Montreuil, violences policières, soutien à Joachim Gatti
Je n’étais pas à Montreuil ce week-end de 14 juillet et c’est donc par les médias que j’ai appris les violences policières qui ont eu lieu hier. Il y a quelques jours, un collectif de squatteurs a été chassé de l’immeuble qu’ils occupaient à deux pas de la Croix de Chavaux. Une mobilisation s’est engagée pour dénoncer cette mise à la rue. Et, lors d’une manifestation dans les rues de Montreuil qui rassemblait visiblement plusieurs centaines de personnes, un jeune a été gravement blessé à l’oeil par un “flash ball” utilisé par des policiers. Visiblement, des ordres sont venus d’en haut pour mettre fin à la mobilisation qui se déroulait pourtant de manière pacifique. Quelques personnes, tout à fait minoritaires, avaient peut-être envie d’en découdre mais, au moment où la police est intervenue, il semble que le défilé était tout à fait serein. Le rôle des forces de l’ordre est normalement d’éviter des incidents et non d’en créer, d’assurer la sécurité de tous et non de faire peur. Raté. Fait grave : un jeune réalisateur, Joachim Gatti, a perdu un oeil en raison de violences policières - l’utilisation de flash ball devrait être interdite, c’est extrêmement dangereux et totalement inopportun dans pareil cas. C’est révoltant, inadmissible et révélateur d’un climat plus global de suspicion et d’agressions contre toutes celles et ceux qui osent contester.
Il faut que la lumière soit faite sur les conditions d’intervention de la police. Pour cela, la mobilisation collective est essentielle. Il semble qu’un journaliste du Monde ait également était mis en garde à vue, alors qu’il suivait la manifestation et comptait en rendre compte dans le journal. Tout va bien, nous sommes en démocratie… Enfin, il paraît…
Clémentine Autain
Posté le 14 juillet 2009
Commentaires (23) |
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Commentaires
Commentaire de Jérôme Segal
Date: 14 juillet 2009, 16:22
Oui, soyons vigilants, il faut que la mobilisation demeure pour espérer que lumière soit faire… bon courage !
Jérôme, ancien Montreuillois vivant maintenant à Vienne (Autriche)
Commentaire de Carnus
Date: 14 juillet 2009, 16:57
Un journaliste stagiaire du “Monde” placé en garde à vue
LE MONDE | 14.07.09 | 11h31 • Mis à jour le 14.07.09 | 14h54
Une manifestation était organisée en fin d’après-midi lundi 13 juillet à Montreuil (Seine-Saint-Denis) pour protester contre les “violences policières” après qu’un jeune réalisateur de 34 ans, Joachim Gatti a été sérieusement blessé à l’œil le 8 juillet. Après avoir essuyé des tirs de fusées de feu d’artifice dans leur direction, les forces de l’ordre ont dispersé cette manifestation sans ménagement. La maire (Verts) de Montreuil, Dominique Voynet a dénoncé une “démonstration de force totalement inutile” de la part de la police.
Adrien Morin, stagiaire à la rédaction du Monde, qui couvrait la manifestation, a été interpellé et placé en garde à vue, malgré le fait qu’il ait mentionné à plusieurs reprises sa qualité de journaliste. Voici son récit: “J’ai été interpellé vers 21 h 15. La manifestation était en train de se disperser, j’ai soudain été plaqué au sol et j’ai entendu un policier dire : ‘Toi aussi, tu viens avec nous’. Ils m’ont attaché les mains dans le dos. J’ai répété à plusieurs reprises que j’étais journaliste, mais ils n’écoutaient pas. Dans le fourgon, il y avait trois policiers qui traitaient les deux manifestants interpellés avec moi de ’sales gauchos’.
Nous sommes arrivés au commissariat de Montreuil et nous avons été regroupés à onze dans une petite pièce de quatre ou cinq mètres carrés. Ils nous ont envoyés dans une salle de fouille où il y avait deux policiers : nous avons été déshabillés, caleçon sur les genoux, et fouillés, ils nous ont enlevé nos lacets et celui qui tenait mon pantalon de jogging et ils nous ont pris nos montres. J’ai redit que j’étais journaliste mais ils n’ont rien répondu.
Nous avons été placés à cinq dans une salle de garde à vue avec deux caméras au plafond et des graffitis sur les murs peints avec du sang et des excréments. Il était sans doute 23 heures, nous n’avions rien mangé ni bu. Nous avons été transférés vers le dépôt de Bobigny, menottés dans le dos. J’ai redit que j’étais journaliste mais personne ne m’a répondu.
Au dépôt, les policiers m’ont proposé de voir un avocat : j’ai rencontré Dominique Tricaud, dans une pièce à part, sans caméras, sans policiers. C’était la première fois que quelqu’un m’écoutait. J’ai ensuite été convoqué par un policier qui m’a dit : ‘Si tu es le petit gentil du lot, ils ne vont pas te laisser partir comme ça.’ Pendant l’interrogatoire, le policier disait que j’avais un casque lors de l’interpellation, ce qui était faux. J’ai vu une deuxième fois l’avocat, qui m’a dit qu’il avait fait son possible auprès du procureur et qui m’a un peu remonté le moral. Je suis sorti à 6 heures 30 du matin.”
Article paru dans l’édition du 15.07.09.
Nous ne sommes plus en démocratie, c’est un fait (voire aussi l’affaire des inculpés du 11 novembre).
Le problème est de réfléchir comment s’organiser, puisque le système électoraliste, partis ou syndicats ne fonctionne plus depuis belle lurette !
J’ai une solution, Denis.
(ton papa a une petite idée aussi)
Salutations Anarchistes ! (arf!)
Commentaire de Marco
Date: 14 juillet 2009, 17:06
Mme Autain, permettez ce commentaire suite à votre réaction. Les faits qui ce produisent en ce début juillet à Montreuil sont graves et appellent une réponse, faudra t-il attendre à un évènement du type du Bloody Sunday en Irlande ou des martyrs de Charonne en 1962 ?
Mardi 13 juillet 20h-21h, des détonations de lacrymogènes ont retenties aux abords du marché de la Croix de Chavaux à Montreuil (Seine Saint Denis), un dispositif policier important était sur les lieux, et a réprimé durement les manifestants.Après qu’un M. Gary (cameraman) présent au moment de l’expulsion de la clinique (8 juillet, 6h du matin) a été grièvement blessé à l’œil par un tir de flash ball.
Comment analyser de tels faits ? Est-on en présence d’une nouvelle « bavure » ou un excès de zèle de la police ?
Pour ma part, je pense que ce n’est pas le cas. Pourquoi ?
Un groupe d’une vingtaine de personnes a occupé les locaux de l’ancienne clinique de la Croix de Chavaux, vide depuis 10 ans ! L’occupation a duré près de 6 mois depuis janvier à juillet 2009.
Au moment ou des milliers de sans abris vivent dans les rues de Paris et ses environs, ou la crise du logement atteint durement toute une classe de la population du prolétariat à une grande partie de la classe moyenne, les plus fragiles sont à la rue ! Comment s’étonner que des mouvements d’occupations s’organisent ? Qu’importe ! Le pouvoir ne supporte qu’on puisse occuper des locaux vides depuis une dizaine d’années alors que les sans abris par milliers hantent les rues.
Aux yeux du pouvoir, ils ont commis une faute grave : ils ont transgressé un pilier fondamental sur lequel repose la société capitaliste : « la propriété privée ». Le respect de ce principe est sacré. Le pouvoir autoritaire sarkozien entend bien le faire entrer dans la tête de ces « rebelles » et ce à coup de flash-ball et à coup de matraque !
Pour cela, il n’y a pas d’économies des centaines de policiers sont mobilisés, jusqu’à des services d’élites jadis réservés aux opérations anti terroristes : le RAID.
Quel est le côut d’un déploiement ? il est sans aucun doute considérable, mais qu’importe.
Le pouvoir fait des économies, on réduit les frais de la garden party de l’Elysée. Quelle honte ! Le bon peuple doit comprendre que si ont économise les bout de chandelles à l’Elysée, il doit s’attendre à lui faire de grands sacrifices : le dimanche, les retraites, la précarité, le chômage, les salaires tirés vers le bas, la privatisation de services publics et ses conséquences : l’augmentation de l’éléctricité de 20% en est un exemple éloquant.
Le message du pouvoir est clair et asséné avec des arguments frappants. Ce n’est pas un excès de zèle c’est un système repressif extrêmement violent qui s’abat sur ceux qui osent relever la tête, dans la ligne de l’arrestation de Julien Coupat
Commentaire de Carnus
Date: 14 juillet 2009, 18:38
Un bon journal, à lire, dernière édition :
le p’tit noir n° 10
http://orailec.free.fr/LEO/le%20p‘tit%20noir%2010.pdf
à diffuser sans modération
Salutations Anarchistes, Denis.
Commentaire de Sebtom
Date: 14 juillet 2009, 21:29
Bonjour,
Flashball et Taser sont des armes policières modernes qui portent à controverse. Moi je suis a priori pour, mais je comprends que les violences qu’ils génèrent puisse gêner.
Commentaire de libertypress
Date: 14 juillet 2009, 23:45
Trop c’est trop !
Il s’agit manifestement d’une politique voulue par le pouvoir, à savoir criminaliser les luttes populaires et réprimer avec violence.
Le pouvoir sait très bien que la colère gronde, que les luttes vont aller en s”emplifiant, à cause de la crise.
En fait il a peur du peuple.
Il va falloir réfléchir à la manière de comment répondre ?
En n’excluant aucune solution.
Commentaire de Digeo
Date: 15 juillet 2009, 8:16
Symbole de démocratie en Sarkosie.
http://www.humanite.fr/local/cache-vignettes/L234xH175/flash_ball.jpg
De glissements en glissements on va tout droit dans le mur.
Notre république chancelle!!
Commentaire de Digeo
Date: 15 juillet 2009, 8:32
Sarkosy je te vois.
Et çà ne fait que commencer.
Commentaire de Michel Marquis
Date: 15 juillet 2009, 8:34
Tant pour vérifier le déroulement exact des faits du 8 juillet matin (évacuation de la clinique sans violence), du 8 juillet soir (attaque au flashball par la police, par derrière, sans affrontement préalable, ni sommation: 5 personnes blessées, dont Joachim Gatti), et du 13 juillet soir (dissolution brutale de la manif pacifique par la police)que pour analyser l’évolution inquiétante des pratiques policières, mais aussi celles de l’AFP (qui se contente de reprendre à son compte la version policière, gravement mensongère) et des médias qui, dans un 1er temps, reprennent les dépêches de l’AFP, il importe de lire l’analyse d’ACRIMED, de plus en plus indispensable, et la lettre ouverte du père de Joachim, que reproduit ACRIMED.
Commentaire de dominique albaret
Date: 15 juillet 2009, 13:00
Pouvez vous signaler l’initiative de solidarité avec Joachim Gatti en appelant à signer la pétition : http://jesigne.fr/pourjoachimgatti
merci
Commentaire de dominique jacques
Date: 15 juillet 2009, 13:15
De Richard Deshayes… à Joachim Gatti
En 1973, Richard Dehayes, mon camarade de VLR (Vive la Révolution) était lycéen, un battant de la loi Debré, dans une manif, au premier rang, il s’est ramassé une lacrymo “en tire tendu” dans la gueule, c’est aussi interdit à la police, il faut impérativement les tirer en l’air, à la différence des flash balls qu’il faut impérativement tirer en bas, mais pour les mêmes raisons…
Richard n’a pas perdu un œil, mais les deux, il est aveugle… depuis.
C’est un geste barbare, de guerre… une volonté non pas d’ordre (encore que…) mais d’agression, cela n’a rien avoir avec la sécurité, c’est très grave, très révoltant, un geste qui mutile. De là à tuer, il n’y a que l’arme qui le sépare.
“Comment dire, comment faire
au pas pesant des soldats
quand j’entends la chanson noire
de don Pablo Neruda”
Domino
Commentaire de frmwa
Date: 15 juillet 2009, 13:57
Après les manifestations en Iran, opportunément mises sous le boisseau grâce au décès de Michaël Jackson, j’espère que ces échauffourées de Montreuil ne gâcheront pas trop tes vacances ni l’écriture d’un ouvrage qu’on annonce partout comme majeur.
Commentaire de EYERMAN 06 87 02 15 18
Date: 15 juillet 2009, 16:56
A Châtellerault, les “Fabris” menacent de faire sauter leur usine pour 30 000 euros
CHÂTELLERAULT (VIENNE)
L’usine de Châtellerault appartenant à l’équipementier automobile New Fabris va-t-elle partir en fumée, comme ses salariés licenciés en brandissent la menace ? “Les machines et le stock de pièces usinées sont notre seule monnaie d’échange”, justifie une ouvrière, assise avec ses collègues devant l’entrée des ateliers. Pas question de laisser ce trésor être vendu aux enchères.
D’accord, pas d’accord ? Réagissez à l’article que vous venez de lire
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Acide chlorhydrique, acide fluorhydrique et plomb. C’est ce que veulent déverser dans un affluent de la Meuse les salariés de l’usine Daewoo de Mont-Saint-Martin. Placée en redressement judiciaire, l’usine sera en partie détruite par un incendie volontaire.
Portfolio Quand les salariés menacent pour faire entendre leur voix
Des salariés de Nortel devant leur site de Châteaufort, mercredi 15 juillet.
Entretien Nortel : “Nous ne sommes pas des terroristes”
Les faits Des salariés de Nortel menacent de faire sauter leur usine
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Blog C’est despérant !
Des bonbonnes de gaz ont été posées bien en vue, sur les toits de l’usine. Sur la façade, en lettres noires, est écrite la seule et unique revendication des “Fabris”, comme on les appelle dans la région. Elle s’adresse aux deux principaux clients de feu l’usine de Châtellerault : “Renault, PSA, on veut la prime !!! 30 000 euros net.” Près des bureaux, un autre graffiti avertit : “Si rien, c’est la fin, ça brûle, plus de Fabris.” L’ultimatum est fixé au 31 juillet. Le temps d’une manifestation, jeudi, à Paris ; et d’une rencontre, le 20 juillet, entre les syndicats (CGT, FO, CFDT et CFTC) et le ministère de l’industrie. Trois petits tours et puis s’enflamme ?
Ce n’est pas la réouverture des lieux que les Fabris demandent. Ni même la garantie d’un emploi. Depuis la mise en liquidation de l’usine, le 16 juin, et l’annonce du licenciement de l’ensemble du personnel - soit 366 personnes -, leur dernier espoir est de toucher un peu d’argent. “De quoi m’offrir un mobil-home, quand je n’aurai plus de quoi payer mon loyer !”, tente de plaisanter l’un des protestataires. “Avec 30 000 euros, on peut survivre un an et demi”, calcule un autre. Mais PSA, pas plus que Renault, n’a l’intention de se plier aux injonctions des salariés. “Ce n’est pas au client de payer”, affirme-t-on chez Renault.
Chacun sait que les chances de retrouver du travail à Châtellerault (36 000 habitants) sont quasi nulles. Selon le quotidien La Nouvelle République, l’industrie locale serait en passe de perdre 2 400 emplois d’ici la fin de l’année. Aux grilles de l’usine, les salariés ont accroché des cercueils en carton, symbolisant la mort de l’entreprise - et la leur. Sur chaque cercueil est griffonné le numéro de badge d’un salarié et son prénom, ainsi que ses dates de présence. “374, Gilou, 1988-2009″, dit l’une. “239, Griffeau dit Germaine, 1984-2009″, résume une autre.
“Aucun retour en arrière n’est possible. Ce que les gens demandent, c’est un départ un peu plus digne”, souligne Pierre Réau. Directeur de production sur le site, ce cadre a lui-même vingt-deux ans d’ancienneté chez Fabris - rebaptisé New Fabris par son dernier repreneur, finalement défaillant, le groupe italien Zen. Ce dernier n’a “pas fait ce qu’il fallait”, notamment sur le plan commercial, estime M. Réau. Mais ce sont PSA et Renault, qui, en “retirant brutalement et sans préavis” leurs commandes, ont provoqué le drame.
Les deux groupes représentaient près de 90 % des commandes de 2009… sur le papier. En réalité, selon M. Réau, “à partir de septembre”, Renault a “réduit ses commandes de 80 %”, PSA “d’environ 30 %” - l’un et l’autre ayant “surstocké de manière énorme” les pièces usinées. “S’ils s’étaient désengagés progressivement, les repreneurs auraient pu suivre et trouver de nouveaux marchés”, regrette le cadre, chargé désormais de gérer les affaires “pour éviter toute dérive”. Il n’est pas sûr d’y parvenir. “Les gens sont à bout”, prévient-il, espérant malgré tout qu’une solution puisse être trouvée. Mais le ministre de l’industrie, Christian Estrosi, a déclaré lundi qu’il ne discuterait pas “sous le coup de la menace”. “Si les salariés continuent, je ne les recevrai pas”, a-t-il affirmé.
____________
Ulcgtcentre.marseille@wanadoo.fr vous propose comme nous l’avons fait avec les salariés de la gare Saint Charles
non payés pendant deux mois, de faire plier la direction, en apportant votre aide finacière et alimentaire.
Attention pour l’instant, nous vaons un nom de responsable syndicaliste, mais il est à vérifier.
EYERMAN 06 87 02 15 18
______
message rédigée par Cynthia ulcgtcentre.marseille@wanadoo.fr
Commentaire de Jean Marc
Date: 16 juillet 2009, 13:52
Bravo pour votre chronique de ce matin sur F-Culture
J’espère qu’elle va donner l’impulsion aux médias de revenir à leur éthique, qui exige courage, vérité et protection du peuple, SOUVERAIN en démocratie, comme chacun le sait, ou devrait le savoir.
J’essaie bien malhabilement, d’expliquer sur cet espace du post,
http://www.lepost.fr/perso/spinoziste/prive/
les mécanismes qui conduisent un pouvoir à choyer de préférence la police et l’élite élitiste, au peuple
Commentaire de JR
Date: 17 juillet 2009, 13:37
A mon avis la violence policière est un symptôme d’un état de non droit, bien antérieur à Sarkozy et les siens. Les gouvernements successif de gauche n’y ont pas porté remède, bien au contraire. A droite bien évidemment, mais à gauche aussi, sont ceux, de plus en plus nombreux, qui sacralisent le rôle d’une police soi-disant républicaine. Or, l’attitude de cette police avant tout répressive est très stigmatisée ailleurs, par les ONG comme Human Rights Watch, Amnesty International. Il existe une sorte de pensée unique qui tend à taire ou faire taire les sévices et les attitudes naturellement intolérantes d’une bonne partie de la societé et des hommes politiques français. Entendez-vous beaucoup s’en plaindre? Non. Pour eux la police doit être avant tout répressive. Préventive? Pourquoi faire, disent-ils, en fin de compte, les jeunes sont toujours des coupables à priori. Ça ne vous rappelle pas les mots de Berthold Bretch?
Commentaire de yann
Date: 17 juillet 2009, 16:22
Fâcheux et déplorable.
Mais tellement commun.
Madame Autain, pourquoi attendez vous des blessés, de la médiatisation, pour nous soutenir ? Par nous j’entends : les squatteurs de diverses obédiences si vous me permettez. (artistes, politiques, etc…).
En trois ans de squatt forcés (impossibilité de louer je suis intermittent) et de fait, en 4 expulsions et bientôt 5 je n’ai pas vu beaucoup de politicards. Évidemment, pour le carnaval de paris, la fête de la musique, différentes manifestations culturelles et artistiques les élues retrouvent subitement nos numéros de téléphone. Seuls les alternatifs et le verts se déplacent en général.
Même si la mobilisation (vous) parait - je n’y crois plus - nécessaire nous ne pouvons que rire des brusques et opportunes envolées socialistes, coco et autres.
Du reste, personne ne vous a attendu pour s’organiser. Pour ma part je suis bien loin du militantisme - encore plus de l’actuel qui frôle dans sa schizophrénie le nihilisme - et même si votre démarche est louable, elle demeure arriviste.
Du moins, vous comprendrez que la méfiance est de mise. Ce drame, le prouve encore. Étiez vous présente le jour de l’expulsion et de la blessure de joachim gatti ?
Nul besoin de faire la lumière sur quoi que ce soit si les squatters étaient soutenus, reconnus à leurs justes valeurs, accompagnés (par un parti ou des élues crédibles). Un type a perdu un oeil, des mecs sont à la rue (il y en aura encore et de plus en plus), vous avez le bon rôle. Espérons que vous et les votres en preniez une mesure qui dépasse les manichéismes puérils de la politique française.
Commentaire de dominique jacques
Date: 18 juillet 2009, 9:49
@jr @yann
Un peu facile, un peu brute de coffrage, mais merci
les pendules un peu à l’heure
sonne l’heure, vienne le temps
sous le pont Mirabeau coule la Seine
Domino
Commentaire de gilles boitte
Date: 19 juillet 2009, 19:53
Je vous livre les dernières phrases d’un texte de Stéphane GATTI qui invite à signer la pétition pour l’interdiction totale d’utilisation des armes non-létales (flashball, ldb40, tazer) par les forces de l’ordre, après que son fils Joachim ait perdu un oeil, le 8 juillet à Montreuil :
[…] Un flic en civil très calme le visait déjà (flic en position de tir tenue pendant 4 secondes selon deux témoins, un des témoins est un voisin), ce qui veut dire que le flic a attendu que Joachim tourne sa tête vers lui pour tirer à ce moment là.
Si le policier n’a pas hésité à tirer provoquant cette défiguration, en revanche la réalité de la mutilation est sans cesse mise en doute.
Doute jeté sur la réalité de la blessure alors que dès le premier soir, le 8 juillet l’interne de l’hôtel Dieu avait clairement indiqué qu’il s’agissait de la perte définitive d’un oeil. Doute repris sous différentes formes dans certains journaux. Doute relayé par vos propres amis qui vous demandent s’il n’y a vraiment pas une petite chance ( probablement par gentillesse) de sauver l’oeil. Ce doute devient vite insupportable parce que le diagnostic médical ne supportait aucun doute, parce que la violence du choc ne laissait aucune chance.
Il ne faut laisser aucune chance aux armes non-létales !
Avec les signataires, je voudrais juste vous demander l’interdiction totale d’utilisation des armes non-létales (flashball, ldb40, tazer) par les forces de l’ordre.
Stéphane Gatti
Le texte complet et la pétition à cette adresse :
http://lapetition.be/en-ligne/petition-4653.html
Commentaire de Adam Belinski
Date: 22 juillet 2009, 9:00
A Montreuil aussi, on progresse sur le chemin du respect humain…
http://sarkono.20six.fr/sarkono/art/1787771/744-Comme-ils-ont-fait-Jara-
Commentaire de Alain Guillou
Date: 29 juillet 2009, 21:54
S’Il est normal face au mal commun de rêver d’un bien commun… Il est normal de ne pas vouloir être décapité dés que l’on va paraître à la fenêtre où le vent germinal sans intérêt feuillette son journal!…
S’Il est normal de ne pas vouloir être incorporé dans un piège tribal… Il est normal de ne pas vouloir être hiérarchisé derrière l’Amiral Qui se régale de petits quartier-maîtres autorisés à lécher ses étoiles!… S’Il est normal de ne pas vouloir être Faciéssisé par l’ordre féodal… Il est normal de ne pas vouloir être Karchérisé dans sa cité natale!…
S’Il est normal de ne pas vouloir être assujetti aux règles “libérales”… Il est normal de ne pas vouloir être… Catalogué “communiste-vieux-stal”!…
Stigmatisé sur un axe du mal …
Tasérisé dés la sortie du bal Intronisé le coupable idéal…
Tétanisé par les peurs ancestrales…
Excommunié par les bulles papales…
Encalminé job au noir trop bancal…
Promu faux-nez d’avocat chez Total…
Dépossédé de son bel idéal…
Dénucléé par un tir de Flash-bal !
Commentaire de Damien
Date: 29 août 2009, 23:56
De retour de la manif du 13, une BD a été réalisée en direct et mise en ligne ici :
http://grandpapier.org/Comme-une-image
Le PDF est récupérable ici :
http://www.lesyeuxdanslemonde.org/actualites?symfony=43fe2a74d0f83c29790091b6659431c1
Chaque jour depuis le 14 juillet, lendemain de la manif réprimée, une nouvelle planche est affichée sur le mur de la clinique pour lecture publique… ce dimanche 30 aout, aucune page n’a encore été arrachée.
“on a posé quelques banderoles, on a sorti les grandes casseroles, et voilà que la rue piétonne n’était plus tout à fait la même… on l’habitait. Comme on a habité la clinique, comme partout où nous essayons d’habiter…” (Joachim Gatti)
Commentaire de Nova
Date: 16 janvier 2010, 9:31
Joli photo. “La Police à chargé de façon soudaine des jeunes manifestants”.
On y voit pas de manifestants, mais des gens armés de bâtons, casqués, protégés, et qui avancent prêts en en découdre avec les forces de l’ordre. Faut pas venir se plaindre ensuite lorsqu’on provoque la Police de la sorte.
Commentaire de LOLA
Date: 14 juillet 2009, 15:19
Mme Autain,
Il en va de l’avenir de notre France, bien mal en point depuis deux ans…
L’enfance raflée dès la Maternelle, les parents, les aieux piégés aux portes des Institutions-Murailles bastions de la République…
Aujourd’hui trouver sa source citoyenne, intellectuelle, culturelle, émotionnelle… C’est être fiché comme Gauchiste, Coco, Communard, Marginal, Anarchiste, Activiste terrorisant…
Un grand malheur pour monsieur Joachim Gatti…
Un symbole, à jamais…
C’est à vous, qui pouvez toucher les Médias… Secondée de vos relations… Soutenue par les Artistes, l’engagement des Intellectuels…
A vous, à Nous…
De prendre le relai…
La famille Gatti… Et tous ceux qui luttent pour que Demain soit PARTAGE SOLIDAIRE….
Tous ne pouvons rester isolés sans réagir….
Lola