NPA et PG, vers une démarche unitaire aux régionales
Une rencontre a eu lieu aujourd’hui entre le NPA d’Olivier Besancenot et le Parti de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. A l’issue, les deux forces ont rédigé un communiqué commun : vous pouvez le consulter, au choix, sur www.lepartidegauche.fr ou www.npa2009.org. L’engagement unitaire dans les luttes contre les ravages de la politique Sarkozy est réaffirmé avec force. Et un groupe de travail va se mettre en place, ouvert aux partenaires disponibles, pour travailler concrètement à la constitution de listes unitaires de l’autre gauche, indépendantes du PS.
Même s’il ne s’agit à ce stade que d’un début de discussion et que personne ne peut présager de la réussite in fine de la démarche, on avance…
Je ne doute pas que les questions de fond seront vite surmontées (on avait bien réussi à bâtir 125 propositions pour la candidature unitaire introuvable en 2007 !) et que les divergences stratégiques peuvent être positivement dépassées (autonomie vis-à-vis du PS au premier tour, fusion avec les listes de gauche au deuxième tour pour battre la droite). Il s’agit bien d’une union et pas d’une fusion entre les différentes composantes susceptibles d’être réunies. Reste à convaincre le PCF d’être partie prenante de cette démarche, ce qui devrait être possible si l’on en juge par les appels à poursuivre le Front de Gauche qui n’ont pas manqué chez les communistes depuis le relatif succès de cette union aux européennes : il y a de quoi être optimiste.
En attendant, je suppose que la Fédération sociale et écologique, à laquelle j’appartiens, va être sollicitée et associée à cette démarche lancée par le PG et le NPA. En effet, cette dernière correspond à l’état d’esprit de la déclaration adoptée lors de notre dernière rencontre nationale. Il faudra mettre toutes nos forces pour que le rassemblement soit le plus large possible, aux régionales et bien au-delà. C’est la seule méthode qui permette de sortir du concours de nains et de peser politiquement.Or, vu la situation sociale, économique, politique, il y a urgence…
Bon, chat échaudé craint l’eau froide… Mais quand même, ça me fait bien plaisir que l’idée de rassemblement reprenne du poil de la bête.
Clémentine Autain
Posté le 30 juin 2009
Commentaires (32) |
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Commentaires
Commentaire de tristan
Date: 30 juin 2009, 23:09
salut,
il faut souhaiter bien fort que ce ne sera pas les 2 droites au second tour! Moi j’aurais (scuzer ma naiveté)
creé une seule union de la gauche, le ps est open pour negocier ça se sent avec un bon compromis, carrement au 1er tour, ca peut sembler fou mais une sorte de gros rouleau compresseur sans pitiée pour droite serai un vrai
cri de l’extreme gauche en fait. mais je vous conseil a tous de taper dans les abstentionnistes , de mener toute une politique pour les faire voter commencez tout de suite! (je peux vous faire une chanson)
Commentaire de Sophie
Date: 1 juillet 2009, 0:03
Le PG existe depuis même pas 6 mois et il réussit presque à mettre PCF et NPA dans la même union… Clémentine viens ! C’est bien le parti qu’il te faut !!!
Commentaire de Dominique FILIPPI
Date: 1 juillet 2009, 7:05
Se refaire une virginité unitaire à l’occasion des régionales puis s’en servir pour mieux refuser les primaires à gauche, seule chance de battre sarkozy en 2012: Voilà l’objectif du NPA !
Se servir de l’aspiration à l’unité forte encore dans l’electorat pc-gauche du PS pour sauver ce qui peut encore l’être ( je veux parler des places d’élus…) aux régionales et aux ultérieures: voilà l’objectif du Front de Gauche !
RV en 2017 !
Commentaire de Pingouin094
Date: 1 juillet 2009, 7:43
Voilà une bonne nouvelle !
Reste effectivement à convaincre le PCF - chose qui sera sans doute difficile, mais pas impossible. Si le PG et le NPA parviennent à un accord, je vois mal quelle explication le PCF pourrait donner pour ne pas en être.
Reste au PG à trouver un accord avec le NPA et ensuite à “forcer la main” du PCF en le mettant devant le fait accompli. Face à une alliance PG - NPA, je ne vois pas comment le PCF pourrait aller avec le PS ou même aller seuls aux élections…
Pour le reste, il me semble qu’il ne faut pas s’arrêter au NPA. La fédération, sans doute, mais aussi LO qui reste symboliquement importante, qui dispose encore d’une force militante importante, et n’est pas non plus entièrement négligeable au plan électoral.
Commentaire de benoit
Date: 1 juillet 2009, 8:31
Super ! Qu’est-ce qu’on doit faire pour que ça marche ? Croiser les doigts ? Toucher du bois ? jeter du sel par-dessus son épaule ?
Commentaire de Digeo
Date: 1 juillet 2009, 8:41
La Fédération est en marche!!
http://www.dailymotion.com/video/x9q8j7_france-inter-jeanluc-melenchon_news
Commentaire de pellevoizin
Date: 1 juillet 2009, 10:35
Tu as bien raison clémentine… Et ceux qui ne cherchent pas le rassemblement à gauche, sont les fossoyeurs d’une victoire à gauche… Rassemblons le plus possible à la gauche du PS pour déplacer le curseur à gauche et faire de la gauche dites plus radicale, une perspective gouvernementale. Je crois que femmes et hommes de gauche, c’est ce que nous attendons tous… Et pas d’une sociale démocratie pour gérer le capitalisme.
J’espère que la fédération et toi feront partie du rassemblement.
Bonne continuation
Commentaire de Guillot
Date: 1 juillet 2009, 14:09
“chat échaudé craint l’eau froide” : Lisez le communiqué commun PCF-gauche unitaire, et comparez le avec le communiqué commun NPA-PG.
Y aurait-il un seul lit pour 2 rèves : le rêve de rassemblement de toute la gauche pour les uns et celui de la gauche anticapitaliste pour les autres ?
Guillot
Commentaire de MARTINI Pascal
Date: 1 juillet 2009, 21:41
Le PCF est quand même à l’initiative du Front de Gauche et je ne vois pas comment il pourrait refuser l’union avec le PG et le NPA aux régionales. Le NPA a compris son erreur des européennes d’aller seul à la bataille. Je suis sur que le pcf ne fera pas la même erreur. En fait il faut que les forces de gauche comprennent une fois pour toute que leur division fait le jeux de la droite et le peuple n’a aucune perspective dans ce cadre. La rencontre PG et NPA est positive mais il faut l’élargir aux hommes et femmes de progrès qui veullent que ça change vraiment.
une fois pour toutes
Commentaire de nontron
Date: 1 juillet 2009, 22:48
le PG et le NPA seraient de doux agneaux pleins de bonnes intentions unitaires, mais le PCF il “faut le convaincre” alors de c’est lui qui a initié et porté le Front de Gauche. Cocasse…
Oui, Le PCF aura raison de défendre ses intérêts électoraux, les élus communistes ont-ils démérité, ont-ils été utiles dans les exécutifs régionaux ?
Vous même, vous avez été adjointe de Delanoé qui n’est pas un anti libéral enragé…
Encore une fois, quelle est votre crédibilté et votre fiabilité politique ?
A part donner des leçons aux militants…
Qu’apportez-vous au rassemblement ?
Que vous soyez en quête d’un mandat électif n’étonnera personne…
Commentaire de Georges
Date: 2 juillet 2009, 9:51
Aux camarades du PG qui s’expriment sur ce site.
La Fédération se propose de rasembler les forces de la gauche de transformation sociale et ce depuis sa création donc depuis le début de l’année. Je viens de visionner la vidéo dans laquelle Eric Coquerel fait le point de diverses rencontres (PC, NPA, Alternatifs). A aucun moment il ne cite La Fédération pour une alternative sociale et écologique.
J’aimerais des éclaircissements sur ce point. Le rassemblement n’est pas le “débauchage individuel” comme des militants du PC me l’ont proposé ni comme Sophie semble le proposer à Clémentine. Viens avec nous. Certaines et certains ont du mal à réaliser que La Fédération existe et qu’elle fédère tout un réseau de militants souhaitant allier luttes sociales et luttes écologiques. De nombreux votes ont manqué au front de gauche du fait du refus de discuter une participation de La Fédération aux listes européennes.
Ne recommençons pas aus régionales!
Georges, militant de La Fédération en Basse Normandie
Commentaire de Georges
Date: 2 juillet 2009, 9:52
Aux camarades du PG qui s’expriment sur ce site.
La Fédération se propose de rasembler les forces de la gauche de transformation sociale et ce depuis sa création donc depuis le début de l’année. Je viens de visionner la vidéo dans laquelle Eric Coquerel fait le point de diverses rencontres (PC, NPA, Alternatifs). A aucun moment il ne cite La Fédération pour une alternative sociale et écologique.
J’aimerais des éclaircissements sur ce point. Le rassemblement n’est pas le “débauchage individuel” comme des militants du PC me l’ont proposé ni comme Sophie semble le proposer à Clémentine. Viens avec nous. Certaines et certains ont du mal à réaliser que La Fédération existe et qu’elle fédère tout un réseau de militants souhaitant allier luttes sociales et luttes écologiques. De nombreux votes ont manqué au front de gauche du fait du refus de discuter une participation de La Fédération aux listes européennes.
Ne recommençons pas aus régionales!
Georges, militant de La Fédération en Basse Normandie
site http//anpag.org
Commentaire de VERGNES
Date: 2 juillet 2009, 13:21
Il serait temps d’arrêter les simplifications journalistiques du style “le NPA d’Olivier Besancenot” ou “le PG de Jean-Luc Mélanchon”. Et ce surtout de la part de ceux et celles se réclamant de la”gauche de la gauche”…Laissez ces intitulés aux journaleux institutionnels. Ces intitulés ne sont pas neutres et ont pour fonction de réduire chaque organisation à leur porte-parole “médiatique”.
On ne dit pas “le PS de Martine Aubry”, “le PC de MG Buffet”, “les Verts de qui?” …..
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 2 juillet 2009, 21:50
le PS des éléphants, le PCF de MGB, les verts de Gris etc…
Non, si l’on dit “le NPA de OB”, c’est par respect pour la ligue communiste des militants…
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 2 juillet 2009, 22:07
“le PS des éléphants, le PCF de MGB, les verts de Gris “, etc…
Non, si l’on dit “le NPA de OB”, c’est par respect pour la ligue communiste des militants… OB a lancé tout seul sur les médias complaisants “sa nouveauté”, et les communistes ont été mis devant ce fait accompli d’un “leader charismatique”…ne soyons pas étonnés de l’obsolessence de son “idée de génie” !
Mélenchon a bien créé le PG avec juste raison par respect des militants socialistes du NON, et pour répondre à une attente populaire du peuple de gauche: voila du neuf qui continuera à se développer!
Ceux qui ont créé “la fédération” , on se demande encore où ils veulent en venir, peut-être veulent -ils créer un parti de la gauche anti-PCF…ou plutôt “anti PCF de l’empêcheuse de Clémentine aux présidentielles”, croyant pouvoir surfer sur des sentiments et des ressentiments de “présidentiables” ou de “jeunes stars de la politique -com-de gauche”?
Y a quelquechose qui devient flagrant, c’est l’échec d’une certaine façon de diviser en se prétendant “unitaire”…
Le front de gauche n’est plus “le PG de Mélenchon”, il navigue toutes voiles dehors, et y du monde à bord…il flotte au-dessus de l’épave d’un vaisseau fantome inachevé , “la fédération”, dont personne ne peut prendre la barre…
Embarquez donc avant de devenir verts de gris !
Fluctuat nec mergitur!… stetit unda fluens!
Commentaire de langue-rouge
Date: 3 juillet 2009, 9:50
Aïda Zeki t’es vraiment gentil toi. Tu accumules les clichés malhonètes sur le NPA et tu vas dire après que tu veux l’unité avec ce parti.
A d’autres !
Quel mépris pour les militants du NPA. OB a lancé tout seul. Mais bien sûr !
Les centaines de réunions publiques locales, les soirées passées à discuter du programme et de la structuration, les 10000 adhérents, les milliers de sympathisants. Des gens qui travaillent qui en sortant du boulot construisent un parti à la sueur de leur front, accueillent les nouveaux, tentent de faire tenir ensemble des adhérents aux cultures militantes, des vieux trotskystes déjà là avant Besancenot peu habitué à militer dans un parti de 10000, aux libertaires méfiants à l’idée de toute organisation en passant par ceux venus de LO et même du PCF, des militants des quartiers, et bien sûr ceux qui n’ont jamais milité et qui découvrent ce que c’est que de militer dans dans une organisation.
De la comm je vous dis. Les soirées passées à construire des collectifs unitaires de lutte, à organiser les structures locales du NPA, à élire nos représentants locaux et nationaux, à discuter de notre stratégie aux élections, dans les syndicats. Tout ça de la comm et bien sûr avec l’aide bienveillante des médias vendus à Sarko.
Mais au faut tu parles de quels médias ?
Le Monde ? Ah ben non Sylvia Zappi n’arrête pas de cracher sur le NPA et pour ceux qui connaissent cette ancienne de la LCR, c’est une proche de la bande à Picquet.
Libé ? Ah ben non plus ! Une semaine avant, ils ont pondu 3-4 pages sur le Front de Gauche qui “écrase” le NPA avec un super édito de Joffrin où il fait les yeux doux au Front de Gauche, l’arme fatale anti-NPA selon lui
Marianne ? Ah ben non plus ! Ils n’arrêtent pas de cracher sur ce parti si peu républicain, si peu laïcard à leurs yeux et ça fait bien longtemps qu’ils chantent les louanges du FG.
Politis ? Même pas. Le jeudi d’avant les élections ils offrent une superbe tribune à Picqet pour pousser les électeurs du NPA à voter FG.
Alors oui, on en parle du NPA et de Besancenot dans les médias mais pour en dire quoi ? Je vous le demande.
Il y a des jours où il est difficile d’être unitaire quand on lit des trucs comme ça sur le NPA.
Aïda Zeki, je veux bien que tu sois convaincu qu’à 6% le FG a réussit son coups et que le PG est THE PARTY, celui qui manquait à la classe ouvrière (il ferait combien tout seul le PG à ton avis ?). Je veux bien qu’à 5% le NPA pour toi ne représente plus rien.
Mais alors laisse nous tranquilles, nous les petits protégés des médias et de Sarko et ne fais pas semblant de vouloir l’unité avec des énergumènes comme nous.
J’ai l’impression que pour certains le discours de l’unité est le cache sexe de leur sectarisme à l’encontre des anticapitalismes et des révolutionnaires du NPA.
Au fait, tu as beau dire, mais pour la plupart des gens, comme le NPA qui est le parti de Besancenot, le PG et même le FG c’est le truc de Mélenchon. Jen connais dans ma famille qui ne voteraient jamais PCF et qui ont voté pour, je cite “le Front de Mélenchon” et pourtant ils sont un peu politisés c’est pour dire.
C’est malheureux mais c’est comme ça.
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 4 juillet 2009, 18:58
Langue-rouge, ne disjonctez donc pas devant une plaisanterie en langue morte !
Loin de moi l’intention de mépriser les militants qui essaient de faire gonfler une grenouille de “10000 adhérants” à partir d’une “Ligue communiste Révolutionnaire” dont le dirigeant annonça la dissolution sur “les médias dominants” , mettant les militants de ce “parti-plus-démocratique-que-moi-tu-meurs” dans la position d’une cuisse de grenouille gauche assez mal cuisinée !
Transformer une LCR en NPA, voilà une mutation qu’elle est belle!
Mais peu importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, alors, quand va-t-on déboucher ce dernier pour sentir les effluves de “l’anticapitalisme”, ou bien enfin, celles, attendues, de “la convergence”, unitaire, constituante du débouché politique nécessaire tant au mouvement social qu’à à la dite “révolution” ?
Je ne méprise pas le NPA d’avance pour son devenir encore possible (au contraire, je l’attends!), par contre ce que je critique férocement, c’est la cérémonie du baptème officiée par votre grand prètre du moment, et je souhaite bon courage aux langeuses militantes du nouveau né !
C’est en effet malheureux que ce soit comme c’est pour l’instant! alors, plutôt que de courir comme des bonnes soeurs de l’anticapitalisme nouveau messianique, il est attendu de vous que vous bouculiez vos stars académies, pour laisser entrer dans la chapelle les cris du peuple, “dehors” qui réclame d’urgence ce front commun !
Commentaire de Cynthia
Date: 5 juillet 2009, 11:32
Je suis comùmuniste, le problème est que nous avons entreb autre besoin de nos postes d’élus pour payer nos frais matériels et nos permananets. En ce moment c’est la vraie guerre chez nous.
Les jeunes font le pari que l’arrivée du NPA , de la fédréation nous donnera une aura qui nous rapporteront
bien plus que nos petits postes sans pouvoir.
Les vieux qui ont mangé vingt ans à la table de Guerini (PS tendance ultra-droitière) s’accrochent à leur fauteuil.
Mais Mélanchon, heureusement de l’extérieur nous met au pied du mur tandis qu’Aubry accepte les pro-PS en annonçant l’alliance PCF-PS-MODEM. Dans sses rèves !
Commentaire de Cinthia
Date: 5 juillet 2009, 22:12
copie du message envoyée (du travail, nous ne confondons pas syndicalisme et parti politique) par la cellule Marseille 1er arrondissement à tous les députés communistes, dont Marie georges Buffet, à l’Humanité et à un grand nombre de memebre du conseil nantional.
BRANLE BAS DE COMBAT SUR LE PONT COMMUNISTE !
Camarades, ce n’est pas le moment de partir en vacances.
Pendant ce temps, le PG et le NPA ne perdent pas une seconde!.Nous allons finir par être viré du Front de Gauche que nous avons nous même fondé.
Alors qu’est ce qu’on fait ?
Avec qui on s’allie aux premier tour des régionales ? Avec des Ps alliés eux m^mes à des ex-giscardiens ?
Organisez des débats, et donnez nous l’avis de l’ensemble du parti.
______________
Voici la déclaration commune, pour information.
Mardi, 30 Juin 2009 17:55 La rencontre des délégations du NPA et du Parti de Gauche respectivement conduites par Olivier Besancenot et Jean-Luc Mélenchon qui a eu lieu le 30 juin au siège de ce dernier a donné lieu à la déclaration commune suivante :
Le NPA et le Parti de Gauche constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale et écologique, dans laquelle la politique des classes dirigeantes a plongé le monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et l’offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés annoncée lors du Congrès de Versailles et dont la volonté de retarder l’âge du départ à la retraite est un élément phare.
Face à cette offensive pour faire payer les frais de la crise aux classes populaires, devant l’urgence de la situation, quelques soient par ailleurs les divergences entre les deux formations, le NPA et le Parti de Gauche souhaitent œuvrer à la préparation d’une contre-offensive du monde du travail pour faire valoir ses exigences au premier rang desquels la garantie d’un emploi, l’augmentation des salaires mais aussi tout refus de recul de l’âge de la retraite.
Sarkozy et la droite se prévalent des résultats des élections européennes pour donner une légitimité leur politique réactionnaire. Pourtant seul un électeur sur dix a donné son suffrage à l’UMP. Il s’agit en réalité moins d’une victoire de la droite que de l’incapacité de la gauche à lui opposer une véritable alternative. En proposant d’accompagner ce système et en se contentant de remèdes homéopathiques qui ne le remettent pas en cause, cette gauche devient du coup inutile aux yeux du plus grand nombre. C’est ce qui explique la crise profonde des partis de la sociale démocratie en Europe. L’abstention massive des classes populaires et des jeunes - phénomène le plus important de ces élections - illustre cruellement cette tendance de fond. Cette abstention est certes lié au rejet de l’actuelle construction libérale et anti démocratique de l’Europe. Mais aussi au fossé de plus en plus grand entre les aspirations populaires et l’offre de la gauche institutionnelle. Dans une situation où la crise va s’aggraver, il y a là un risque majeur. On ne peut que s’inquiéter de la progression de l’extrême droite. Elle prouve qu’elle peut profiter du désespoir des milieux populaires.
Les deux partis soulignent également l’ambiguïté du vote Europe Ecologie. Il reflète une prise de conscience salutaire de la crise écologique. C’est décisif ! Mais ses porte-paroles en font aussi une stratégie politique pour dépasser le clivage gauche/droite. Pour nous, on ne peut ignorer le lien étroit entre la logique prédatrice du capitalisme et le désastre environnemental.
Ils s’accordent pour favoriser l’unité la plus grande contre les projets de la droite et du patronat que ce soit dans le domaine social, écologique, et des droits et des libertés. Le NPA et le Parti de Gauche sont ainsi unis actuellement dans la mobilisation contre l’EPR ou dans le comité national contre la privatisation de La Poste. Mais ils avancent aussi des propositions d’initiatives sur le terrain de la lutte contre les licenciements. Les deux formations estiment aussi indispensable d’unir les forces de gauche et des écologistes qui rejettent la logique du système capitaliste aux élections régionales. Il est urgent de rendre plus crédible une véritable alternative au système.
Les deux partis constatent que les propositions issues de leurs instances nationales respectives sont suffisamment proches pour leur permettre d’avancer dans cette voie unitaire pour les élections régionales. En conséquence, ils se prononcent au premier tour des régionales pour un accord national pour les 21 régions hexagonales sur des listes associant les forces qui composent aujourd’hui le Front de Gauche comme le PCF et le Parti de Gauche et le NPA, LO, Alternatifs, Alterekolo et les autres courants qui sont dans la Fédération, militant-e-s de quartiers ou du mouvement social. Le NPA les nomme « forces anticapitalistes », et le PG « l’autre gauche ». Ces listes seraient porteuses des exigences des classes populaires, d’un programme d’urgence en rupture avec la logique capitaliste et le productivisme pour les régions. Elles seront autonomes et indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie.
Au second tour, les listes soutenues par le Parti de Gauche et le NPA se battront pour faire gagner la gauche et empêcher que des régions basculent à droite. Pour cela, les deux organisations se prononcent d’ores et déjà pour des fusions « techniques » ou « démocratiques » des listes de gauche à l’exception de tout accord incluant le Modem.
Pour le NPA, au sein de l’institution, les élus de ces listes conserveront leur liberté totale de vote et refuseront d’accepter des mesures et des budgets défavorables aux travailleurs et à la population.
Il subsiste évidemment au stade de cette première rencontre des questions à régler.
Pour le Parti de Gauche, l’ambition est d’être en situation d’appliquer le programme de ces listes dans le nombre le plus important possible de régions. Le plus sûr moyen d’imposer ce rapport de force consiste à placer ces listes en tête des listes de gauche au soir du premier tour.
Pour le NPA, les élus refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie. En effet, le NPA constate que les majorités de gauche ayant géré les régions depuis 6 ans n’ont pas mené de politique visant à satisfaire les besoins de la population et à répondre aux exigences écologiques. Elles ont pris des mesures qui leur étaient défavorables, par exemple des subventions accordées à des entreprises qui licencient.
A ce stade, les deux partis estiment que ces différences n’empêchent pas de poursuivre le processus entamé aujourd’hui. Au contraire, les deux partis estiment que leur rencontre aujourd’hui contribue à renforcer une dynamique positive et s’en félicitent. Un rassemblement aussi ambitieux est possible, il peut changer bien des choses. Pour le rendre toujours plus crédible, le Parti de Gauche et le NPA vont poursuivre leurs contacts, et s’invitent d’ores et déjà à leurs rendez-vous de l’été. Ils proposent également à tous les partenaires pressentis un groupe de travail commun pour commencer à avancer sur le contenu de ce que pourrait être le programme d’un tel rassemblement pour les régionales.
Paris, le 30 juin.
Pour le NPA : Pierre Baton, Olivier Besancenot, Frédéric Borras, Pierre François Grond, Ingrid Hayes, Guillaume Liégard, Danielle Obono
Pour le Parti de Gauche : Jean Luc Mélenchon, Gabriel Amard, Eric Coquerel, François Delapierre, Audrey Galland, Raquel Garrido, Pascale le Neouannic, Corinne Morel Darleux
Commentaire de cynthia
Date: 5 juillet 2009, 22:43
Clementine, tu dois être contente ce n’est pas nous le front de gauche qui t’absorberons apparemment c’est ta fédération qui va englober l’ensemble de la gauche !
______________
En parcourant les cellules de grandes villes, je tombe partout sur des message pour
1) signer l’union avec le PG et le NPA
2) abandonner le bloc socialistes-humanistes (lire Modem)
_______
en voici un exemple à Lyon :
Lisez la presse bourgeoise, elle vous en apprendra bien plus que n’importe quel autre journal ! Aujourd’hui, quelques indications distillées par le Monde sur la consultation (ou pas !) des communistes quant à notre stratégie aux régionales… Je rappelle qu’une Assemblée Générale se tiendra le mercredi 1er juillet à 19h : ce sera le moment de faire entendre notre avis… Sophie
L’avenir du Front de gauche est suspendu à la stratégie du PCF pour les élections régionales
“Poursuivre et élargir le Front de gauche.” Au lendemain des élections européennes, la secrétaire nationale du PCF, Marie George Buffet avait eu cette formule, tirant le bilan de l’alliance ainsi dénommée entre les communistes et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon qui a envoyé au Parlement européen cinq élus. La formule vaut désormais pour les élections régionales de 2010, a-t-elle réaffirmé lors d’un conseil national, vendredi 19 juin.
Le pari n’est pas facile. En 2004, le PCF avait laissé ses fédérations régionales décider de leurs alliances. Et dans une grande majorité, à l’exception de cinq régions dont l’Ile-de-France, les militants avaient choisi de s’allier dès le premier tour avec le PS. 185 conseillers PCF avaient ainsi été élus. La situation semble plus complexe pour 2010.
La campagne du Front de gauche et son relatif succès ont regonflé le moral des militants communistes, assommés par les échecs électoraux successifs de leur parti. Ils ont réappris à faire de la politique avec plaisir et surtout, apprécié de pouvoir “taper” sur le PS et sa ligne “sociale-libérale”. L’appel, lancé par leur secrétaire nationale le 7 juin au soir, à “continuer l’expérience” en organisant un meeting le 3 juillet à la Mutualité, les a rassurés. Sans pour autant leur donner une stratégie électorale durable.
“ENVIE D’UNITÉ”
Une partie de la direction du PCF avait envisagé revenir à des alliances classiques avec le PS. Les remontées des fédérations ont montré que le message ne “passerait” pas : “l’envie d’unité” a gagné du terrain dans les troupes communistes. Jean-Luc Mélenchon ne s’y est pas trompé quand il a proposé, dès le 16 juin, de constituer “un Front de gauche permanent, présent dans les luttes et dans toutes les élections, des régionales de 2010 aux présidentielles et législatives de 2012″. Une façon pour lui de maintenir la pression sur son partenaire.
Mme Buffet a laissé toutes les options ouvertes devant le parlement du parti, en affichant une préférence pour des listes “à l’image de la démarche du Front de gauche”. L’idée, encore floue, a expliqué Pierre Laurent, numéro deux, est de “ne pas figer le périmètre du rassemblement” : “Vu ce qui se passe au PS pour qui la seule leçon de son résultat aux européennes, c’est les primaires, beaucoup de gens peuvent être disponibles pour une nouvelle offre politique qui ne se contente pas de poursuivre la gestion des majorités sortantes.”
“On doit travailler sur des projets et élargir encore le Front de gauche”, insiste Mme Buffet. Un nouveau conseil national proposera une “orientation nationale” les 26 et 27 septembre. Suivront des conférences régionales à la mi-octobre. La “ligne” sera définitivement arrêtée par un conseil national les 24 et 25 octobre. Un délai qui laisse le temps de s’”adapter” aux situations locales… et aux offres du PS.
La démarche a plutôt séduit les cadres du parti. Même si certains restent sur leur faim en préconisant une orientation plus ferme. “Les communistes ne veulent pas d’un accord avec le PS au premier tour. On ne peut pas avoir une stratégie à géométrie variable où personne ne s’y retrouve”, assure Sylvie Tricot, de la sensibilité des communistes unitaires. “Il faut être capable de présenter quelque chose de cohérent au premier tour en élargissant ce que nous avons fait aux européennes”, renchérit la sénatrice Nicole Borvo. “Il ne faut pas avoir une conception étriquée du Front de gauche mais ne pas penser non plus qu’on va construire une nouvelle union de la gauche”, souligne encore Marie-Pierre Vieu. La ligne de crête risque d’être compliquée à tenir.
Sylvia Zappi
Commentaire de ROUSSILLON
Date: 7 juillet 2009, 22:00
Clémentine,
Les jeunes du PCF ont réussi à forcer la main aux vieux du programme commun. LE PCF abandonne l’attelage branlant PS (16% des voix)/MoDem(ex giscardien et Constitution Giscardienne) et tente enfin sa chance.
A toi maintenant de nous arrondir le score avec ta fédération qui n’a plus à choisir maintenant.
Quand les golden-boys du PS verront leur score battus par le nôtre Vrai Gauche alias Grande fédération/ avec PG/PCF/NPA et ta fédération actuelle, peut-être comprendrontils qu’il faut spéculer à la baisse !
______
Voici le texte d’alliance NPA/PCF
(au fait j suis contre toute idée de chef, mais si des idiots ont besoin d’un leader pour cette garnde Fédération, il n’y aque toi, qui puisse être à la hauteur, Besancenot et Buffet trop fachos, Mélanchon accusé d’avoir “collaboré” au gouvernement Jospin qui a privatisé plus que Ballamou et Juppé réuni et à déclaré son impuisance devant le capitalisme à Vilvordre et enfin s’est couché dans l’humilianttraité de Lisbonne qui soumettait l’Europe à la main maise américaine.
Mais voici le texte d’alliance :
Le PCF et le NPA constatent les ravages provoqués par la crise globale du système capitaliste, à la fois économique, sociale, écologique et démocratique, dans laquelle les politiques libérales ont plongées la France, l’Europe et le Monde. Ils dénoncent la vague de licenciements qui frappe de plein fouet le monde du travail et constatent la nouvelle offensive de Nicolas Sarkozy, de la droite et du Medef contre les salariés, annoncée lors du Congrès de Versailles.
La situation sociale pour la majorité de la population se dégrade chaque jour. L’ensemble du monde du travail, les jeunes, les retraités, les chômeurs paient chaque jour les frais de cette crise du système capitaliste. Le NPA et le PCF condamnent les licenciements quasi-quotidiens aujourd’hui et la volonté de Sarkozy et de son nouveau gouvernement de continuer son offensive antisociale : travail du dimanche, départ à la retraite à 67 ans, privatisation de la Poste, suppressions massives d’emplois dans la fonction publique, réduction massive de l’intervention publique au travers de la loi RGPP… Dans le même temps, de nombreuses luttes se poursuivent, en particulier dans les entreprises, que l’on pense aux Continental, Caterpillar, Goodyear, ainsi que beaucoup d’autres qui se battent pied à pied contre les licenciements. Dans les universités, les hôpitaux, autour de la poste, des mobilisations fortes ont lieues tandis que le secteur de l’énergie a connu la plus longue grève de son histoire.
Face à cette offensive, le PCF et le NPA pensent qu’il est urgent de contribuer aux luttes et à l’union la plus large autour des salariés pour revendiquer le droit à un emploi stable et bien rémunéré pour toutes et tous, l’augmentation des salaires et de tous les revenus, la défense et le développement de tous les services publics, mais aussi et d’abord le refus catégorique du recul de l’âge de la retraite .
Fort de ces convergences sur l’analyse de la crise du capitalisme et sur la nécessité de s’y opposer, le NPA et le PCF veulent travailler à la constitution de fronts unitaires contre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Dans le même temps, ils proposent d’oeuvrer au rassemblement le plus large autour d’un projet en rupture avec le capitalisme, alternatif aux orientations du pouvoir actuel.
Concernant les élections régionales :
Le NPA propose au PCF de constituer des listes unitaires indépendantes composée du PCF, du NPA, du PG, de LO, des courants composants la Fédération, de militant-e-s associatifs et des quartiers. Tirant un bilan critique des politiques défendues actuellement dans les régions, il propose que ces listes avancent un plan d’urgence social et démocratique régional (refus des subventions aux entreprises, développement des services publics…). Elles seront pour cela clairement indépendantes du PS et des listes de type Europe Ecologie. Au second tour, ces listes unitaires auront la volonté de battre la droite et pour cela pourront être amenées à faire des « fusions techniques » des listes de gauches sauf en cas de présence du Modem. Pour le NPA, l’indépendance vis-à-vis de la gestion sociale libérale doit être assumé jusqu’au bout, et donc l’ensemble des élus issus de chaque formation partie prenante des listes unitaires refuseront de contracter des accords de gestion avec les dirigeants du PS et d’Europe Ecologie.
Le PCF, dans la poursuite et l’élargissement de la démarche du Front de Gauche, entend construire à partir d’une réflexion sur les contenus d’une politique alternative, un rassemblement majoritaire permettant de mettre en œuvre de véritables politiques de gauche. Pour les élections régionales, dans cet esprit, il appelle à tout faire pour empêcher la droite de reconquérir des régions, a créer les conditions de majorités politiques clairement ancrées à gauche sur des projets nettement plus combatifs que ceux mis en œuvre depuis six ans et à renforcer dans ces assemblées l’influence et l’autorité d’élues et d’élus au service de tels projets. Il insiste sur la nécessité de ne poser aucun préalable à la recherche de l’unité de celles et ceux qui dans leur grande diversité à gauche souhaitent un changement de politique et des pratiques qui mettent l’intérêt général au dessus des intérêts partisans.
Le PCF et le NPA décident de poursuivre leurs contacts avec la volonté d’aboutir aux accords les plus utiles à leurs concitoyens et aux changements politiques dans notre pays. La discussion se poursuivra notamment dans un groupe de travail sur les contenus dont le cadre sera définit ultérieurement.
- Parti Communiste Français
- Nouveau Parti Anticapitaliste
La délégation du PCF était conduite par Pierre Laurent accompagné de Patrice Bessac, Jacques Chabalier et Francis Parny
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 8 juillet 2009, 8:30
L’abstention populaire mérite qu’on l’examine sérieusement, examen qui pourrait nous conduire à penser qu’il y a une attente populaire désespérée.
Ni le PCF ni le NPA ni le PdG ni sans doute aucune “Fédération” ne répondent à cette attente.
Est-ce la faute au PS ?
La “gauche de gauche” peut-elle prétendre porter une réponse à “l’attente désespérée du peuple”, simplement en annonçant:
-”Nous voici, nous somme la “Nouveauté”, nous n’avons rien à voir avec tous ceux qui vous ont trahi… etc …et bla-bla-bla…?”
La stupeur frappe des foyers et la grèle martèle “dehors”, et des “marchands de nouveautés” déploient leurs chalands prétendant vendre un “nouvel anticapitalisme”, avec exactement les mêmes techniques et singeries médiatiques que celles du “marché de dupes de l’offre politique”…
Si des citoyens avaient décidé de prendre les vrais problèmes du peuple à bras le corps ils seraient porteurs d’une démarche de “mobilisation générale” et ils s’adresseraient non plus au “peuple de gauche” , mais au peuple replié, ce peuple qui est prêt à ressortir dans la rue si toutes les revendications urgentes qu’il a peuvent s’y exprimer sous la même formulation politique jusqu’ici non encore synthétisée, donc OVNI (objet de vote non identifié).
Si le peuple s’abstient politiquement tandis qu’il adhère à 70% aux revendications du “mouvement social”, il est temps de se demander quelle “clef politique” ouvrirait à ce mouvement social le champ d’exercice de la souveraineté populaire ?
Il me semble que la démarche “front de gauche” peut donner au peuple cette clef.
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 8 juillet 2009, 9:01
La vocation du Front de Gauche est de permettre l’émergence d’un FRONT POPULAIRE MONDIAL, ce qui peut se produire avec un front des peuples d’Europe pour la paix et le développement, dont la clef de voute serait l’idée de transformer les prétendues “démocraties” en champs d’exercice des souverainetés populaires:
ce qui est en germe à la fois dans les mouvements sociaux, “contre le fait accompli ultra-libéral”, et dans le renoncement abstentionniste à “la fausse démocratie délégataire”, c’est la revendication d’une vraie “souveraineté de la personne humaine sur son destin”.
Son universalité appelle la création de fronts intégrant une démarche rassembleuse “du local au global”.
Le “travail proprement politique” est donc essentiellement celui qui consiste à inventer des mécanisme d’autogestion assortissant vote et tirage au sort, pour “sortir les peuples de leur attente desespérée”.
Commentaire de Cynthia
Date: 9 juillet 2009, 12:28
Aïda , tu te trompes sur deux point
a) il ne faut pas brûler les étapes, faire un Front de Gauche mondial est très difficile, car les peuples n’ont pas la même langue, la même culture et parfois pas la même religion.
Attac traite bien le problème en adaptant son discours pays par pays en allant bien sûr vers l’union générale
b) n’oppose pas Front de gauche que tu défends (merci c’est mon “parti” et j’ai fait très activement la campagne pour) avec la Fédération.
car englober le NPA dans le Front aurait un côté soumission pour le NPA, et nous (la fraction coco pro NPA) voulons les respecter.
C’est donc vers le concept de Grande fédération, vers Clémentine que doivent se tourner tous les regards actuellement.
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D’autre part j’ai lu les textes d’alliances électorales entre d’une part PG et NPA et d’autre part PCF et NPA.
Il y a un point CRUCIAL sur lequel personne n’a encore mis le doigt.
Il nous faut à tous une garantie qu’une fois les députés élus (je pense plus particulièrement à ceux du PCF) , ils ne continuent pas la politique de “collaboration de classe” qu’il ont mené avec le PS dans les régions de 2004 à 2009.
C’est le point central qu’il faut mettre sur la table, dans tous les forums, et dans tous les débats public qui vont avoir lieu à l’intérieur du PCF, du NPA et de la Fédération.
Commentaire de Cynthia-Augestion
Date: 9 juillet 2009, 13:43
L’autogestion sous son nouveau nom “Economie solidaire et sociale” est le grand axe de la pensée nouvelle de la gauche qui cherche à se libérer des dérives du capitalisme, rendues visibles aux plus plus aveugles en octobre 2008.
Pour vous renseigner, je me permets de vous signaler
qu’outre les restes des entreprises autogestionnaires de 1068, disséminées sur tout l’hexagone.
Voici un texte d’Attac
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a) Peut-il y avoir un contrôle souhaitable par les salariés de l’entreprise elle-même?
On court alors le risque comme en Yougoslavie de voir le capitalisme se recréer mais non plus individu contre individu mais usine contre usine.
Selon Attac, il faut faire correspondre à chaque entreprise
non patronale , un “Conseil” en dehors d’elle, comprenant des représentants de cette usine mais aussi des représentants des fournisseurs et des représentants des sous-traitants, en demandant à chaque entreprise non patronale de respecter l’avis de ce “Conseil” hors d’elle même.
b) Est-il souhaitable d’établir un contrôle par l’état ou par un parti?
Tout le monde pense alors à la dérive soviétique.Comment éviter que des apparatchiks au départ animés des meilleurs intentions du monde, ne se transforment en ce qu’a été la “nomenklatura” soviétique, tenant son peuple en esclavage, s’ils ne vivent pas le quotidien des salariés?
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La seule réponse positive que je puisse vous donner est l’exemple des SCOP, ces entreprises reprises par leurs salariés souvent après le départ d’un patron “voyou” vers des pays à bas salaires.
On peut aussi vous parler des AMAP, associations regroupant directement consommateurs et producteurs, pour court-circuiter la grande distribution et en général permettant de s’en sortir à des agriculteurs en difficulté comme à des consommateurs très modestes.
Ces SCOP ne sont pas des abstractions, les deux SCOP les plus connus en ce moment sont :
1)la CEPAM, entreprise de bâtiment (bois), appartenant au groupe ERLEBE, liquidation judiciaire en juillet 2008, 135 000 euros de dettes, grâce à l’aide de la Région et de son SCOP reprise par 66 salariés ayant versé chacun entre 1 000 euros et 2000 euros.
2)l’Entreprise GENTY, transport, appartenant au groupe GEODIS, liquidation judiciaire en 2007, grâce à l’aide de la région et de son SCOP reprise par 77 salariés, effectifs passé le 1er décembre 2008 à 165 salariés, parmi les 88 arrivants une partie associés une partie salariés.
Ils sont bels et bien réels et montrent que l’économie solidaire et sociale n’est pas une vue de l’esprit.
Les SCOP peuvent recevoir l’appui de collectivités territoriales (conseils régionaux, conseils généraux, communautés de commune, ou communes), et cela bien sûr les rends moins vulnérables aux fluctuations du marché, leur permet d’accéder plus facilement au crédit, c’est à dire à l’investissement productif.
Groupe Attac Sud 06 75 70 72 00
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rajouts de Cynthia
Attac anglo-saxons a réfléchi aux moyens d’éviter la dérive autogestionnaire yougoslave ou chaque entreprise mangeait la plus petite.
En couplant chaque entreprise par un conseil d’administration indépendant comportant outre des membres de l’entreprise elle même de représentants des fournisseurs et des sous traitants.
Je rajoute que dans ma région (marseille ) un dénommé Danielle Villon et son épouse ont fondé une ferme les “Olivades” à Ollioules (Var) (dont je ne donne pas les coordonnées par respect pour lui mais que vous trouverez en cherchant un peu) qui fabriquent des paniers de légumes vendus (et pas donnés, pas de charité) aux pauvres de la région à un prix défiant la grande distribution.
Prendre contact avec ATTAC VAR ou Marseille.
Commentaire de gele
Date: 9 juillet 2009, 15:00
La fortune des 500 plus riches Français a fondu de 27% en un an
PARIS (AFP) — La crise a fait fondre de 27% la valeur totale des 500 plus grandes fortunes professionnelles de France en un an, la faisant passer à 194 milliards d’euros, selon le classement 2009 publié dans le magazine Challenges à paraître jeudi.
Les cinq premiers du classement, dominé comme en 2008 par Gérard Mulliez (Auchan) et sa famille (15 milliards d’euros), ont perdu en une année plus de 20 milliards d’euros.
La diminution de fortune a touché quasiment toutes les personnes figurant dans ce classement: 95% d’entre elles “ont vu leur patrimoine fondre de 20 à 45%”, relève l’hebdomadaire.
Le nombre de milliardaires recule d’un quart pour s’établir à 33.
Le reste du podium n’a pas changé: le patron de LVMH Bernard Arnault (14,6 milliards) et Liliane Bettencourt des cosmétiques L’Oréal (10,1 milliards) occupent les deuxième et troisième places.
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 10 juillet 2009, 11:15
Cynthia, en effet, il est désormais impossible de penser la politique autrement qu’en “logique dynamique complexe”, c’est-à-dire qu’il ne s’agit plus de vanter ni de jeter l’anathème, concernant tel ou tel parti ou mouvement:
il est question de chercher ce qui, partout où l’on milite, peut contribuer à “l’émergence nécessaire”:
Le constat de cette “nécessité historique” , il est global, mondial, universel, ce qui ne signifie pas qu’il permette de faire abstraction des formes concrètes singulières et locales dans lesquelles se manifeste la nécessité désormais universelle.
Il ne s’agit pas d’une “idéologie”, il s’agit d’un constat:
le devenir humain de cette planète passe par “une nécessaire émancipation”, laquelle appelle “tout ce qui peut bouger” vers une convergence qui fera “front” pour franchir “ce qui désormais barre la route” de ce devenir:
le système obsolète et mortifère globalisé du capitalisme figé dans ses dogmes aboutis de “l’ultra-libéralisme”, et foncièrement impossible à “moraliser”.
Donc, pas question de “soumettre” ni NPA ni PCF ni quiconque à ce “front”, mais au contraire, l’avenir de toutes ces “fédérations ” et autres “formes-parti avérées ou en gestation”, il se joue dans leur utilisation propre:
soit ils sont “instrumentalisés” pour la convergence nécessaire et alors, ils sont voués à un développement “historique”, soit au contraire ils sont instrumentalisés pour disperser en courants faussement antagonistes les populations impuissantes, et alors, ils rejoignent l’obsolessence du système, et tout finira dans une gigantesque “guerre d’Espagne mondiale” dont personne ne sera là pour raconter la fin.
Commentaire de Aïda Zeki
Date: 11 juillet 2009, 17:02
NPA 2009 = PS 1974 ?
Et au congrès du parti socialiste de Metz en 1979, les partisans d’une rupture avec le capitalisme s’affrontent, parfois avec violence1, à ceux qui souhaiteraient une transition plus douce. En tous les cas c’est la question du capitalisme ou plus exactement de l’anticapitalisme et de son dépassement qui était posée comme aujourd’hui au NPA ! On le voit, sur les thèses, les objectifs, les stratégies de rééquilibrage, le rapport au capitalisme et à la lutte, le rapport aux communistes et au communisme, sur le « haut » et le « bas » etc. Il y a incontestablement cousinage idéologique entre le parti socialiste des années 75 et le NPA de 2009 !
Et pour conclure, si l’on fait un petit tour par l’Italie on voit où conduisent les abandons successifs dont le premier fut celui de la référence au communisme !
à méditer, les afficionados de l’homme proviodentiel de “l’anticapiutalisme”:
“L’anticapitalisme” s’il ne cherche pas le communisme du XXIè siècle, n’ est qu’un anticommunisme pratique et rentable électoralement.
Commentaire de Copas
Date: 11 juillet 2009, 20:22
Plutôt que de fantasmer sur le NPA pourquoi ne pas prendre leurs textes de congrès et surtout leur pratique ?
Il est assez pitoyable de s’imaginer que c’est besancenot qui fait la ligne politique du NPA, c’est soit une très grande ignorance soit une puissante mauvaise foi.
Au fond, l’important se jouera dans la capacité à reconstruire les formes d’organisations sociales et politiques de résistance de la classe populaire, sans les appareils nomenclaturistes qui n’ont cessé de se nourrir sur un deal entre les patrons et le peuple.
Au dela des saouleries sur le “verbe”, il faut bien voir le double naufrage d’organisations dominés par des appareils des milliers et des dizaines de milliers de permanents directs et indirects.
Ces vieilles organisations, sauf les structures de base à certains endroits, ont largement fait naufrage.
Pourtant résister est aussi affaire d’organisation, politique, mais aussi d’organisation de “masse” (où on ne demande pas la carte politique pour y aller mais le simple désir de participer à la bataille).
J’invite donc la gauche de la gauche a n’être pas trop nombrilaire et ne pas rester, même pour moitié, sur le terrain de l’électoralisme.
Il n’y aura pas d’avancée politique, de politique unitaire, d’alliance électorale utile qui se construise en laissant filer une défaite sociale.
Si une alliance politique pouvait être d’une quelconque utilité c’est bien en se préoccupant de ce dernier aspect, de l’imminence d’une grave défaite sociale qui emporterait la gauche au passage comme un fétu secondaire par une inondation torrentielle.
L’unité et la résistance du peuple, seul enjeu réel d’unité politique, passe actuellement par des questions d’organisation…..de masse, essentiellement.
C’est l’élément manquant dans la résistance actuellement.
On cherche et trouve finalement peu de propositions et peu de compréhension de l’importance de ce qui se passe dans un rapport de force social concret sur les politiques menées.
Bref, le rapport de force est dans le réel, pas dans des assemblées régionales .
Commentaire de guillot
Date: 12 juillet 2009, 14:55
Les réflexions de Scynthia-Autogestion sur la(le) politique et sur l’autogestion ouvrent un débat intéressant.
En 1950, la IV° internationale avait envoyé une aide matérielle et des brigades de volontaires pour briser l’isolement et soutenir l’expérience autogestionnaire yougoslave et Tito en butte aux menaces de Staline et de ses soutiens . En effet, aprés avoir enfreint le partage dit de Yalta en prenant le pouvoir en 1945 en Yougoslavie et rompu avec Staline, la direction du PCY avait pris en 1950 d’importantes mesures de démocratisation concernant les coopératives paysannes, dont l’organisation passait de la gestion des pouvoirs populaires à celles des fonds d’arrondissement, dont les délégués étaient élus par les coopérateurs eux mêmes. Il en était de même dans l’enseignement : les conseils de citoyens (de parents) obtenaient le droit de contrôle et de véto.
Et une loi de gestion ouvrière autorisait plusieurs listes de candidats au cours des élections de délégués d’entreprise;
Pour les trotskistes, l’étape dit du “contrôle ouvrier” (des salariés sur les cadences, les salaires , donc le partage de la plus value, leur conditions de travail, des consommateurs sur les prix, des usagers sur leurs services publics, y compris bancaire (unique et non à côté d’autres banques du secteur privé comme le propose le Front de gauche) , de l’énergie etc… n’est pas encore l’autogestion, phase où les principaux outils de production ne sont plus la propiété privée d’une minorité (les artisans , les “indépendants”, c’est diffèrent)
Sur la politique, la conception proposée ici par Scynthia (une logique dynamique complexe se tournant vers “émergence nécessaire” avec comme exemple la fédération) me semble plutôt proche de celle de la philosphe allemande Hannah Harendt : un espace de vie et d’action commun entre des êtres diffèrents. Mais l’exemple choisi: la fédération , m’interroge. Lors des dernières municipales, le maire communiste unitaire (l’ACU est membre de la fédération) d’Aubagne a accueilli le Modem sur sa liste entre les 2 tours. “.Et cet exemple n’est pas isolé (voir les municipales de Muret, avec cette fois-ci le PCF et l’AMP), sans parler des alternatifs (eux aussi membre de la fédération) élus conseillers municipaux sur la liste de Jean Marc Heyrault, maire P”S” de Nantes, président du groupe P”S” à l’Assemblée Nationale, un “autogestionnaire” sans doute. Curieuses “émergences de convergences”.
Il existe une autre conception du politique, opposée à cette ” émergence de convergences”, celle du politologue allemand Karl Smitt . Pour lui, déterminer le politique, c’est rechercher la discrimination entre ami et ennemi.
Pour ce théoricien (qui avait rallié un temps-comme Heidegger- le régime national socialiste, le III° Reich), citant Clausewitz, si la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, la politique serait le contraire: la continuation de la guerre par d’autres moyens.
Et il prend la lutte des classes comme un exemple (parmi d’autres, notamment celle du nationalisme xénophobe d’Hitler) illustrant sa définition du politique.
Dans celui de l’antagonisme de classe, l’hostilité proviendrait du champ économique , celui de l’exploitation capitaliste de la force de travail. Ici “la logique dynamique complexe” consisterait à faire émerger cette ligne d’hostilité entre les classes comme opposition absolue
Cela peut aller jusqu’à la guerre civile.
On peut aussi comprendre cette théorie du politique par l’époque: celles des guerres civiles européennes pour reprendre la thèse de l’historien Enzo Traverso (entre 1912 et 1945, l’Europe a été le foyer permanent de nombreux conflits armés).
Mais aujourd’hui, par sa politique de débauchage d’une gauche molle alors que nous savons qu’au pouvoir, le programme et la politique ne seraient pas si diffèrent de la droite , Sarkozy ne cherche -t-il pas à camoufler, masquer sa guerre de classe ?
Et le rôle d’une gauche anticapitaliste ne serait-il pas à la rendre visible à l’aided “une logique dynamique comlexe” ( puisqu’il faut faire converger le PG, le NPA, LO, la fédération,voire le PCF sur un front commun autour des luttes, un programme anticapitaliste et sur l’indépendance vis à vis du PS et d’Europe écologie, au 1er comme au 2° tour des régionales) transformant la scène politique en arêne de la lutte des classe ?
Guillot
Commentaire de gele
Date: 13 juillet 2009, 11:18
Liberté fondamentale ?
Une catégorie professionnelle : les exploitants agricoles, certes en grandes difficultés, portent atteinte régulièrement à une liberté fondamentale pourtant garantie dans notre constitution : la libre circulation des hommes et des marchandises ! Cela avec la complicité objective de l’Etat.
Bouc émissaire facile : la Grande Distribution ! Pourtant les marges des distributeurs sont bien connues, ainsi que leurs charges et réglementations, nombreuses et très coûteuses. Chiffres disponibles dans leurs comptes d’exploitation, dans leurs résultats avant impôts. Donc, les protestations des syndicats et des ministres relèvent de la gesticulation politicienne.
En résumé, en France, l’Etat devrait exercer avec rigueur ses fonctions régaliennes (ce qu’il ne fait pas) et redonner aux citoyens la liberté d’entreprendre, ce qui est très difficile avec nos contraintes fiscales, avec des charges sociales très lourdes aggravées par le poids d’un secteur public excessif.
C’est encore un exemple de violence impunie que d’autres catégories ne manqueront pas de copier.
L’état, depuis 30 ans, capitule en rase campagne par manque de courage et pour faire oublier sa mauvaise gestion économique et l’absence de réforme réelle et sérieuse !
Catégories : routiers, marins pêcheurs, dockers, “pseudo étudiants”, taxis, buralistes, gardiens de prisons, hospitaliers, les magistrats, les avocats, les cheminots, les traminots, le pôle emploi, l’éducation nationale, les antis-OGN, les groupuscules d’extrême gauche, etc………
Bouc émissaire : n°1 Nicolas Sarkozy, puis les patrons, les libéraux, l’Europe, les Anglo-saxons, la mondialisation, la finance, les banques, les riches, le capitalisme, etc.
Le jeu consiste à compléter la liste de nos catégories de contestataires et de leurs “ennemis” responsables et coupables de leurs malheurs ! Ce qui nous exonère de nos propres responsabilités.
Commentaire de dominique jacques
Date: 30 juin 2009, 22:10
Le contentieux et l’aubaine
Un contentieux lourd
d’aubaine légère
pourquoi pas
mais nos vies
ne saurait suivre
pareil misère
pourquoi pas tout ?
CE QUE NOUS VOULONS TOUT
car de partiel, de répupliquain,
nous savons ce système nous bouffer
engloutir Lénine, Jaurès et nos poètes
engloutir l’humanité
si nous revendiquons tout
nous voilà mal barrés
mais au moins libres de nous trompés
c’est le commun
peut être un jour viendra
Domino