UTOPIA : la motion F
Chronique hebdomadaire des Matins de France Culture…
Posté le 23 octobre 2008
Commentaires (10) |
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Commentaires
Commentaire de c morel darleux
Date: 23 octobre 2008, 22:30
merci clémentine pour ton analyse de notre motion et ta critique du Manifeste Utopia, brillamment et fidèlement exposées.
dans le cadre des nécessaires convergences à venir pour une force de gauche radicale et unitaire, nul doute que nos routes se croiseront pour qu’émerge une véritable alternative crédible au système capitaliste !
amitiés utopiennes
Commentaire de Poids-Plume
Date: 23 octobre 2008, 23:53
Oui, bonne chance Utopia.
Commentaire de Marc Delafosse
Date: 24 octobre 2008, 9:05
Je rêve…
d’un jardin grand comme la terre
« Le pays des rêves est le seul pays où l’on est pas interdit de séjour. » Julos Beaucarne
Je rêve d’un monde où l’enfant dès l’aurore baignerait dans l’onde douce et cristalline de la poésie, de la musique, de l’enchantement. Il y goûterait et s’enivrerait de tout son saoul, récepteur acteur de mots, de sonorités, de notes, de formes, de parfums, de couleurs…
Je rêve d’émulation et d’accomplissement, faire jaillir de soi le nectar avec le concours engageant de l’autre
Je rêve d’un monde où le désir, la curiosité, l’enthousiasme seraient qualités premières
Je rêve d’un monde où créer serait le maître mot
Je rêve d’un monde où la connaissance serait vecteur de joie, d’humanité et d’excellence
Je rêve d’élitisme pour tous, et non ce partage inégal, à plusieurs vitesses, de toutes les nourritures.
Je rêve d’un monde où les hommes pourraient circuler librement, d’un monde sans frontières, sans murs, sans barbelés
Je rêve de parité et de fraternité
Je rêve d’un monde où le respect et la tolérance seraient des valeurs reines
Je rêve d’un monde où la palette des couleurs de peau soit une aubaine pour de paisibles mélanges
Je rêve d’un contrat naturel où l’homme reprendrait sa place parmi les autres êtres vivants, humble et respectueux
Je rêve d’un contrat social pour la planète.
Je rêve de coopération et cela commencerait à l’école. Combien d’années sur des bancs publics sans paroles, sans jardin et sans poésie. Comme la vie adulte, dans toutes ses entreprises serait plus délectable…
Je rêve de lenteur car la vitesse frustre, épuise et tue
Je rêve que les coups de griffe deviennent caresses. La peau s’y prête à merveille
Je rêve de partage entre hommes et femmes, jeunes et vieux, partage de connaissances, de savoir-faire, de revenus
Je rêve d’une Europe phare, promouvant justice et beauté dans ses terres et au delà des mers, avec un contrat naturel, politique et social
Je rêve d’une ville sans banlieue, sans lieux mis au ban, à l’index, vilipendés, d’une cité où le centre s’étendrait comme une nappe de lumière jusqu’aux coins reculés et exclus
Je rêve de quartiers d’orange, de verdure, de rires, de paroles et d’eau. Je rêve de lieux de vie, d’activités, de commerce équitable et de jeu.
Je rêve de quartiers mixtes, à Saint Denis et Saint Tropez, dans le seizième arrondissement de Paris et dans les cercles excentriques jusqu’au bout de la terre
Je rêve de villages métissés avec des bancs sous les tilleuls
pour enfanter des projets de vie commune, pour rire et pour rêver
Je rêve de démocratie vivante, où les élus, choisis pour leur abnégation, leur sens du service public œuvreraient pour un monde libre et harmonieux, où la participation serait reine et quotidienne
Je rêve de l’effondrement de toutes les dictatures et des régimes autoritaires
Je rêve d’un monde où la politique reprendrait ses droits, trouverait sa noblesse et sa force
Je rêve que la démocratie ne s’arrête pas devant un bureau de vote, devant la grille de l’usine, devant la porte de l’atelier ou du bureau
Je rêve de transports dépollués, de proximité et au long cours, transports de joie et d’énergie constructive
Je rêve de médias qui informent, instruisent, divertissent et émeuvent en élevant l’homme, en développant ses fibres intelligentes et sensibles et non celles qui flattent et dégradent, d’origine animale et grégaire.
Je rêve d’un monde sans tapages publicitaires, sans slogans lapidaires dans lesquels les hommes deviennent troupeaux à consommer, à s’aliéner
Je rêve d’un monde où l’économie ne serait qu’instrument pour faciliter la vie des hommes et non une fin, une fringale, un appétit sans fin avec ses monstres, avec ses temples, avec ses gourous. Je rêve de démanteler ces murailles d’inégalités, d’inhumanité. Produire, consommer, jeter, produire…
Je rêve d’un monde où nos enfants seraient heureux de vivre et d’enfanter…
Je rêve d’un jardin grand comme la terre.
« Le pays des rêves est le seul pays où l’homme n’est pas interdit de séjour. »
Sans rêve
Pas d’issue
Pas de salut
La vie à la dérive
Marc
Commentaire de Poids-Plume
Date: 25 octobre 2008, 10:06
“C’est un trou de verdure où chante une riviére
Accrochant follement aus herbes des haillons
D’argent; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.”
…Certains ne choisissent pas leur jardin.
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Commentaire de laure
Date: 25 octobre 2008, 11:49
Merci Clémentine pour ta chronique,
je suis à Utopia, et nous avons pu échanger ensemble lors de l’appel à Politis; Je crois que nous aurons bcp d’opportunités pour réaliser des actions communes. Alors, à bientôt,
Commentaire de L. Mintéres
Date: 25 octobre 2008, 22:39
Juste pour dire que je ne mets pas le son sur mon ordinateur
et donc que je serais content d’avoir le texte !!
Commentaire de Didier
Date: 26 octobre 2008, 10:21
C’est clairement la meilleure motion.
Toutes les références à l’impôt et autres financements pour le tiers-monde montre cependant qu’elle part de la théorie de la valeur (créée par le travail) et de la comptabilité qui sont propres au capitalisme.
Cela finit invariablement par un éloge du keynesianisme (Attac) ou du capitalisme d’Etat (dit abusivement communisme soviétique).
Commentaire de L. Mintéres
Date: 26 octobre 2008, 21:10
Je cherche pour mourir
le souvenir d’un sourire
frais sorti de l’aurore
pour qu’avant d’affronter l’enfer
une dernière fois une clairière s’ouvre
une source me rassure.
Commentaire de gele
Date: 11 décembre 2008, 16:16
Base sociologique, Gauche, extrême gauche ! Bruno Julliard !
Le cas de Bruno Julliard : fils de bobos parisien “évidement de gauche” cas banal…. encore étudiant à 28 ans . Il quitte le cocon qui l’a nourrit, idéologiquement et matériellement l’UNEF. Pour faire carrière dans la belle et très généreuse commune de Paris. Il se prépare une vie dorée, loin des usines, des ateliers, des magasins, permanent politico-syndical titularisé a vie. Totalement à la charge des contribuables français. Du berceau au cercueil ?
Comme lui tous ces contestataires professionnels, bien à l’abri de leur statut privilégié, sont financé par le secteur privé productif. De fait ils peuvent cracher sur le système avec d’autant plus de fougue qu’il n’y a pas de risque…itinéraire d’un enfant gâté,20 ans gauchiste, 30 ans socialiste. 50 ans sénateurs centriste…. Ou ministre de droite ?
N’ayant jamais mis les pieds dans une entreprise, nos intello-gauchistes veulent capter le fruit du travail et des économies des “autres” à leurs profit. Sans scrupule, ils se placent sur le terrain de la morale de la générosité, après s’être gavés de privilèges, d’avantages aux coûts exorbitants. De ce fait, il ne reste pas grand chose pour l’aide aux vrais défavorisés, qui sons maintenus dans un assistanat compassionnel de façade.
Les “pauvres” les immigrés, les mal logées, etc…. c’est leur fond de commerce : populations à exploiter avec d’habiles mensonges, une propagande très alambiquée…… Des critiques, des pseudos vérités, mais pas de solutions alternatives au monde réel, face au libéralisme politique, économique que proposent ils ? La dictature ! L’économie étatique ! Mystère.
Ils rêvent de la désintégration du système capitaliste libéral, cela malgré les réalités du monde d’aujourd’hui. C’est la grande famille des NONISTES,
Non aux marchés ( sauf pour leurs achats perso )
Non aux investisseurs ( Infâme spéculateur-boursicoteur ),
Non aux entrepreneurs ( Ignoble patron-exploiteur ),
Non aux “riches” ( Egoïste et cupide par nature )
Non aux règles démocratiques, imposée par la majorité.
Non aux libertés individuelles. Incompatibles aux “libertés” dites collectives.
Non au principe républicain d’égalité (public/privé)
Non a l’Europe “ultra libéral”
Non aux réformes si minimes soit elle.
Les cercles alter et gauchistes bien que très minoritaires, influent sur nos politiques : démagogie et manque de courage sont les règles communes droite/gauche depuis 30 ans. Ce qui explique le retard français pour des réformes de structure indispensables à nos fameux “acquis sociaux” en péril. Le mouvement libéral des peuples du monde entier est pour moi irréversible car dans la nature profonde des hommes. Avec des règles sociales, une économie libéré, source de progrès, de responsabilité, de solidarité régulé.
Regardez donc la composition des hautes sphères du PS , vous constaterez que beaucoup des membres ont passés de la case “école ” à la case parasite, sans jamais passer par la case travail Ex. Dray , Désir , Julliard , Royal , hollande , Montebourg ? ……..et la liste est longue ! , longue ! .Et ces gens là viennent nous donner des leçons d’économie de marché , il ne faut pas s’étonner de l’état de notre pays
Commentaire de Le Moing
Date: 23 octobre 2008, 18:29
Bonne chance Utopia !