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Chute du Mur : qu’avons-nous fait de ces vingt ans ?

Chronique France Culture

Le 9 novembre, nous célébrerons la Chute du Mur de Berlin. Presse, édition, audiovisuel : les festivités ont déjà commencé. L’Etat français a même prévu un grand spectacle musical place de la Concorde à Paris, organisé pour la modique somme de 975.000 euros qui ne sera pas payée par le contribuable mais par de grandes entreprises telles que Areva, EADS ou Total. Belle ironie. La tonalité générale de ce vingtième anniversaire impose une seule lecture, une seule vérité, celle univoque d’un mur dont la chute serait synonyme de liberté. Le regard sur ce que fut la réalité des pays de l’Est ne connaît ni la nuance, ni la complexité. Et pour cause, toute approche plus contrastée est suspecte et assimilée à la caution d’un régime abject, responsable de millions de morts. Les Unes des très nombreux suppléments ne parlent que d’une dimension de l’événement, réelle mais insuffisante, celle de la liesse d’une libération. En 1989, j’étais adolescente et j’apprenais déjà dans les manuels scolaires les désastres du stalinisme, les goulags, la pénurie. Dans la seconde moitié des années 1990, la pensée libérale de la « fin de l’Histoire » laissait entendre que, pour avoir voulu dépasser le capitalisme, le communisme au pouvoir ne pouvait que devenir un totalitarisme mortifère. Le Livre noir du communisme, sorti en 1997, était bâti tout entier sur cette foi. Puisque le soviétisme n’avait pas réussi à le dépasser, le capitalisme était indépassable ; toute théorie de la révolution serait donc, par fondation, une pensée « alibérale » et donc « totalitaire »…

Cette longue expérience du communisme des pays soviétiques était plus riche que ces simplifications. Même dans ses échecs. Nous pourrions nous en laver les mains. Les tenants d’une alternative politique pourraient dire qu’ils n’ont rien à voir avec cette histoire. Certains dirigeants communistes osent aujourd’hui l’affirmer. Mais peut-on s’en tirer en faisant l’autruche ou par le déni ? Tous ceux qui rêvent d’une alternative ont maille à partir avec cette histoire. Parce qu’elle fut la forme la plus aboutie, la plus pérenne d’une alternative au capitalisme. Il faut donc comprendre. Le communisme ou le socialisme, tels que l’ont imaginé des intellectuels engagés comme Marx ou des foules d’utopistes debout, ne peut être assimilé à la réalité de ce que furent ces régimes. Mais, en pensant à aujourd’hui et à demain, il faut bien comprendre comment un ensemble d’idéaux ont pu déboucher sur la bureaucratie, l’autoritarisme et l’inefficacité au lieu de répondre aux besoins et aux aspirations populaires. Il faut tout autant prendre la mesure de l’ampleur de cette expérience. Sur les questions cruciales qui nous hantent aujourd’hui encore, des réponses ont été apportées. Pourquoi ont-elles échoué, comment reprendre le sujet ? Par exemple, quelle autre forme de motivation, de mobilisation des subjectivités que la consommation ou la menace ? Comment concevoir la radicalité des ruptures et le temps des êtres humains, nécessairement plus lent ? Que faire de l’Etat ? Comment assurer la sécurité de la vie et ne pas enfermer les uns et les autres dans des chemins étouffants ? Qui dira que ces questions ne sont plus les nôtres ? Notre regard ne peut se résumer à la seule question du goulag, quelle qu’en soit l’abjection.

En 1989, un monde l’a emporté sur l’autre, en gagnant au final la longue confrontation de la guerre froide. Mais le capitalisme n’en a pas été légitimé pour autant. Vingt ans après, nous cernons mieux les termes du dilemme. Les révolutionnaires du XXe siècle n’avaient pas tort de vouloir remettre en question les logiques fondamentales des sociétés du capital. Mais la manière dont ils s’y sont pris pour y parvenir les ont placés au final devant un cuisant échec. En cela, ce que l’espace social, politique et intellectuel critique fera de cet héritage douloureux est l’une des clés de la redéfinition d’une alternative émancipatrice crédible et durable. D’où ma question : qu’avons-nous fait de ces vingt ans ?

Commentaires

Commentaire de Gad
Date: 5 novembre 2009, 10:34

Bonjour,
Concernant ces démarches “introspectives” (je cite) : “Pourquoi ont-elles échoué, comment reprendre le sujet ? Par exemple, quelle autre forme de motivation, de mobilisation des subjectivités que la consommation ou la menace ? Comment concevoir la radicalité des ruptures et le temps des êtres humains, nécessairement plus lent ? Que faire de l’Etat ? Comment assurer la sécurité de la vie et ne pas enfermer les uns et les autres dans des chemins étouffants ?”. Avez-vous quelques textes/essais à proposer ?
merci

Commentaire de dominique jacques
Date: 5 novembre 2009, 12:42

Se remettre à l’ouvrage

Merci de ne pas enterrer le chemin parcouru par près d’un siècle de luttes et pas simplement par les “marxistes”. Mais il y a un manque dans ta chronique, l’élan fut brisé par le stalinisme d’abord dans les années 20, véritable contre révolution, qui sous l’habillage de la poursuite de justes combats a pour le moins bâti tout autre chose et a mis KO, au travers sa domination tout le mouvement ouvrier…

Cela s’évacue et l’anticommunisme primaire s’estompe, ils nous faut nous remettre à l’ouvrage, tout est à revoir, à inventer, mais nous savons qu’avons nous d’autres l’on fait, et à juste titre. Nous nous le sommes tout de même bien pris le mur, dur à digérer, et un retard, une stagnation de près d’un siècle, c’est pas rien. Mais quand on aime on a toujours vingt ans !

Domino

Commentaire de jpp
Date: 5 novembre 2009, 22:12

Et bien après la chute du mur et du système communiste avec tous les défauts que tout le monde lui reconnait, nous nous sommes enfoncés en 20 ans dans le néoconservatisme.
La pire chose qui soit arrivée à la France c’est l’élection d’un président qui a aligné notre pays sur des valeurs de droite, voir d’extrême droite sans que personne ne réagisse vraiment : retour de la religion dans la sphère politique, insistance sur les problèmes sécuritaires, retour au nationalisme, népotisme, alignement sur la politique étrangère des USA, entrée en guerre en Afghanistan…
Je vous conseille de lire la chronique de Bernard Langlois dans le dernier numéro de Politis, elle est à mourir de rire tellement elle est lucide sur l’état de la France 20 ans après la chute du mur de Berlin!!!

Commentaire de investisseur
Date: 5 novembre 2009, 23:09

Ma joie est telle que j’ai peur…
Peur que vous en preniez ombrage!

Le neuf novembre feront rage
Seigneurs sans gloire ni pudeur,

Pilleurs d’épaves, naufrageurs,
Et plus sournois investisseurs…

Ma joie est celle des vainqueurs,
Sanguinaires anthropophages…

Ma joie est celle que partagent
Sans complexe les prédateurs…

Commentaire de Mickaël
Date: 6 novembre 2009, 0:05

poutine est toujours là et sarko vient d’arriver.

Commentaire de jpa
Date: 6 novembre 2009, 8:42

Clémentine a dit: “Comment concevoir la radicalité des ruptures et le temps des êtres humains, nécessairement plus lent? (…)

excellente question
je propose donc de poser la question à Alain Krivine, 70 ans de lutte radicale, confrontée a une population “lente”

Commentaire de Digeo
Date: 6 novembre 2009, 9:56

Nous sommes au coeur d’un mauvais monde.
En 1989, un mauvais monde l’a emporté sur l’autre qui était inacceptable. Cette “victoire” est momentanée et tout reste à faire.
Ceux qui ont vingt ans, vingt ans après, ne peuvent avoir qu’une image réductrice de cet évènement capital pour l’humanité. Ce n’est pas le déchainement médiatique savamment orchestré de cette commémoration qui leur apportera un éclairage objectif.
Il faut laisser du temps au temps pour que ceux qui avaient vingt ans au moment de la chute du mur puissent enfin apporter leur propre éclairage comme le fait ici Clémentine.

Commentaire de Tristan
Date: 6 novembre 2009, 11:10

j’en sais rien, en tout cas tout ce que je sais c’est qu’en france ils sont largement plus sympas que les autres : ecoutes, aides, gratuités d’evenement culturels de qualité et genéresité inégalée (a part peut être par santini a sceau?) disponibilité, comprehension, chaleur frequente (et pas que le jour des vepres)efficacité.

NON À UNE JOURNEE DE L’UNION EUROPEENNE DE CRIMINALISATION DU COMMUNISME

signer la petition
http://www.mesopinions.com/NON-À-UNE-JOURNEE-DE-L-UNION-EUROPEENNE-DE-CRIMINALISATION-DU-COMMUNISME-petition-petitions-f08dcb3fa7d231dbb4f90bb43b9140ca.html

Commentaire de Vincent
Date: 6 novembre 2009, 13:03

Certains ont ouvert les yeux en 56, d’autres en 68. Mon grand père en 79. Mes parents après un voyage en URSS vers 1983.
L’espoir d’un mieux malgré tout sans doute.
Moi, plus jeune jamais, mes yeux étaient déjà ouvert dans les années 80 quand ma conscience politique est née, malgré les diverses assos pro-soviétiques fréquentées en famille.

Tout ça pour dire que le jour où le mur est tombé, je me suis dit : “c’est fini pour un espoir communiste ( pas stalino ou mao….) d’une réelle alternative à ce monde libéral mittérandien”.

S’en suit un amalgame énorme où nuancer les “bienfaits” de la réunification allemande revient à soutenir les rouges/bruns, adieu dialogue !

C’est sûr c’est plus facile de voir l’échec soviétique à la mort de Lénine en 2009 qu’en 1979 ou même en 1932, de toutes manières, faire une révolution ouvrière dans un état paysan, dur, dur. Mais là c’est un autre débat.

Commentaire de JPP
Date: 6 novembre 2009, 14:21

la chute du mur a été l’avant goût de la chute de l’URSS.
L’Allemagne est réunifiée, mais il semble qu’il reste des différences entre les populations de l’ex RDA et de la RFA en particulier le chômage est beaucoup plus élevé à l’est.
Nous sommes maintenant entrés en mondialisation, il n’y a plus de guerre froide, mais une guerre économique sans précédent entre les pays du monde avec un avenir très incertain : la guerre est présente aux 4 coins de la planète, l’Afrique souffre, la France est devenue un pays mafieux, où les inégalités sociales se sont creusées. Bref c’est le bordel!!!

Commentaire de jcmig
Date: 7 novembre 2009, 17:16

Personnellement, je me demande s’il y a une différence entre ce qui se passait en URSS et ce qui se passe dans les pays occidentaux actuellement. N’est-on pas fichés, surveillés comme l’étaient les allemands de l’est ou les sovietiques ? N’incite t-on pas à la dénonciation, dans les entreprises (américaines en France). N’y at-il pas un site gouvernemental pour dénoncer des délinquants ? Où est la différence ? N’a t-on pas dénocé les sportifs Est allemands et les soviétiques de dopages ? Et que constate t-on aujourd’hui ? IL n’y a pas de dopage aux Etats Unis, en France, En Europe ? Alors que les soit-disant libéraux balaient devant leur porte avant de donner des leçons. Non rien n’a changé depuis 20 ans si ce n’est peut-être plus de chomage dans ces pays, plus de misères et plus d’inégalités.

Commentaire de Digeo
Date: 8 novembre 2009, 9:08

@jcmig
Vous avez su formaliser en peu de mots une pensée qui me titille depuis pas mal de temps.
J’en suis à me demander si l’oppression des faibles par les nantis n’est pas dans la nature humaine. Mais admettre cette idée serait se priver d’un espoir de changement!!
Depuis le début de l’humanité y a-il eu une seule société apaisée ou ne règne pas la loi du plus fort.
Peut-être les sociétés dites primitives comme on en trouve encore dans la forêt amazonienne. Et si on posait l’hypothèse qu’il s’agit là de sociétés évoluées vivant en harmonie dans leur environnement naturel.
C’est notre société dite moderne qui serait en réalité complètement dévoyée.
Il faudrait que se lèvent d’autres Claude Lévi Strauss pour nous éclairer.

Commentaire de jpa
Date: 8 novembre 2009, 9:45

jc mig a dit: N’est-on pas fichés, surveillés comme l’étaient les allemands de l’est ou les sovietiques ? N’incite t-on pas à la dénonciation, dans les entreprises (américaines en France). N’y at-il pas un site gouvernemental pour dénoncer des délinquants ? Où est la différence ?

la difference réside dans le fait que tu puisses ecrire ce que tu ecris et de ne pas etre reveillé par des coups de bottes dans ta porte a 4 h du matin

Commentaire de Olga
Date: 8 novembre 2009, 16:44

La “logique du système capitaliste” a été revigorée par la chute du mur pendant un silence populaire d’environ 20 ans.

Pour savoir ce que nous avons fait de ces 20 années de “liberté” voyons l’exemple de La Poste:

Privatiser les services publics est dans la logique du système…( celui qui s’est globalisé le 9 Novembre 1989).

Pour La Poste, une mobilisation “inattendue” vient compliquer le jeu du pouvoir en place:

Ce n’est pas “contre le Traité de Lisbonne “(dont les peuples se contre-foutent!) que la mobilisation populaire se produit, c’est contre le hold-up flagrant, la menace concrète d’une vraie arnaque sur le “bien public”.

Car, si ce type de “pillage” fut facile ces 20 dernières années, dans l’euphorie des peuples des pays de l’Est délicieusement étourdis par le parfum inouï de “la Liberté”…(on les excuse volontiers, les pauvres!),

l’arnaque est enfin aujourd’hui refusée par une large majorité des Français…et potentiellement, désormais, d’européens, de plus en plus “dans la rue”.

Alors les gouvernants “naviguent à la godille”:

yzokraS fonctionne à l’envers de ses annonces, entre son désir d’endiguer un mouvement antiprivatisation et l’appétit des milieux d’affaires qui ont “passé commande” à leur petit “ami “…

“la Sarkozye tangue”: les ministres se contredisent…Le “parti des godillots traverse les miroirs au pas cadencé”:
on se défausse sur les institutions européennes, mais croyez-vous que cet “argument” peut calmer la colère qui monte partout en Europe?(les Britanniques manifestent leur mécontentement quant à la privatisation subie , et la même colère polarise tous les mouvenents sociaux d’un bout à l’autre de l’Europe).

La logique du pillage du bien public, 20 ans après son inauguration par “la chute du mur”, plus çà ira, moins elle ira de soi, face au “bon sens populaire”, et ce n’est pas un “Traité alibi” qui exonèrera les politiciens nationaux devant leurs citoyens, au contraire!

D’un point de vue machiavélique, les dominants qui se sont offert, dans la foulée de “la chute du mur”, le traité de Lisbonne, ont tout faux:

çà peut devenir “ingouvernable” comme devint ingouvernable la France de Vichy.

Seule la sympathie entre les citoyens qui se défendent tout “naturellement” pourait donner une “Résistance créative”, voire “constituante”, si au moins les gauches “traditionnelles” et les “autres gauches” qui fleurissent prennaient conscience qu’elles n’ont aucune sorte de “légitimité” à diriger le “peuple de gauche”, dans l’état actuel de leur dispersion.

Seul le rassemblement des organisations prétendument “de gauche” est “attendu” par ce peuple pour que ce peuple soit décidé à fournir toute la puissance nécessaire au mouvement qui permettrait un “changement de logique”.

Commentaire de dominique jacques
Date: 8 novembre 2009, 20:30

Merci de l’horreur de nous

merci de vos ressentiments

parcelles pas quantifiables
de nos tourments
n’y ajoutons pas nos rêves
idiots

devenons un peu petit
plus petit grand
aujourd’hui
je suis p’tit

enfin bref
de suicider
moi
mon histoire

est une vraie
raison
jamais
au creu

du lit
de mes passions
ne m’a quitté
la déraison

de ce qui n’est pas
pour nous tous

domino

Commentaire de Olga
Date: 8 novembre 2009, 22:30

JPA il vous manque une “voix de l’Amérique” pour vous informer qu’il y a en france des coups de bottes policières pour délit d’entr’aide et de solidarité, et qu’il est recommandé de se taire sur le sujet…Votre silence en témoignerait-il ?

Commentaire de aïda
Date: 8 novembre 2009, 22:50

“Il me souvient aussi de ces cadres sup se croyant intouchables, jamais une grève, pas syndiqués, très impliqués, à qui la direction annonçait un beau jour que leur poste était supprimé, qu’ils devaient se trouver un « point de chute » et qui vivaient alors des mois entiers d’inactivité sur le lieu de travail, niés, humiliés. Chacun d’eux s’employait fébrilement à « se vendre », tremblant qu’on lui impose un poste à Hazebrouck ou à Triffouilly-Lez-Engelure, charmante localité qui n’offrirait pas d’emploi à son épouse et de lycée à ses enfants. Partir ? Mourir ?”…

La vague de suicides , JPP, indique que la terreur la plus détestable est celle qui se rapproche le plus de “la liberté”…

“les mensonges les plus détestables sont ceux qui se rapprochent le plus de la vérité” (Gide).

Ici la “douceur ” du régime dit “libéral” est entrain d’utiliser le régime chinois pour nous acheminer “avec une petite musique de violon” vers le pire, “concurrence libre et non faussée “oblige !

Commentaire de Clerc
Date: 9 novembre 2009, 12:26

Merci Clémentine pour ce commentaire! Je voudrais ajouter une chose, je suis horrifié par l’absence de réflexions de nombreux commentateurs ils avaient tous tout prévu et ne sont pas responsables. Dois-je dire que “vieux militant” la chute du mur m’a assommé même si j’émettais depuis longtemps de sérieuses réserves sur le bloc soviétique. Mais finalement je trouvais toujours une excuse “ça va s’arranger” la guerre froide ne justifiait elle pas tout?
Alors oui j’ai été responsable de passivité d’absence de clairvoyance mes réticences ne se sont pas traduites par un vrai combat pour le renouveau et la démocratie et la chute du mur je l’ai prise en pleine gueule.
Et pourtant la disqualification d’un système ne valide pas pour autant celui qui lui est opposé.
Une chose est sure le communisme ne redeviendra pas une force et un espoir tant qu’on aura pas fait l’analyse du système et de ses déviations.
Je n’oublierais pas non plus le fait que le stalinisme a éliminé plus de communistes que ses adversaires.

Commentaire de gele
Date: 9 novembre 2009, 19:11

Sur la nature “mauvaise” des hommes, pour répondre à mes “contradicteurs” de gauche qui plébiscitent l’hyper intervention étatique à forte connotation socialiste.

L’échec des mouvements marxistes n’est-il pas dû à l’impossibilité de contrarier durablement la nature profonde des êtres humains, par la propagande (éducation) ou par la force ? La révolution, un régime despotique imposé par une fraction de la société à la société toute entière, cela pour la création mythique d’un homme, nouveau, idéal ! Folles illusions à l’exemple des paysans spoliés de leur terre, qui ne produisent plus (kolkhoz, sovkhoz) avec au final la pénurie, la famine…… Réalités mondiales cruellement vécues en URSS, Chine, Afrique et autres malheureux pays.

Aller contre la nature profonde de l’homme, n’est-ce pas inévitablement s’acheminer vers une dictature ? La solution n’est-elle pas d’établir démocratiquement un cadre législatif du vivre ensemble, avec la liberté comme guide ? La pensée libérale est irréversible car inscrite dans l’esprit des hommes. Liberté politique et économique, dans un cadre régulier, républicain, avec des règles sociales viables. Une société libre, dans une économie libérée ce qui a toujours été source de progrès, de responsabilité, de solidarité, financée avec le fruit de notre travail, l’épargne, l’investissement productif, et de justes profits.

Le socialisme et le communisme sont fondés sur l’idée d’égalité, mais se soucient peu de liberté. Ce sont des tyrannies pires que celle du système capitaliste libéral qui, fondé sur l’individualisme, contient au moins en germe la liberté. Les gauches fondent un état tout puissant et veulent rendre tous les hommes égaux sous ce monstre. Dans la réalité, c’est l’hypocrisie, le mensonge, car il se crée une nomenklatura étatique à vie : dirigeants, hauts fonctionnaires, sphères publiques qui s’octroient postes, privilèges, rentes de situation……

En 2009, la dictature en France ne menace plus, elle survit en version douce : lois liberticides, réglementations, lourds prélèvements, impôts confiscatoires, multiples taxes. Spirale interventionniste au nom du stupide “principe de précaution” qui brime le progrès, brise les énergies, étouffe la croissance et anéantit l’esprit de responsabilité.

De fait, dans ce régime du ni ni, dans cette société figée sur les “acquis” des uns, “l’exploitation” des autres, il n’y a plus aucun espoir. C’est la parfaite réalisation de l’enfer sur la terre où les hommes devraient être tous égaux ! Le but du socialisme rampant, au sens large, ce n’est pas d’élever le travailleur, mais de rabaisser le “riche”. Sous la pression du NPA, le PS de 2009 du “A gauche toute” prône un nouveau modèle, avec l’idée qu’un autre monde est possible ! Qu’il faut créer ! Dit en choeur l’ l’extrême gauche !

Mais existe-t-il vraiment un système de remplacement ? S’il existe, je ne le connais pas. La nature humaine se compose de deux éléments : les instincts naturels et les instincts sociaux, le sentiment humain le plus élevé de tous, celui de la fraternité dans un idéal commun. Hélas, les nobles idéaux d’une gauche marxiste se sont écroulés avec la chute du mur de Berlin. Il n’y a en effet que deux visions possibles de la société : une vision libérale et une vision constructiviste. Ces deux visions sont absolument incompatibles. C’est le débat idéologique de notre France en crise !

Ce qui me fait dire que, pour moi, l’homme est naturellement BON, malgré les horreurs, les guerres, les fanatismes religieux et politiques. Les crimes fascistes, nationalistes, communistes, marxistes, bref les anti-liberté

Quand les hommes auront compris que la liberté est le bien suprême et que c’est seulement dans la liberté que nous pouvons être tous égaux : égalité en droit et en dignité seulement, car la nature humaine, le talent, la chance feront toujours des différences entre les hommes.

Réflexions, librement inspirées par la lecture du livre de Fernando Pessoa : Le Banquier Anarchiste. Publié en 1922, et très librement interprété.

Commentaire de Mickaël
Date: 9 novembre 2009, 23:54

et ce sarko qui gâche tout !

malheur aux hiboux !

extermination des loups !

arrogance d’un pou !

Commentaire de Mickaël
Date: 10 novembre 2009, 1:11

Villes qui gaspillent le plus l’eau en France

Nîmes UMP

Avignon UMP

Rouen PS

Amiens PS

Toulon UMP

Commentaire de frmwa
Date: 10 novembre 2009, 10:45

En 20 ans, beaucoup de temps perdu. Les institutions nées de Yalta n’ont pas été repensées (OTAN, Conseil de Sécurité). L’éclatement de la Yougoslavie a vu l’Europe réagir en ordre dispersé et recourir à l’OTAN. Berlin compte toujours le même nombre d’habitants qu’à la chute du mur, un million de moins que dans les années 30 avec un nombre croissant d’allocataires sociaux. Les filles désertent l’ex-Allemagne de l’Est pour aller à l’Ouest.
Le succès de Die Linke dont le noyau dur est constitué par l’ancien parti communiste est-allemand n’est pas étranger à cette situation. Parce que sinon, la gauche en 20 ans, n’a pas su se redéfinir.
Les questions posées dans l’exposé de Clémentine sont bonnes mais on cherche leur expression politique, qui est pour le moins dispersée et qui manque cruellement de projet crédible - applicable donc dans le monde tel qu’il est.
Faire la révolution dans son coin dans un monde globalisé aboutit fatalement à un enfermement. Ce monde nécessite des actions collectives - et l’accroissement exponentiel de la population, rend la mise en oeuvre de solutions de plus en plus urgente. Il est impensable qu’autant de gens puissent vivre ensemble sur la planète avec le même style de vie.
Mais à ce jour pas de projet, pas même d’unité à gauche.

Commentaire de Tristan
Date: 10 novembre 2009, 16:27

pour repondre a gele.

“”car la nature humaine, le talent, la chance feront toujours des différences entre les hommes”"

Il est certains que le liberalisme ne s’en prend pas assez aux plus faibles, si on enfermait dans des camps ( genre banlieue mais avec barbelés) avec le couvre feu obligatoire- (Hortefeux), la vie pour nous serait belle et je suis d’accord a 100% avec son texte.

PS : on pourrait aussi voir du côté des personne agées(mais pas inutiles!!!), si on leur donnait une soupe peu honereuse, on pourrait reinvestir!!!

Commentaire de Olga
Date: 10 novembre 2009, 17:10

Gele, je partage un tout petit peu votre analyse quant à ce qu’apporte le “libéralisme”…

De même que le capitalisme a joué son rôle historique, il était déjà temps de le dépasser quand Marx utilisa le terme “aufhband” (bref: le mot allemend qui n’a pas de traduction française), et que nous avons traduit par “abolition”…

Seule une force étatique pouvait prétendre exécuter un tel “raccouci historique”, donc aussi un contresens “stalinien “…tragique!

Le communisme , celui d’une appropriation humaine de leur destin par les individus associés dans une démarche collective de “création” (plus encore que la “résistance créative” dont on a du se contenter face au “pire du capitalisme”), ce communisme, le seul pensable, il est plyus que jamais à l’ordre du jour, il est même “la modernité attendue” dans le monde tel qu’il s’est “globalisé”.

“Du local au global” il n’y a pas de “nature humaine défendable” autrement que par cet “artifice qui est la nature humaine”:

l’invention de l’utopie nécessaire”:

partout, y compris dans le “nucléaire iranien”, (paradoxal, d’accord!)il se manifeste le germe humain de la désobéissance face à des dominants obsolètes:

Dans la désobéissance des profs d’Histoire qui ne lisent pas “la lettre obligatoire” en mémoire de ceux de Chateaubriant…

Il s’agit du droit autogestionaire: sa logique est aussi bien dans le “mon corps est à moi” du mouvement féministe.

Le port du voil comme “désobeissance” à des nantis qui prétendent “libérer les musulmanes”, alors que leur seul objectif c’est le pétrole pollueur…

L’autogestion est au bout de toutes les revendications et de toutes les attentes de “modernité”.

Elle est “possible” , de plus en plus, techniquement, comme est possible de nourrir l’Humanité en la libérant des dogmes du capitalisme.

Ce capitalisme a produit les conditions de son “dépassement”.
Merci à lui, et bye bye système devenu obsolète!!

Commentaire de Olga
Date: 10 novembre 2009, 17:30

Gele, je partage un tout petit peu votre analyse quant à ce qu’apporte le “libéralisme”…

De même que le capitalisme a joué son rôle historique, il était déjà temps de le dépasser quand Marx utilisa le terme “aufhband” (bref: le mot allemand qui n’a pas de traduction française), et que nous avons traduit par “abolition”…

Seule une force étatique pouvait prétendre exécuter un tel “raccouci historique”, donc aussi un contresens “stalinien “…tragique!

Le communisme , celui d’une appropriation humaine de leur destin par les individus qui “se co-produisent” dans une démarche collective de “création” (plus encore que la “résistance créative” dont on a du se contenter face au “pire du capitalisme”), ce communisme, le seul pensable, il est plus que jamais à l’ordre du jour, il est même “la modernité attendue” dans le monde tel qu’il s’est “globalisé”.

“Du local au global” il n’y a pas de “nature humaine défendable” autrement que par cet “artifice qui est la nature humaine”:

l’invention de l’utopie nécessaire”:

partout, y compris dans le “nucléaire iranien”, (paradoxal, d’accord!)il se manifeste le germe humain de la désobéissance face à des dominants obsolètes:

Dans la désobéissance des profs d’Histoire qui ne lisent pas “la lettre obligatoire” en mémoire de ceux de Chateaubriant…

Il s’agit du droit autogestionaire: sa logique est aussi bien dans le “mon corps est à moi” du mouvement féministe.

Le port du voil comme “désobeissance” à des nantis qui prétendent “libérer les musulmanes”, alors que leur seul objectif c’est le pétrole pollueur…

L’autogestion est au bout de toutes les revendications et de toutes les attentes de “modernité”.

Elle est “possible” , de plus en plus, techniquement, comme est possible de nourrir l’Humanité en la libérant des dogmes du capitalisme.

Ce capitalisme nous a révélé (grâce à Marx entre autres) lui-même quel “miracle” de “plus-value” le travail était capable, et de révolutions scientifiques en révolutions informationnelles, il a produit les conditions de son “dépassement” juste au “bord du gouffre écologique”:

L’UTOPIE est donc urgente, cette fois!

Merci à “vous”, et bye bye systèmes (”capitaliste”-et-soi-disant-”communiste”) devenus obsolètes “par symétrie” et à 20 ans près, de part et d’autre d’une espèce de mur de la connerie, simultanément!

Commentaire de Olga
Date: 10 novembre 2009, 17:33

Gele, je partage un tout petit peu votre analyse quant à ce qu’apporte le “libéralisme”…

De même que le capitalisme a joué son rôle historique, il était déjà temps de le dépasser quand Marx utilisa le terme “aufhband” (bref: le mot allemand qui n’a pas de traduction française), et que nous avons traduit par “abolition”…

Seule une force étatique pouvait prétendre exécuter un tel “raccouci historique”, donc aussi un contresens “stalinien “…tragique!

Le communisme , celui d’une appropriation humaine de leur destin par les individus qui “se co-produisent” dans une démarche collective de “création” (plus encore que la “résistance créative” dont on a du se contenter face au “pire du capitalisme”), ce communisme, le seul pensable, il est plus que jamais à l’ordre du jour, il est même “la modernité attendue” dans le monde tel qu’il s’est “globalisé”.

“Du local au global” il n’y a pas de “nature humaine défendable” autrement que par cet “artifice qui est le propre de la soi-disant nature humaine”:

“l’invention de l’utopie nécessaire”:

partout, y compris dans le “nucléaire iranien”, (paradoxal, d’accord!)il se manifeste le germe humain de la désobéissance face à des dominants obsolètes:

Dans la désobéissance des profs d’Histoire qui ne lisent pas “la lettre obligatoire” en mémoire de ceux de Chateaubriant…

Il s’agit du droit autogestionaire: sa logique est aussi bien dans le “mon corps est à moi” du mouvement féministe.

Le port du voile comme “désobeissance” à des nantis qui prétendent “libérer les musulmanes”, alors que leur seul objectif c’est le pétrole pollueur…

L’autogestion est au bout de toutes les revendications et de toutes les attentes de “modernité”.

Elle est “possible” , de plus en plus, techniquement, comme est possible de nourrir l’Humanité en la libérant des dogmes du capitalisme.

Ce capitalisme nous a révélé (grâce à Marx entre autres) lui-même quel “miracle” de “plus-value” le travail était capable, et de révolutions scientifiques en révolutions informationnelles, il a produit les conditions de son “dépassement” juste au “bord du gouffre écologique”:

L’UTOPIE est donc urgente, cette fois!

Merci à “vous”, et bye bye systèmes (”capitaliste”-et-soi-disant-”communiste”) devenus obsolètes “par symétrie” et à 20 ans près, de part et d’autre d’une espèce de mur de la connerie, simultanément!

Commentaire de JPP
Date: 10 novembre 2009, 18:21

pour répondre à femwa, peut-on empêcher les habitants des pays pauvres de vouloir vivre comme nous?
c’est impossible.Parler écologie à des gens qui meurent de faim me parait incongru.

Commentaire de dominique jacques
Date: 11 novembre 2009, 12:48

Le nouveau costard du NPA

CPN et C/Politique Besancenot face à Cayrol et Filoche

Tout d’abord quelques données 66 % pour la ligne actuelle, un peu plus de 20 % sur une ligne “plus unitaire”, un peu moins de 20 % sur une ligne “plus purement révolutionnaire”. Un peu moins de 10 000.

“Mener le processus unitaire jusqu’au bout nationalement, puis régionalement” “amender le texte du PG” “refuser le texte du PCF”. Voilà qui n’est plus pareil qu’aux Européennes. Et cela tient à une série de constats.
D’abord que la dynamique, réelle, de création du NPA est achevée (10 000 au congrès de fondation).
Que la dynamique LKP, pour encourageante et intéressante, n’est pas un modèle exportable.
Que le NPA a besoin de progresser et pourquoi pas en terme électoral, comme un éventuel relais à une démonstration sociale qui reste à faire.

En gros cela ressemble à une pause café. Et à mieux utiliser tout le champ politique, en lieu et place de mettre mécaniquement les luttes et la préparation de l’offensive en avant.

Si le cap est fermement de ne pas gérer avec le PS et de mettre fermement le PCF en demeure d’éclairer ce qu’est “mettre les mains dans le cambouis”, c’est un changement (par rapport à la LCR) que d’investir, de s’attaquer au champ institutionnel, les premiers pas d’avoir volontairement des élus et d’en faire quelque chose.

Alors bien sûr le cadre est national, vertical par le sommet, les appareils des partis politiques. Le coup des “ateliers” de la participation citoyenne, des syndicalistes… était une chimère, c’est encore comme cela. Et seulement la campagne fera bouger un peu de monde.

Pour ce qui est des négociations, donc, l’accord est possible pour le premier tour, et personne ne demande autre chose que de battre la droite au second et de siéger comme il l’entend, même si le NPA nous exécutif le PCF, qui ne manquera pas évidemment de prendre des vices présidences s’il le peut. Donc il y a un compromis possible, et au troisième tour de remettre en avant le cambouis d’un côté, l’autonomie de l’autre. Ce qui est une vraie divergence, mais il faudra bien vivre avec pour faire le poids au premier tour.

En Languedoc Roussillon c’est un round pétarades de tout bord, à droite, Frêche et PS, Europe Ecologie et Verts, d’ici peu il va y avoir des morts, en tout cas ça chauffe.

Domino

Commentaire de Tristan
Date: 12 novembre 2009, 9:01

je suis allé visiter le chateau de versaille, vive Karl Marx !

Commentaire de Gilbert
Date: 13 novembre 2009, 3:27

Le gros problème avec le PCF, il nous l’a montré ces dernières années en avalant toutes les couleuvres du PS et en participant à un gouvernement qui a plus privatisé que la droite, c’est qu’il confond mains dans le cambouis et mains dans le pot de confiture.

Commentaire de Nipontchik
Date: 13 novembre 2009, 9:53

Et pendant que certain(e)s cherchent des places sur les listes aux régionales, Loana Petrucciani court après les invites sponsorisées genre 1 pull en cachemire gratuit…
Tout le monde ne peut pas (ou plus après Octobre 2008) se recaser dans une rdaio publique.

Commentaire de A-C
Date: 13 novembre 2009, 13:53

Il existe encore des regimes communistes : Cuba, Coree du Nord, ces cas ne sont ils pas instructifs ?

Commentaire de jcmig
Date: 14 novembre 2009, 11:54

@gele

Je ne partage pas du tout votre analyse.
Le libéralisme est la pire des solutions c’est l’exploitation de l’homme par l’homme. Allez travaille !! 60h par semaine, jusqu’à ta mort… pour que moi le nanti je puisse m’enrichir et profiter de ton travail. C’est ça le libéralisme et le capitalisme ! Alors que le socialisme c’est : on partage la richesse qu’on a développée par notre travail.
Je te renvoie au blog de JL Melanchon qui parle de la fameuse loi Bolkenstein et qui est en train d’être aménagée en France

Commentaire de gele
Date: 15 novembre 2009, 10:37

jcmg: vos solutions ? car pour le moment c’est la liberté économique qui marche!

Cas de conscience ! Génial entrepreneur, j´ai une très bonne idée ! Un marché porteur, des partenaires financiers qui me font confiance, jusque-là tout va bien. Reste à réaliser mon Projet ! Choisir l´implantation de mon entreprise. Bien sûr, j´aime la France. Sa qualité de vie, ses excellentes infrastructures au centre du marché européen. Reste les faiblesses structurelles de notre pays que tout entrepreneur doit prendre en compte pour réussir.1 : les formalités administratives et réglementaires, très complexes, longues et coûteuses2 : des charges, des impôts, taxes, cotisations et prélèvements très supérieurs en France de 10 à 20 %. Cela pour la zone Europe ce qui est pénalisant vis-à-vis de mes concurrents.3: un État omniprésent dont les multiples interventions brime l´activité sous le poids de réglementations complexes.4 : un Etat absent pour garantir la liberté du travail, de circuler, les effets désastreux des grèves du secteur public à répétition. À ces quatre handicaps : ce qui me désole le plus c´est l´état d´esprit franco-français vis-à-vis de l´économie, en général du marché mondialisé, des entrepreneurs et de leurs actionnaires. Une méfiance historique pour ce qui touche a l´argent, aux commerces et aux affaires.En cas de succès, nous avons droit a des louanges : élus, populations du bassin d´empois. Si le succès devient mondial (Microsoft-Total-Ricard-Carrefour, etc….), le doute s´installe. Trop de profits ! C´est donc suspect ! Ils doivent voler leurs clients, polluer la nature, frauder le fisc, et pour finir exploiter leurs ouvriers !En cas de difficultés, d´écroulement des commandes, de la disparition d´un marché ou d´un produit, c´est un drame, suivi obligatoirement de restructuration et de licenciement. La classe politique, les élus, les syndicats oublient les 20/30 ans de prospérité générée par l´entreprise. L´entrepreneur devient un « ignoble patron » qui après s´être enrichi injustement devient un incapable, un voyou, un voleur… . En résumé; il faut faire preuve de courage pour choisir la France pour les créateurs de richesses et d´emplois. Encore plus pour la reprise de sociétés en dépôt de bilan où souvent des syndicalistes ont aggravé les difficultés. Nis héros, ni maso, c´est donc hors de notre belle et déclinante France que pour garantir la réussite de mes activités je choisis un pays aux cieux fiscalement plus raisonnables ou la réussite suscite admiration et reconnaissance. Où les actionnaires ne sont pas les ennemis des travailleurs. Eux qui financent avec de grands risque les entreprises. Donc les emplois. Quand ils touchent des dividendes de 1 à 3 % intérêts qui ne sont pas indécents ! Ils ne se goinfrent pas sur le dos des salariés comme nous le répètent dans les medias, politiques, journalistes plus littéraires que férus de sciences économiques. Pour la répartition des profits, c´est l´état qui depuis toujours se sert en premier, compte tenu de l´accumulation des prélèvements nos entreprises françaises ont donc des résultats très faibles. En moyenne 50 % plus faibles que nos concurrents. Résultat, nos sociétés manquent de fonds propres de financement et sont des proies faciles pour des fonds spéculatifs étrangers. Avec la crise nous sommes donc en position de faiblesse. Notre merveilleux amortisseur social, qui nous donne bonne conscience et renforce notre immobilisme est en réalité financé par l´emprunt ! Avec une dette abyssale, dettes que les générations futures devront payer. Une irresponsabilité doublée d´un égoïsme monstrueux dont seront victimes nos enfants et petit enfants. Alors qu´il n´est question que de « retour de l´État » d´État protecteur, d´État providence, comme réponse à la crise, cela prête à sourire ! Face à nos folles dépenses avec une rupture qui s´éloigne à grands pas. Cette prétention de l´État et du politique à jouer les gros bras est peu crédible alors que leurs marges de manœuvres sont en réalités des plus restreintes.

Commentaire de gele
Date: 15 novembre 2009, 17:52

p’ov gege, snif, snif, Chômage des jeunes : une génération sacrifiée ?

Après avoir été formée à grand frais par les contribuables français et par moi-même : primaire, secondaire, grande école (bac +5/6), ma fille émigre à New York, avec mari et enfants………….compétences, capitaux, capacité fiscale …………..etc

La France perd un cadre de haut niveau, Bercy un foyer fiscal d’environ 8/10000 euros d’impôts sur les revenus ! Somme à multiplier par cinq pour les cotisations sociales, CSG, taxes d’habitation, foncières, TVA etc….

Un contribuable qui fuit la France : C’est une perte pour notre pays, pour compenser l’état doit : soit augmenter les impôts de tous les Français ou faire de nouvelles dettes ! En fait, des impôts différés pour nos enfants, petits enfants.

Moi je perds enfants, petits enfants exilés vers des cieux plus cléments où la réussite n’est pas jalousée, diabolisée et où le fruit du travail n’est pas trop lourdement taxé.

En résumé, l’état devrait exercer avec rigueur ses fonctions régaliennes (ce qu’il ne fait pas) et redonner aux citoyens la liberté d’entreprendre (ce qui est difficile) : avec nos contraintes culturelles, fiscales, réglementaires, le tout pénalisé par des charges sociales très lourdes.

Résultat : Un grand-père désabusé par notre politique économique et industrielle atone……écœuré par nos politiques qui en plus de persécuter financièrement et moralement les “riches”, scie la confortable branche qui les nourris et traitent de déserteurs ses enfants émigrés comme au bon vieux temps de la RDA…….

Nos jeunes qui sont les premières victimes de nos faiblesses, par un manque de courage qui leur assure un chômage de masse à plus de 20%, des dettes colossales fruits d’un égoïsme monstrueux.

Des gouvernements qui, depuis 30 ans, par manque d’audace, ne réalisent pas les réformes de structures indispensables pour la survie de notre pays.

Rappel : Le motif N° 1 de l’émigration de nos jeunes diplômés, c’est la faiblesse des offres d’emplois en France. La faiblesse des salaires nets, l’image démoralisante de nos industries en perte de compétitivités qui, soit périclitent, soit pour survivre, délocalisent. Un avenir pas très radieux !

Commentaire de Tristan
Date: 15 novembre 2009, 20:39

c’est marrant que gele ne discute pas avec moi.
Deja , partenaire financiers pour nous c’est du chinois..
quand on sera au pouvoir tu sera autorisé a jouer de la guitare sêche (eventuellement) mais certainement pas a polluer. A la limite on t’autorise le fromage de chevre..(mais bio et frais cela va sans dire)

“”…Ils doivent voler leurs clients, polluer la nature, frauder le fisc, et pour finir exploiter leurs ouvriers…”
_moi j’aurais mis au debut ce que je vois a la fin de cette phrase : exploiter les ouvriers! _ hum,hum ;)

“”Pour la répartition des profits, c´est l´état qui depuis toujours se sert en premier”"
_et bien autant qu’il soit de gauche l’etat, ça evitera l’hypertrophie des injustices!

” Avec la crise …..”
_on est qd même au courant de par quoi elle est arrivé cette crise.

“”Il faut du courage pour rester en france…”
franchement, si c’est pour nous construire des vitrines
faites les gout framboise qu’on puisse les lecher agreablement, sinon partez en chine on vous regrettera pas et on mangera des framboises sauvages ;)

Commentaire de tchikoito
Date: 18 novembre 2009, 16:27

re Vive le PCF.

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