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Où est la gauche libertaire ?

Voici un papier diffusé ce matin dans Libé, écrit par le philosophe François Noudelmann. Je le trouve vraiment excellent et je partage entièrement ce point de vue. C’est même l’un de mes combats au sein de la gauche depuis plus de dix ans. Alors bonne lecture !

Clémentine Autain

Gauche libertaire contre gauche étatique, par François Noudelmann (professeur de philosophie à Paris VIII)

Les récentes reconfigurations de la gauche française effraient sans doute les stratèges socialistes mais elles montrent qu’un débat idéologique est en cours. Le Nouveau Parti Anticapitaliste, le Parti de Gauche, le Nouvel Espace Progressiste sont autant de démarquages à l’égard de partis dont la seule stratégie reste le maintien de leurs bastions électoraux. Cependant ce regain politique se développe sur le terrain plutôt balisé d’un marxisme orthodoxe jamais disparu en France et qui retrouve de la vigueur en dénonçant pêle-mêle la compromission libérale des sociaux-démocrates et l’hérésie du gauchisme soixante-huitard.

La gauche libertaire est la grande absente de la redistribution des formations progressistes. Mais que désigne au juste ce mot de “libertaire” un peu flou, repris tant par des anarchistes révolutionnaires que par des libertariens de droite? On peut en rappeler le spectre à travers les concepts et les combats qui l’ont porté il y a quarante ans: l’autogestion, la critique du travail, l’émancipation des mœurs, l’anti-étatisme. Cette inspiration fédérait des luttes hétérogènes : celles des ouvriers de Lip, des régionalistes, des féministes, des homosexuels, des immigrés. Elle accueillait ces mouvements revendicatifs sans les reléguer à des contradictions secondaires du capitalisme.

Cette frange libertaire a subi un laminage idéologique depuis deux décennies. Son éviction s’est exercée sur deux fronts. Par le côté gauche elle a été renvoyée à l’anarchisme de l’ultra gauche (les anarchistes “purs” comme les monarchistes purs qu’on désignait par ce terme d’ultras). Anti-pouvoir, destructionniste, cette mouvance politique indéfinissable (car “le drapeau noir, c’est encore un drapeau”, déplorait Léo Ferré) s’apparente à une tradition nihiliste venue du XIXe siècle avec ses Ravachols, ses légendes russes ou, pour les plus glorieux, à ses héros de la guerre d’Espagne. N’en reste plus que le drapeau de la CNT dont la nostalgie flotte sur les manifestations étudiantes.

Mais c’est par le côté droit que l’inspiration libertaire a connu son plus fort matraquage. Elle a été associée au libéralisme, du moins dans son sens français, exclusivement économique, au détriment des diverses pensées libérales anglaises et de ce que signifie politiquement le terme de “liberal” outre-Atlantique. Le républicanisme français, qui domine tant à gauche qu’à droite, a promu cet amalgame selon lequel le libéralisme économique aurait réalisé les idéaux de mai 68, avec sa critique de l’autorité et son ambition émancipatrice, ouvrant la porte à l’enfant-roi et à la dépense incontrôlée, à l’individualisme et aux profits immoraux.

Des dizaines d’auteurs et des centaines de livres, de la psychanalyse à la science politique et à la philosophie, déclinent ce thème inlassablement, criant à la débâcle et appelant implicitement à la restauration. Il est piquant de constater que le président Sarkozy a repris cette rengaine aussi bien à la droite conservatrice qu’à la gauche anticapitaliste la plus orthodoxe (et dont Serge Audier a montré l’alliance objective dans La pensée anti-68). À cause de cette OPA négative, “antilibéral” et “antilibertaire” sont devenus synonymes. S’appuyant sur quelques doctes sociologues, les marxistes orthodoxes sont revenus à leurs fondamentaux, une analyse classiste et déterministe des mouvements sociaux, reléguant les autonomies libertaires à des revendications petites-bourgeoises. Cependant, faute d’identifier clairement un prolétariat uniformément dominé, c’est l’État qu’ils défendent désormais contre le capitalisme.

Depuis le thatchérisme, une logique libérale visant à briser les services publics et toutes les protections sociales a gagné l’Europe. L’empire du marché et la dérégulation généralisée ont été promus sous les noms de la modernisation et de la liberté. Quoi de plus naturel alors que d’être suspicieux face à toute réforme qui se pare de l’autonomie quand son but réel consiste à démanteler les organismes destinés au bien commun? Cependant il s’agit encore d’un rapt idéologique : car la liberté du capitalisme se présente en une version pauvre et passive, celle d’une absence de contrainte, avatar d’une vieille lune, la liberté d’indépendance. En revanche la liberté active de l’esprit libertaire suppose la responsabilité, elle promeut l’invention de formes sociales fondées sur l’assentiment individuel et collectif.

La préservation urgente des services publics menacés a conduit la gauche à une stratégie exclusivement défensive et étatiste. Conservatrice par force, elle en est venue à défendre ce qu’autrefois elle contestait. Dans l’éducation, domaine autrefois privilégié pour la réflexion de gauche, les motifs de la contestation ont été inversés: les lycéens manifestent contre le contrôle continu au baccalauréat et contre l’abandon des filières disciplinaires, les étudiants contre l’harmonisation européenne des diplômes puis contre l’autonomie des universités, les professeurs contre la fin des concours nationaux et des tutelles ministérielles. Encore une fois les réformes contestées suivent des logiques comptables à court terme que la gauche doit condamner. Mais celle-ci a perdu sa puissance de contre-proposition et n’a plus d’autre argument que de s’en remettre au modèle de l’État surpuissant qui contrôle, protège et légitime. Où sont passés les modèles alternatifs qui étaient la marque d’une pensée de gauche?

La solitude de certains penseurs qui ont continué à imaginer ces alternatives témoigne d’un tel effacement. Parmi eux, André Gorz (1923-2007), découvert par les médias à l’occasion de son suicide, a pourtant réfléchi au-delà des utopies 68, avec ses Adieux au prolétariat (1980) ou ses Métamorphoses du travail (1988), à une écologie politique fondée sur des pratiques d’autonomie à tous les niveaux de la société. Il n’avait pas besoin de jouer Bakounine contre Marx pour penser la sortie du capitalisme sans le retour du tout-État. Formé à la philosophie sartrienne, il savait qu’on peut être marxiste tout en affirmant la liberté pratique des humains dans l’Histoire.

L’oubli de la gauche libertaire dans la recomposition politique française n’est pas surprenant car elle n’a pas vocation à s’inscrire dans un parti, même si autrefois le PSU l’incarnait. On la retrouve parfois dans la constellation écologiste, et surtout dans la société civile et les associations qui luttent sur des terrains négligés par les partis institués. La résistance qui s’organise contre la traque des étrangers ou les mobilisations sur Internet contre les mesures sécuritaires du gouvernement, notamment dans le domaine psychopathologique, manifestent cette inspiration anti-autoritaire à la marge d’un républicanisme français dévoyé en étatisme, voire en nationalisme. La liberté y retrouve son sens politique, elle dit moins l’absence de règles que l’espoir d’une autre civilité.

Commentaires

Commentaire de Daniel mino
Date: 5 janvier 2009, 16:21

J’avoue ne pas comprendre cette opposition stérile, ni son objectif, encore que sa publication dans Libé laisse peu augurer de sa participation à la convergence des gauches radicales.

Ne peut-on être libertaire et républicain? Soucieux de l’intérêt général et de l”épanouissement personnel? Aimer son pays et souhaiter un monde fraternel? Défendre les services publics et la démocratie directe?…

Ces querelles sont d’un autre siècle. La Fédération à la construction de laquelle j’ai crû comprendre que tu voulais participer n’est-elle pas le lieu où toutes les composantes de la gauche sociale solidaire et démocratique pourront s’enrichir de leur sensibilités différentes?

Alors il te faut expliquer plus clairement en quoi cet article rejoint ta propre démarche politique. pour que nous puissions en débattre et et voir ce qu’il peut réellement apporter à la construction d’une alternative politique unitaire vraiment à gauche

Commentaire de Nathan
Date: 5 janvier 2009, 21:05

Pour moi qui participe parmi d’autres à la construction de la fédération j’avoue m’opposer totalement à ce que la culture républicaine en tant qu’autogestionnaire, que libertaire et qu’antiraciste… C’est une pensée réactionnaire qui hélas a envahi un espace de la gauche radicale…

Commentaire de frmwa
Date: 6 janvier 2009, 2:27

Eh oui, ça n’est pas simple. Et ça ne favorise pas la lisibilité pour les électeurs. Mais peu importe.
Le chevènementisme effectivement a vu cette notion de république virer vers le nationalisme - sa tête pensante Max Gallo se ralliant à Sarkozy
Par ailleurs, le libéralisme libertaire de Cohn-Bendit s’affranchissant des frontières a fait peur dans l’hexagone.
Une partie du succès du NON au référendum sur le TCE réside d’ailleurs dans cet arc entre la gauche et le nationalisme. Contradictions qui ne sont pas près d’être levées faute d’une pratique réellement transnationale. À gauche de la gauche prévaut un internationalisme entonné dans les limites de l’hexagone avec éventuellement un miroir complaisamment tendu par des expériences telles que le chavisme.
Sans parler du libertaire prenant parti pour le Hamas, mouvement prônant s’il en fut l’émancipation de la femme par le bâton de dynamite ou la récompense du guerrier kamikaze par 19 vierges promises en Paradis.

Commentaire de jeannot
Date: 6 janvier 2009, 8:41

bonjour
petit message à Daniel Mino

Bien entendu, je comprends ta réaction. La priorité, c’est le rassemeblement. Il ne faut pourtant pas oublier qu’il y à dans ce pays des citoyens qui pensent et ne reconnaissent pas dans un mouvement. Cela vaut pour la gauche de la gauche et ceux là sont légions… Il est donc utile de rappeler qu’il y a une place pour cette masse de pensée en mouvement, sans stéréotype, sans mot d’ordre. Ils ont une conscience sociale sans se reconnaitre dans la société, ils ont des envies, des désirs, des rêves et de refus qu’ils ne savent pas formuler ou plutot inscrire sur un formulaire. De peur sans doute que la pensée écrite reste figée, devienne slogan et meurt d’être criée plus que réfléchie, le libertaire s’inscrit souvent à contre courant de sa famille d’intéret. Je le sais, j’en suis.

Commentaire de Benoît
Date: 6 janvier 2009, 11:30

“Cependant, faute d’identifier clairement un prolétariat uniformément dominé, c’est l’État qu’ils défendent désormais contre le capitalisme.”

C’est une question majeure! En fait un constat terrible que personne à gauche, ne veut assumer.

En regard à cette phrase et à l’ensemble du texte en haut, lisez ce petit bout de texte et dites moi qui l’a écrit? :-)

“Pourtant la domination du capitalisme mondialisé est le fait d’une classe, celle des grands capitalistes, qui a
conscience d’elle-même et qui exerce son pouvoir sur l’immense majorité par des choix politiques.

Face à elle, en prenant la lutte des classes dans son contenu contemporain, nous voulons aider à construire
l’unité de toutes celles et ceux qui ont intérêt à s’émanciper des dominations actuelles. Nous voulons
contribuer à la prise de conscience de leur intérêt commun en reconstruisant des solidarités à partir de leurs
différences de situation, de leurs engagements multiples, de leur affirmation à l’autonomie et à
l’épanouissement personnel : ouvriers, techniciens, employés ou cadres, femmes et hommes salariés de
toutes catégories, précaires, intellectuels, sans-papiers, sans-emploi, paysans, créateurs, étudiants,
retraités, artisans. Nous voulons renforcer le combat contre la domination patriarcale, l’intégrisme, le
sexisme et les violences faites aux femmes, contre l’homophobie et la lesbophobie, contribuer à construire
une égalité réelle entre les femmes et les hommes.”

Commentaire de delorme
Date: 6 janvier 2009, 18:03

Bonjour! L’ effacement des libertaires vient de la politique qu’ il ont menée en 68 et depuis :_ Refus dogmatique de participer aux échéances électorales dans lesquelles les révolutionnaires ont su imposer des thèmes anticapitalistes et une alternative _ Sectarisme syndical autour de la cnt et non construction de syndicats de masse offensifs( je ne parle pas ici de l al) -refus de soutenir des peuples oppriimés au motif que leur direction est pas ” révolutionnaire” ( exemple le vietnam) Refus dogmatique de se battre pour l unité des organisations dans la lutte Le refus du marxisme et de son analyse pourtant pertinente du capitalisme et de ses crises. Toutes ces erreurs politiques expliquent le non développement des libertaires et la persistance ou le développement d autres courants politiques ( on pourrait aussi se demander pourquoi les maos ont disparu,il y a bien le résultat d une politique concrete Le courant libertaire qui a connu un relatif développement est l al qui est justement le courant le moins dogmatique. Il est osé d ‘ affirmer que le féminisme , les luttes des homosexuels ou l autogestion sont par essence des thèmes libertaires .En effet le mlac ou les groupes femmes doivent ( si l on,est rigoureux sur le plan historique ) à l amr au psu ,à l oct ou a la lcr( reconnaissance du mouvement autononme des femmes , cahiers du féminisme) qu aux libertairesde la fa ou de la cnt. Il en est de même des mouvement homosexuels ou l on retrouve les m^mes partis avec pour la lcr une commission homo des 75 et des publication.L autogestion n est pas non plus un thème appartenant aux libertaires je vous renvoie à 3 volumes d ernest mandel parus chez maspero ” conseils ouvriers controle ouvrier et autogestion ” l influence du psu mais aussi de leipasperistes avec les mêmes partis ci dessusrl

Commentaire de Mickaël Ferrand
Date: 6 janvier 2009, 19:31

tous ces adjectifs causent tant de boucheries

Commentaire de Nono
Date: 7 janvier 2009, 3:26

Je rappelle juste que la Fédération anarchiste n’a jamais pris part à Mai 68.

Commentaire de Nipontchik
Date: 7 janvier 2009, 10:17

Non, en France, depuis la Révolution bourgeoise de 1789-99, on oppose plutôt Girondins et Jacobins (à l’intérieur du républicanisme s’entend…car hors de la République, qu’est ce qu’il y a ?).

Jusqu’aux années 60 la droite était girondine, la gauche jacobine. Il existe depuis aussi 1 “deuxième gauche” girondine (Rocard, CFDT, PSU diverses manières, écolos, alters de tous poils…), le qualificatif “libertaire” devrait être réservé à ses véritables propriétaires anars (qui eux ne courent pas les cabinets ministériels et les postes d’élus sur les listes d’union de la gauche). Le libertarisme culturel et politique est évidemment le pendant du libéralisme économique, même s’il existe 1 division d u travail, à part dans le milieu de la pub, de la com, la presse, les patrons du Medef et les idéologues de la liberté et de l’individualisme ne sont pas les mêmes personnes.
Mais ils ont 1 objectif commun: 1 monde sans frontières pour les facteurs de production (humains et matériels), les capitaux et moins d’entraves législatives et réglementaires (obtenues en 150 ans par le mvt ouvrier dans le cadre des Nations et des frontières étatiques).

Vive la République, vive le Socialisme, vive la France!

Commentaire de Gilbert Gimenez
Date: 7 janvier 2009, 10:59

Je partage les commentaires de Daniel Mino. Si l’on veut un rassemblement de toutes ces forces de gauche qui aspirent à une politique de transformation, faudra bien un jour prendre le risque du départ. Sarkosy ne se pose pas autant de questions?

Commentaire de Carnus Denis
Date: 7 janvier 2009, 21:42

Bonsoir Clémentine, pfiouu.. Noudelmann fait du Onfray en plus confus, il rame …,c’est d’une tristesse tout ces mots composés, “gauche libertaire”, “ultra gauche “, “anarcho autonome”…C’est de l’invention de mauvais mécanos du pouvoir, ça ne peut pas exister, c’est antinomique à souhait ..la gauche libérale, peut-être, la gauche libertariène, aussi, mais pas la gauche anarchiste, où est-ce qu’on va ….

Tiens ! je vous conseille la lecture du Monde Diplo de janvier (notamment l’article de Jean-Pierre Garnier) 5 pages sur les Anarchistes.

Et n’oublions pas : http://www.soutien11novembre.org/

Salutations Anarchistes, Denis.

Commentaire de LE BRIS RENE
Date: 8 janvier 2009, 10:06

Je suis assez sidéré du soutien de Clémentine à cette
masturbation intellectuelle du sieur … dont j’ai déjà oublié
le nom !!!
Qu’il y ait un retard des marxistes ou des anticapitalistes
sur les notions de propriétés collectives à l’ère de la mon-
dialisation et de l’interpénétration des sphéres de produc-
tion, ( exemple les grandes chaines de distribution, on les
étatise ou on créé des pôles régionaux avec un office
national ayant pour rôle de réguler des problèmes de
répartition des produits à vendre, quelle utilisation de
l’internet pour quantifier les besoins des consommateurs
et les productions locales, quelle auto-suffisance productive en lien avec le temps de travail etc etc … ).
Mais que je sache i l y a des marxistes qui planchent aussi sur ces questions ! Donc revenir au temps du labo-
ratoire d’idéées contradictoires qu’tait devenue le PSU
m’apparait au contraire revenir en arrière !!! d’ailleurs la
plupart des “libertaires” de l’époque se sont rocardisés sans parler du trajectoire politique d’un certain cohn bendit !!!! OUI IL FAUT RENOUER AVEC LA PENSEE
MARXISTE QUI EST UNE PENSEE DU MOUVEMENT MAIS
A PARTIR DES REALITES HUMAINES DU MOMENT !!!!
Autrement c’est encore une fois de la masturbation de
salon !!!! UNIFIONS NOS FORCES sur un pluralisme qui
ne tiendra qu’à une seule condition = être clair sur la
rupture avec le capitalisme !!! Faute de gérer justement
l’Etat capitaliste, les ex ou toujours deuxième gauche nous
entraînent dans des sillons remplies de glues avec pour
seul argument que la Liberté est essentielle , en fait
ce qui a été toute l’ambiguité des trois constitutions
de l’époque de la Révolution de 1789 ! Aujourd’hui, il y a
plus de 80 % de la population salariée … et la liberté
s’arrête aux portes des entreprises !!! C’est cela la réalité ! En fait, si on pousse plus loin, rapidement ceux
qui défendent une certaine notion de l’esprit libertaire
on arrive rapidement à rejeter la notion de luttes de
classes ! avouez que le contexte n’est pas propice à
ce type d’arguments !!!!

Commentaire de Corto
Date: 8 janvier 2009, 22:47

Je suis surpris de cette image d’Epinal “anarchisme / nihilisme” qui ne me paraît pas très pertinente. Je ne crois pas au Nihilisme de Prodhon…
Quant à la gauche libertaire … disons effet de mode et récupération par des gens qui sont tout à fait dans le système.

Dans le Monde diplo de ce mois ci il y a tout un dossier la dessus

Corto

Commentaire de corto
Date: 8 janvier 2009, 22:52

Je voulais dire Proudhon… merci au webmaster de corriger ! S’cuse pour le boulot, m’en suis aperçu quand j’ai cliqué sur “envoyer”

Je voulais dire aussi à Daniel Mino qu’il me semble difficile d’être Républicain et libertaire… mais je peux me tromper

Ciao et bon courage.

Commentaire de Tienou
Date: 10 janvier 2009, 0:41

pour info François Noudelman est professeur de Littérature Française et non de Philosophie à l’université Paris 8… ce qui ne l’a pas empêché de présider pendant 3 ans le collège international de philosophie

Commentaire de lucien matron
Date: 10 janvier 2009, 5:24

J’avais beaucoup apprécié la chronique sur France-Culture pour les voeux : décalée, sympa, originale…

Hier, j’ai reçu le dernier numéro de Regards avec la demande de coup de pouce de Catherine Triot dont l’illustration m’a rappelé César, abonné canal historique j’apporterai mon soutien dans les prochains jours…

Hier soir, je suis allé voir la première partie de Che de Steven Soderbergh : malgré la “performance” d’acteur de Benincio Del Toro, le contenu “politique” du film est très mauvais, bourré de conventions holiwoodiennes. Le Che qui aurait 80 ans, doit se retourner dans son mausolée de Santa Clara…Pour moi, film pas à la hauteur du personnage; le film de Walter Salles, “Carnets de Route” était autrement plus intéressant…

En rentrant je me suis connecté sur le blog dont je m’étais un peu éloigné ces derniers temps, faute de commentaires de Clémentine qui a bien fait de prendre quelques jours de repos en famille…Mais les bulles peuvent avoir des effets secondaires redoutables : l’appréciation de Clémentine sur le papier de M.Noudelmann me laisse pantois. Je rejoins la conclusion de René Le Bris : Ok pour lire ce qui peut se produire à gauche, mais de là à faire la promotion de ce papier est un pas que je n’aurais pas franchi, chère Clémentine…

Très bonne année pleine de dynamisme social et politique.

Commentaire de luc
Date: 13 janvier 2009, 14:39

Où sont les richesses créées par le socialisme depuis 100 ans?

A la fin de la guerre froide, le PIB par habitant des USA était 7 fois supérieur à celui de l’URSS.

Le Venezuela d’Hugo Chavez, le pays modéle pour l’extreme gauche, est un des rares pays au monde où le PIB par habitant a diminué depuis 10 ans malgré la hausse au pétrole.

“Chavez n’a rien réglé alors qu’il a disposé d’une rente en hydrocarbures de 700 milliards de dollars au cours des 10 dernières années.” (Victor A. Bolivar, le président du parti de droite Action démocratique)

Commentaire de A-C
Date: 14 janvier 2009, 11:00

Luc, a la decharge de Chavez, il a ete demontre qu aucun pays n’a jamais reussi a se developper a partir d’une rente miniere ou energetique.
Clementine, tres bonne interrogation. Un des axes de reflexion, me semble t il , est le fourvoiement des ex libertaires dans l’Etatisme de gauche (protectionnisme economique) ou de droite (obsession securitaire). Il parait etrange de separer la liberte economique (l”ultra liberalisme”) des libertes civiles (libertarisme). C’est pourquoi les ex libertaires, faute de vouloir devenir des libertariens, sont devenus des conservateurs de gauche ou de droite.

Commentaire de alex
Date: 14 janvier 2009, 16:27

Est-ce que cette gauche libertaire, autogestionnaire (”deuxième gauche”) ne se retrouverait pas dans La Fédération pour une alternative sociale et écologique qui réunit les Alternatifs, l’écologie sociale, les collectifs antilibéraux, les communistes unitaires et les altermondialistes ?

Commentaire de aristippe
Date: 15 janvier 2009, 1:40

Le drapeau de la CNT ne flotte pas QUE “nostalgiquement” dans les manifs étudiantes.
Il flotte aussi chez les sans-papiers en grève de Ferelec (metallurgie, 91), qui préfèrent rejoindre cette confédération pour qui le syndicalisme se conjugue au présent (avec autogestion et refus de la collaboration avec les patrons). Il flotte aussi chez des caissières, ambulanciers, postiers en lutte. Et dans les UFR autogérées.
Où est passée la “gauche libertaire” ?
D’abord elle ne se contente pas d’être à gauche mais aussi “en bas” (cf “l’Autre campagne” des zapatistes). Donc peut être préfère-t-elle fréquenter les squats, les espaces auto-gérés, les cantines bio-végé-associatives, les fanzines tirées à 2000 exemplaires, les fêtes de rues sauvages, plutôt que les tribunes de libé et les chroniques de Rance-inter. Car elle se trouve là ou les gens se prennent en main et repartent à la conquête de leur existence. Là ou il y a encore un peu de vie.

Commentaire de Carnus Denis
Date: 15 janvier 2009, 19:13

Aristippe, Bravo !

Denis, comité de soutien de Forcalquier : programme pour le 25 janvier:
(vente de fers à béton, de purin d’orties, de lampes frontales, de semences illégales, de fumigènes, distribution d’horaires SNCF, soupe, vin chaud, etc.)
Salutations anarchistes, Denis (arf!)

http://www.soutien11novembre.org/

Commentaire de Corto
Date: 22 janvier 2009, 18:55

Luc,
Si le PIB était un critère pertinent…. ça se saurait !

Commentaire de luc
Date: 29 janvier 2009, 14:42

@Corto

Il y a quelques années, le fils de Christine Bravo, qui votait Besancenot, est allé en vacances à Cuba (4000 dollars de PIB par habitant malgré 5 milliards de dollars d’aide annuelle de l’URSS pendant la guerre froide). Après avoir vu l’état catastrophique de CUBA, il ne vote plus Besancenot.

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