’ai pas changé d’avis sur cette question.
Pour la “réponse” d’Ivan, la phrase que tu cites était déjà dans son texte précédent auquel j’avais répondu, il n’a manifestement pas bien compris ma réponse sur cette question, réponse qui, je le reconnais, tenait en un mot, ce qui je le concède, n’est pas une réponse très développée.
L’image de ton ami est tout à fait pertinente.

Comme j’ai promis à Ivan de lui répondre, je lui réserve la primeur de la chose.
Ce que je peux te dire, c’est que je ne suis pas complètement avec le proverbe (ben dis donc, il faut avoir fait lettres classiques sur ce blog).
La vertu du milieu (comme l’âge) est on ne peut plus relative.
Et cette relativité même, qu’elle soit appliquée dans un contexte individualiste ou collectiviste est on ne peut plus problèmatique.
A toi, je ne dirai que David Friedman et Mao.
Pour Ivan, je développerai.
J’espère que cela ne te dérange pas si je t’ai surnommé dans ma petite tête, “le stakhanoviste de l’union”. ;)
A la prochaine,
Claude.
PS : @ Clémentine : Plus que 5 ans avant d’être “vieille”, courage!… Et veilles bien à ne pas le regretter après. ;)

Commentaire de gele
Date: 17 février 2007, 15:08

Régimes spéciaux

Alors que 70 % des français du privé doivent se contenter de 40 % des sommes perçues pour les retraites! 30 % des retraités des fonctions publiques et des régimes spéciaux cannibalise pour eux seul 60 % de ces même sommes.

Véritable bombe à retardement, sujet tabou, secret d’état ce scandale sur les cotisations, les prestations et les conditions d’attributions. Ce qui n’est ni égalitaire, ni équitable. Ces régimes cotisent faiblement, perçoivent beaucoup, plutôt e plus longtemps.

Ce sont nos impôts et cotisation qui finance 60/70 % des prestations !

Cette situation nous est cacher par nos politiques et nos syndicats issus majoritairement des fonctions publique.

En matière de privilèges et de retraite il et politiquement correct de ne pas opposer les citoyens des secteurs publics à ceux du secteur privé. Combattre par les idées les inégalités ne doivent pas être assimilées à une attaque personnelle contre les fonctionnaires. C’est le système français qui est responsable, pas les hommes et les femmes salarier de l’état, nous en avons tous dans nos familles.
Les écarts de traitement, les coûts des fonctions publiques et des régimes spéciaux portent atteinte au système des retraites par répartition. Ces surcoûts sont évalues entre 5 et 6 milliards d’Euros par an. Nous n’échapperons pas en 2007 à ce conflit d’intérêts que nous souhaitons tous responsable et pacifique ?

C’est le parlement qui fait les lois pas la rue !

Tout mes textes peuvent être reproduit pour la bonne causse.
Eventuellement critiqué, amélioré, simplifié, compléter, sans en dénaturer le sens.

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