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Maintenant, à gauche!

blog-chantier.bmpVoici un texte qui lance “Maintenant, à gauche!”, espace de réflexion et d’initiative pour une gauche de transformation sociale. Une première rencontre aura lieu le 7 juillet prochain, à Paris. J’ajoute, au regard du papier paru cet aprem dans Le Monde, que notre état d’esprit n’est certainement pas celui de la concurrence. Nous sommes plutôt préoccupés par la création de passerelles entre les différentes cultures et sensibilités de la gauche de gauche. Nous ne prétendons qu’à participer à la création d’une force nouvelle et non à être le lieu à partir duquel tout le monde doit converger.

Je participe également à un nouveau petit groupe de type “think tank”, notamment avec Anne Le Strat (élue Verte à Paris) : “la Fabrique de l’autre gauche”.

Il ne faut pas désarmer et se retrousser les manches pour contribuer à la refondation…

A vos commentaires et suggestions!

Clémentine Autain

Maintenant, à gauche !
 
La double défaite électorale est sévère. Le sursaut au 2° tour des législatives confirme que la présidentielle était davantage le reflet de la faiblesse du projet de la gauche que d’une droitisation en profondeur de la société. Il s’agit de la première marque de résistance aux premières mesures annoncées par la droite. Cela n’atténue en rien la nécessité pour la gauche de rebondir, de reconstruire. Pour notre part, nous considérons qu’il faut de la novation franche, de la refondation, sans continuer à confondre modernisation et abandon, mise à jour et accommodement avec le libéralisme.
 
Nous savons qu’il ne suffira pas de se répéter. La droite qui a gagné l’a fait en avançant sur tous les terrains, politique, idéologique et culturel. Elle l’a fait à partir d’une cohérence claire, bien à droite, qui n’a pas craint pour autant de décaper les idées de son camp. Nicolas Sarkozy a su marier l’ultralibéralisme assumé et la hausse du contrôle social. Rolex, Fouquet’s, croisière en yacht… Le parti pris du riche n’a pas été dissimulé mais mis en scène : l’enrichissement personnel et donc les inégalités seraient le passage obligé de tout développement, tandis que les protections acquises seraient autant de rigidités qu’il conviendrait de faire sauter. C’est une contre-révolution ambitieuse qui nous est proposée où, à l’instar des États-Unis de George Bush, le libéralisme extrême a son pendant, l’autoritarisme, l’essor de l’État pénal et policier, le recours à une démagogie identitaire destinée à diviser entre elles les victimes du système.

Face à ce projet de rupture conservatrice et ultra-libérale, avons-nous porté la réponse au niveau souhaité ? Certainement pas ! Ce n’a pas été du tout le cas du côté des secteurs dominants du Parti socialiste et de ses alliés qui ont choisi délibérément, avec Ségolène Royal, de confondre réalisme et intériorisation des normes libérales, socialisme et social-libéralisme à la Tony Blair en suivant une tendance lourde qui ne cesse de s’aggraver depuis 20 ans. Ce choix d’orientation est une impasse majeure pour la gauche. Mais, du côté des forces critiques, sommes-nous allés au bout de nos ambitions ? Nous ne le pensons pas. Nous avons été, hélas, divisés et on en mesure les dégâts. Nous n’avons pas été non plus au bout de la réflexion en termes de projet et pas seulement de catalogue de propositions. Au fond, alors que la droite donnait cohérence et sens à ses valeurs inégalitaires et autoritaires, nous n’avons pas assez travaillé pour redonner à nos valeurs un sens moderne qui parle à des millions de gens. Au fil des années, on a vu la gauche ballottée entre la dominante du renoncement et la tentation, de-ci de-là, du repliement sur soi et de la conservation. Au final, la gauche s’est étiolée : elle s’est coupée des classes populaires et de la jeunesse ; elle a poussé aux marges de la politique les acteurs du mouvement social, les intellectuels, les artistes.

Le temps est venu de reprendre l’offensive, en prenant à bras le corps la question centrale : qu’est-ce qu’être de gauche dans les sociétés du capitalisme mondialisé ? Maintenons le fond de nos valeurs ; n’hésitons pas à changer ce qui doit l’être, hors de toute concession à la propension libérale. Quand le fossé se creuse entre les revenus du capital et ceux du travail, la condition première de l’égalité est remise en cause. Pour autant, notre aspiration égalitaire ne peut se limiter à la redistribution des richesses, elle doit élargir son horizon aux services publics, aux biens communs, aux territoires. La liberté ne peut se contenter de la nécessaire affirmation des droits individuels et collectifs, elle doit se fonder sur des moyens permettant l’autonomie des personnes, ce qui inclut l’information et la culture trop souvent négligées. Le travail doit redevenir un pivot de réflexion et d’identification de la gauche, ce qui suppose de raccorder, de façon plus active, la question incontournable du droit à l’emploi et celle des contenus et des formes de ce travail, de l’entreprise et de ses ressorts. L’écologie doit aller au-delà de la défense de l’environnement et inventer un nouveau type de développement interrogeant les choix de production et de consommation. La démocratie doit revenir au cœur d’une démarche de gauche : l’exigence de souveraineté du peuple appelle la rupture avec la V° République et son présidentialisme étouffant, le refus de l’étatisme et la valorisation de l’appropriation sociale et du service public, la prise en compte des aspirations des personnes à contrôler et décider au quotidien.Si tel est l’enjeu, il importe évidemment de savoir quelle gauche va donner le tempo. Est-ce la lecture – dominante pour l’instant en Europe – d’une gauche recentrée pour laquelle l’adaptation au libéralisme est le maître-mot ? Va-t-on suivre la voie sociale-libérale, de moins en moins sociale et de plus en plus libérale d’ailleurs, qui nous a conduits à l’échec, ici comme partout ailleurs en Europe ? Laissera-t-on s’opérer la dilution définitive du projet de gauche dans une alliance au centre – c’est-à-dire avec une fraction de la droite – qui représentera une nouvelle impasse et une nouvelle source de discrédit ? Ou bien ferons-nous le pari inverse, celui d’une gauche de gauche innovante et solidement arrimée à la perspective de la transformation de la société ?Notre critique radicale de l’option sociale-libérale n’implique aucune complaisance pour notre propre espace. Impliqués depuis longtemps dans les courants de la gauche critique, nous savons tout à la fois ce que les organisations recèlent de richesses militantes et d’engagement, et les carences qu’elles ont manifesté envers tout un pan de la réalité sociale.Nous avons connu de fortes expériences, dans le cadre du « rassemblement antilibéral » ou encore de ces grandes mobilisations qui n’ont cessé de défier les tenants de la dérégulation marchande. Voilà quelques années maintenant qu’altermondialistes, communistes, militants de la gauche radicale, écologistes, syndicalistes, féministes, républicains de gauche cherchent à se rapprocher, sans oublier naturellement tous ces socialistes avec qui nous avons réuni une majorité populaire contre le traité constitutionnel européen. Il faut s’appuyer sur ces acquis, les prolonger, mais il ne suffira pas de partir des cadres préexistants.À nouvelle période, ambitions et méthodes nouvelles. Moins que jamais, l’objectif est de juxtaposer les fragments de ce que l’on appelle parfois « la gauche de la gauche ». Dans un moment où le Parti socialiste risque d’aller jusqu’au bout de sa conversion aux vertus d’un libéralisme tempéré, laissant au bord de la route des milliers de militants et des millions d’électeurs, l’objectif est de faire converger l’ensemble de la gauche de transformation sociale pour que, le plus vite possible, son projet renouvelé s’impose à gauche. Rien moins que l’objectif de conquête d’une majorité à gauche ! Pour y parvenir, pas d’échappatoire : il faudra bien que cette gauche, hors de toute ambiguïté sociale-libérale, devienne de façon durable force politique. C’est le seul moyen de sortir des marges et de perturber le bipartisme en cours d’installation.Ce n’est pas à partir et autour d’une seule composante que nous reconstruirons le tout de la gauche de transformation. Nous n’y prétendons pas et nous n’avons pour toute ambition que de mettre nos énergies au service de cet objectif ; avec d’autres qui le partagent. L’essentiel est que, très vite, s’enclenche un processus de travail commun de forces et de sensibilités diverses. Son aboutissement pourrait être, à moyen terme, la tenue d’une réunion de type « États généraux », qui dira à la fois son ambition constituante — une gauche de changement et non d’adaptation — et la profondeur du mouvement enclenché. Pour être utiles à cette démarche, nous constituons aujourd’hui un lieu « passerelle » (www.maintenantagauche.org) et proposerons rapidement des rendez vous pour agir et élaborer ensemble. Un message nous unit : « Maintenant, à gauche ! ».

Clémentine AUTAIN (féministe, élue à Paris, app. PCF)
Eric COQUEREL (président Mars Gauche Républicaine)
Emmanuelle COSSE (journaliste, ex-présidente d’Act Up)
Claude DEBONS (ex-coordinateur collectifs du 29 mai)
François LABROILLE (élu régional IDF Alternative Citoyenne)
Roger MARTELLI (PCF)
Marion MAZAURIC (éditrice)
Claude MICHEL (syndicaliste)
Christian PICQUET (courant UNIR de la LCR)
Catherine TRICOT (communiste)
José TOVAR (syndicaliste).

Commentaires

Pingback de University Update - George W Bush - Maintenant, à gauche!
Date: 27 juin 2007, 18:07

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Commentaire de patrick
Date: 27 juin 2007, 18:26

À force de vouloir aller toujours à gauche (ou à droite) on fini par tourner en rond… Ne serait-il pas préférable d’aller de l’avant?… (Si la gauche valait mieux que la droite, ça se saurait!…)

Commentaire de Hervé LE FIBLEC
Date: 27 juin 2007, 18:46

Franchement, je ne vois pas tellement la différence avec Gauche avenir (www.gaucheavenir.org).

Si même ceux qui sont dans les mêmes démarches se dispersent en fonction de leurs “origines” et “cultures”, on est mal barrés !

En passant, un petit salut de ma part à François et José, que j’ai eu l’occasion de fréquenter et que j’apprécie beaucoup !

Commentaire de Didier
Date: 27 juin 2007, 18:52

Il n’y a rien à refonder en terme de valeurs : ce que vous écrivez là, c’est plus ou moins le programme du PCF ou de la LCR ou de Bové, etc.

Nous avons surtout un problème organisationnel, parce que gavés à l’individu-roi, 1° nous ne sommes pas capables de discipline, 2° les orgas politiques ne pèsent plus rien. Le moment venu, rien n’empêchera jamais 500 personnes de se tirer de leur côté, de faire liste à part et éventuellement de faire plus de voix que nous.

La question importante est la suivante :

Comment recréer une contre-société qui s’identifie à la gauche et qui fasse masse. C’est à dire un peu les associations-relais du PCF dans le temps. C’est à dire résoudre les problèmes d’individualisme sus-cité, et qui sont - hélas pour vous - plus ou moins dans le programme.

Commentaire de boris
Date: 27 juin 2007, 19:22

J’ai l’impression de relire le texte d’appel au rassemblement pour une candidature anti-liberale unique de décembre dernier.

” Nous avons connu de fortes expériences, dans le cadre du « rassemblement antilibéral » ” , expérience de voir que chacun pense qu’à son petit cul de candidat ???

“qu’altermondialistes, communistes, militants de la gauche radicale, écologistes, syndicalistes, féministes, républicains de gauche cherchent à se rapprocher” ben ils ont du mal à se trouver…faut-il faire don d’un GPS ???

Bon un nouveau parti à la gauche de la gauche alors ??? Donc si je compte ca fait 1. le facteur, 2. MGB (et les verts depuis peu), 3. José et compagnie, 4. clémentine et d’autres..
A vrai dire, on y comprend plus grand chose …

” l’objectif est de juxtaposer les fragments de ce que l’on appelle parfois « la gauche de la gauche ». ” Ou sont les autres représentants de la gauche de la gauche ?? faire sans eux ? ils sont OK ? j’ai pas l’impression qu’ils sont au courant lol

Bon un bis repetita depuis décembre 2006 sauf que là, le site du PC a viré son logo “la gauche anti-liberalle” , idem sur le site de MGB, cela reviendra dans 4ans 1/2, donc pour un rassemblement avec le PCF…

Exemple du grand n’importe quoi de l’extreme gauche, sur les sites officiels, cela mérite relexion :

- MGB : http://mgbuffet.org/ : “AVEC TOUTE LA GAUCHE”

- Le facteur : http://besancenot2007.org/ : “100% A GAUCHE”

- JB : http://www.unisavecbove.org/ : “UNE GAUCHE NOUVELLE” en article de tête.

Donc pour des positions aussi proche, comment peut - on ne pas se mettre d’accord, ni même se parler tout simplement ???? Heu j’ai mon idée, mais bon je me répète.

Bise,

Commentaire de boris
Date: 27 juin 2007, 19:56

Au fait, toujours pas d’article sur le clash au PS, pourtant l’actualité est croustillante , non ?

Ségo : “Le Smic à 1.500 euros brut dans cinq ans ou la généralisation des 35 heures sont deux idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j’ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n’ont pas été du tout crédibles.”

Sego et bayroux vont s’entendre à merveille…

Cela ne vous donne pas envie de réagir ?? c’est vrai qu’il ne faut pas jeter le bébé avec l’eau du bain..et trop critiquer le PS par la même occasion, les futurs adhérents de votre nouveau mouvement politique sans doute…

Commentaire de frmwa
Date: 27 juin 2007, 20:36

On verra bien ce qui en sortira. Là encore on enfonce le clou de l’antilibéralisme. Il faudrait procéder à une vraie remise à plat sans tabous ni vaches sacrées. Poser les questions de l’initiative privée, de l’entreprise, de la création de richesses - qui ne s’opère plus (uniquement) dans de gros conglomérats sidérurgiques ou autres. Bref envisager les rapports avec la réalité d’aujourd’hui. On l’évoque au début de l’article par rapport à la mondialisation pour un peu l’évacuer vers la fin derrière le paravent de cet omniprésent antilibéralisme comme hypothétique ciment.

Je cite P. Rosanvallon:
“Il y a un besoin énorme de refondation intellectuelle. Pour avancer, il faudra multiplier les enquêtes et les travaux de sciences sociales. Dans la période qui vient, la République des idées entend donc développer sa production et aussi «déprovincialiser» la réflexion française, trop souvent enfermée dans un cadre mental hexagonal. Nous lancerons à l’automne un site Internet ayant pour but de rendre compte de la production d’idées nouvelles partout dans le monde, et nous participerons aussi à l’animation de nouveaux forums comme celui que nous avions organisé à Grenoble il y a un an.”
Et encore:
“La gauche doit passer d’un «socialisme du statut», fondé sur des collectifs protecteurs, à un socialisme du soutien aux trajectoires individuelles, donnant aux individus les moyens de sécuriser leur histoire. La société n’est plus constituée de groupes stables et cohérents. Il ne s’agit pas de dire par là que nous sommes passés d’une société de classes à une société d’individus. Il y a évidemment toujours du social, mais c’est la façon de «faire société» qui a changé.”
L’article complet: http://www.liberation.fr/transversales/weekend/262977.FR.php

Attendons que tout cela se décante un peu pour voir les idées fortes qui émergent (s’il y en a) - mais pourquoi pas ? et si l’on ne se contente pas de resservir toujours les mêmes dans de nouveaux oripeaux.

Commentaire de Mouton Noir
Date: 27 juin 2007, 20:56

Camarade Clémentine, la nouvelle force dont tu appelles la création de tes voeux, a-t-elle vocation à présenter des candidats en son nom ?

OUI ou NON ?

La réponse conditionne beaucoup la suite…

Commentaire de Camille Rodriguez
Date: 27 juin 2007, 21:06

Moi je suis tout à fait OK pour des luttes unitaires…mais pas touche au PCF…

Hasta siempre lucharo con el Partido Communista Frances !

Vamos con fuerza hacia el centenario de 2020 !

Commentaire de bolivar
Date: 27 juin 2007, 21:10

Enfin ca bouge!et dans la bne direction.
D’aucuns(unes) disent que Clémentine ne fait qu’écrire et parler et que tt cela est bien beau mais qu’ il faut agir!
Et hop qd Clémentine et les signataires proposent de se rencontrer pour se bouger et agir ca fait également râler!!
ALORS IL FAUDRAIT SAVOIR!!!
En tout cas moi je souscris à l’appel Maintenant, à gauche ,je ne sais pas si je pourrais être present le 7 juillet (malgrés le tgv strasbourg est loin!) en tout les cas je soutiens totalement

Commentaire de ropib
Date: 27 juin 2007, 21:39

“Face à ce projet de rupture conservatrice et ultra-libérale, avons-nous porté la réponse au niveau souhaité ?” Le projet de l’UMP n’est pas libéral.

“Le temps est venu de reprendre l’offensive, en prenant à bras le corps la question centrale : qu’est-ce qu’être de gauche dans les sociétés du capitalisme mondialisé ?” Il faut proposer le libéralisme d’abord pour recentrer le débat qui, si si, est en train de partir à droite (capitalisme, thésaurisation, territorialisation, féodalité, monarchisme) dans la société civile. L’affrontement prolétariat/patronnat est là-dessus toujours dans cette logique de territoire. Il faut trouver un équilibre entre l’investissement qui permet la création de projets collectifs mais qui permet aussi de les abandonner en route, et les salariés qui permettent de faire vivre le projet collectif et non de se restreindre à leur tâche. Il n’y a pas à penser l’attache à un poste comme un objectif et il faut reconnaître la compétence de manière générale: désormais le salarié prend aussi un risque à travailler à un projet. Le capitalisme gangrenne actuellement les syndicats eux-même car ils ne le dénoncent qu’en terme financier alors que dans beaucoup on retrouve des comportements féodaux.

“la condition première de l’égalité est remise en cause” mais comme celle de la liberté ! Si la liberté engendre les conditions de sa disparition c’est cette disparition qui pose problème, pas la liberté elle-même justement. Le libéralisme ce n’est pas la concurrence laissée à elle-même… Si on prend l’image du sport on se rend compte qu’une femme et un homme ne participent pas à la même compétition de 100m, les enfants non plus… c’est à dire que lorsque la situation n’est pas identique pour tout le monde la concurrence non faussée exige de “défausser” la condition de départ. Il y a suffisamment de place dans cet espace pour permettre la politique et ne pas accepter “le pragmatisme” hypocrite et tant à la mode pour faire croire qu’il n’y a pas d’idéologie ni d’explication à fournir de la part des politiques.

“ce qui inclut l’information et la culture trop souvent négligées” La Culture est-elle un objet en soi ou un exercice ? Je pense que l’exigence d’exercice que la vie nous amène est oublié, et que les conditions d’un échange généralisé ne sont pas remplies. Maintenant il faut bien faire attention car “asséner” scolairement ou administrativement des vérités ne sert qu’à exterminer la Culture. Là il faut être plus précis, plus ambitieux peut-être: une modification profonde de la société peut être nécessaire tandis que des outils de masse sont encore à notre disposition.

“la question incontournable du droit à l’emploi” Quand aura-t-on des déclarations sur le devoir de l’emploi. On a pas le droit de travailler si on en a envie, il faut travailler, c’est tout. Le plein-emploi c’est ça: reconnaître le caractère indispensable du travail. A partir de là inventer une obligation rend forcé le droit à l’application de cette obligation: on ne peut pas reprocher à quelqu’un de ne pas suivre la loi lorsqu’on l’en empêche par ailleurs.

La “gauche de la gauche” se fourvoie souvent dans des causes humanitaires qui brouillent toute lecture. L’humanitarisme a lieu lorsque la politique est défaite et ne peut donc pas représenter une politique. Ce doit être une exception de l’action politique et non son maître-étalon. Assister des gens qui sont hors-détermination ce n’est pas penser l’auto-détermination et une capacité de se sentir à l’aise avec la responsabilité. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut pas trouver des solutions de retour à des conditions permettant l’auto-détermination, au contraire.

Je crois que de manière générale être de gauche c’est comprendre que c’est l’autre qui permet d’être soi-même (tandis qu’à droite l’autre est un adversaire a priori et la société un accident). Et que par extension le déséquilibre amène au désordre (l’ordre n’est pas une valeur de droite, l’essence de l’ordre par la force est de droite), et halliéner l’autre c’est se déshumaniser soi-même. Dénoncer seulement l’individualisme c’est oublier la lassitude naturelle à toute projection collective lorsque son sens vient à manquer de clarté, en particulier lorsque toutes le communications publiques se font dans le sens inverse.

C’est mon opinion bien-sûr. Mais rejeter le libéralisme pour proposer l’administratisme à la place du capitalisme n’est pas intéressant (et nie tout autant l’idée de service, qu’il soit publique ou privé, pour proposer son industrialisation). “une gauche de changement et non d’adaptation” Je suis tout à fait d’accord, les politiques démissionnaires doivent cesser, la démocratie est toujours à inventer, la Révolution de 89 n’est simplement pas terminée mais essaye juste de devenir calme, ce qui n’est pas un mal. Liberté, égalité et fraternité restent des objectifs, le drapeau bleu-blanc-rouge a tout son sens, le libéralisme des Lumières a été détourné par les capitalistes souverainistes.

Je vous rappellerai une citation de Royal que vous voulez forcément accuser: “Car nous sommes de ce pays, la France, qui vota la liberté du monde et où l’on fit une constitution en pensant à l’univers entier.” Je ne sais pas si c’est aussi une citation de sa part mais je crois que cette phrase était centrale dans ce qu’elle proposait. (quand je pense qu’elle était accusée d’être de droite voir de fascisme lorsqu’elle rappelait les principes révolutionnaires… non mais des fois! faut-il vraiment vouloir se battre d’abord contre ses alliés, Sarkozy connait sans doute la maxime “les ennemis de mes ennemis sont mes amis”)

Commentaire de Gilles
Date: 27 juin 2007, 21:54

“Nous ne prétendons qu’à participer à la création d’une force nouvelle et non à être le lieu à partir duquel tout le monde doit converger.” Dixit Clémentine.
Houlala ! Si tout monde convergeait à partir du même lieu, on risquerait de faire la route ensemble pour arriver au même endroit ! Bigre…
Heureusement, il y a le parti communiste français, où le plus important n’est pas de faire des phrases..

Commentaire de alain de nantes
Date: 27 juin 2007, 22:28

oui, la Résistance commença tout aussi “ridiculement” que tout çà:

chaque groupuscule de gens “politiquement séduisants” pense pouvoir être un foyer pour rallumer les feux de l’espoir , tandis qu’il fait bien noir…

Le problème, c’est que “personne” quand on s’aventure “à gauche de la gauche”, ne possède le “capital humain” d’un véritable “Parti porteur de volonté populaire”, et chacun croit pouvoir ou devoir “débaucher” ceux déjà “constitués” comme tels au PCF.

C’est rêver de “déconstructions” sans avoir pensé suffisamment “loin” pour “devenir constructeur”:

Pour moi, il faut “féconder les existants”, en simplement (mot affreux !) revendiquant plus de “principes républicains” partout y compris dans la façon de rassembler des “camarades”: il faut nous traiter en “citoyens”!

ce dont crèvent les partis “de gauche”, “vous” en crèverez aussi, si vous n’apportez pas le “remède républicain”:

pour moi il s’en trouve de fortes doses chez “etienne chouard”, (entre autres).

…et je suis encarté communiste !

Commentaire de JEFF
Date: 27 juin 2007, 22:51

Le problème principal de tout mouvement reste l’ambition personnelle qui “écarse” tout sur son passage (relire les évènements passés : “mort” d’ATTAC, “mort” du collectif antilibéral, peut-être “mort” du PS et ainsi de suite…)…
La seule et unique solution (impossible pour le moment, me semble-t-il) serait de trouver (prions mes soeurs et mes frères !) une personne ou un groupe de personne désinteressée (justement) de sa personne et voulant oeuvrer (pour de vrai !) pour le bien commun.
Je ne vois personne (ou tout le monde, ce qui m’inquiète davantage !) se le ver dans le salle !
Tant que les intérêts partisans dominent, (et je ne vois pas de signes qui iraient dans une autre direction) comment construire quelque chose qui réponde à l’intérêt du plus grand nombre et surtout à celui des moins fortunés ?
Le comble étant que ce sont les “pas moins fortunés” qui décident de tout cela à leur place ! Et que comme ceux-ci n’ont pas de problème majeur à la fin du mois, ils ne sont pas spécialement “pressés” que quoi que ce soit avance !
Oui, je suis un déçu des mouvements altermondialistes, des mouvement antilibéraux ! Bien que je crois profondément à l’urgence d’une société plus humaniste (et là il y a du boulot et une urgence que les leaders de gauche ne semblent pas concrêtement prendre en charge !)
Rassemblons nos forces mais pour construire et non pour prendre le pouvoir ou le contrôle de tel ou tel mouvement pour “briller” ou pour satisfaire son ego !!

Commentaire de Duc et Noix
Date: 27 juin 2007, 23:52

Assez ! Assez ! Assez ! Assez ! Assez ! Assez ! Assez ! Assez ! Assez ! Assez !

Assez de textes venant des people de gauche qui se ressemblent tous. Agissez d’abord en conformité avec ce que vous proclamez !

Un exemple, au hasard. Plus bas il y a un appel à pétitionner pour Schneidermann et Arrêt sur images. Alors qu’il y a une pétition qui rassemble déjà plus de 100 000 signatures, vous donnez le lien vers une pétition de people de gauche. Marre !

Dans votre énième appel, qui ressemble à tant d’autres, vous évoquez la question des médias. Et dans la pratique, au lieu de vous pencher sérieusement sur la question du pluralisme des médias, avec des assos comme Acrimed ou autres organisations qui ont des choses à dire sur le sujet, vous accourez dès que vous avez la possibilité de passer dans la boîte à cons, y compris lorsqu’il s’agit d’émissions de guignolade dans lesquelles on ne peut pas faire passer la queue d’une idée.
Aucune différence avec le facteur sur le sujet. Jamais Besancenot n’a désigné nommément Bouygues, Bolloré, Arnault et consors dans les médias que possèdent ces magnats de l’industrie.
Il dénonce le capitalisme, certes, mais les noms, il ne les cite pas en dehors des meetings, là où on ne prèche que les convaincus. À la télé, aux Grosses têtes de RTL, faut pas y compter…

Oui, vraiment marre des discours venant d’en haut. À la gauche du PS on retrouve les mêmes ambitieux carriéristes qui jouent les rebelles !
Marre ! Marre ! Marre !

Commentaire de Jacques Dominique
Date: 28 juin 2007, 1:27

Le bazar

La marchandise à gauche est très diverse. Nous avons souffert et échoué d’avoir voulu un supermarché qui écrasait 125 articles et de la réclame pour les électeurs.

Une coopérative serait pour l’heure le garant de produits de qualité, production d’artisans.

Bien sûr les jours de marché nous serions unis en un bazar qui nous ressemble et occupe la place.

Salut et bienvenue à Maintenant à gauche, je suis sûr qu”il apportera tout comme les autres une saveur qui nous manquait.

“Jadis, si je me souviens bien, ma vie était un festin
A moi les cÅ“urs s’ouvraient, les vins coulaient à flot

Un soir j’ai assis la beauté sur mes genoux
Je l’ai trouvé amère et je l’ai injuriée

Je me suis armé contre l’injustice
Je me suis enfui

ô sorcières je vous ai tout donné”

Domino

Commentaire de lucien matron
Date: 28 juin 2007, 6:55

Bon texte auquel je souscris. Mais je souhaite attirer l’attention sur le fait que tout ne peut pas se passer à Paris…Beaucoup de militants de province sont intéressés par les débats…Internet permet de communiquer mais pas de débattre en direct, ce qui est tout de même bien plus intéressant.

@Camille Rodriguez, pour son post précédent. Je ne vois pas ce qui vous permet de qualifier les adhérents de la FSU de socio-démocrates alors que les enquêtes effectuées à la sortie des bureaux de vote pour le premier tour de la présidentielle montrent que les adhérents de la CGT ont voté à 42% pour Ségolène Royal, plus de 10% pour Sarkozy et plus de 10% pour Le Pen…( source CSA-CISCO)…

Commentaire de Alain
Date: 28 juin 2007, 9:26

Clémentine …..laissez tomber Bellaciao ….quand je vois les commentaires sur le dernier article avec des photos arrangées et un lien pour une vieille histoire de commentaires pas effacés …lamentable …
Il est normal que ces gens etroits d’esprit aient perdu les élections ….je leur avait prédis une baffe monumentale :.. ils l’ont eu et c’est tant mieux . Une telle bétise en politique montre une seule chose …ne pas s’unir avec “eux” ….
Pour ma part je pense que c’est vous qui avez raison . Il faut créer un grand parti altermondialiste écologiste et antiliberal avec des gens de gauche ouverts et non tentés par des dogmes d’un autre siecle .
Continuez dans ce sens je serai avec vous .Et j’aurai toujours plaisr à vous lire .
Alain

Commentaire de frmwa
Date: 28 juin 2007, 9:27

Eh bien c’est pas gagné. Que ceux qui ont peur que la gauche au pouvoir perde son âme se rassurent, c’est pas demain la veille. Tant qu’on en restera à distribuer des étiquettes, à invectiver ses petits camarades et à envoyer des pavés dans les carreaux de la maison voisine, on est pas sorti de l’auberge.

Commentaire de Bruno Cadez
Date: 28 juin 2007, 9:32

Le texte est intéressant, utile à la réflexion sans aucun doute. Le problème, comme le font remarquer quelques intervenants très justement, c’est qu’il est une fois encore le fait de quelques “vedettes” parisiennes de la gauche antilibérale qui n’ont pas permis, l’hiver dernier, d’aboutir à l’unité espérée. Qui plus est, je ne suis toujours pas convaincu des arguments sur la “vraie gauche”, qui assimile un peu trop vite quelques dirigeants socialistes avec l’ensemble de ce parti, et passe un peu vite sur les réflexions qui ont cours en son sein. L’appel Gauche avenir (www.gaucheavenir.org) s’adresse lui aux militants et sympathisants de l’ensemble de la gauche.

Commentaire de Richard
Date: 28 juin 2007, 10:18

Pour ne pas se mettre en colère, il faut lire l’article de Frédéric Lebaron dans “Le Monde diplomatique” de juillet, page 4 (l’article n’est hélas pas sur le Web du mensuel). On y lit qu’au sein de la “gauche de gauche”, les clivages demeurent importants sur la construction européenne, sur la politique énergétique, sur la République, sur le communautarisme, sur les formes d’organisation militante plus ou moins centralisées, sur la référence au communisme. Que ces clivages renvoient à des ancrages sociaux eux-mêmes différenciés et qu’une convergence entre ces diverses (petites) forces ne va pas donc de soi.
“Sous la pression de l’urgence sociale, l’autodépassement des petites organisations dans un mouvement à la fois populaire, unitaire et démocratique va-t-il devenir possible ?”, s’interroge Frédéric Lebaron en conclusion de son article.
Pour ma part, je pense que Non. Mais je suis plutôt de nature pessimiste !!!!!

Commentaire de Matt
Date: 28 juin 2007, 11:26

Ce texte est tout a fait interessant et j’y souscris des deux mains. Mais le probleme c’est la convergence des différentes forces de gauche. On l’a bien vu lors de la tentative de candidature unitaire. dès qu’il s’agit de toucher aux appareils de parti, les différentes chapelles se rétractent et chacun reste chez soi. Il faudrait arriver à créer un force comme en Allemagne avec le PDS qui pèse un certain poid dans l’electorat. Mais je pense que l’emergence d’un tel mouvement en France est conditionné par l’avenir du Ps. Si le PS explose et que les DSK, segolene royal et compagnie rejoignent Bayrou dans un parti démocrate alors la gauche du ps (Melanchon, emmanuelli, …) pourrait rejoindre une partie de la gauche radicale pour mettre en place un mouvement comme Die Linke. Mais il manque une condition : une proportionnelle aux legislatives. sans cela , la bipolarisation sera toujours en oeuvre et les autres forces de gauche seront ineluctablement laminé

Commentaire de Vincent
Date: 28 juin 2007, 11:36

On prend les mêmes et on recommence !
Votre volonté de “rassemblement” (un de ces termes dont on commence à devenir allergique et qui donne le vertige de par son vide de sens, comme “refondation”…) est peut-être sincère.
Mais, cette volonté émise par le “haut” n’aboutira jamais à rien d’autre qu’à un rassemblement de bo-bo…
Le rassemblement de la gauche ne se décrète pas. Il faut en créer les conditions avec les gens qui y ont vraiment et collectivement intérêt : les prolos pour ne pas les nommer. Il faut donc être auprès d’eux, dans les quartiers et les entreprises et cesser cette boulimie de réunions et de contributions, forcément improductives parcequ’inutiles dans le fond !! (je m’emballe un peu mais j’ai le sentiment que la confrontation des forces de gauche entre elles est devenu la finalité de ce rassemblement).
J’en ai été, eh bien je n’en serai plus dans les conditions que vous reproduisez aujourd’hui.
Le rassemblement, j’essaierai d’y oeuvrer à mon niveau de militant du pcf, avec les gens de BONNE volonté, qui ont à coeur la transformation sociale de notre pays et non le carriérisme.

Commentaire de Alex
Date: 28 juin 2007, 12:14

Très bien Clémentine ! Il faut s’attaquer à une profonde réforme de l’Europe. L’UE actuelle, non démocratique, interdit en effet toute politique alternative à l’ultralibéralisme, de par les règles mêmes des Traités, confirmées et renforcées dans la nouvelle Constitution (sans le nom) qu’on nous a annoncée.
Il faut être sur ce terrain Clémentine, dénoncer et construire une autre Europe

Commentaire de Georges Boutolleau
Date: 28 juin 2007, 12:55

ENTRE PLURALISME ET CACOPHONIE
On se prépare brillamment à redevenir inaudibles!!!!

http://www.maintenantagauche.org

http://www.gaucheavenir.org/

Et d’autres encore??

Commentaire de caballero
Date: 28 juin 2007, 16:11

Je ne crois pas que l’on puisse comparer la démarche de “maintenant à gauche” et celle de “gauche avenir”.
“Maintenant à gauche” est, qu’on le veuille ou non, issu du formidable mouvement des collectifs anti-libéraux de l’automne 2006. C’est à dire d’un rassemblement de sensibilités multiples, de citoyens divers qui ont travaillés ensemble pour élaborer les “125 propositions”, qui ont organisés des meetings puissants. Le rassemblement s’est cassé la gueule, à cause des stratégies des partis, mais il a existé et ce qui a été bâti ensemble demeure.

“Gauche avenir” c’est tout autre chose. Cet appel rassemble plusieurs notables de gauche, essentiellement PS et PC, qui n’ont jamais cru au rassemblement anti-libéral, voire qui le combatte (Gayssot, Grador, Brunel) ou le méprise (Laignel).
Toute tentative de rassembler la gauche de transformation sociale est méritoire, mais il me semble que “Gauche avenir” est plutôt un gadget déconnecté de ce qui s’est réalisé depuis 3 ans.
Jean

Commentaire de j.b
Date: 28 juin 2007, 17:20

Il serait peut-être intéressant , je l’ai déjà écrit sur ce blog , de laisser tomber l’expression anti- libérale au profit ,d ‘ anti -capitaliste .
en effet , vous n’êtes pas sans savoir que l’idée libérale n’est pas condammnable en tant que telle , un libertaire ou un anarchiste peut-être libéral en ce qui concerne les moeurs de vie . Il existe d’ailleurs différentes formes du libéralisme , celui de Keynes opposé au libéralisme classique des conservateurs , celui de Hayet opposé au libéralisme constructiviste .
le capitalisme désigne le système économique réellement existant ( capitalisme financier ) ;
c’est d’ailleurs dans la perspective de distinguer la réalité capitaliste de l’idéologie libérale que les socialistes du19 eme siecle vont introduire cette notion : ils vont montrer que la réalité c’est bien le capitalisme et que cette réalité n’a que peu de choses à voir avec l’utopie libérale . Ce système est fondé comme tout le monde le sait sur la propriété privée des moyens de production et est surtout caractérisé et de plus en plus par une logique d’accumulation sans fin du capital qui suppose la création permanente de plus value et de profit ( actions , délocalisations , golden parachutes ect ) ainsi que la marchandisation des valeurs et des biens susceptibles de satisfaire les besoins ( jusqu’aux organes humains ou gènes dans certaines parties du monde ) .
Alors pourquoi pas anticapitaliste tout simplement .

Commentaire de Jennifer83
Date: 28 juin 2007, 17:58

Bonjour,

J’ai eu la même réaction qu’Hervé Le Fiblec et Georges Boutolleau. Personnellement, je suis une sans parti fixe, plutôt alter, j’ai soutenu le PC à cette élection présidentielle, et après la présidentielle, je n’attendais que ce type de mouvement. Dès que j’ai connu gauche avenir, j’ai signé l’appel. N’y aurait-il pas un moyen que vous discutiez avec gauche avenir et que se crée un mouvement unique, d’où sortirait un projet de gauche, dans lequel nos principes et idéaux seraient réaffirmés.
En plus, vous avez la chance d’être tous à Paris et de pouvoir vous rencontrer facilement, ce qui n’est pas le cas de bon nombre de provinciaux, pour qui venir à ce type de rencontre coûte cher.
Aidez nous à nous unir !
J’ai beaucoup de mal à croire que le PS va se refonder. si nous continuons à nous disperser, nous risquons d’encore passer notre tour. Et personnellement, j’en ai marre.
Nous sommes nombreux à vouloir nous investir concrètement dans un parti, mais lequel ? Utilisons ce type de mouvement pour montrer que nous sommes capables de nous unir.
C’est la seule solution. nous devons être une force par le nombre pour nous imposer face à la politique libérale que nous allons nous prendre en pleine bouche. je ne voudrais pas être alarmiste mais c’est maintenant ou jamais, nous avons 5 ans pour réveiller les français et les rassembler autour d’un projet cohérent et audible.

Merci de nous informer des suites que vous donnerez à nos remarques, et si d’aventure, l’union n’est pas possible, pourriez-vous nous expliquer pourquoi.

Commentaire de toc 100% OK avec Bix l’écolo
Date: 28 juin 2007, 17:59

LA GAUCHE DU RIEN PAR CLEMENTINE ET SES POTES

Blog de Bix/ Par Adrien, jeudi 28 juin 2007

Il arrive parfois de tomber sur des pépites. Ça m’est arrivé ce matin en découvrant l’appel Maintenant, à gauche ! de Clémentine Autain et d’autres “antilibéraux”. Tout y est dans ce texte, de la cécité politique à l’arrogance d’avoir raison. Incroyable.

La double défaite électorale est sévère. Le sursaut au 2° tour des législatives confirme que la présidentielle était davantage le reflet de la faiblesse du projet de la gauche que d’une droitisation en profondeur de la société. Il s’agit de la première marque de résistance aux premières mesures annoncées par la droite.

Ça décolle fort dès la deuxième phrase, on sent les auteurs très haut, loin de la réalité. Avec la troisième phrase, ce n’est plus un avion, c’est une navette spatiale. Par ces premières phrases, l’autoproclamée “gauche de la gauche” vit dans le mythe d’une société qui attend la vraie gauche, cette gauche radicale dont on sait qu’elle résoudra tous les problèmes, résorbera la dette publique, amènera la paix dans le monde et rendra illégale la gueule de bois.

Le reste du texte est à l’avenant. Évidemment, je partage les buts d’égalité, de partage des richesses, etc. Il est de toute façon difficile d’être en désaccord avec ça (c’est moi qui souligne le passage très drôle sur l’écologie) :

Pour autant, notre aspiration égalitaire ne peut se limiter à la redistribution des richesses, elle doit élargir son horizon aux services publics, aux biens communs, aux territoires. La liberté ne peut se contenter de la nécessaire affirmation des droits individuels et collectifs, elle doit se fonder sur des moyens permettant l’autonomie des personnes, ce qui inclut l’information et la culture trop souvent négligées. Le travail doit redevenir un pivot de réflexion et d’identification de la gauche, ce qui suppose de raccorder, de façon plus active, la question incontournable du droit à l’emploi et celle des contenus et des formes de ce travail, de l’entreprise et de ses ressorts. L’écologie doit aller au-delà de la défense de l’environnement et inventer un nouveau type de développement interrogeant les choix de production et de consommation. La démocratie doit revenir au cœur d’une démarche de gauche : l’exigence de souveraineté du peuple appelle la rupture avec la V° République et son présidentialisme étouffant, le refus de l’étatisme et la valorisation de l’appropriation sociale et du service public, la prise en compte des aspirations des personnes à contrôler et décider au quotidien.

Seulement, il y a les buts et il y a les moyens. Comment fait-on ? Est-ce qu’on fait de la politique pour changer et améliorer le monde tel qu’il est ? Ou est-ce qu’on décide de parler du monde tel qu’on aimerait qu’il soit ? Tout comme les innombrables appels à l’union de la “gauche de la gauche”, ce texte vit en pleine mythologie militante et ne propose fondamentalement rien, à part d’être “radical”.

Qu’est-ce qu’être “radical” ? Bonne question. Est-ce se cantonner à une position de principe, absolue, non négociable ? Est-ce sinon chercher à établir les rapports de force pour pouvoir peser dans le bon sens et modifier les politiques publiques, afin d’aider concrètement et rapidement, sans attendre, les personnes qui en ont le plus besoin ? Je vous laisse répondre.

Le plus drôle dans tout ça, c’est qu’en parlant de sursaut salvateur pour le deuxième tour des législatives, Clémentine et consorts se réjouissent finalement que des dizaines de députés socialistes soient élus. Ces mêmes députés dont ils chient dans les bottes à longueur d’année, les traitant de “social démocrates”, de “blairistes”, de “social libéraux”. Rendez-vous compte, certains osent même dire qu’il est scandaleux de se poser la question de la pertinence d’une mesure telle que le smic à 1500 euros ! C’est dire s’ils sont de droite ses salauds de socialistes.

Peu importe, la vérité selon Clémentine et ses copains, c’est que les gens ont voté socialiste parce qu’ils n’avaient pas le choix. Qu’est-ce qu’ils aimeraient voter, sinon, pour des gens qui promettent des tas de choses incroyables, comme par exemple la “résistance”. C’est pas tentant la résistance ? Hein ? Il faudrait revenir, à l’occasion, sur l’emploi et l’abus de ce mot complètement galvaudé, porteur de défaite et d’échecs à venir qu’on ne peut que retarder héroïquement, debout face à l’adversité. Le syndrome Fort Alamo fait des ravages dans cette gauche de la gauche.

Nous n’avons pas perdu cette séquence électorale parce que “nous n’étions pas assez de gauche”. Nous avons perdu parce que nous avons été incapables d’apporter des réponses satisfaisante à des problèmes vécus par une majorité de la population. Nous n’apportons pas de réponses plus satisfaisantes en revendiquant le smic à 2000 euros, la semaine des 3 jours et la régularisation des sans-papiers du monde entier.

-source: http://www.blogdebix.net/index.php/2007/06/28/1240-la-gauche-du-rien-de-clementine-et-ses-potes

Commentaire de pouiboucayougenou
Date: 28 juin 2007, 20:04

Désolée de passer par ici pour poser cette question mais l’adresse mail pour contacter sans passer par un commentaire ne fonctionne pas ?! Mais comment faire? par avance merci !

Commentaire de UnDS
Date: 28 juin 2007, 21:09

IL FAUT SE REVEILLER !!!
Le monde a changé !
L’ultra libéralisme a prouvé son inefficacité en 1930 !
Le communisme l’a entériné, lui, avec la chute du mur de Berlin !
Le programme de Sarkozy n’a rien de libéral, ni même rien d’économique du tout !
C’est un embrouillamini médiatico-populiste pour retraités, qui n’est même pas capable de convaincre un patron d’entreprise !!!
Qui croit qu’avec sa mesurette sur les heures sup. on va atteindre le plein emploi?
Par contre arrêtons de ressortir les vielles recettes éculés. La quantité (125) ne remplaçant pas la qualité.
OUVRONS LES YEUX !!!
La mondialisation existe, on ne peut l’ignorer. L’immigration existe, les Africains viennent s’échouer de plus en plus nombreux en Europe au péril de leur vie. La guerre est là, le terrorisme n’est qu’une variante de la Guerrilla. Le profit à tous prix, pollue la planète.
Et ils n’y a plus de révolutionnaires en France, nous sommes trop gras !
IL FAUT REINVENTER NOTRE SOCIETE !!!
Toujours plus ou toujours mieux ?
Emplois subventionnés ou emplois verts (non dé localisable et écolos) ?
Régularisation des sans papiers ou co développement ?
Lutte anti terroriste ou échanges culturels ?
Capitalisme financier ou sociétés éthique ?Fonctionnaires ou sociétés à rentabilité sociale ?
…

Commentaire de may picqueray
Date: 28 juin 2007, 21:11

richard
abonné au monde diplo, j’ai lu l’article de frederic lebaron
c’est vrai que son analyse peut rendre pessimiste, mais comme nous sommes des acteurs du mouvement social, nous ne pouvons qu’être optimistes.
Les pessimistes sont des spectateurs.

Commentaire de frmwa
Date: 28 juin 2007, 22:44

@J.b.
Pourquoi pas anticapitatalisme tout simplement ?

Parce que cela ne semble pas si simple.
Je cite Michel Onfray pour montrer que là, sur ces deux notions il n’y a pas consensus. Ce qu’il dit me semble plutôt juste. Ou disons, plutôt je me pose les mêmes questions. Quels échanges envisager en dehors du capitalisme ?

“Moi je suis un anti-libéral absolu. En revanche moi, je ne suis pas anti-capitaliste, car le capitalisme c’est la possibilité de créer des richesses avec des gens qui possédent, qui investissent.. alors je ne vois pas d’alternative à ça… ou alors qu’on me le dise ! si il y a quelque chose de franchement alternatif, je suis preneur. Comment on fait quand on veut en finir avec le capitalisme ? on va abolir le capital comme ça ? en faisant une loi en disant le capital est aboli… non le capitalisme est pas né un jour, il est consubstantiel aux échanges, c’est comme ça depuis le début, depuis l’origine. […] Si on me dit aujourd’hui “on peut changer/supprimer le capitalisme”, alors je suis preneur.”
L’intervention complète:
http://endehors.org/news/michel-onfray-et-son-capitalisme-libertaire-a-gestion-etatique

Commentaire de GADJO
Date: 28 juin 2007, 23:13

VU QUE JE SUIS “BLACKLISTE” POUR LA X IEME SUR BELLACIAO APRES MON COMMENTAIRE SUR LE “X IEME ” retour du retour du retour de l accident de chasse,je veux dire a Alain qu il a raison ,faut vraiment ne plus se prendre la tete avec eux , ils sont IRRECUPERABLES ET CE N EST VRAIMENT PAS AVEC EUX QUE L ON POURRA RECONSTRUIRE QUELQUE CHOSE ! ! ! ! ILS SONT DESESPERANTS ! ! ! gadjo

Commentaire de Renaud
Date: 29 juin 2007, 0:43

Bonjour,
J’espére que vous condamnerez comme il se doit la derniére “interjection déplacée ” de sieur Devedjian (et sa posture de victime “déplorant la diffusion (..) d’images volées lors d’une conversation privée”.)

Salutations.

Commentaire de adonis
Date: 29 juin 2007, 3:05

Bonjour Clémentine…………Du point de vue d’un simple sympathisant de gauche comme moi (non militant……non encarté, ce qui est logique pour un sympathisant ;-) :-D), je trouve excellent la création de ce groupe de réflexion………et j’attends de voir son efficacité. En espérant que ce ne soit pas un énième groupe de réflexion qui s’ajoute aux autres existants……..mais bon , c’est plus constructif que de ne rien faire ;-)………..Sur ce, gros bisous à la gauche de votre joue gauche ;-)

Commentaire de Sylvain Miachon
Date: 29 juin 2007, 6:45

Et si on commençait à parler de “gauche décomplexée” ?

Mais pour cela, il faudrait cesser ces ridicules divisions, subdivisions et cissions devant un miroir…

Bon courage !

Commentaire de billard
Date: 29 juin 2007, 7:06

marre!!
de bellaciao!qui crache sur toute tentative d’Unité!
“ils” veulent du pc pur jus c’est leur droit et liberté!mais bon est ce que toute fin justifie des moyens limites!
ils aiment pas Bové ok mais reconnaitre aussi ses qualités est trop demander à minima?
je lirais plus bellaciao
pour moi c’est “ciao”
et vive l’Unité!

Commentaire de Xavier Dumoulin
Date: 29 juin 2007, 7:20

Agir en hommes libres

Depuis les premières générations de socialistes révolutionnaires, il est d’usage à gauche de marquer son territoire idéologique à l’encre rouge. Karl Marx, le premier, s’insurgeait contre les anarchistes avant de s’en prendre au programme platement réformiste des socialistes allemands. Son gendre, Paul Lafargue, à qui l’on doit l’importation en France d’un pseudo-marxisme, dogmatique, mécaniste et sectaire, très éloigné de l’oeuvre originale et géniale, fut avec Jules Guesdes un terrible pourchasseur des hérésies socialistes au premier rang desquelles, jugeaient-ils alors, figurait la puissante pensée de Jean Jaurès. Il fallut des hommes comme Edouard Vaillant - lui-même originairement blanquiste et donc à la fois jacobin, patriote et révolutionnaire - pour concilier enfin les protagonistes. Et je pourrais citer les interminables polémiques entre “possibilistesâ€? et guesdistes dans toutes leurs nuances, comme celle qu’incarnait alors Jean Allemane, authentique figure du prolétariat révolutionnaire et duquel se réclamait Lucien Herr dont l’influence intellectuelle sur Jaurès fut parait-il décisive dans sa “conversion au marxismeâ€?. Allemane, à l’origine de tendance possibiliste, devint vite scissionniste du parti de Paul Brousse et fonda le PSOR. Tout dans l’histoire socialiste est affaire de débats d’une richesse parfois phénoménale mais souvent pervertie par une dérive sectaire générant divisions de chapelles et excommunications… L’histoire des congrès ouvriers de la période post-communarde en constitue une excellente illustration. C’est grâce à la soif d’unité d’un Jaurès que se réalisa enfin, en 1905 au congrès du globe à Paris, l’unité organique du prolétariat dans la section française de l’internationale ouvrière.

Y aurait-il un destin du socialisme français condamné à reproduire les mêmes tares séculaires ? La réalité actuelle pousserait à considérer les choses sous cet angle si nous n’avions par ailleurs ces puissants modèles rédempteurs au travers d’hommes de synthèse au génie intellectuel et politique reconnu de tous. Je veux évoquer Jean Jaurès, l’homme de la synthèse républicaine et socialiste, et Pierre Mendes-France, ce rénovateur du radicalisme, tout à la fois pragmatique et visionnaire. Tous deux savaient modérer l’appétit de pouvoir. Tous deux s’appliquaient à mettre en harmonie la parole et les actes.

Aujourd’hui la gauche du vingt et unième siècle a d’autres horizons. Elle n’est pas dépourvue d’hommes et de femmes de tempérament, d’expérience et de talents et il n’y a aucune fatalité de l’échec et de la division. Pour peu que la raison l’emporte sur les passions, de grandes choses restent encore possibles. A la base nous attendons des paroles et des actes à la hauteur des défis de cette période quand triomphe l’esprit de lucre au détriment des valeurs républicaines. En hommes libres et égaux, nous voulions retrouver jadis les chemins de l’émancipation et de la fraternité. Beaucoup d’esprit civique et une conduite vraiment citoyenne ne nous rapprocheraient-ils pas d’un tel idéal ? Alors, serait-ce vraiment trop demander aux héritiers de l’esprit des lumières de bien vouloir écouter leur raison pour purger ce ‘tout à l’égoâ€? et promouvoir l’universel ?

Commentaire de Richard
Date: 29 juin 2007, 9:21

A may picqueray,
L’analyse de Lebaron (sociologue du collectif Raisons d’agir initié par Pierre Bourdieu) indique bien qu’il n’y a pas lieu d’opposer l’acteur et le spectateur, le politique et le savant. Chercher des raisons d’agir ne conduit pas nécessairement au pessimisme… Inventorier les obstacles, en chercher les causes ou les raisons, la “gauche de gauche” ne pourra faire l’impasse qu’en se condamnant à répéter les mêmes échecs. Tout indique, pour l’instant, qu’elle est prête à les répéter.

Commentaire de rue-affre
Date: 29 juin 2007, 9:27

m’ouais chere clementine mais combien d’autres gauches l’autre gauche va nous sortir

l’autre gauche du pc
l’autre gauche de la lcr
l’autre gauche du ps
l’autre gauche de Bové
l’autre gauche des verts….

moi je l’attends cette autre gauche cette autre gauche unie mais ça tourne en rond - les electeurs, les journalistes du monde resistent seuls et mieux que les partis censés les défendre

alors quoi ? quand ? avec qui ? viiiiiiiiiiiiiiiite

tgb

Commentaire de j.b
Date: 29 juin 2007, 9:40

A frmwa ,

Et bien moi , je ne suis pas anti-libéral absolu , ce qui serait une bêtise étant social -libertaire . C’est bien le capitalisme ,et sa réalité qui conduit le monde aux inégalités sur cette planète et non l’utopie libérale .
C’est le capitalisme qu’il faut combattre et notamment sa dérive financière en inventant un système basé sur une plus juste répartitions des richesses , en développant les coopératives économiques ou les collectivités comme celles d’aragon en 36/ 39 et la gestion mixte des entreprises ( entrepreneur / salariés ) et en remettant l’intérêts de tous les individus au centre du processus et non pas le profit pour quelques uns . Lire article libé , éditorial .
Est -ce vraiment une fatalité le capitalisme ? Je ne pense pas et sa dérive financière tenterait à prouver que c’est un système de plus en plus inique et donc pas à l’abri d’une faillite à court ou long terme. Tu auras peut-être remarqué que je ne parles pas de l’abolir mais je pense qu’il faut le combattre pour qu’il s’éteigne au plus vite de lui même comme c’est éteint ce que l’on a appelé le communisme en UrSS . ( c’est vrai qu’il nous faudrait un pape acquis à la théologie de la révolution pour nous y aider et c’est pas demain la veille ) .
Mais , je suis un utopiste et contredire Michel Onfray philosophe que je lis et j’apprécie est un peu osé de ma part , mais on ne se refait pas .

Commentaire de Bruno Cadez
Date: 29 juin 2007, 10:43

Pour aller dans le sens de Xavier Dumoulin, je pense qu’il faut sortir du sectarisme pour débattre largement, sur la base de l’attente d’une gauche qui soit soucieuse du plus faible et du devenir de la planète, combatte l’exploitation et la domination et favorise d’un système de partages des connaissances et de répartition des richesses créées par tous. Je suis au PCF et je sais, pour l’avoir pratiqué, qu’il est beaucoup plus facile de couper des têtes et de chercher à purifier que de s’ouvrir à l’autre, de l’écouter et de lui proposer d’agir ensemble. Si on commence par affirmer que “gauche avenir” n’offrent aucune garantie de confiance à la différence de “maintenant à gauche” qui seraient les gentils antilibéraux, nous ne sommes pas sortis de l’auberge.

Commentaire de caballero
Date: 29 juin 2007, 11:13

Peut être que tu as raison bruno et qu’il faut attendre de voir ce ce sur quoi ces 2 appels vont déboucher. je reste quand même circonspect par la présence de notables sur “Gauche avenir” que nous n’avons jamais rencontrré parmi nous pendant les années 2005 et 2006 et la lutte contre le TCE ou la constitution d’un rassemblement anti-libéral actif et collectif.

Commentaire de frmwa
Date: 29 juin 2007, 12:20

@ jb
Bah ! les philosophes sont ouverts aux discussions constructive, on peut les contredire, c’est toujours mieux que de les insulter !

Le communisme soviétique a davantage implosé qu’il ne s’est éteint, j’ai l’impression. Quant au pape, on a largement exagéré son rôle. Le rapprochement stratégique entre Nixon et la Chine a certainement davantage contribué à l’effondrement de l’URSS.

Ah l’expérience espagnole, ça remplit de chagrin rien que d’y penser. En tout cas on peut dire qu’à l’époque déjà, la division a fait de gros dégâts. Est-elle rééditable dans le monde d’aujourd’hui ? Il y a eu LIP, une expérience originale mais dans une branche condamnée.

L’utopie - un autre lieu - pour réfléchir à changer le monde est sans doute nécessaire mais en attendant, on est bien obligé de vivre dans celui-là. Il faudrait être attentif à tout ce qui s’y fait partout dans le monde et qui donne des résultats - comme le microcrédit

Commentaire de sky-x
Date: 29 juin 2007, 12:21

Comme à mon habitude d’indépendant de tout parti, je ne pense pas être le seul à avoir vu F. Bayrou se battre avec de vrais arguments contre la carte scolaire.
Ca AURAIT DU être un discours de gauche, à vous …

Le rapport avec ces mouvements “tous derrière moi à gauche” ?

Simplement que vous devriez commencer par faire le bilan de ce que vous avez !
Presque un groupe parlementaire, des icônes, des hommes et femmes politiques, des militants, une attente du public.
Le soucis, c’est que tout est mélangé. Vos icônes se présentent comme président de la république crédible, vos politiques veulent se faire passer pour des icônes, les attentes du public vont entre l’admiration et le suivisme, mais rarement jusqu’à la conviction…

Que faire donc pour réussir, tout comme le Modem (il faut bien l’admettre) pour retrouver une place publique pour “nos” idées ?
Voilà les points que je pense important :

1) Il est vital de proscrire les mots : Communiste, Ligue, Révolutionnaire, Anti-liberaliste etc…
Nous sommes des altremondialiste pour un nouveau monde. Et les idées du passé nous inspirent certes, mais nous pensons, construisons et créons notre avenir selon nos convictions et non pas celles d’autrefois.

2) Il faut un bureau de communication homogène et unique pour tous. C’est la pierre angulaire aujourd’hui qui permettra l’unification de demain. En effet, qu’il y ait plusieurs tendance ou parti derrière une idée n’est pas gênant du moment que l’idée est exprimée à l’identique avec l’approbation de tous les partis. Si vous avez 125 propositions communes, elles ne seront perçues commune que si un seul format les propose. C’est ce qui a fait le “force” des idées de N. Sarkozy, aucun débat à l’intérieur de l’UMP sur ses affirmations.

3) Accepter que la gauche est une multitude de petits partis et faire comme l’UMP ou le Modem, un groupe de parti unifié derrière des idées stables, saines, cohérente (pas comme le PS donc). Rassembler donc les partis existant plutôt que les hommes.

Essayez de faire quelques élections avec ces idées et vous verrez naître de la base, naturellement des listes mixtes avec toutes les bannières en petit et une grosse bannière à l’image du bureau de communication.

Un sans parti.

Commentaire de Denis
Date: 29 juin 2007, 12:44

Clémentine,

Suite à l’émission Riposte sur France 5 de dimanche dernier où j’ai trouvé ta prestation et tes analyses remarquables, pleines de force et de sincérité.
Et, même si à gauche nous n’avons pas le culte de personnalité, je voudrais te demander de monter plus souvent aux créneaux…
Les gens de gauche sont trop peu nombreux à vouloir s’exposer. Alors tu dois démultiplier ton engagement dans les médias audio-visuels… Pour nous tous. Merci infiniment.

Denis.

Commentaire de sky-x
Date: 29 juin 2007, 12:50

Autres commentaires…

Maintenant, 125 propositions c’est bien. Mais à quoi ça sert ?
Le SMIC à 1500 euros net maintenant ne fera qu’augmenter le prix de la baguette du pain.
Et puis dans 5 ans ce sera le smic à 2000 euros ?
Nn !
Il faut proposer des choses qui changent la société !
Par exemple, réduire le nombre de statuts d’entreprise à 2 :
Entreprise d’intérêt général, qui n’a pas d’action, qui a des parts sociale détenue par les employés et les collectivités locales et qui ont des règles de fonctionnement comme un plafonnement des échelles de salaires (10/1 par exemple, personne ne pourra gagner plus de 10 fois le plus petit salaire).
En contre partie, elle payerait moins de charge sociale et bénéficierait d’un système de prêt d’état (pour remplacer les actions) comme l’a fait le Japon.
L’entreprise classique qui payerait les charges et ne serait aidée en rien.

Cette proposition (que j’ai faite sur les blog Desir d’avenir, ici même, sur celui de l’UDF même…) sépare 2 choses :
La finance et le social.
Soit on fait de la finance et dans ce cas, on ne fait que participer au financement des infrastructures nécessaires à notre activités (Taxe locale pour les écoles, crèches etc…, charges sociales pour les retraites, chomage, santé etc… charges diverses pour les infrastructure comme les routes etc…) sans bénéficier d’aides, soit on participe à la société en temps que citoyen (partage des gains de l’entreprise à tous les salariés, parité homme/femme, notion de la décence, accueil de stage rémunéré etc, on peut aller très loin, tout en pensant que les employés doivent avoir une vie hors de l’entreprise. Donc la crèche financée ne doit pas être exclusive, ni directement dans l’entreprise…)

Si on reprends des mesures identiques un peu partout :
- les agriculteurs auront le choix entre faire une agriculture raisonnée et vendre leur produit au prix qu’ils l’entendent ou bien de ne pas respecter ce cadre et de dépendre des coopératives, sachant qu’une taxe sur la pollution annulera le gain de productivité.
- Les importations : Soit le produit est fabriqué avec des normes sociales (salaires décents, âge de travail des employés, transport peu polluant etc..) et il n’est pas fabriqué en France et dans ce cas, l’entrée se fait sans taxe (n’oubliez pas que c’est le citoyen qui la paye au final) soit le produit n’est pas fabriqué dans ce cadre (ou existe en France) et une taxe sur la pollution et l’inégalité sociale annulera sa différence de prix avec un produit fabriqué en France dans de bonne conditions.

Bref, beaucoup de domaines peuvent se couper en 2 : Soit on est soit même un élément actif de la société et dans ce cas, vu notre participation, nous rendons ce que la société nous apporte.
Soit on est un parasite et dans ce cas, une taxe pour la sauvegarde de notre citoyenneté annule nos avantages.

Au final, quelques heures d’éducation civique pour apprendre, comme aux USA, en Irlande etc.., qu’il faut acheter des produits français et qu’il faut privilégier le produit agriculture raisonnée (pas forcément bio, ne soyons pas intégriste aveugle) et vous avez un projet de société compatible avec l’extérieur mais aussi compétitif et humain.

Commentaire de Gavroche
Date: 29 juin 2007, 15:00

NON A L’EUROPE !!

NON A L’EURO !!

Au nom de l’euro, on a privatisé, démantelé les services publics, attaqué les régimes de retraite, les systèmes de protection sociale, ruiné les Paysans, porté coup sur coup au système d’enseignement.

c’en est assez ! Jusqu’à quand faudra t il accepter que la monnaie unique détruisent toutes les conquêtes sociales et de la démocratie ?

Une Banque centrale indépendante de tout contrôle est, de fait, sous la dépendance des marchés spéculatifs. Et qui les domine, si ce n’est Wall Street, les fonds de pension américains et la Fédéral Réserve Bank américaine.

la monnaie unique n’est pas une Fatalité à laquelle il faudrait tout sacrifier :

ce que certains hommes ont fait au service des intérêts du capital financier, de la minorité des spéculateurs,

d’autres hommes peuvent le défaire au service des intérêts sociaux de l’immense majorité.!!!

Commentaire de alain de nantes
Date: 29 juin 2007, 15:01

D’accord avec JB (de la chapelle “social-libertaire ? je sais , c’est non…) pour dire que “antilibéral” est inapproprié , et pour ses raisons.

mais “anti capitaliste”, même si c’est plus exact, cela occulte “ce que nous espérons”, positivement, en échange de ce “capitalisme imposé”.

A mon avis, “altermondialiste” est bien vague, et bien des “mous” peuvent s’y retrouver et y devenir “les alteréléphants” qui ne vaudront pas mieux que ceux du PS (pour faire court…).

“Communiste”, il se trouve que l’Histoire ” s’est chargée de rendre ce mot ambigu car dans notre rétroviseur c’est l’horreur qui porte cette étiquette.

Pour moi c’est une douleur, car le vrai nom du “devenir humain” c’aurait du être celui-là: “le communisme”, mais ce sont nos actes qui nous définissent et pas l’inverse (les mots qui décident de nos actes).

Comme il faut penser ce “devenir humain ” comme à partager avec non seulement toute l’humanité, mais, vient-on de s’en rendre compte, aussi avec “la planète voire plus si affinité”, on ne va pas imposer un mot (communisme) à tout ce “monde possible et nécessaire”.

ma petite conclusion perso et prétentieuse au possible:

“devenir humain” est l’expression qui en dit assez long pour :

1 -faire rêver…(toujours possible)

2- faire réfléchir…(nécessaire)

3- inspirer quelque à priori respectueux(indispensable)

4- placer tout le monde devant “du pain sur la planche” (peut-être, finalement, “suffisant”)

Commentaire de Gavroche
Date: 29 juin 2007, 15:11

Tous les gouvernements et parti politique de droite comme de gauche
qui se sont soumis à l’europe et ceux qui soutiennent cette politique, ont menti !!!

(souvenirs) Leur propagande a martelé : la phase de préparation de l’euro est difficile, mais au bout il y a aura l’emploi, un avenir meilleur.

La réalité est là : l’Europe compte des dizaines de millions de chômeurs et 50 millions de personnes vivent, officiellement, en dessous du seuil de pauvreté.

Et maintenant ils annoncent : il n’y aura pas miracle. La monnaie unique ne créera pas de travail.

NON A L’EUROPE/US !!

NON A L’EURO !!

Commentaire de Gavroche
Date: 29 juin 2007, 15:16

Là OU SA FAIT MAL !!! a leurs portes monnaie

balayer la monnaie unique, en Finir avec l’Europe/U$

Dans toute l’Europe, les peuples refusent de se soumettre. Les résistances existent.

NON A L’EUROPE/U$ !!

NON A L’EURO !!

Commentaire de Gavroche
Date: 29 juin 2007, 15:22

NON A L’EUROPE

ils n’ont aucune légitimité pour détruire tout ce qui a été construit par les luttes séculaires de la classe ouvrière et de la démocratie, tout ce qui a été construit par l’humanité tout entière de génération en génération.

Ils ne représentent pas l’immense majorité, celle qui vit de son travail. Ils sont au service d’une minorité, au service des spéculateurs.

Tous les gouvernements qui se soumettent ont décidé d’appliquer non seulement les critères de convergence économiques, mais aussi les critères de convergences “sociaux” .

Ayant entrepris les privatisations, le démantèlement des services publics, ayant imposé les plans d’austérité, ils veulent maintenant, démanteler les conventions collectives, les Codes du travail et les systèmes de protection sociale.
De quel droit ?
Des générations entières ont lutté pour arracher ces droits, normes et garanties.

C’est uniquement pour satisfaire aux exigences des marchés financiers .

NON A L’EURO
MERDE A L’EUROPE !!!

Commentaire de j.b
Date: 29 juin 2007, 16:05

a frmwa ,

Implosion de ce qui se disait communiste en URSS , si tu veux mais c’est une façon de s’éteindre ; Bien entendu le rapprochement Nixon et la chine n’est pas pour rien dans l’effondrement de L ‘URSS et de ses pays satellites mais le pape a pris sa part dans ce combat . On peut d’ailleurs se poser la question : pourquoi ce rapprochement USA / Chine n’a pas fait tomber le régime de cuba qui ne possède même pas l’arme nucléaire ? Peut-être parce -qu’il avait ses SAints révolutionnaires Castro et le Che qui contrebalançaient l’influence de l’église …Ce n(est qu’une supputation .
Pour ce qui est de l’expérience des collectivités d’ Aragon c’est la traduction sur le terrain de ce que nos théoriciens de la gauche de la gauche devront éviter s’ils veulent un jour peser dans ce pays .
La paysannerie Aragonaise avait démontré de quoi elle était capable fais

Commentaire de j.b
Date: 29 juin 2007, 16:25

Je disais donc ( il y a une touche à gauche du clavier qui me joue des tours et qui envoie les commentaires sans mon consentement , je n’ai toujours pas repéré laquelle ) .

La paysannerie Aragonaise avait démontré de quoi elle était capable faisant sienne la phrase de Machado ” ce que le peuple ne fait pas reste à faire . Elle voulut poursuivre l’expérience plus avant et démontrer que le peuple à la capacité pour rendre possible l’impossible quand il jouit de la liberté et quand l’occasion se présente et c’est ce qu’il fit .
Mais les luttes entre les forces anti-fascites , la démoralisation sur le front suite aux crimes commis par l’armée rouge sur la personne des combattants libertaires ( il y a souvent des convergences d’intérêts entre les différents totalitarismes ,(Franco /Armée rouge ) et le divorce avec l’étranger notamment l’abandon de l’Espagne républicaine par le front populaire en France ne permirent pas que cette expérience pratique perdure .
Bien évidemment , il ne faut pas imaginer la chose possible dans une économie capitaliste et comme tu le dis pour l’instant il faut se contenter du monde dans son état actuel . Mais rien n’est inébranlable et ces expériences peuvent servir à débattre et à trouver d’autres solutions qu’un capitalisme sauvage . Je ne serai sans doute plus de ce monde mais peu m’importe si d’autres générations le vivent un jour . En attendant continuons ce combat pacifique qui s’appuie sur les idées avant tout .

Commentaire de MILLET
Date: 29 juin 2007, 16:52

gauche avenir et Maintenant à Gauche doivent s’unir de suite sachant la réunion le 7 pour gauche avenir et le 3 pour maintenant à Gauche pourquoi ne pas s’envoyer des représentants respectifs pour commence les dialogue d’unités.
SVP ne refaites pas comme pour les élections passés ne refaites pas vos têtus lissez nous écoutez nous et respectez nous !!!
Nous sommes tous de bonnes volontés chacun de notre côté à vouloir la même chose la refondation de la Gauche.
sincérement ne divisez plus cela coutera encore pour l’avenir et on s’épuisse à force !
un jeune qui rêve que l’on bose ensemble !
et aussi vous nous refaites le coup pour l’un ou l’autre des réunions sur Paris merçi pour les gens qui bossent ou qui ne peuvent se déplacer sur Paris faute d’argent ou de temps !
la province est oublié seul les riches les retraités ou qlq jeunes en vacances pourrons venir sympa !
répondez y
mika Perpignan au sud loin de Paris !

Commentaire de A-C
Date: 29 juin 2007, 16:52

“Soit le produit est fabriqué avec des normes sociales (salaires décents, âge de travail des employés, transport peu polluant etc..) et il n’est pas fabriqué en France et dans ce cas, l’entrée se fait sans taxe soit le produit n’est pas fabriqué dans ce cadre (ou existe en France) et une taxe sur la pollution et l’inégalité sociale annulera sa différence de prix avec un produit fabriqué en France dans de bonne conditions.”

concept injuste !

pour 5 raisons

la 1ere : la France produit a des moins bonnes conditions que l’Europe du Nord ou les salaires sont plus elevés (Allemagne, Benelux, Scandinavie), est ce que les allemands doivent taxer nos produits ?

la 2eme : la France et l’Europe se sont pas privees pendant 2 siecles de produire sans se soucier de pollution et meme d’age, au debut du capitalisme, alors pourquoi on penaliserait les autres de faire ce qu’on a fait ?

la 3eme : France = cadre national, laissons les autres se developper aussi

la 4eme : salaires décents ca veut rien dire. Deja en France le SMIC donne pas le meme pouvoir d’achat a Paris ou 25m2 coutent 800 euros par mois alors qu on a une maison de 4 chambres en Lozere avec ca ! Alors a l’echelle du monde c’est pire encore. L’expression “moins de 1 euro par jour” est debile ! Avec un euro au Mali, une famille mange pdt 1 semaine !

la 5eme : age decent. meme raisonnement, ca depend de l’endroit et du moment !

en +, concept inaplicable :

il existe une infinite de produit, le recensement est impossible
de + tout n’est pas produit en France.

L’Etat n;est pas du tout le referent efficace pour cette question, la Region a la rigueur l’est. Ne tombez pas dans le National-Socialisme

Commentaire de jlb
Date: 29 juin 2007, 17:20

quand Michel Naudy du Mars se présente avec l’étiquette PCF.
quand vous nous avez bassinés avec “il ne faut pas ajouter de la division” vous ces mêmes signataires vous nous parachutez un truc venu d’en haut!!
peur d’être dépassés?

Commentaire de Didier
Date: 30 juin 2007, 11:16

Les intellectuels qui veulent refonder la pensée de gauche sont nuls, voilà le problème.

Rosanvallon et le socialisme individualisé (solidarité à la gueule du client ?). Le plus calamiteux, c’est Onfray, qui ne pige rien à l’économie (et aux religions non plus, mais c’est une autre affaire).

“Moi je suis un anti-libéral absolu. En revanche moi, je ne suis pas anti-capitaliste, car le capitalisme c’est la possibilité de créer des richesses avec des gens qui possédent, qui investissent.. alors je ne vois pas d’alternative à ça… ou alors qu’on me le dise !”

Le capitalisme, c’est d’abord le salariat. Les sociétés capitalistes sont les plus antilibérales du monde, puisque 90% des actifs y sont salariés.

“non le capitalisme est pas né un jour, il est consubstantiel aux échanges, c’est comme ça depuis le début, depuis l’origine. […]”

NON. Le capitalisme n’est pas consubstantiel aux échanges. Toutes les sociétés connaissent l’échange, mais toutes les sociétés ne sont pas capitalistes. Avant le 18ème siècle au Royaume-Uni, il y a des formes pré-capitalistes sociologiquement minoritaires, mais pas de société capitaliste.

On prend des “intellectuels” dans le mouvement et on s’en fait des boulets.

Commentaire de MARTINI Pascal
Date: 30 juin 2007, 14:34

Encore une nouvelle division avec la création de ” Gauche Avenir”. Franchement vous n’avez rien compris, pourquoi la gauche a été battu aux présidentielles et aux législatives. Toutes vos petites structures de servent à rien et vous l’avez constatez pour les éléctons législatives. Heureusement qu’il y avait le PCF pour permetttre au peuple anti capitaliste d’avoir des élus es à l’assemblée nationale. Non ce qu’il faut c’est de construire une PCF fort, nouveau dans son fonctionnement et surtout qui prennent mieux en compte les préoccupation des français sans tabous. Pourquoi le PCF, ne serait plus d’actualité, parceque c’est la droite et le capital qui le disent. Alors regardons la réalité en face et ayons le courage de bousculer les obstacles. Mois je suis favorable a ce que des jeunes prennent plus de responsabilités dans les instances dirigeantes du nouveau PCF que nous allons construire. IL faut battre la droite et sa politique et pour cela seul un PCF influent peut le faire. Alors arrêtez de raconter des histoires en dégoutant les bons militants qui s’investissent et qui croient en l’avenir. Il faut lutter et non paraphraser, car la droite et SARKO ne nous laisseront guére le temps. Le PCF est notre avenir j’en suis profondemment convaincu.

Commentaire de J&B
Date: 30 juin 2007, 18:06

Clémentine, juste pour te dire que j’ai vraiment apprécié ton intervetion dans l’émission de Bruno Masure sur la Chaîne Parlementaire à propos de l’éhéritage de Mai 68 ! Une analyse vraiment pertinente, d’une comuniste “non-orthodoxe”… !

Voila, merci pour tout !

Commentaire de UnDS
Date: 30 juin 2007, 18:33

@ sky-x

Je souscris à ce genre d’idées simples et concrètes !!!
Il peut y en avoir plein d’autres.

A suivre …

Commentaire de asse42
Date: 30 juin 2007, 18:48

Je tiens à rectifier la démagogie des propos de clémentine qui passe son temps à dénigrer ségolène sans même chercher à la comprendre. A croire qu’elle collabore au site Bellaciao…
Ségolène c’est du socialisme pur jus, je dirai même elle retourne au source du socialisme de Jaurés. Le socialisme qui définit la nation dans l’international sans les opposer. Le socialisme qui prend en compte les individus sans renier les protections collectives. Le socialisme qui accepte le capitalisme tout en voulant le réguler et l’orienter vers l’investissement et non vers le profit financier de court terme. Le socialisme profondément européen qui pense que dans la mondialisation telle qu’on la subit parfois nous devons donner toutes ses chances à l’Europe. Pour cela construire une Europe qui donne envie. Une Europe de projet, de la recherche et de l’environnement.
Ségolène Royal dans notre pacte appellait de ses voeux le syndicalisme de masse pour peser dans les décisions. Un syndicalisme imposé dans les conseils d’administration. Elle proposait aussi de construire la France de l’excellence environnementale puisque c’était là que l’on pouvait espérer une croissance durable et des emplois non-délocalisables. Elle préconisait aussi une société de la solidarité où les jeunes qui bénéficiaient d’aides pour leurs études seraient amenés à faire en contrepartie du soutien scolaire gratuit en faveur d’éléves en difficulté.

Bon je m’arrêtte là mais ce n’est pas une vision de gauche ça? Ah oui une vision de gauche réaliste et pragmatique dans le monde d’aujourd’hui. Pas une gauche d’incantations qui nous pond des “35h pour tous et 1500 euros net tout de suite”. Merci Mélenchon! Cette gauche là ne gagnera plus les élections parce que les français sont trop informés pour y croire encore.

Alors si vous voulez oeuvrer pour une refondation d’une gauche humaniste, solidaire, pragmatique et respectueuse de l’environnement, venez nous rejoindre sur Désir d’avenir. Nous sommes ouverts à la discussion dans le respect des personnes. Nous ne sommes pas le site Bellaciao qui tire contre son camp. On n’a pas oublié sa campagne lamentable anti-ségolène.

Un militant ségolèniste de gauche et socialiste.

Commentaire de gilles boitte
Date: 30 juin 2007, 21:26

A lire parmi les signatures celles de Clémentine, Emmanuelle, Marion et Catherine, m’est revenu en tête ce titre de Fajardie : Jeunes femmes rouges toujours plus belles.

Je serai présent le 7.

Gilles Boitte

Commentaire de Armand
Date: 1 juillet 2007, 9:01

J’étais à la réunion des Collectifs des 23 et 24 juin.
Malgré la résolution qui y a été adoptée, j’en suis sorti avec une impression d’inachevé, d’un manque de quelque chose qui puisse réveiller les consciences déprimées depuis ce funeste 10 décembre, et qui puisse redonner espoir.
Et voilà, qu’est tombé cet appel. Je me suis aussitôt dit, c’est ça qu’il fallait pour combler le vide !
Et je me suis repris à espérer…
Bien que cela me pose pas mal de problèmes, je ferai tout pour être présent le 7 juillet. (J’habite à côté de Toulouse, qui est, sans doute, la métropole la plus mal desservie.)
J’invite toutes celles et tous ceux qui se répandent ici en commentaires souvent strériles, d’en faire de même. C’est en débattant qu’on fait avancer les vraies solutions.

Commentaire de Dominique FILIPPI
Date: 1 juillet 2007, 10:02

Je pense que tous ces groupuscules qui tentent de se monter actuellement ne servent pas à grand chose…si ce n’est à donner une tribune à quelques intellos en mal de public….Vouloir faire trop peu avec la gauche telle qu’elle s’est historiquement constituée au travers du PC et du PS est totalement inaudible du commun des mortels…Il y a beaucoup de gens honnêtes et respectables qui accordent dans ce blog du crédit à ceux qui parlent bien…qui manient avec habileté les concepts….qui jouent “à plus à gauche que moi tu meurs”…parce qu’ils sont en quête des repères détruits depuis l’effondrement du communisme et les désillusions de la social-démocratie au pouvoir sous Mitterrand et succédanés…Le nouveau naîtra d’une mise en mouvement du peuple travailleur mais - ET C’EST AUSSI IMPORTANT- aussi d’une prise de responsablités d’une fraction substantielle de responsables actuels du PS et du PC…Je pense à Fabius, Emmanuelli, Mélanchon et aux courants qu’ils incarnent dans le PS et dans la société, je pense à Braouzec, Zarka,Martelli et autres au PCF….La gauche issue des comités antlibéraux est constituée de trop de chapelles coupées trop souvent des réalités populaires concrètes pour être opératoire…Le trotskisme quant à lui restera -c’est sa raison d’être- un mouvement étroitement protestataire stérile , défouloir de tous les paumés de la gauche traditionnelle…Il n’y a là aucun avenir…Cette prise de responsabilités, cette “refondation ” doit prendre une “forme parti” et non “une forme réseau” nouvel avatar des sociétés et clubs de l’enfance du socialisme français…Elle doit naître d’Etats Generaux convoqués par toutes les composantes de la gauche socialiste et communiste avec ou sans carte en poche…Si celà ne se fait pas, celà veut tout simplement dire que pour toute une période historique…les dirigeants de la gauche ne sont que le reflet d’une société qui refuse ce qu’elle considère- à tort ou à raison- comme une aventure où elle aurait plus à perdre qu’à gagner…laissant pour longtemps au capitalisme le bénéfice du doute et du principe de réalité…

Commentaire de alain de nantes
Date: 1 juillet 2007, 12:50

caballéro:

vous m’avez ouvert les yeux, en dénigrant “gauche avenir” de la façon vaseuse qui consiste à nier la réalité de l’afflux des signatures de militants engagés et pas des moutons suiveurs d’éléphants.

à contrario la critique que vous faites s’applique à “à gauche maintenant”, sans couvrir l’ensemble des griefs qu’on pourrait adresser à cette soi disant initiative “unitaire”…

Je signe “gauche avenir”, et je participe à ses travaux. mais je souhaite à “à gauche maintenant” d’être capable de mobiliser tous ceux que ces “personnalités notables “ont déjà bien échaudés !

l’essentiel c’est quand même de mobiliser de véritables militants de gauche sans les prendre pour des demeurés …en attente de “pensée providentielle”.

Commentaire de natleval
Date: 1 juillet 2007, 13:25

Etre de gauche c’est aussi etre internationaliste et faire savoir la vérité sur ce qui se passe vraiment dans le monde, en particulier sur cette révolution en cours au Vénézuela, la révolution dite bolivarienne. Surtout contrer la désinformation de nos medias.

A ce propos, un article intéressant dans Le Figaro de vendredi sur le Vénézuela évoquant la nécessité pour le peuple d’apprendre le maniement des armes pour se défendre en cas d’intervention étatsunienne, donc de former des réservistes. Il évoque encore une fois la question de l’insécurité et des homicides importants. Bon il faudrait vérifier les chiffres mais quoi qu’il en soit, on omet toujours d’expliquer qu’un grand nombre d’assassinats ont été perpétrés par des opposants à la révolution bolivarienne en particulier dans les campagnes. Les grands latifundias non exploités que s’étaient appropriés les riches et sans titre de propriété ont été remis aux paysans pauvres (réforme agraire) ce qui n’a pas eu l’heur de plaire qui n’ont pas hésité à essayer de terroriser ces paysans en assassinant un certain nombre. Je n’ai plus les chiffres mais ils étaient conséquents.
Deuxièmement il faut prendre aussi en compte que la police jusqu’à présent était privée. A savoir qu’il existe des polices privées dans les municipalités et qu’elles sont largement corrompues et donc les riches les ont souvent mises à leur solde. Chavez a le projet de faire une police nationale et comme on le voit il aura du pain sur la planche.

Commentaire de natleval
Date: 1 juillet 2007, 13:28

Je rajoute que je participe régulièrement au blog de Mélenchon qui soutient courageusement et ouvertement la révolution bolivarienne. Or il est impossible d’accèder à ce blog en ce moment ce que les internautes ont bien compris comme étant une façon d’essayer d’étouffer la voix de Mélenchon.
Non seulement les medias livrent une guerre contre la révolution bolivarienne mais ils utilisent aussi le net. Ils sont très bien organisés pour cela.

Commentaire de MILLET Christian
Date: 1 juillet 2007, 16:26

cette initiative est salutaire . nous étions nombreux à la souhaiter, il serait bon de l’encourager en évitant d’insister sur ce qui divise . Nous savons bien qu’il n’est pas facile de construire une nouvelle force politique à gauche tant les obstacles sont nombreux . Une des conditions de la réussite , c’est d’obtenir le raliement de personnalitè issue d’horizons divers .Toute intiative qui ne peut capter l’attention des Medias est vouée à l’indifférence .C’est regrettable mais c’est ainsi. Il est nécessaire de décentraliser et de tenir des réunions partout où c’est possible . Dans un premier temps il ne s’agit pas de créer un parti mais de rassembler tous ceux et celles qui portent les mêmes valeurs . Nous aurons le temps après de discuter des détails . Il serait interressant de constituer un fichier pour rassembler et décentraliser .

Commentaire de LE BRIS RENE
Date: 1 juillet 2007, 19:29

bon, absent pour cause de stage pour ,faire grandir de grands ados qui vont faire leurs premièrères colos, je reviens et j’apprends une bonne nouvelle !
Gauche Avenir est un rassemblement de gens qui veulent recconstruire une New Gauche Rénovée sous la houlette de Fabius et Gayssot qui ont un point commun, de pas avoir fait leur autocritique de leur attitude sous la Gauche Plurielle ! Donc la volonté de construire une énième illusion d’unité de la Gauche !!!! Donc je signe des deux mains le texte proposé ! ceci dit, même si actuellement j’ai des désaccords avec lui, je salue l’élection de mon ami Maxime GREMETZdont je connais le travail acharné d’élu du peuple ! Cela ne plait pas à certains qui ne sont plus l’avant garde éclairé mais l’aristocratie avancé d’une certaine gauche allant du caviar à la truite aux amandes ! bon je rigole ! A + René LE BRIS

Commentaire de loubill
Date: 1 juillet 2007, 21:50

“”Le temps est venu de reprendre l’offensive, en prenant à bras le corps la question centrale : qu’est-ce qu’être de gauche dans les sociétés du capitalisme mondialisé ? Maintenons le fond de nos valeurs “”"

la vraie question n’est pas : qu’est qu’etre de gauche , la vraie question est : etre de gauche , ça sert a quoi ?? ou encore , comment etre de gauche aujourd’hui ???

Commentaire de frmwa
Date: 2 juillet 2007, 9:06

@ Natleval
Personnellement, ça commence à me gonfler cette histoire de révolution bolivarienne. Ça n’a rien à voir avec la situation de la gauche en France si ce n’est d’alimenter les rêves, l’égo et la parano de responsables politiques immatures en mal d’idées pour se gauchifier à peu de frais et sans travail intellectuel (ou autre).

Je n’ai pas du tout envie que le colonel Chavez se fasse renverser par des initiatives venues de l’extérieur. Pour autant je ne me vois pas du tout prendre comme modèle un militaire s’étant arrogé des pouvoirs absolus et comptant parmi ses amis Ahmadi Nedjad. En matière de féminisme, on a vu mieux. La révolution chaviste consiste à compenser la misère crasse de son pays par des apports de fric dispensés grâce à la manne pétrolière. On ne peut pas lui reprocher mais je ne vois pas là un projet de société.

@ J.B
Je ne sais pas à quoi tient l’exception cubaine - qui se transforme en cauchemar totalitaire et en camp de vacances mais dont la situation est moins grave qu’en Haïti (pourtant l’une des premières démocraties) de toute façon. De la même façon que leur musique a réussi à faire une si envoutante et imaginative synthèse entre Chopin, la musique africaine et bien d’autres - ils ont fait pareil avec les religions laïque, païenne et chrétienne

Accessoirement, je conseille à tout le monde d’aller voir l’excellent dessin animé de Marjane Satrapi “Persepolis”. Très poignant.

Commentaire de Camille Rodriguez
Date: 2 juillet 2007, 12:27

transformation sociale, antilibéralisme ce sont des termes d’un creux inoui…Sarko aussi parle parfois de transformation sociale et il en fait…

Socialisme, communisme, appropriation sociale des moyebs de production d’échange etc..ça c’est du concret…

Jamais Mme Autain n’en parle pourtant…

C’est pourquoi le genre de slogan totalement beauf du style “et maintenant à gauche ” c’est nul, naze, creux, ^plat, sans contenu ou presque….en tout cas c’est bc plus proche de la social démocratie qu’autre chose…

Commentaire de alain de nantes
Date: 2 juillet 2007, 21:53

Ropib,

je suis assez d’accord pour observer que tout Ségolène n’était pas à jeter aux orties…

( bien que le jeu des institutions elle l’ait joué comme la plus pure femme de droite mise en concurrence libre et non faussée avec un champion imbattable…)

En particulier ses propositions visant à rendre la république aux citoyens méritaient au moins qu’on réfléchisse avec elle sur ” comment intéresser les français à la politique”, “comment entreprendre le dépassement de la délégation de pouvoir”, comment “aller vers une démocratie participative” etc…

Que ce soit “Maintenant,à gauche !”, ou bien “Gauche Avenir”, il me semble qu’on recommencerait les “errements du passé” si l’on n’y menait pas “de front” le travail de ” repenser nos valeurs fondamentales” avec le travail de “repenser nos méthodes de rassemblement unitaire”…

Car beaucoup ici nous irritent, se moquant à juste de nos prétentions “unitaires” quand ces dernières nous font oeuvrer concrètement à des “éclatements” (catastrophiques et bien “plaisants pour la droite”!)…

(…excusez, les “…” c’est pour faire court !)

Donc, il est crucial de travailler simultanément sur “les contenus” et sur “les formes organisationnelles”, et là, on doit chercher une DEMARCHE CONSTITUANTE:

tout comme “le communisme” aurait dû être” le mouvement qui dépasse (”dépassement-abolition”) le capitalisme, notre “gauche” devrait “avoir et donc , “être” un contenu “auto-organisateur” , dans la “valeur fondamentale ” duquel il y aurait le principe même de l’organisation:

ce principe polaire c’est donc :

“l’existence du peuple de gauche précède son essence”, donc, “la gauche n’est là que pour permettre à cet “existant” de se manifester en formulant lui-même son “projet”:

On a bien pris du retard depuis 1968, et le trésor que recelait cette “révolution” , Sarko et son MEDEF en ont pleinement pris conscience: ils savent que si les “communistes se mettaient à réfléchir aussi “avec Sartre”, ils re-deviendraient “redoutables”!

Commentaire de alain de nantes
Date: 3 juillet 2007, 15:38

Millet:

D’accord, il est urgent de rassembler “décentralisé”, et de faire vivre localement la “refondation”, sur des fondations humaines existantes “localement”:

à terme, il est souhaitable que les “bases” s’élargissent en intéressant les quartiers et les villages jusqu’ici “oubliés”, et finalement, qu’un “peuple de gauche se constitue” selon un “processus constituant”, avec tout de même une règle de fonctionnement qui permette d’éviter qu’un jour, “à Paris”, des “délégués” foutent tout en l’air en se tappant dessus (accidents de chasse fantasmés etc).

La vigilance populaire nécessaire à “la résistance créative”, elle ne saurait se “déléguer” !

Ce ne sont donc pas “nos valeurs fondamentales ” qui sont en difficultés, c’est “nous” qui les sabordons en utilisant des “moyens” incompatibles avec les “fins” !

Commentaire de François DAVELUY
Date: 3 juillet 2007, 22:29

Bonjour Clémentine !
Militant au PS, mes convictions sont à la gauche de la gauche et suis heureux de voir pour la première fois depuis le référendum de la Constitution Européenne, une réelle coordination, la création d’un vrai lieu de rencontre autour d’hommes et de femmes de mêmes valeurs et ouvert à totues les sensibilités de la vraie gauche.
Pour cette initiative et la “résistante” que vous êtes déjà, je ne peux qu’adhérer d’emblée à ce mouvement.
A gauche toute !

François DAVELUY

Commentaire de pauline
Date: 4 juillet 2007, 1:42

OK avec Bruno Cadez, Stop aux préjugés et aux querelles de chapelle, laissez les personnalités et militants signataires de Gauche avenir faire leurs preuves !!! Notre seule chance d’éviter de se repayer la mère Royal la prochaine fois passe par l’émergence de ce genre de club de refondation de la gauche. Et en plus, si pour vous lienemann, wurtz ou cabanes, ce n’est pas la gauche alors on ne vit pas sur la même planète !!!

Commentaire de rémi
Date: 4 juillet 2007, 8:10

Lui aussi est pour une refondation du PS et de la gauche en général, voici ce qu’il dit : http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogs/1

Alors qu’est-ce que vous attendez ? Qu’est-ce qu’on attend tous ?

Commentaire de gib
Date: 4 juillet 2007, 11:25

Deux petites remarques sur l’appel Gauche-Avenir qui est cité dans certains commentaires.
Son succès est tout relatif : 921 signataires en 5 semaines. Mais il faut peut-être y voir une conséquence de l’ambiguité de la démarche : est-elle tournée vers la construction d’une force de transformation sociale ou s’agit-il d’un moyen de pression sur les débats internes au PS. La proportion de signataires se revendiquant membres du Parti socialiste (25% alors que seuls 10% des signataires affichent leur appartenance au PCF) tendrait à montrer que c’est cette seconde hypothèse qui est la plus souvent retenue.

gib

Commentaire de Armand
Date: 4 juillet 2007, 14:30

A lire certains commentaires, on est obligé de constater que le sectarisme et l’intolérance ne sont pas morts.
Et dire qu’il faudra vaincre ça, si nous voulons arriver à quelque chose de constructif et d’efficace !
Assurément, nous ne sommes pas au bout de nos peines !
Mais qu’à cela ne tienne ! il faudra bien y arriver, et trouver la solution qui permette d’avancer ensemble vers l’émancipation.
Cet appel, est un moyen parmi d’autres, et peut-être mieux que beaucoup d’autres, d’aller dans le bon sens.
C’est pourquoi je le soutiens…

Commentaire de marc
Date: 4 juillet 2007, 20:15

Bon… je suis de gauche… je ne partage en rien les raisons de l’échec de 2007… certes je suis un soc dem outté.
Sinon je m’interroge sur la gauche de la gauche… entre cette appel…un autre… plus un autre qui doit bien trainer quelque part… sans oublier la LCR qui fonde un parti autour de LCR… j’ai un peu de mal à y retrouver des petits…

Commentaire de Claire Strime
Date: 5 juillet 2007, 11:01

Sur FMR, intéressant débat, en particulier l’intervention d’un spécialiste du copier-coller qui a imaginé ce que pourrait être le texte d’une BD consacrée à l’avenir de la gauche (plus vrai que nature):

http://revolution.celeonet.fr/index.php?showtopic=12265&st=0

Commentaire de marc
Date: 6 juillet 2007, 23:10

Qu’il soit vital que la gauche se réveille est évident, qu’elle soit capable de le faire l’est moins. Que faut-il faire pour que les partis comme le PCF, la LCR, les Verts, les Alters, les Socialistes PRS etc. cessent de discourir les uns contre les autres et acceptent de mettre sur la table TOUTES les questions qui font consensus -sur du long terme-, de la même façon les questions qui coincent? Que faut-il faire pour concrétiser la volonté de rompre avec le capitalisme, de promouvoir une société équitable ?

Pouvez-vous m’expliquer dans ce cas Clémentine ce qui différencie le mouvement “maintenant à gauche ” et “gauche avenir” ?
Que faut-il comprendre ?

Que sans doute les conditions de l’union ne sont pas mûres, loin de là, vu que l’on retrouve dans les deux les mêmes tendances politiques.

Comme dit l’autre c’est pas gagné !!!

Commentaire de Etienne/30/05/2007/Tarbes/Le Forestier
Date: 8 juillet 2007, 10:09

Un chantier à mener
La première chose à réaliser pour mettre en place cette refondation (souhaitable et nécessaire) de la gauche c’est de poser en préalable une analyse lucide de la société française dans son ensemble. Nous ne sommes plus dans la France des Trente Glorieuses, où la société était encore majoritairement composée d’ouvriers, politisés et syndiqués où au fond les travailleurs étaient proches dans leurs conditions (contrats de travail, rémunération…), et dans leurs aspirations sociales, et où au fond on pouvait parlé d’un groupe homogène.
Aujourd’hui la situation a changée. Premièrement les ouvriers ne sont plus majoritaires. Employés, professions intermédiaires ont pris les premiers postes (suite aux changements de l’économie française tertiarisation et/ou désindustrialisation). Les ouvriers eux aussi ont changé, plus qualifiés ils se rapprochent de plus en plus du statut dans l’entreprise qu’avaient les “col blancs” autrefois. De plus on a assisté et on assiste encore au développement parallèle du sous emploi (intérim, contrats aidés, CDD, CNE, temps partiel subi…) et à la stagnation dramatique du chômage. La coexistence au sein d’un même monde du travail de populations différentes entraine des tensions (en plus des tensions interraciales). Chacun est au fond le privilégié d’un autre. Le chômeur est pour ceux qui ont un contrat fixe un assisté, le précaire lui envie le salarié en CDI… Le monde du travail n’a jamais été autant divisé (preuve les réactions négatives lors des grèves dans les services publics) cela set d’autant plus les intérêts objectifs de la bourgeoisie capitaliste comme dirait l’autre.
Ces changements dans la population active en introduisent d’autres dans les attentes de la société. Durant les Trente Glorieuses il était admis que l’émancipation individuelle passait par l’émancipation collective (d’où la sécurité sociale, d’où les taux de syndicalisations hauts et le militantisme important). L’embourgeoisement des ouvriers l’émergence des employés a changé les attentes de cette société, la déception suite à mai 1981 dernière tentative d’émancipation collective de la société n’a fait qu’amplifier le mouvement.
Aujourd’hui l’individu est roi. Le but fondamental du travail n’est pas de créer des liens avec l’autre (forme au fond de contournement hégélien - dialectique maître esclave - dans une société capitaliste du présupposé marxiste) mais de gagner suffisamment pour pouvoir intégrer la société de consommation (avoir son pavillon individuel le dernier bien hight tech): en ce sens la société est américanisée. L’individu est roi preuve de cela le nombre de blogs sur Internet où, contrairement à ici, ne se manifeste que de stériles bouffés narcissiques. La droite sarkoziste a su séduire ces penchants de la société, la cohérence des mesures de Sarkozy (qui analysées objectivement sont des inepties économiques) est là, travailler plus pour gagner plus, le service minimum, tout le programme de Sarkozy est sous-tendu par cette volonté d’amener à la satisfaction des besoins individuels immédiats. Mais le programme de Ségolène Royal n’était pas bien différent, malheureusement.

Comment peut-il existée une gauche de transformation, qui aspire à l’émancipation collective dans une telle société individualiste ?

Cet individualisme rend le monde du travail aveugle, il regarde la sucette mais pas l’ogre qui le lui donne ! Mais de temps en temps la vérité éclate, comme ce fut le cas pour le référendum de 2005, pourquoi une prise de conscience soudaine ? Il y a eu une part de vote rejet des autres, du tandem Chirac-Raffarin de la classe politique en général, mais pas seulement on ne gagne pas une élection contre (nous ne le savons que trop bien). Le vote a révélé que la société était divisé en deux socialement et géographique, entre une qui profite de la mondialisation actuelle (les centres villes, les cadres moyens et sup et chefs d’entreprises…) et l’autre qui en subi les contrecoups (petites villes, banlieues, ouvriers, chômeurs…). Ceci est un premier chantier à explorer.
Un autre chantier à mettre en oeuvre pour cette gauche de transformation sociale est à prendre sur le rôle de l’économie. Il faut montrer à la société que la satisfaction des intérêts personnels à cours termes est contraire non seulement à l’intérêt collectif (le système des heures sups rend difficile l’emploi des chômeurs et renforce le patronat qui se voit confié un pouvoir de pression supérieur sur le salarié par exemple), mais aussi à l’intérêt individuel à long terme (là rentre en jeux des dimensions comme le développement durable ou les crédits). Au fond, que l’économie ne vise qu’à la satisfaction des passions donc nuit à l’intérêt individuel (le rabaissant à une certaine animalité) dont le dessein est une vie, dans une certaine mesure, dans le bonheur qui passe au fond par la raison. (relire Platon). Donc une gauche de transformation proposerait, dans la pure veine marxiste, que la société souhaitable serait celle où l’humain primerait sur l’économie. A partir de cette option philosophique fondamentale on peut dégager la maïeutique de tout un arsenal de mesures (notamment sur les services publics et sur la place de l’Etat la Sécurité Sociale). Au fond la gauche aurait pour but la « désintermédiation » de la vie de l’individu, le placerait dans un véritable épanouissement individuel en propre et non pour d’autres (les dirigeants le patronat via la soumission au travail). L’économie ne serait pas une fin mais un moyen. Peut être que l’essence de la gauche est là mettre l’humain en avant et non la machine économique.
Ces orientations permettent de mettre de la cohérence dans un ensemble de mesures plus concrètes.
Ce ne sont évidemment que des pistes de réflexion à approfondir ou à amender mais ce qui est fondamental c’est de saisir que l’on parle désormais à une société ou la pierre angulaire est l’individu.
L’important c’est l’union !

Commentaire de A-C
Date: 9 juillet 2007, 8:24

“Etienne/30/05/2007/Tarbes/Le Forestier” t es pas 100% dans le concret , car ton decoupage

(”la société était divisé en deux socialement et géographique, entre une qui profite de la mondialisation actuelle (les centres villes, les cadres moyens et sup et chefs d’entreprises…) et l’autre qui en subi les contrecoups (petites villes, banlieues, ouvriers, chômeurs…). “)

est inexact.

1. les ouvriers (employés en contrat stable) beneficient de la mondialisation puisque la baisse du prix des produits technologiques leur fait progresser leur pouvoir d’achat

2. la plupart des chefs d’entreprises subissent la mondialisation, cf les manif pro-protectionnisme des agriculteurs, marins pecheurs et autres sous traitants de l’automobile. (il existe 1.5 millions de PME en France…)

3. les banlieues sont on ne peut plus mondialisees, cf le dernier clip d’IAM.

4. les chefs de grosses entreprises type CAC 40 sont en realite completement immunisés contre la mondialisation (en France), il n’y a pas de marché mondial des PDG comme il existe un marché des joueurs de foot. La plupart des patrons de CAC 40 sont des hommes entre 40 et 70 ans, enarques ou polytechniciens. Il n’ya guere que Alcatel Lucent et Arcelor Mittal qui soient dirigés par des non nationaux. Et encore, on ne les a pas invité.

Quand a la “stagnation dramatique du chômage” (d’ailleurs en etant realiste, on peut meme parler de HAUSSE vu que les stats retirent un tas de gens non employés), il faut voir la realite de terrain : le chomage concerne les jeunes, les femmes, les immigrés et les personnes faiblement qualifiées.
Les jeunes et les personnes non qualifiées, par definition, trouvent si elles cherchent (restauration, batiment, Angleterre, Irlande), donc une vraie politique de gauche devrait consister non pas a indeminiser le chomage, mais a offrir une vraic chance soit de qualification soit de mobilite pour les personnes non employées !

A mon humble avis, tu devrais faire ton decoupage entre

1. protégés de la mondalisation et en beneficiant (personnes a pouvoir d’achat ajustable / variable et en situation de monopole professionnel) type PDG de gds groupes, medecins, ouvriers qualifies et syndiqués, grandes fortunes actionnariales, fonctionnaires A et hors cadre, commerciaux, agriculteurs cerealiers)

2. protégés de la mondalisation et en precarite ou a pouvoir d’achat en baisse ou a competences transferables/outsourcables)
(fonctionnaires B et C, journalistes, femmes de menage, intellos precaires, ingenieurs)

3 .victimes de la mondalisation

ouvriers non qualifés du secteur privé, patrons de petites PME industrielles (en gros l’ancien electoral du FN)

Chomeur, ca ne veut pas dire grand chose en soit.

Commentaire de Axel ( LCR 83 )
Date: 10 juillet 2007, 13:18

Chère Clémentine , je ne suis pas d’accord avec le courant tel que défini par ce texte , mais je souhaite que les discussions continuent en toute fraternité(E) Je suis content que ton blogue continue , je vois beaucoup de mes camarades de la Ligue Comm Révo ! ètre d’accord ou non avec ces propositions , pour ma part je souhaite que ces débats soient fructueux , dans la discussion comme dans les luttes contre ce gouvernement de guerre sociale ! Bref , bonne habitude à prendre pour beaucoup d’écouter et de se fréquenter plus chaleureusement ! Bon été !

Commentaire de cédric
Date: 12 juillet 2007, 15:32

Pourquoi toujours créer des structures dans son coin alors qu’il serait grand temps de construire un Grand parti de la Gauche (PS sauf ces c… qui partent au FMI, libéralisent l’Europe et la France ; PC ; LCR pour ceux qui veulent prendre leur responsabilité ; Verts ; PRG ? ; MRC ? ; mais jamais le MoDem !) ?

Commentaire de Lea
Date: 13 juillet 2007, 17:51

Je me suis très longtemps sentie proche du PS. Mais j’ai été très déçue de son attitude pendant la campagne électorale, en particulier avec l’appel du pied au Modem et maintenant avec le “débauchage” et l’entrée au gouvernement d’un certain nombre de ses membres. C’est pourquoi il est essentiel de faire exister un vrai mouvement de gauche. Le problème, c’est effectivement qu’aujourd’hui il y a trop de petits partis et qu’il est difficile d’y trouver quelque chose de cohérent, surtout que les positions sont souvent très proches sur les différents sujets.

Commentaire de bonitor
Date: 16 juillet 2007, 9:46

Bonjour clémentine
je m’étonne que mon message datant du 13 juillet n’apparaisse pas. Je comprends qu’il ne vous plaise pas mais est ce une raison pour le censurer ? Il ne contenait aucune insulte. J’ai posé à peu près le meme message sur “maintenant à gauche” pour le meme résultat : censure sans explication… Comme sur Bellaciao quand on critiquait le coup de force de MGB, je (re) découvre la “censure de gauche” mais ça fait toujours aussi mal de voir des gens de notre bord qui se comportent comme ceux qu’ils critiquent…
Parce que nous sommes du meme bord : je participe depuis plusieurs mois au collectif unitaire antilibéral de Montreuil, nous nous étions retrouvé autour de votre nom pour proposer un candidat à la présidentielle. De plus je participe à l’association “matières prises” de J Guillet, et je suis donc votre action en faveur de ce genre d’initiative. Nous avons beaucoup en commun, et voilà que l’on ne pourrait plus débattre. Car si mon message vous déplait, s’il vous semble caricatural, outrancier, je veux bien savoir en quoi.
Merci pour votre réponse.

Commentaire de Erick
Date: 17 juillet 2007, 4:40

Deux pétitions pour sauver “Arrêt sur image”, la formation d’un second groupe de discussions sur l’avenir de la gauche de gauche, quand “Gaucheavenir” existe déjà.

Vous n’avez pas l’impression de rejouer l’éparpillement des candidatures de la gauche alternative pendant la campagne présidentielle ?

Je vous ai beaucoup suivi, Clémentine, mais persister dans l’erreur à ce point là relativise bien des choses.

MARRE des divisions ! Marre du narcissisme ! Marre de votre nombril !

Je suis un de ces millers de pauvres types qui ont la haine des effets de manche de Sarkozy, avec son ouverture trompeuse. Je ne me plains pas, je me bats, mais j’en ai assez de ces initiatives d’en haut auxquellles nous ne participons pas, et qui ignorent les revendications et les propositions de ceux qui sont réellement dans la m… ! Il y a une vraie vie à côté d’internet, et de ses effets d’annonces.

cordialement

Erick

Commentaire de bonitor
Date: 18 juillet 2007, 12:48

Re Bonjour
qui modère ce blog ? J’envoie un message avec des critiques précises sur le texte “maintenant à gauche”, il ne passe pas.
J’envoie un message pour demander pourquoi et celui là passe !!!!!
Pour résumer mon propos : je pense que ce “club” ne sert à rien si ce n’est à promouvoir l’image des personnalités qui en sont à l’initiative : il existe déjà une structure avec les mêmes objectifs : la coordination des collectifs unitaires.
Alors pourquoi ne pas en parler ? J’ai l’impression que certaines personnalités préfèrent rester entre elles plutôt que de se frotter à cette structure décentralisée, démocratique ou une personne égale une voix, ou l’on agit localement…
Je réitère donc ces questions qui pour l’instant sont restée sans réponse… Merci.

Commentaire de Olivier Laurent
Date: 1 août 2007, 13:52

Pour que la gauche puisse redresser le museau en France, peut-être faudrait-il abandonner l’usage de superlatif genre “ultra” libéral pour qualifier la politique de Sarkozy. Car franchement il n’y a qu’en France où l’on peut qualifier Sarkozy avec ses désirs d’ingérence dans les grandes entreprises françaises comme pouvant être de l’ultra-libéralisme.

Si vous prenez un peu d’hauteur, c’est tout au plus une politique de droite-centriste. Le reste est conservateur (patrie, nation, etc). Cependant le conservatisme n’est pas forcément de du libéralisme, c’est souvent exactement le contraire.

Mais je me prends au jeu. Et déjà tout cela devient ridicule. ces usages de superlatifs et autres jargons sont révélateurs d’une triste réalité.

La gauche se perd dans son jargon, dans cette “dialectique” comme dirait un marxiste. Une dialectique qu’elle ne partage qu’avec d’autres membres de sa tribu.

Les discours restent “idéologiques”, les mesures que proposent la gauche sont “idéologiques”. Votre lutte est idéologique. Le reste est secondaire. Ce qui prime est l’idéal.
Et c’est précisément là ou ça coince.

Les électeurs, eux, réclament des mesures “pragmatiques”. Un démonstration par A + B que tel mesure permettra non seulement d’augmenter le pouvoir d’achat des gens, mais aussi et surtout de leur donner du boulot et plus encore qu’elle soirt économiquement viable. Il ne rêve pas d’une société idéale, ils rêvent de solutions concrètes à court au moyen terme pour des problèmes tout aussi concret.

Rappelez-vous pourquoi Madame Royal a connu son succès en début de campagne. Ce côté “pragmatique” qu’elle déployait, et rappelez-vous pourquoi elle a perdue, précisément quand elle a perdu cette image.

Commentaire de eluerd
Date: 20 août 2007, 15:29

oui à babord toutes pour monter une stratégie qui permette de recueillir et de soigner tous les éclopés des dernières élections.
gardons le moral et entrons en résistance, voire en utilisant la désobeissance civile,car ce pouvoir qui se vante d’avoir crée un ministèrede l’identité nationale (pourquoi ne pas ouvrir en centre de rétention à Drancy) et qui menace nos libertés individuelles avec les caméras du coin de la rue ,puis pour de plus en plus de motifs utiliser le fichier des empreintes génétiques, n’est pas ,démocratique,même sorti des urnes.
reprenons nous et reconstruction une vraie gauche anti-libérale et altermondialiste.

Commentaire de Jean Marc
Date: 1 septembre 2007, 23:31

Adhérent socialiste depuis peu, je ne le répéterais jamais assez, le Parti Socialiste est à mes yeux un parti moderne humaniste et aspire a grandir sans cesse dans ce sens. François Hollande et Henri Emanuelli viennent à La Rochelle d’expliquer que bien sur, “le PS a accepté l’économie de marché”. Simplement, il faut savoir utiliser cette donne actuelle, car incontournable, pour mettre en avant les valeurs fondatrices de justice social. Mais il n’y a aucune imcompatibilité.

C’est ici tout le sens de mon engagement au sein de ce parti, qui bien sûr est pragmatique, mais reformiste, c’est l’art de l’action dans le compromis, et non l’inverse.

Loin du detestable ultra-individualisme libéral à tou crin réactionnaire et passéiste (c’est bien ici que sont les “ringards”) qui prône l’apologie et la réussite individuelle (au point de faire effacer ses bourrelets…) qui écrase les plus faibles et qui a momentanément pris le pouvoir.

Loin de la neutralité diplomatique qui consiste à affirmer que la réponse est au centre (qu’il soit dit “nouveau” ou moderne modem), mais avec des positionnements économiques (et donc sociaux) clairement ancrés à droite, en nous feintant un rapprochement des valeurs socialistes sous pretexte d’accords sur certains enjeux sociétaux.

Loin de l’angélisme politique à gauche de la gauche qui n’est jamais assez à gauche avec une utopie aussi enthousiasmante qu’irréaliste qui finit par autant de décéptions qu’elle a sucité d’espoirs.

Certains prétendus socialistes ont choisi (toujours selon moi) honteusement et scandaleusement la première catégorie citée précedemment, d’autres la deuxième avec des convictions purement éléctoralistes, et aucunement idéologiques, les derniers étant des doux rêveurs (c’est tout de même selon moi un moindre mal d’idéaliser, si la demarche est sincère).

A chaque socialiste de définir le sens de son engagement avec son pragmatisme reformisme en tenant compte, d’une part des revendications et aspirations légitimes collectives et d’autre part de la bonne conduite d’un pays dans un monde globalisé.

Si, ce qui se positionne entre le bas de mon cuir chevelu (côté crane!!) et le haut de mes sourcils fume quelque peu, je suis heureux et fier de constater que lors de l’actuelle université de La Rochelle, il en est de même pour de nombreux camarades qui apportent de nombreuses et talentueuses contributions, qui, me semble-t-il correspondent à l’état d’esprit que j’essayais de décrire plus haut. Contrairement, mais n’épiloguons pas, à ce que certains médias voudraient faire croire sur ce rassemblement socialiste.

Parmi ces excellentes contributions que j’ai eu du mal à choisir pour ceux qui osent encore croire que le socialisme serait désuet ou archaïque.

Vous trouverez entre autres sur le site de l’université de La Rochelle un decryptage de l’offre idéologique de Nicolas Sarkozy et un éclairage sur l’individualisme contemporain et l’éléction.

Pour finir, comme l’ont parfaitement et brillament souligné certains de mes camarades, il y a des discours politiques humanistes qui laissent une trace indélébille dans l’histoire. Je vous encourage à regarder celui de Martin Luther King dans son intégralité et ce moment d’anthologie me fait dire que la classe politique dans son ensemble (mais surtout certains…) feraient bien eux aussi de faire un rêve.

Commentaire de Cottet
Date: 14 septembre 2007, 9:09

Quelle « union de la gauche » à Vénissieux ?

2008 sera l’année des municipales. Vénissieux est une ville de gauche depuis toujours. Son passé industriel, son présent à fort taux de salariés et d’activités économiques font de cette ville un lieu d’expression spontanée des idées de gauche travaillées depuis 80 ans par le projet communiste, majoritaire.
Le XXIème siècle connaît des mutations sociales économiques et politiques fondamentales qui affectent progressivement le territoire de la commune. Le projet communiste a connu des mutations qui peuvent lui être mortelles. Il a, en tout état de cause, disparu du rapport de force international. Le cadre national du projet communiste (dont l’origine et l’essence reste internationaliste) est lui aussi en situation de déclin historique.
Au niveau local, cette prise en compte des données historiques ne semble pas être à l’ordre du jour. Le projet communiste local s’inscrit par la voix de son député-maire qui s’efforce d’en produire une « théorisation » dans un projet communiste national, reprenant les fondamentaux du marxisme léninisme. Un industrialisme mâtiné de productivisme est fondamentalement la perspective pour retrouver une classe sociale d’«hommes-producteurs» qui rejoindront de nouveau les rangs du Parti dans le cadre d’une défense de leurs intérêts salariaux. L’éclatement de la classe ouvrière est pensé mécaniquement comme une conséquence du développement du chômage, « armée de réserve » d’une classe ouvrière future.
C’est dans ce contexte théorique que la politique municipale s’inscrit. Les orientations politiques de la ville sont définies par un personnel qui inscrit le projet communiste comme la seule perspective d’avenir et de développement local.
Certes, la gestion quotidienne des problèmes économiques, sociaux et politiques amène les élus locaux à faire des concessions à leur idéologie. Ainsi le maire développe-t-il un discours républicaniste et parlementariste dans l’air du temps. Tantôt sécuritaire avec Sarkozy, tantôt altermondialiste, il tente de picorer les idées de gauche ici ou là dans un amalgame qui ressemble plus à de la bouillie pour les chats qu’à un effort sérieux d’analyse des mutations contemporaines. Une prétendue « ouverture » masque mal le dirigisme politique et administratif des cinq mousquetaires (Gerin, Peytavin, Thivillier et leurs « groupies » incolores : Falconnet et Ebersviller) qui confond en permanence le parti et cette part d’Etat que représente la municipalité. La ligne du parti, c’est Gerin et personne d’autre. Le cumul des fonctions est aussi un cumul politique. Candidat à la direction de son parti dont il critique la stratégie, il dirige la section locale de son parti et la mairie. Par ailleurs, il est député, et membre de la Communauté Urbaine dont il a démissionné de la co-présidence.
La ville a essuyé plusieurs échecs concernant les projets de développement du Puisoz. Les efforts entrepris pour réhabiliter (après 1981) le grand ensemble des Minguettes commencent à produire leurs effets (près de 30 ans plus tard) sans qu’on ait connu une puissante lutte des classes pour aboutir à ces effets positifs.
Le développement économique local est fondé sur une adaptation sui generis du tissu industriel local. Les salariés semblent pris dans des logiques économiques qui dépassent leur entendement. La mondialisation a remodelé le mode de production des poids-lourds et les salariés de RVI n’ont pu que constater les dégâts. Les taux de syndicalisation sont effondrés.
Le développement immobilier est actuellement le créneau porteur de la ville. Ce développement obéit aux lois du marché. Le service public du logement est dévalorisé sous sa dénomination de « logement social » que chaque ville s’efforce de « passer à son voisin ». La « mixité sociale » est le terme sous lequel on fait accepter la privatisation galopante du logement social à Vénissieux comme ailleurs.
La question de l’union n’est pas une question d’un rassemblement de boutiques. C’est sur le fond, l’union du peuple de France pour conquérir le pouvoir d’Etat et le faire fonctionner démocratiquement, sous le contrôle permanent des populations. Cette union ne saurait s’appuyer sur une seule catégorie de français : les « producteurs » ou « classe ouvrière ». Elle prend désormais forcément en compte tous les acteurs du processus social de production des richesses du pays. Le degré de socialisation de la production est arrivé à un point tel qu’il n’est plus possible de distinguer producteurs de plus value directs ou indirects. Le capitalisme est entré dans une nouvelle phase où les éléments de communisme sont présents ou virtuels dans le mode même de production, le condamnant à terme à sa disparition. La mort du communisme étatique est une phase de l’évolution du capitalisme mondial (Impérialisme) qui lui a permis de survivre. Toute organisation prenant appui sur l’héritage du communisme étatique est de fait complice de la survie du système capitaliste dans sa phase actuelle. La démarche révolutionnaire, radicale consiste à prendre appui sur les éléments de dépassement contenus dans la phase actuelle du développement de l’impérialisme pour mettre un terme au cadre même de ce système. C’est donc une théorie vivante, une réécriture du Capital qui est nécessaire. Un effort théorique et pratique d’organisation sur de nouvelles bases est indispensable pour donner au mode de production un nouveau cadre de développement intégrant une dimension écologique universelle. Ils ont tous l’œil agrippé sur le taux de croissance comme un retraité l’aurait sur une pucelle. Quelle croissance ?
Si l’on part de ces nouvelles bases pour réfléchir aux municipales, l’union de la gauche locale ne saurait se constituer sur les bases qui présidaient à l’union de la gauche plurielle. Cet accord entre vieux partis locaux ne représente plus guère les forces politiques locales réelles. J’appelle de mes vœux la dissolution des sections locales du PCF, du PS et autres organisations de gauche à Vénissieux et la constitution, au niveau local, d’un parti de gauche anticapitaliste, féministe, écologique capable de renouveler les formes de luttes politiques contre la droite en rompant avec les formes dépassées des vieux partis. Un congrès constitutif local serait nécessaire, développant un programme local anticapitaliste, féministe et écologique radical. Sur cette base il se présenterait aux municipales avec une nouvelle génération de jeunes non compromis dans les vieilles structures politiques.
C’est ce rêve qu’il faut présenter aux nouvelles générations.

Commentaire de maurice
Date: 19 avril 2008, 20:15

et depuis Juin 07 nous attendons … Godot ???
et MAG est en vacances !!!

Commentaire de Thierry TOURS
Date: 13 mai 2008, 14:21

Maintenant à gauche? oui et la question qui fâche peut être pour vous Clémentine AUTAIN: seriez vous partante pour faire partie des composantes du nouveau parti anti capitaliste proposé par la LCR?

Commentaire de MERMIN Philippe
Date: 29 juin 2008, 0:22

Faisons court suite à tant d\’analyses toutes aussi convaincantes les unes que les autres, mais finissant par s\’embrouiller.
1- UNISSONS NOUS./
2- Ne soyons pas anticapitalistes, il y a longtemps que le capitalisme nous a écrasé.
3 PRÉPARONS l’après chute du capitaliste qui arrive à grands pas.
Avec Clémentine ou Olivier ou d’autres, peu importe, je NOUS fais confiance.
“Gouverner c’est prévoir” RÊVONS, IMAGINONS ce que nous voulons VIVRE demain et prévoyons en fonction de nos espoirs.

Commentaire de Yves
Date: 10 février 2010, 19:30

A Gauche Maintenant en Languedoc Roussillon!

http://www.hautcourant.com/Francois-Liberti-Pour-l-emer-gence,1075

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