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Crise du capitalisme : en quête d’alternative

Comme quoi tout arrive…

Voici ma chronique des matins de France Culture, version audio !

Commentaires

Commentaire de Laurent Z.
Date: 10 octobre 2008, 10:44

Avant, nous avions la chronique à lire, ensuite le lien pour aller l’écouter et maintenant carrément la version audio sur le blog !! Peut-être aurons-nous une version vidéo dans quelques semaines ;).

Toujours très cordialement,

Laurent Z.

Commentaire de Anna
Date: 10 octobre 2008, 10:55

Une analyse marxiste du capitalisme :

http://egalite.over-blog.org/article-3736113.html

Et une citation d’actualité :
“Le crédit, loin de contribuer à abolir ou même à atténuer les crises, en est au contraire un agent puissant.” (Rosa Luxemburg)

Commentaire de lucien matron
Date: 10 octobre 2008, 11:19

Bonne chronique mais un peu sévère par rapport au PCF et à la LCR jugés “peu crédibles”. Le retour aux bases “marxiennes” ou “marxistes” ne peut suffire à lui seul modifier la donne même si les analyses de Michel Husson sont souvent pertinentes.

Nous avons besoin de réponses politiques, et les réponses politiques, à mon sens, doivent faire en sorte 1- que le politique prenne le pas sur l’économique et pas l’inverse, 2- que la satisfaction des besoins sociaux et humains passe avant le sauvetage des capitaux. Autrement dit, c’est un retour de la politique et du social que nous devonc proancemouvoir par la mobilisation des forces actives. Les associations, les syndicats et les citoyens, loin de courber l’échine doivent, au contraire, amplifier les actions en cours. On en bien besoin, mais pour nous, ce n’est pas une surprise.

Commentaire de Muguet
Date: 10 octobre 2008, 11:33

Bien cette version à écouter , claire et intéressante .

Je remets ici un de mes commentaires qui me semble -t-il à sa place suite à ta chronique .

“Et ces insectes scatophiles des greniers à grains spéculatifs du système capitaliste que sont les directeurs actuels du FMI et de l’OMC . Ceux-ci bousiers en chef du drame humain planétaire , adoubés par la Sarkofrance UMPS , nous disent maintenant que faire ainsi n’était pas très moral .
Pauvres cons de socialistes français qui préconisent de socialiser les dettes et une fois les banques renflouées , de privatiser à nouveau les profits “.

PS : quand je dis socialistes français , il ne s’agit pas de tous les socialistes de France mais seulement d’une certaine tendance ( ou mouvement ) qui se reconnaîtra aisément .

Commentaire de Poids-Plume
Date: 10 octobre 2008, 11:39

Bouh Clémentine!

J’avais écrit un texte sur la question du Marxisme mais il a disparu…

Apparemment vous avez modifié votre message pendant que je l’écrivais, et pfuittt…

Mais j’y reviendrais si vous ne le retrouvez pas.

:)

Commentaire de frmwa
Date: 10 octobre 2008, 11:48

Nous irons tous au paradigme.

Commentaire de Poids-Plume
Date: 10 octobre 2008, 14:16

Clémentine, mauvaise nouvelle.
Votre livre n’est pas à la bibliothèque!
Oui, je suis d’accord, c’est un scandale.
(Encore un coup des capitalistes)
:)

Alors je vous propose un marché (oui, bon, c’est vrai le terme est mal choisi)…

Je vous propose un deal.

Je me prive d’un repas sur 2 pendant 2 jours, et j’achète votre livre.

En échange, vous achetez une de mes oeuvres.

Je n’ai pas compté combien de repas ça fait… mais ça m’a l’air équitable, non ?

Entendu ?
D’accord ?

Super !
Je vais acheter votre livre dès aujourd’hui.

Ne tardez pas trop pour m’acheter un tableau, il va y avoir une très sérieuse augmentation dans peu de temps.

Je dis ça pour que vous fassiez des économies.
:)

Commentaire de Poids-Plume
Date: 10 octobre 2008, 17:35

Voilà, ça y est !
Je l’ai votre livre.

Reste plus qu’a le lire…

Non, je plaisante, je l’ai déjà commencé.

Il commence plutôt mal d’ailleurs…

Comment vous bottez en touche au tout début quand votre frère vous demande ce qu’est un macho!!!

Je ne suis pas d’accord, si vous ne définissez pas au moins un petit peu ce qu’est un macho… Désolé, ça ne marche pas.
Parce que, dans ce cas là, vous pouvez qualifier absolument n’importe qui de macho, vu que de toute façon on ne sait pas ce que signifie le mot.

Vous pourriez tout aussi bien dire un schmilblick.
” - Oh eh, lui, c’est un schmilblick!
- Ah! Mais qu’est-ce qu’un schmilblick ?
- Euh, ben… c’est comme lui… lui, c’est un schmilblick.
- Bouh le schmilblick!”

Mais bon, vous avez de la chance, il est gentil votre petit frère (c’est à se demander si vous l’auriez pas choisi dans un paquet de bisounours), je ne pense pas qu’il soit complètement idiot, il doit vous connaître un petit peu quand même, il devait savoir qu’en partant comme ça le bouquin allait finir par s’appeler “Les aventures d’Alban : punching-ball professionnel”…
Et malgré ça, il ne vous a pas planté là en vous disant :
“Excuse-moi, Clémentine, j’ai un match de foot”.
Non, il a du prévoir le coup…
Il devait avoir une armoire à pharmacie remplie de bandes, d’arnica et de mercurochrome…
Et on peut dire qu’il se sacrifie avec une assez extrême obligeance.

J’espère qu’il n’était pas ligoté pendant l’entretien.
:)

Je fais du mauvais esprit ???

Oui. :)

Vous bottez en touche au tout début, mais quelque pages après, vous précisez un peu ce que vous appelez macho.

Nous aurons probablement des sujets de débats.

Là je me suis arrêté au moment où vous parlez d’utopie…

Vous savez Clémentine, si vos livres sont sincères…
Alors, vous devriez carrément bien aimer la personne que je suis.
Oui.

Commentaire de Poids-Plume
Date: 10 octobre 2008, 17:38

@ frmwa

Le paradigme ou la mort!
Hasta la victoria siempre.
Venderemos!

Commentaire de ropib
Date: 10 octobre 2008, 19:41

Je vous ai entendue lors de ces matins navrants. Ca m’a mis en colère. Certes vous pointez une crise structurelle au moins mais ça ne suffit pas. Ainsi une recapitalisation par l’Etat n’est pas une solution. Je suis aussi d’accord avec Duhamel: le temps n’est pas venu encore de proposer des négociations afin de trouver des alternatives mais on voit bien (j’ai entendu Laporte parler de la grève des joueurs de foot par rapport à une accentuation de la financiarisation des rapports de force dans l’administration du foot sur RMC… c’est navrant, navrant!) que non seulement tout le monde est prêt à refaire les mêmes erreurs mais que, pire, ils continuent de les faire en plein milieu de la crise.

Ainsi l’Etat se trouve obligé de recapitaliser les entreprises privées (je pense que ce n’est pas fini, après tout le système bancaire a une utilité: que vont devenir les autres entreprises avec des banques absentes ?), il ne s’agit absolument d’une décision politique mais d’une obligation au regard de ses responsbilités. C’est à dire que finances engagées ou non l’Etat reste responsable de la gestion de l’interdépendances au sein de la Nation. Il faudrait réformer la Nation, le salariat, la souveraineté (le capitalisme c’est la reconnaissance de la souveraineté comme seul producteur de valeur en niant les exsitences de l’exploitant et de l’usager)… En attendant il faut être objectif et rendre compte explicitement d’un capital de fait (un investissement) engagé par l’Etat. C’est tout. C’est à dire qu’en période de croissance ou de récession l’Etat engage sa responsabilité à a même hauteur que les actionnaires. On en a l’exacte preuve aujourd’hui. D’ailleurs on peut considérer (allons jusqu’au bout de la logique pour dénoncer son inefficacité) l’impot n’est pas une charge mais la juste de reconnaissance de cet investissement de même que le salaire donné aux emloyés n’est pas de l’argent donné par le gentil “entrepreneur” mais l’argent du salarié que l’employeur est obligé de rendre relativement à l’investissement de l’employé.

Ainsi la situation oblige à la nationalisation quelque part. Mais quand sera venu le temps il faudra songer à une nouvelle privatisation tout en continuant de considérer l’Etat comme co-décideur même si aucun fond n’est engagé. Parce que les fais sont là: les états sont responsables.

Cela ne suffira pas evidemment. Et on voit par exemple dans le secteur des telecoms (en tant que bête consommateur je ne parle que de ce qui m’intéresse) le gouvernement cherche à protéger ses amis. Plus de règle: c’est le souverain qui décide. Au cas o`u quelqu’un demandait des comptes une loi serait rapidement votée, histoire de se faire une légalité. Personne n’est dupe et il est nécessaire de mettre en place un système dans lequel le consommateur est représenté (assumons d’être dans la société de consommation, ce sont les capitalistes feinéants qui auront le plus à s’en mordre les doigts). Je ne sais pas comment: faudrait-il faire rentrer les associations de consomateurs dans les conseils d’administration ? Sûrement quelque chose de ce genre… Qu’en est-il du B2B ? Il y a de toutes façons des usagers (ne parlons pas de client, c’est trop pratique pour ne pas rendre compte d’une notion de copropriété pourtant existante) qui au final ne seront pas que des personnes morales, mais quand bien même on peut imaginer des sortes de syndicats représentant aussi les entreprises. La concurrence n’a d’intérêt que par rapport à la séduction du client, si l’usager est intégré au processus de production la collaboration devient plus pertinente. L’interdépendance existe donc bel et bien, la réalité nous le rappelle. Il faut donc la prendre en compte.

La réponse morale, les déclarations de bonnes intentions sont ridicules et il ne suffit pas de réfléchir à de nouvelles règles. Encore que ce serait presque mieux que ce qui se passe actuellement vu que je n’entend parler que de charte éthique débile. L’éthique on la voit chez les journalistes complètement à la ramasse qui continuent d’être seuls à pouvoir exploiter les avantages de rendre un service publique sans aucune responsabilité envers la société. Ca ne sert donc à rien et même avec la meilleur volonté du monde ils sont rentrés dans un système qui leur est impossible de dépasser aujourdh’ui. Cette manière d’aborder les choses je me la rappelle parfaitement malgré mon jeune âge d’alors, elle est archi-connue etprécisément datée. Il s’agit de dire que le système est bon mais que l’homme est impur, que c’est ce dernier qui n’est pas à la hauteur. J’appelle ça la chute du mur de Berlin.

Commentaire de mc
Date: 11 octobre 2008, 9:24

Bon commentaire assez synthétique, mais je reste sur ma faim et ce n’est pas de votre faute ! la vraie gauche (LCR, PCF entre autre) pourrait au moins s’entendre sur la manière de conduire la lutte pour contrer cette crise (mais les frères ennemis…) qui n’est en somme que la partie visible de quelque chose de plus profond. Le minimum, quoi…mais là, c’est la Lune…La volonté de rester dans son petit parti réconfortant est plus forte que celle de sortir de la crise.

Commentaire de GRICOURT
Date: 11 octobre 2008, 10:28

Bonjour Clémentine,

Je suis totalement d’occord avec ta chronique, la seule sortie de crise capitaliste, ne pourra se faire que par une prise de conscience des salariés, créateurs de richesses.
Encore fait-il qu’ils soient convaincus de leurs forces, pour construire des luttes d’ensemble fortes, transformatrices de société.
Dans un deuxième temps, le politique aura le devoir d’organiser et de construire durablement cette refondation de société.

Je vous adore…

amicalement

Alain

Commentaire de Poids-Plume
Date: 11 octobre 2008, 17:13

Je viens d’apprendre que la police avait trouvé à Miramas 17 000 € de fausse monnaie.
Waow!!!

Il faudrait les envoyer à la société AIG, ça couvrira une partie du prix de leurs cafés.
:)

Commentaire de Poids-Plume
Date: 11 octobre 2008, 17:32

Bankster, c’est super comme boulot.
Plus tu pleures, plus tu gagnes des sous.

Cela mériterait des manifestations où on irait tous pleurer devant les fenêtres de Sarkozy et ses potes en criant :

“Bouh, bouh, bouh,
Nous aussi on veut des sous!”

:)

Commentaire de DiGeo
Date: 12 octobre 2008, 9:13

Ci-dessous en copié-collé le post que je viens de déposer sur le blog de J.L Mélenchon. C’est une manière pour moi de vous redire que vous devriez tous les deux travailler en synergie!!

De Warren Buffett à Marie George Buffet,

Leur point commun du fait de la conjoncture est la banque. Etonnant non!
Le “célèbre” milliardaire étatsunien vient encore de faire parler de lui en pleine débâcle de Wall Street avec prises de parts dans différents groupes côtés au plus bas.
Ainsi il vient de souffler à EDF le marché acquisition de l’électricien Constellation Energy après avoir participé au sauvetage de la banque Goldman Sachs . Le tout pour la modique somme de 13 petits miliards de dollars.

Qui parle de crise de confiance en ces temps tourmentés. Il est tout à fait confiant le Buffett homme le plus riche de la planète, il sait que éventuellement le plan Paulson est là pour limiter les dégâts des………banques.
Le milliardaire est déjà en sortie de crise et il prépare allègrement la suivante. Pourquoi se gênerait-il puisque à tous les coups il gagne!!

A moins que. A moins que comme le déclare Marie George Buffet et elle n’est pas la seule: “A partir du moment où l’Etat sauve une banque de la faillite, il en détermine aussi la stratégie, les activités, la gestion.”
En cela elle est confortée par un récent sondage CSA pour l’Huma dimanche.
Sondage dans lequel les français se prononcent de manière écrasante à plus de 70% en moyenne pour que la Santé, l’Education, La Poste, l’Energie, l’Eau, les Transports en Commun, les Télécommunications soient gérés par les POUVOIRS PUBLICS.

Commentaire de ropib
Date: 12 octobre 2008, 12:01

@DiGeo

Je me trompe peut-être mais “A partir du moment où l’Etat sauve une banque de la faillite, il en détermine aussi la stratégie, les activités, la gestion.” c’est le capitalisme non ?
On est en train de dire qu’il faut en sortir.

Commentaire de benoit
Date: 13 octobre 2008, 22:19

Notre pays, comme le monde entier, est brutalement plongé dans une des plus graves crises économiques de son histoire. Captés par la spéculation sur les marchés financiers au lieu de s’investir dans l’économie réelle, les énormes profits réalisé par la mise en concurrence et la surexploitation des salariés du monde entier ont alimenté une gigantesque bulle financière qui est en train d’exploser. Les dégâts financiers sont déjà considérables. Aux États-Unis, 2000 milliards de dollars (20% des retraites gérées par les fonds de pension) sont partis en fumée.

Face au désastre, les grands de la terre se réunissent en urgence (G4, G7, Eurogroupe…) pour renflouer le système financier. Des sommes fabuleuses, qui se comptent en milliers de milliards de dollars, sont mobilisées par les Etats pour boucher les trous aux frais des contribuables. Mais rien n’y fait jusqu’à présent. La sphère financière s’affole et les bourses connaissent un plongeon sans équivalent.

Cette crise d’ampleur historique ne s’arrêtera pas à la sphère financière. L’immobilier, par où la crise a démarré, est déjà touché de plein fouet. Si on ne fait rien d’efficace, la crise bancaire va mettre en très grande difficulté les PME, et toute l’activité productive. Avec d’importantes conséquences sur le chômage, déjà en hausse très nette depuis l’été. L’économie mondiale est entrée en récession. Elle risque de prendre une ampleur catastrophique, affectant les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, l’accès à la santé, les services publics. C’est la vie quotidienne de chacune et chacun d’entre nous qui est menacée.

Les mesures annoncées aujourd’hui par le Président de la République, après la réunion hier de l’Eurogroupe, la mobilisation de milliards d’euros pour sauver les banques ne s’attaquent pas aux choix et aux pratiques qui ont conduit à la catastrophe d’aujourd’hui.

Le Président de la République en appelle à « l’union nationale ». Mais il propose que cette union se fasse autour des recettes libérales qui sont à la racine même de la crise en favorisant une nouvelle fois un système irresponsable. Ces mesures sont absolument insuffisantes. Il est complètement vain de prétendre « moraliser » le capitalisme. C’est le système lui-même qui est en crise parce qu’il est obsédé par les profits, la rentabilité et l’enrichissement de quelques uns au détriment de l’intérêt général, du développement de toutes et tous, et de la préservation de la planète. Un système qui va de crise en crise : sociale, alimentaire, écologique, financière, et nourrit des tensions et des conflits de plus en plus graves.

Dans la très grave situation où nous sommes, le Parti communiste appelle les citoyennes et les citoyens, les militants syndicalistes et associatifs à se mobiliser sous toutes les formes possibles. Il appelle les économistes de gauche qui veulent contribuer à ce mouvement à travailler ensemble pour faire émerger des propositions fortes et convergentes. Il appelle les personnalités et les forces politiques de gauche à se rassembler d’urgence pour porter ensemble un plan de mesures efficaces pour stopper et sortir de la crise. Et dessiner ainsi une alternative politique de gauche forte et audible.

Dans les jours qui viennent, il organisera mille rencontres dans tous le pays afin de débattre avec toutes celles et tous ceux qui le souhaitent des véritables solutions à la crise. Dès aujourd’hui, il lance une pétition visant à soutenir cette démarche et de premières propositions :

Mesures d’urgence
1. Il faut des mesures efficaces et justes pour sauver le système de crédit, vital pour notre économie. Mais en prenant des garanties contraignantes à l’égard des spéculateurs qui sont responsables de cette crise.
- Pas d’argent public sans pouvoir de gestion. S’il doit venir au secours d’un établissement financier , comme Dexia, l’Etat doit pouvoir contrôler sa stratégie et sa gestion. Et quand il l’estime justifié, compenser l’aide apportée par une nationalisation durable de ses actifs sains, contribuant ainsi à la constitution d’un grand pôle financier public.
- Organiser et exiger la transparence absolue du système bancaire. L’argent et la monnaie sont des biens communs, nécessaire à tous. Ils doivent être maîtrisés par tous les citoyens
- Suppression du boulier fiscal pour les plus riches.
- Refus de toutes nouvelles privatisations, à commencer par celle de La Poste, qu’il faut stopper de toute urgence.
- Plan de développement et de modernisation des services publics
- Augmentation des salaires et des pensions

2. On trouve des centaines de milliards pour sauver le système financier. Un effort équivalent peut et doit être fait pour les simples gens dont l’activité et la consommation sont le cœur vital de l’économie. Il faut pour cela des mesures d’urgences permettant de rétablir vraiment la confiance en protégeant les salariés et les familles.
- Garantie absolue des dépôts bancaires des petits et moyens épargnants : cette mesure doit être prise dans toute l’union européenne dès le Conseil du 15 octobre.
- Garantie des rémunérations en cas de licenciement
- Garantie du logement, interdisant les expulsions, y compris pour les accédants touchés par la crise des crédits relais.

- Des réformes de fond pour s’attaquer à la logique folle du capitalisme.
1. Réorienter l’argent vers l’économie réelle. Nous proposons de réunir immédiatement un Grenelle du développement, avec tous les acteurs sociaux et économiques, pour décider des moyens de réorienter l’argent vers les salaires et le pouvoir d’achat, l’emploi et la formation, l’investissement, la santé, l’éducation et la recherche et toutes les dépenses socialement utiles.

2. Créer un grand pôle public du crédit. Autour de la banque des Dépôts et Consignations, des Caisses d’épargne, des banques mutualistes, de l’Oséo, de la banque postale, et les banques privées qui seraient renationalisées, ce pôle public doit avoir pour mission devrait impulser une politique de crédit favorisant l’investissement utile, et pénalisant lourdement les crédits à visée spéculative.

3. Contrôler les mouvements de capitaux. Il faut revenir sur l’aberrante liberté de circulation des capitaux qui alimente l’incendie financier. Dans le même sens, il faut engager une lutte acharnée contre les paradis fiscaux, dont l’existence, au sein même de l’Europe, permet à des capitaux considérables d’échapper à tout contrôle.

4. Aller vers un nouveau traité fondateur de l’Union européenne. La banque centrale européenne, aujourd’hui esclave des marchés financiers, doit être mise au service du développement de l’industrie et des services. En remettant en cause son « indépendance » à l’égard des pouvoirs politiques. Mais aussi en allant vers un nouveau traité mettant fin au pacte de stabilité, au dogme de la « concurrence libre et non faussée, et au choix du dumping social et fiscal.

5. Mettre le poids de la France et de l’Europe au service d’une refonte des institutions internationales à vocation économique et financière. Ayant pour but de favoriser un co-développement durable de tous les peuples, cette refonte doit s’accompagner de la création d’une monnaie commune mondiale mettant fin à l’hégémonie désastreuse du dollar.

Relevé de décision du Comité Exécutif National
Parti communiste français

Paris, le 13 octobre 2007.

Commentaire de henri golo
Date: 15 octobre 2008, 16:20

Bonjour,
je suis content que vous ayiez réussi à maîtriser la bête pour mettre de l’audio directement sur le blog mais l’écrit a aussi du bon : je n’ai pas de système de son au boulot et de toute façon ce ne serait pas très discret et je préfère lire ça tranquillement sur ma pause du midi.

Donc son + texte serait le mieux ;-)

Commentaire de Poids-Plume
Date: 15 octobre 2008, 17:18

J’ai quand même fini par écouter votre chronique sur votre blog (vous avez fait l’effort de mettre un lecteur audio… je ne l’avais pas encore utilisé… bonne nouvelle, ça marche).

Comme je l’avais déjà entendu ailleurs et commenté ici, rien à ajouter… sauf qu’en mélangeant le titre du livre de Husson et un autre titre de Ravalec (rassurez vous, je n’ai lu ni l’un ni l’autre), on peut dire de l’actualité économique de ces dernières semaines que c’est “un pur moment de capitalisme”.
:(

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