«Beaucoup de monde attend un signal d’unité»
Hier dans Libération, j’ai donné une interview sur la question de l’unité aux régionales. La voici :
L’union de la gauche radicale est un combat. Mardi, Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, jugeait, dans Libération, inacceptable l’offre nationale du PCF conditionnant des listes communes à des accords de gestion avec le PS dans les régions. Le lendemain, une réunion du groupe de travail de l’extrême gauche s’est penchée sur une nouvelle formule. Clémentine Autain, figure de la Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), explique en quoi ce qui en est sorti pourrait débloquer la situation.
L’affaire est-elle «tranchée» et l’unité compromise comme l’a indiqué Marie-George Buffet ?
Il y a un décalage entre les déclarations des leaders et la réalité des négociations. Alors que sur la scène publique l’affaire semble pliée, on a enregistré des avancées très positives à la dernière réunion. Le Front de gauche a proposé un texte qui va dans le bon sens et peut servir de base à un accord national. Il prévoit la présentation de listes autonomes du PS et d’Europe Ecologie au premier tour et la fusion démocratique avec les forces de gauche au second. Il ne s’agit pas de listes Front de gauche élargies mais d’un cadre unitaire où les autres composantes, dont le NPA et la Fase, peuvent se reconnaître.
Quid du refus du NPA de participer à des exécutifs avec le PS ?
La participation a des exécutifs, ça ne peut pas être «toujours» ou «jamais». Mais «pour quoi faire». Le texte précise qu’il s’agit de viser à la construction de majorités si les conditions suivantes sont réunies : «mise en œuvre des points essentiels de notre programme» et «rapport de force permettant effectivement de les appliquer», hypothèse excluant toute participation avec le Modem. Si on veut l’unité de toute l’autre gauche [à la gauche du PS, ndlr], il faut faire des compromis. Je note que la dirigeante du NPA présente à la réunion a jugé cette formulation «plutôt positive». Elle me paraît un bon point d’équilibre.
Besancenot juge que peser de l’extérieur peut être aussi efficace…
Si la gauche radicale est unie, fait plus de 10% et obtient un maximum d’élus, elle pèsera sur les orientations et les mesures des régions. Seul un cartel large d’organisations peut créer une dynamique. Beaucoup de gens attendent ce signal unitaire. Pendant que nous tergiversons, Europe Ecologie arrive à capter des militants qui seraient plus dans leur élément avec nous.
Recueilli par Matthieu Écoiffier
Posté le 1 novembre 2009
Commentaires (25) |
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Commentaires
Commentaire de bellaciao du jour
Date: 1 novembre 2009, 15:24
“Notre démarche est celle d’une contribution à un monde enfin dégagé du pouvoir du capital, par la réalisation des convergences vers cet objectif entre des forces aujourd’hui encore trop dispersées.
Nous faisons notre les revendications des collectifs qui nous rejoignent sur cette base.
Loin de prétendre nous substituer aux cadres traditionnels de l’engagement, nous invitons à la réappropriation des nos revendications par les organisations politiques et les forces syndicales. Nous appelons toutes les forces politiques, citoyennes, sociales et syndicales à la construction d’une riposte d’ensemble pouvant aller jusqu’à la grève générale.
L’objet est d’ici le lundi 9 novembre à 18H30 (date de la prochaine réunion du collectif des collectifs), de faire signer cet appel.
Trois formes de signatures sont possibles, des signatures de collectifs, des signatures individuelles et des soutiens d’organisations”.
La remontée des signature se fait sur cette adresse email collectifdecollectifs@gmail.com ou par téléphone au 06 01 99 20 10.
Commentaire de Tristan
Date: 1 novembre 2009, 15:45
ça me lasse votre truk…faut avoir des nerfs d’acier d’ingenieurs du sons avec vous.
moi je crois qu’il y a un decallage entre l’ideologie, les responsabilités et la realité.
pour des regionales, vous auriez quand même pu vous arranger pour mettre vos petites idées dans votre poche et nous proposer une mega gauche digne de ce nom qui l’aurait probablement emportée partout.
Commentaire de VERGNES
Date: 1 novembre 2009, 16:46
L’unité n’est pas une fin en soi c’est un moyen.
L’unité ne peut se faire que sur la base d’un programme ne profitant pas au capitalisme.
Un tel programme n’est pas soluble dans le programme PS/Verts.
Si tel était le cas nous serions membres de ces organisations (ou eux membres de la gauche radicale).
Notre objectif n’est pas de gauchir le PS, mais de changer radicalement un système que ce même PS accepte tout en dénonçant du bout des lèvres les méfaits qu’il génère.
Que certains veuillent participer aux exécutifs, c’est leur droit…et leur contradiction.
Au 1er tour le programme ne serait pas soluble dans celui du PS (ce qui justifie de se présenter en toute indépendance du PS)…et comme par miracle il le deviendrait dans les exécutifs où de plus le PS devra faire des accords avec les Verts, accords dont personne ne connaît la teneur.
Le NPA sur la base d’un programme décliné aux réalités régionales veut garder son indépendance jusqu’au bout, c’est cohérent et respectueux des engagements pris vis à vis des électeurs.
Mais le NPA n’interdit à personne de participer à ces exécutifs, il est donc en droit que personne ne l’y oblige à y participer.
Donc ce point n’est pas un point de rupture pour ne pas constituer des listes unitaires au 1er tour plus large que le FDG.( dont la principale composante va se présenter avec le PS dans plusieurs régions, et donc contre ces listes unitaires).
Le NPA est toujours suspecté d’être sectaire. Ce n’est pas parce que l’on affirme que l’autre est sectaire que l’on peut automatiquement s’attribuer le flatteur label d’unitaire .
L’unité c’est sur la base d’un programme, et ne se limite pas à la simple addition ou juxtaposition d’organisations.
Et effectivement le PC est l’organisation la plus unitaire de toutes. En effet d’un côté il fait l’unité avec le PS au 1er tour, et dans le même temps il fait l’unité avec un “FDG” élargi. Faire l’unité sur des programmes différents, signifie qu’un des 2 programmes n’est pas le bon. Oui mais lequel?
Par ailleurs drôle de façon de négocier, avant même que le 1er tour ait eu lieu, affirmer que l’on participera aux exécutifs, c’est de fait ne pas inciter à voter pour nos listes et amoindrir le rapport de force pour éventuellement négocier avec le PS qui nous offrira généreusement quelques strapontins.
C’est dévoiler la fin du film avant même que la séance ait eu lieu, donc aucun suspens et peu de spectateurs pour cette 1ére séance qui préféreront attendre l’épisode n°2.
Bien sûr qu’il faut battre électoralement (et surtout dans les luttes) la droite (modem compris). Mais cela n’est pas incompatible ,bien au contraire ,de vouloir construire une opposition de gauche au PS/Verts au sein des assemblées.
Commentaire de dominique jacques
Date: 1 novembre 2009, 17:36
Scories
Après que Peillon/cohn Bendit/Hue/Benamias se soient plantés à Marseille avec un gros flop prévisible.
Qu’Europe Ecologie se sente pousser des ailes et se présente en tant que tel au premier tour.
Que le PS a désigné ses têtes de liste.
Que le Modem en fit de même.
Que restait il à l’autre gauche comme tactique, que de faire un premier tour ! A moins que de ces composantes certaines soient suicidaires, ce qui n’est pas le cas. Le NPA et le PCF, malgré un joli balet ces derniers temps (ce n’est pas fini), ont conscience que ni l’un ni l’autre ne sont en capacité de nous faire une quelconque démonstration de force, ce qui est relativement récent. La question de trancher entre révolutionnaires et réformistes ne se pose pas, elle est devenue d’une autre nature, car le PS se barre à droite (enfin il retient un peu son souffle ces derniers temps) et la rupture ne peux plus être simpliste et modélisée. Il en aura fallu du temps !
Les communistes obéiront à la direction, je n’ai pas d’exemple où ils aient fait différemment. Le NPA aura sa “fusion technique” et pourra se distinguer plus à gauche, essentiel n’est ce pas.
Reste en suspens le Languedoc Roussillon, les sortants qui vont s’agiter inutilement à retrouver la soupe. Quelques scories en somme.
Domino
Commentaire de Gilbert
Date: 1 novembre 2009, 17:58
Clémentine Autain nous dit : “Pendant que nous tergiversons, Europe Ecologie arrive à capter des militants qui seraient plus dans leur élément avec nous”.
Je ne vois pas à qui elle fait allusion ? J’ai plutôt le sentiment qu’Europe écologie ouvre à droite avec Cohn-Bendit qui engueule les Verts parce qu’ils ne se rapprochent pas assez du MODEM.
Alors, quelles sont-elles ces fameuses recrues que la gauche de gauche n’aurait pas su capter ?
Laurence Vichnievsky, la juge ultrasécuritaire, dans les Alpes maritimes ? Antoine Waechter, écologiste de droite, qui sera 2ème de liste d’Europe écologie dans le Haut Rhin ? Robert Lion, l’ancien dir. Cab’ de Mauroy à Paris? Les membres de Cap 21 en Bretagne (le parti de droite de Corinne Lepage, ancienne ministre de droite) ? Philippe Meirieu dans le Rhône, qui a toujours été proche du PS ?
Commentaire de j’anticipe à peine
Date: 1 novembre 2009, 21:57
Je vous recommande le blogue d’ “etienne chouard”,
ce soir, car il s’y trouve une réflexion intéressante de Raoul Marc Jennar suite au verrou tchèque qui vient de sauter , permettant au traité de lisbonne de s’imposer aux peules avec toutes les conséquences que cela suppose pour le monde du travail . Suit ma proposition sur “la France d’après”.
j’anticipe à peine
Commentaire de tristan
Date: 1 novembre 2009, 22:05
un programme ne profitant pas au capitalisme?
de manière absolument radicale ? trés tranchante ?
le NPA doit prendre sa responsabilité vis à vis du capitalisme, on se tape les fachos actuellement a cause de JLM et peut etre NPA .
Il y a un moment ou faut savoir se dire que realiser ses convictions même en partie c’est tjrs mieux que pas du tout non ?
le capitalisme et cet aspect là des choses meritent
reflexion !?
je ne sais pas dans quelle mesure le NPA a deja eu le pouvoir et des responsabilités.
je serai pour qu’il gauchisse le PS.
VERGNES dit…”"Notre objectif n’est pas de gauchir le PS, mais de changer radicalement un système que ce même PS accepte tout en dénonçant du bout des lèvres les méfaits qu’il génère”"
je dirais c’est deja pas mal, le capitalisme etant un gros morceau, mieux vaut peser dans la balance.
le FN ne decolle pas depuis 20 ans …idem NPA !
je sais qu’il y a un effet de mode avec le NPA , c’est aussi pour ça que vous aimez votre integrité!!
(moi je prefere aider la personne dans la mouise que la regarder en cogitant !!^m si vous êtes actuellement trés largement + actifs que moi au PS)
sur quels pays vous vous calquez par exemple ?
par contre les differents enjeux des dif elections je n’y comprend rien.
mais Dans le cadre d’une democratie, j’ai tendance a croire que la politique se joue plus dans les compromis permettant d’acceder a de vrais solutions de bon sens d’une maniere pragmatique que par le biais d’etiquettes.
on veut des preuves et des demonstrations.
Commentaire de mc
Date: 1 novembre 2009, 23:03
Il n’y a pas 36 solutions.
Battre la droite à mon sens ne peut être un objectif QUE s’il y a au bout une politique qui change, qui rompt avec le capitalisme (pour simplifier), générateur de nos maux principaux.
Autrement, rien à faire, cela ne changera pas.
Depuis 1981 les espoirs ont été déçus pour l’essentiel. Les expérimentations de l’union sur un programme commun avec le PS et le PC et plus tard avec les mêmes la “gauche plurielle” n’ont fait que conforter, malgré certains aspects qui furent positifs, l’idée que le réformisme mène à la restauration du capitalisme avec tout le cortège des remises en cause des acquis de toute nature, dès lors qu’ils favorisaient la classe ouvrière et les salariés. Nicolas Sarkozy ne serait pas président de la République aujourd’hui.
Je n’insiste pas sur les origines, leurs conséquences, de la politique actuelle.
Parler de refouler le PS à toutes discussions ne me paraît pas réaliste, de se soumettre à sa politique réformiste “droitisante” avec ou sans les verts non plus.
Reste à construire autre chose.
Cet autre chose ne réside pas, mais absolument pas, dans le PC, le NPA, le PG ou la Gauche Unitaire, mais dans la dynamique de l’ensemble.
Sorti de ça, point de salut.
Tant que militants, sympathisants n’auront définitivement digéré cette question (historique la lutte des frères ennemis !), nous n’avancerons jamais.
Mieux : nous continuerons de reculer et jusqu’à extinction, et c’est possible.
Jusqu’à maintenant, nous sommes en route pour l’extinction.
Sauf si des personnes conscientes de l’enjeu émergent et arrivent à entraîner la mouvance de cette vraie gauche qui se cherche.
Que dans cette mouvance nouvelle, il y ait des socialistes, des communistes, des trotskistes, des écologistes, etc…. ne me gène absolument pas. Il suffit que la volonté de gouverner un pays soit résolument démocratique, avec une démocratie consensuelle, qui permette le vivre ensemble, de la commune à la nation et à l’europe.
Cela exclue l’égoïsme capitaliste.
Utopie ? ça dépend de chacun de nous.
Commentaire de DidierBRISSA
Date: 2 novembre 2009, 10:37
BrissaLa radicalit… Lire la suiteé, c’est prendre les choses à la racine… Depuis les années ‘80 les PS à travers l’Europe ont été les principaux vecteurs des politiques néolibérales, de l’acte unique au traité de Lisbonne, en passant par celui de Maastricht, ils ont ouvert la voie à la libéralisation des marchés, aux privatisations des services publics, à la mise en place des systèmes de retraites privées par capitalisation, etc. On ne peut concevoir d’alliance avec des pourvoyeurs de néolibaralisme, d’autant moins que l’on a pas entendu la moindre remise en cause de ces politiques passées de leur part… Et quand on voit Strauss-Kahn qui s’inquiète du relèvement du salaire minimum en Ukraine, on voit bien que son “camp” n’est pas le même que celui des travailleurs…
Commentaire de Didier Brissa
Date: 2 novembre 2009, 10:41
La radicalité, c’est prendre les choses à la racine… Depuis les années ‘80 les PS à travers l’Europe ont été les principaux vecteurs des politiques néolibérales, de l’acte unique au traité de Lisbonne, en passant par celui de Maastricht, ils ont ouvert la voie à la libéralisation des marchés, aux privatisations des services publics, à la mise en place des systèmes de retraites privées par capitalisation, etc. On ne peut concevoir d’alliance avec des pourvoyeurs de néolibaralisme, d’autant moins que l’on a pas entendu la moindre remise en cause de ces politiques passées de leur part… Et quand on voit Strauss-Kahn qui s’inquiète du relèvement du salaire minimum en Ukraine, on voit bien que son “camp” n’est pas le même que celui des travailleurs…
Commentaire de tristan
Date: 2 novembre 2009, 15:45
honnettement vous me les cassez avec vos truks de bonnes soeurs et d’adolescents attardés. Les gents qui composent le NPA et ceux qui vote pour, ont en majorité
des moyens personnels et souvent de bonnes situations.
les vrais pauvres eux subissent vos caprice a la star ac’
a la mode. On se tape les gros nazis au pouvoir merci qd même!
la moderation me convient parfaitement, deja sur une echelle mondiale et meme si comme vous je verrais bien le même salaire pour chacun , l’auto gestion et le bon sens + la simplicité a la place de la crapulerie et du profit (surtout sur le dos bossu des autres).
je suis persuadé que c’est en s’ouvrant au reste que tu placera ton intelligence, ton humanisme et tes dispositifs parce qu’irrefutable et imparable et non pas en restant replié sur toi meme.
de plus quand j’observe les USA eh bien j’hesite….
la france n’ayant rien a voir je te l’accorde, c’est plus une questions de bon mix.
pour conclure, je trouve que vous avez le même profil que les militants socialistes (a part l’age peut être)
si vous viviez reellement en marge de la société, là : ok
ps : il ne s’agit pas non plus de s’en prendre systematiquement au NPA c’est un peu facile dans ces circonstances peu simples. il represente un peu le bon mec sympas qu’on entube…. genre moi quoi…;)
Commentaire de Michel Cornillon
Date: 2 novembre 2009, 22:23
Militant du PG, je viens cet après-midi de rencontrer des camarades du NPA, et je rencontrerai ces jours prochains des militants du PCF.
L’union est indispensable, certes, mais pas à n’importe quel prix. Il serait suicidaire de bâtir en commun sur des fondations instables. Or, tout n’est pas encore réglé. Les discussions continuent, et nous entretenons tous l’espoir qu’elles réussiront. Il ne s’agit pas de remporter une victoire pour la voir nous échapper le lendemain.
Un peu de patience, donc.
Commentaire de langue-rouge
Date: 3 novembre 2009, 9:07
Tristan, tu n’imagines pas combien tu as tort en parlant de l’électorat du NPA. C’est l’électorat le plus prolo en pourcentage aux européennes avec peut-être celui du FN mais j’ai pas le temps de vérifier précisément. En tout cas, bien plus prolo aux européenne que l’électorat du FdG et bien plus jeune aussi d’ailleurs.
Quant à la composition sociale du NPA, il y a une étude sociologique en cours sur la base de questionnaires mais cette évolution a certainement prolongé et approfondit les évolutions en cours à la LCR. Certains ont parlé même d’un tournant “employé”. Les adhérents au NPA aujourd’hui viennent majoritairement du privé, il y a beaucoups de précaires, plus d’ouvriers qu’à la LCR.
Bref discutons du fond, des positions des uns et des autres, sans mise en demeure, accusations outrancières et démagogie populiste.
Quant à l’ouverture, pas de faux procès, le NPA c’est déjà le produit d’une ouverture. Pour le reste, si l’ouverture consiste à s’allier jusqu’au Modem, ce n’est plus de l’ouverture mais un renoncement. C’est trop facile ce discours démago qui laisse entendre que les stratégies politiques n’ont plus d’importance, que finallement il suffit de s’ouvrir au monde (et de tous se tenir la main peut-être ?) pour trouver la solution.
On n’est pas dans une cour d’école. On n’est pas non plus dans le monde merveilleux des bisounours. Il y a un passif, une politique d’ouverture justement menée par le pcf, une participation aux exécutifs depuis 30 ans, une co-gestion avec le PS. Et pour quels résultats ?
Nada, ou plutôt de fait en se faisant la caution de gauche d’une sociale-démocratie qui glisse à droite, on participe au désastre au lieux de le combattre.
Allez Tristan, encore un effort.
Moi je propose de faire comme en Italie, on vote tous pour le candidat commun de la gauche au premier tour dans des primaires, ouvertes sur la société. Oui, évitons de se replier sur nous-mêmes, ouvrons nous aux autres.
Sinon, on peut aussi entrer au PS, c’est plus rapide encore. Certains y croient style Filoche, pourtant un vrai homme de gauche.
Mais de grâce Tristan, je ne te dermande pas d’être d’accord avec le NPA mais de prêter l’oreille aux arguments qu’il oppose, d’écouter quitte à contre-argumenter. C’est la moindre des choses quand on veut faire alliance avec quelqu’un. On commence par le prendre au sérieux.
Pour finir, personne ne peut parler au nom des catégories populaires, ni le NPA mais ni toi non plus Tristan.
Commentaire de Jean Vallessin
Date: 3 novembre 2009, 9:35
Concernant l’unité que tous réclament aux Régionales, la seule question qui poserait problème est celle de la participation aux exécutifs sous direction PS. A partir du moment où le NPA dit maintenant “nous n’irons pas mais nous n’empêcherons pas les autres d’y aller”, je ne vois pas où est le problème. A moins que le PC impose comme condition la participation aux exécutifs mais il semble que ce stade soit dépassé. Donc c’est bon, non ? J’ai loupé quelque chose ?
Commentaire de Luc
Date: 3 novembre 2009, 10:16
Heuuuu…
Elles et ils ne sont que 1672 à attendre un signal d’unité et à dire qu’ils l’exigent…
Pas si grave donc si ça marche pas trop:
http://www.ripostonsensemblemaintenant.fr
Plein de noms manquent, d’ailleurs…
Commentaire de GUILLOT
Date: 3 novembre 2009, 11:41
Clémentine Autain ne répond pas entièrement à la question du journaliste en déclarant:
“Si la gauche radicale est unie, fait plus de 10% et obtient un maximum d’élus, elle pèsera sur les orientations et les mesures des régions”.
“Peser de l”extèrieur” en dehors des comités exécutifs donc, c’est possible. L’expérience des 2 conseillers régionaux de la LCR en Midi Pyrénées (1999-2004) , qui ont réussi à imposer la gratuité des transports publics pour les chômeurs, en liaison avec des mobilisations sociales, en témoigne.
Clémentine Autain reste donc vague dans sa réponse, sans doute pour ménager la suite. Le NPA ne met plus de préalable sur la participation au non dans les comités éxécutifs, avec des conditions bien sûr. Mais atteindre les 10% ne permet sans doute pas de les imposer au centre gauche dans le cadre d’une “majorité de gestion” voulue par le PCF.
Guillot
Commentaire de Tristan
Date: 3 novembre 2009, 19:02
Merci Langue rouge pour tes rectifications et tes precisions trés vrais me concernant et tout…
en fait je n’ai aucune infos concernant le NPA , j’y suis un peu allé au pifometre tu m’as remis en place.
quoi dire d’autre ? je sais plus.
autant laisser aux connaisseurs les sciences po, de surcroit j’aime bien regarder les bisounours, j’ai qd même
41 ans et un côté reveur.. par contre que tout le monde se prenne par la main , j”en suis . Ya une phase de tendresse collective que tu ne peux pas zapper en politique et je peux aussi certifier que l’aspect irrationnel
l’emportera toujours.
Ce qui m’a frappé si je puis me permettre qd même, c’est votre vision parfaite de la democratie que j’ai constaté aprés avoir visionné le film relatant les nominations du bureau au congré.
cette liste issue de “bruit de couloir” a été soumise au vote comme il se doit mais chaque votant dans une trés large majorité s’est comporté comme si le fait d’avoir ce pouvoir les obligeaient (mechament?) a exclure le cheveux qui depasse …pourquoi?
grande question je l’avoue. plutot d’ordre philosophique.
j’ai trouvé ce film fascinant.
en fait j’ai jamais voté (obj de conscience) mais j’espère que les gens se comporteront aux prochaines elections de manière sensé et responsable.
chaleureux encouragements a vous…ô gens courageux.
et indispensables.
Commentaire de Opium
Date: 3 novembre 2009, 23:36
Quand le peuple voudra prendre ses responsabilités il n’y aura plus besoin ni de NPA ni de PCF ni d’hommes providentiels: juste des “femmes fortes” et des hommes qui les méritent…
bisous
non, encore un mot : si le NPA et le PCF ne comprennent pas la responsabilité historique qui les “unit”, l’Histoire ouvrira pour “nous” sa grande poubelle de la désunion .
Rebisous et pleurez pas les petits!
Commentaire de stack
Date: 4 novembre 2009, 13:05
Sans le NPA, il n’y aura jamais d’unité.
Sans le NPA, le PCF referait allègrement la gauche plurielle bis.
Alors, on pense ce qu’on veut, mais on soutient à fond le NPA dans sa volonté d’indépendance vis à vis du PS.
Commentaire de GUILLOT
Date: 4 novembre 2009, 13:38
Sans doute la gauche radicale (ou antilibérale, c’est selon) sera fixé nationalement sur son union ou désunion aux régionales 2010 le 10 novembre.
Aprés les déclarations “décalées” de Buffet le 29 octobre et Dartigolles le 2 (voir Libé) sur Besancenot, il est évident que la direction du PCF n’est pas “chaude” pour faire l’unité avec le NPA. Sans doute que l’appareil du PCF craint de ne pas retrouver tous ses 185 conseillers régionaux (il faudra partager le “gâteau” avec Europe Ecologie mais aussi avec d’éventuels partenaires de la gauche de la gauche). Sans doute aussi des “représailles” du PS.
Mais si c’est la rupture, arrivera-t-elle à la faire endosser entièrement au NPA ?
En cas de désunion, il est évident aussi que les alliances du PCF “à la carte” seront plus fréquentes . L’hebdo Politis avait recensé 7 régions où les résultats du Front de gauche aux européennes ne dépassaient pas la barre des 5% ( 4 dans l’est et 3 dans l’ouest, hors Bretagne).
Un scénario proche à ce que l’on a déjà connu au moment des municipales: des listes unitaires dans certaines régions (y compris avec le PCF, mais rare), des listes concurrentes dans d’autres…. est aussi plausible.
Au final, c’est le PS qui sera gagnant, pratiquant, lui, des fusions “à la carte” afin de maintenir sous tente à oxygène (et sous sa coupe) l’appareil (et ses élus) du PC.
Guillot
Commentaire de Vert Chez moi
Date: 4 novembre 2009, 14:17
@Commentaire de Gilbert
Date: 1 novembre 2009, 17:58
Je passerai sur les approximations concernant les ouvertures à droite… supposé comme Europe Ecologie
ah les étiquettes… c’est tellement beau les étiquettes de l’autoproclamation “moi la vraie gauche, vous voyez bien que je suis de gauche, plus que vous… je suis communiste…”
Coté gauches il faut avoir quelques problèmes de lunette
quid de Gatignon (pcf) , quid du maire de Arcueil…
Mais je suppose que vous avez une réponse toutes faites : des traitres à la cause…
La ceinture rouge devient verte du côté de l’IDF (et visiblement cela se confirme l’écologie séduit de plus en plus les classes populaires et notamment les ouvriers…)
Pour avoir un topo plus juste sur ce qui se passe du côté Europe Ecologie je vous laisse lire :
http://blog.vertchezmoi.net/politique/rassemblement-des-ecologistes-un-reseau-des-reseaux-qui-selargit/
Il faut être aveugle pour voir que le rassemblement est large, en déplaise à certains qui veulent associer les canards et les dindons au sein d’une supposé “gauche de gauche” où passé quelques éléments en commun se retrouvent le bec dans l’eau quand on aborde de nombreux thèmes (Clémentine avait d’ailleurs vu juste en critiquant les étranges manières de Mélenchon concernant une alliance allant jusqu’au MRC…) (Le MRC et le NPA ensemble ? la blague…)
Commentaire de j’anticipe
Date: 5 novembre 2009, 23:40
La planète ne va pas changer son sens de rotation grâce “au NPA”, ni à “l’autre gauche”, ni au “front de ceux-ci” ni à la barbe de ceux-là etc…
Qu’est-ce qui pourrait bien changer “le cours des choses”?
Tout change et rien ne change les murs tombent , mais depuis 1789 , rien ou presque de vraiment “nouveau” n’est “advenu”!
Tous ces efforts militants pour “çà” ?
Quelle perte d’énergie !
ma conclusion perso, est que “le NPA”, le PCF et les autres sont bourrés de bons humanoïdes qui fonctionnent à l’envers:
Ils s’adressent “aux autres” comme à des tarés qui auraient les cigarettes et pas le briquet pour “allumer”.
Si, un jour “couleur de feu orange”, l’urgence faisait que “les autres” passent au rouge, on retrouverait toutes nos “avant-gardes ” bien sidérées et dépassées.
Pour moi, le monde “divers” des utopistes, rêveurs et “porteurs-de-conscience-de-classe” dort au moins autant que le “peuple endormi”!
Travailler “à l’endroit”, ce serait prendre les gens pour ce qu’ils sont, c’est-à-dire potentiellement capables de décider “en toute autonomie” une vraie révolution de fait.
Imaginer çà, c’est déjà pas mal pour imaginer aussi “ce que devrait être le comportement des soi-disant “avant-gardes” en amont de “ça”:
La chute du mur nous le dit :
tout ce que l’on travaille “avant” peut servir “pendant”!
Si ce travail n’a pas été fait c’est à dire lancer la représentation mentale d’un peuple qui s’assume tout seul en “maître” , alors la soi-disant “révolution” sera un simple retournement de matelas avant des ronflettes à repartir de plus belle.
Tous vos partis et “autre-gauche” n’ont de raison d’être que pour donner au peuple un goût de l’anticipation:
ce doit être des ateliers de “prospective populaire” , et d’exercices de convergence créative.
c’est le peuple qui décidera ses vrais choix quand “on” aura décliné assez de preuves du “possible”.
Commentaire de LE BRIS RENE
Date: 6 novembre 2009, 17:47
Article
PCF = la gestion du renoncement !
vendredi 6 novembre 2009 (17h44)
Voilà, la vérité va bientôt apparaître après quelques semaines de semblant de réunions unitaires. Quelque soit le résultat prévisible, saluons l’effort fait par le Parti de Gauche de vouloir une dynamique unitaire. Las, cela fait long temps que la seule tactique du PCF était de faire porter le chapeau au NPA de son refus de s’inscrire dans une stratégie de rupture avec le capitalisme et donc de transformation sociale de la société ; et nous ne sommes qu’au début d’épisodes où nous verrons la direction du PCF avaler encore bien de couleuvres notamment avec le Modem ! Quand on met le doigt dans l’engrenage du renoncement, on va jusqu’au bout !!! derrière tout ça, il y a en fait deux profonds désaccords qui ont été déjà exprimés lors de la gestion capitaliste de la gauche plurielle = l’analyse de l’Etat et l’illusion qu’il suffit de prendre quelques postes ministériels pour changer la société avec une dominante social-démocrate = cela ne s’est jamais vérifié dans l’histoire du mouvement ouvrier ! deuxième désaccord de fond , le lien entre combat électoral et développement des luttes ; ainsi dans le Calvados, toutes les forces de gauche sont investies dans deux mobilisations, Copenhague et la lutte contre la précarité et le chômage ; deux absents, la CGT et le PCF ! On en ne met pas les mains dans le cambouis de la mobilisation sociale ! Reste l’attitude des autres forces : vont elles trembler à l’idée d’un accord avec le npa comme les communistes unitaires ou la gauche unitaire ? ou vont elles s’inscrire dans une dynamique anticapitaliste et ainsi faire des élections régionales un tremplin supplémentaire pour le rassemblement d’une vraie gauche qui veut rompre avec la logique capitaliste qui fait tant de ravages ? A vous de jouer !
De : LE BRIS RENE
vendredi 6 novembre 2009
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Commentaire de SAUR Claudine
Date: 8 novembre 2009, 8:52
Pour LUC et son commentaire du 3/11 .
Et,certes, j’aurais signé des deux mains une pétition titrée:
“Allons ensemble aux régionales “,(datée du 28/10),mais tant
de”péripéties” se sont produites depuis….J’attendrai encore
pour me décider afin d’être en “accord” avec moi-même .
Claudine Saur
Commentaire de stack
Date: 1 novembre 2009, 13:08
Le NPA a raison de refuser la création d’une nouvelle gauche plurielle avec le PS. C’est pourquoi toutes les forces de la vraie gauche doivent s’entendre pour refuser de participer à des éxécutifs sous la houlette du PS.
J’aimerais entendre cela de la bouche du PG, de Clémentine Autain ou du PC.
Le reste, c’est de la littérature!