Sommet de Copenhague : éloge du mouvement
Certains craignaient qu’une fois de plus le silence et l’atonie entourent le sommet international pourtant crucial pour notre avenir, celui de Copenhague sur le climat. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le débat est en marche. Au risque même d’une certaine saturation tant nous sommes abreuvés d’information sur les enjeux du sommet et les dangers du réchauffement climatique. Si, au départ, seuls les chercheurs et les écolos étaient mobilisées, la prise de conscience et l’action sont aujourd’hui bien plus larges. La coalition « Climate Justice Now » regroupe toute la galaxie altermondialiste, de nouveaux mouvements activistes sont nés (comme le jeune et ludique groupe « Bizi ») et l’opinion publique est désormais soucieuse de ces enjeux. Pourquoi une telle mobilisation ? La récente conférence internationale contre la faim dans le monde, où l’on apprenait qu’un enfant meure de faim toutes les six secondes, n’a pas soulevé une telle levée de bouclier. Si les enjeux climatiques nourrissent plus d’engagement, c’est sans doute qu’il y a là un enjeu vital, de civilisation, une peur tout simplement que le vivant ne soit à terme menacé. C’est comme une défiance dans nos modèles de société qui pourraient, à terme, nous faire disparaître. Symboliquement, se joue l’angoisse d’une baisse de la perspective et donc l’expression d’un refus de l’hypothèse de la fin de l’histoire. Face à la menace de destruction de la planète et de l’humain, cette mobilisation hors pair revendique le droit à un avenir.
Les Etats doivent répondre à cette attente. Selon un sondage IFOP réalisé pour Le Monde daté d’aujourd’hui, 75% des Français pense que Copenhague n’aboutira qu’à un accord de façade qui permettra de réduire seulement dans une certaine mesure les émissions de gaz à effet de serre. Si je suis bien d’accord avec cette réponse majoritaire, ce n’est pas seulement par pessimisme sur le débouché des négociations. Il y a même lieu de penser que la pression populaire croissante et la Chine - et dans une moindre mesure les Etats-Unis - progressant dans leurs engagements, des contraintes seront bel et bien adoptées. Et ce sera toujours ça de pris ! Mais la transition énergétique suppose un changement bien plus radical de modèle de production et de consommation des pays riches. Et de cela, aucun Etat n’est réellement le porte-voix. Un récent rapport du PNUD, instance de l’ONU, pointait pourtant que l’« une des plus dures leçons enseignées par le changement climatique est que le modèle économique des pays riches, qui pousse la croissance et la consommation qui va avec, est écologiquement insoutenable ». Autrement dit, pour parvenir à des objectifs de réductions ambitieux et chiffrés, il faut avancer vers la transformation du modèle de développement - ce qui n’est pas à l’ordre du jour du sommet officiel. Il est à craindre que la poursuite d’une croissance matérielle infinie, assortie du dogme du libre-échange si chère à l’OMC, ne l’emporte. D’ailleurs, les multinationales abordent la crise climatique comme une formidable opportunité, leur ouvrant un nouveau créneau : le « green business ». Une approche politique strictement environnementale est susceptible d’apporter des micro-réponses à court terme. Par exemple, la logique de la taxe carbone en France ou des agro-carburants sont des solutions socialement injustes et très insuffisantes pour préserver la biosphère. L’ingéniosité technique ou fiscale ne remplacera jamais l’effort de sobriété nécessaire, appuyée sur l’idée que le plus n’est pas le mieux.
Si les Etats font défaut, le mouvement social et citoyen enclenché est porteur de cette réflexion, et donc potentiellement de la révolution copernicienne nécessaire. Comme l’écrivait la philosophe Isabelle Stengers dans une très belle tribune récemment parue dans Libération - je la cite : « Faire confiance dans la possibilité que « les gens » se réapproprient la capacité de penser, collectivement et individuellement, est désormais ce qui s’impose, s’il s’agit de ne pas assister, impuissants, à la simple et irréversible dévastation de nos mondes ».
Posté le 10 décembre 2009
Commentaires (12) |
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Commentaires
Commentaire de Alain
Date: 11 décembre 2009, 11:07
La “géométrie variable” ne peut être un reproche exclusivement adressé au PCF !
L’ennui, c’est bien que le NPA se découvre “unitaire” seulement là où il est quasi inexistant, et sectaire là où il sait avoir un “pouvoir de nuisance à gauche”.
Est remarquable une certaine symétrie des comportements stratégiques entre “droite et extrème-droite” d’une part, et “gauche et extreme gauche ” d’autre part:
Posons nous donc la question fondamentale: la Constitution de pouvoir personnel actuelle ne surdétermine-t-elle pas ces comportements “identitaires”, et le peuple n’est-il pas, au final, victime d’un processus de divisions et d’éclatements qui favorise tout simplement “le système en place”?
Le bon calcul serait donc, si je peux me hasarder à proposer quelque remède, de transiger justement sur ce que le NPA refuse de négocier, à savoir l’éventualité d’un large “rassemblement du peuple à gauche” avec la perspective d’une cogestion de compromis, mais avec une clause non négociable, exigeant la mise en chantier d’une “Constitution écrite par le peuple et pour le peuple”, afin de libérer ce peuple du piège “pouvoir personnel” ?
Cela ouvrirait une perspective toute autre pour les rapports ultérieurs entre les différentes composantes de cette “gauche”, avec non pas une autoroute, mais enfin un “passage” pour “la nouveauté” c’est-à-dire, l’initiative militante, l’irruption attendue du peuple dans le champ politique !
Alain, au PCF depuis 1964…sans trop d’interruptions.
(à l’époque, l’appel à adhésion du PCF n’était pas aussi stalinien qu’on l’imagine à travers le brouillard de la guerre idéologique actuelle: la phrase qui me mobilisa était la suivante: “seul un mouvement populaire d’une ampleur inégalée pourra mettre fin au pouvoir personnel”…
Certes, en 1968, le PCF n’identifia pas les révoltes des Rocard, Cohn Bendit et Cie comme les prémisses du mouvement “attendu”: le PCF s’est sans doute trompé car avec ses yeux ouvriéristes, il a mal décrypté les signaux envoyés par cette “bande de gauchistes petits-bourges”…
Pour ma part, je serais tenté de recommencer cette “erreur” quand je vois ce que sont devenus ces “gauchistes”, mais on me répondra sans doute: “si demain Olivier Besancenot devient un gros porc comme Rocard et cie, ce sera la faute aux staliniens qui l’ont éconduit”…
(j’écris cela pour vous offrir votre réponse préférée, mais j’espère que vous réfléchirez un peu avant de la rédiger…Fraternellement!)
Commentaire de frmwa
Date: 11 décembre 2009, 11:32
C’est une belle analyse qui comporte de nombreux points de convergence avec ce que peut dire Cécile Duflot sur ce thème.
Je me permets de joindre in extenso l’article effectivement plein de choses intéressantes d’Isabelle Stengers, qui n’est pas accessible gratuitement (qu’elle m’excuse ! - mais comme elle milite contre l’accaparement des savoirs…)
Le voici :
La conférence de Copenhague est proche, et nul ne sait si nos responsables annonceront à son terme de solennels engagements verbaux ou quelques accords contraignants. Il serait absurde d’affirmer que l’indifférence s’impose à cet égard, mais à propos d’un éventuel accord contraignant, la
question se pose : contraignant comment, et pour qui ? Ceux qui le signeraient ne se sont-ils pas, avec les accords du Gatt puis la création de l’OMC, privés du pouvoir de contraindre «le marché», à qui a été déléguée la charge d’assurer l’avenir du monde? D’une manière ou d’une autre, «nos» responsables ne sont plus responsables que de nous : du fait que nous gardions bon moral, que nous nous «responsabilisions» mais sans pour autant mettre en danger la croissance. Ils doivent espérer que les entreprises capitalistes sauront conjuguer la compétitivité (la guerre de chacun contre tous) avec le souci de l’avenir commun - ce qu’on appelle le «capitalisme vert».
Il faut s’en souvenir, le processus impulsé et contrôlé par l’OMC continue de plus belle. Non seulement il condamne comme obstacle à la liberté de commerce toutes les tentatives locales de déserter, de trahir les impératifs de la guerre économique (le mot qui tue est «protectionnisme») mais il constitue, en horizon indépassable, la mise sous brevet des savoirs scientifiques et techniques, qui, s’ils étaient pertinents face à la menace climatique, devraient être librement accessibles, d’abord aux pays pauvres. La création de ces savoirs, elle, est confiée à une économie de la connaissance qui confère aux intérêts industriels la charge de piloter la recherche. Typique est l’affaire des biocarburants «innovants», objet de recherches intenses, mais aussi d’une course effrénée aux brevets, malgré les «petits problèmes» très prévisibles que cette énergie dite «verte» va susciter. Alternative infernale : ou bien les biocarburants, ou bien le sacrifice de l’emploi et de la croissance. Nous continuerons à rouler en voiture et d’autres paieront.
On ne peut se fier au capitalisme pour réparer les dégâts dont il est responsable. D’abord parce que se fier au capitalisme est toujours une mauvaise idée, ensuite parce qu’il en est incapable. Il n’est pas équipé pour cela. Détruire est facile, mais réparer, se réapproprier, réapprendre, régénérer - reclaim, disent les activistes américains - est tout autre chose. D’autant plus qu’il s’agit, comme l’avait déjà bien vu Félix Guattari dans ses Trois Ecologies, de s’adresser au triple ravage, qui aujourd’hui continue comme si de rien n’était. Le ravage de la Terre, bien sûr. Mais aussi celui des capacités collectives de créer et de coopérer - ainsi, l’entreprise systématique de destruction des solidarités collectives qui a produit la nouvelle «souffrance au travail». Quant au troisième ravage, c’est celui de la puissance de penser et de sentir des individus. La voix qui susurre «parce que je le vaux bien» a, exemple entre mille, l’efficacité d’une véritable attaque sorcière, mais il en est de même pour les injonctions qui font de chacun le petit entrepreneur de sa vie, une vie où il faut, inlassablement, bouger, se recycler, investir et faire prospérer son capital d’«attractivité». Nous vivons des temps un peu similaires à la drôle de guerre, lorsqu’on «savait», mais d’un savoir un peu irréel - tout semblait continuer comme avant et la situation ne semblait offrir aucune prise. Et cette absence de prise - qu’on ne parle pas des «petits gestes» que «chacun peut faire» - est sans doute le premier problème, celui qui produit un silence assourdissant - ou alors des revendications «consensualistes» (une croissance socialement juste et écologiquement soute-nable) qui disent la solution sans fabriquer ni le problème ni ses conséquences pour aujourd’hui. Parce que la question de ce qui est soutenable est assez différente de l’évidence flagrante de l’injustice sociale. Se souvient-on que les OGM ont été présentés comme les clefs d’une agriculture durable ? Il a fallu que la contestation rende audibles les objections usuellement étouffées pour qu’ils soient reconnus comme apportant bien plutôt une «croissance durable» à Monsanto & Cie. En d’autres termes, lutter contre le capitalisme vert et résister aux appels qui viendront sur le mode du «il faut bien», demandant à tous l’acceptation des «sacrifices nécessaires» face à l’urgence climatique, exige autre chose que des revendications défensives et dénonciatrices : une forme d’intelligence collective, nourrie par des savoirs hétérogènes minoritaires, capable de fabriquer des prises inattendues et de faire bafouiller nos responsables, dont les «il faut bien» sont alors pris au dépourvu.
Fabriquer de telles prises ne signifie en rien l’abandon des revendications collectives traditionnelles, mais implique un pari : celui de «faire confiance» à ceux qui portent ces revendications. Avoir confiance, par exemple, dans leur capacité à défendre les droits du travail tout en s’opposant aux politiques de contrôle, c’est-à-dire de harcèlement, des chômeurs. Les stratégies d’activation des chômeurs font partie de ce que le capitalisme fait faire à l’Etat afin d’être lui-même ce dont tout dépend - l’emploi doit rester ce hors quoi il n’y a point de salut, car en son nom s’articuleront tous les «on sait bien, mais il ne faut surtout pas gêner la croissance». La capacité de résister au poison moralisateur opposant le «bon» chômeur, qui veut un travail, aux «profiteurs», fait partie de cette intelligence collective si nécessaire aujourd’hui. Gilles Deleuze écrivait que, à la différence de la droite, «la gauche a besoin que les gens pensent». Nos responsables ne peuvent que s’en remettre à un capitalisme qui, vert ou non, n’est pas équipé pour penser, seulement pour saisir les opportunités qui vont s’offrir à lui. Faire confiance dans la possibilité que «les gens» se réapproprient la capacité de penser, collectivement et individuellement, est désormais ce qui s’impose, s’il s’agit de ne pas assister, impuissants, à la triple, et irréversible, dévastation de nos mondes.
Dernier ouvrage paru: «Au temps des catastrophes. Résister à la barbarie qui vient», les Empêcheurs de penser en rond-la Découverte, 2OO9-
Commentaire de Tristan
Date: 11 décembre 2009, 11:54
tristan aussi l’a dit mais tu le cites jamais je parlais de bergson.
Commentaire de Bizi
Date: 11 décembre 2009, 14:29
Merci de nous citer comme jeune et ludique! La formule est plaisante!
J’en profite pour rajouter le lien vers notre site
http://www.copenhague2009bizi.org/
Facebook : bizi copenhague
Bon courage pour vos combats!
Commentaire de Albéria
Date: 11 décembre 2009, 20:36
@Jean VASSELIN
En Auvergne, le Front de Gauche a une réelle chance de porter André CHASSAIGNE à la tête de la région. Il faut que le NPA soit clair : accepte-t-il d’aller à l’exécutif oui ou non ? Si c’est non, c’est tout à fait respectable et le FDG partira sans le NPA. Mais de grace arrêtez de faire porter le chapeau aux communistes !
Commentaire de dominique jacques
Date: 11 décembre 2009, 21:52
Etrange et déterminette (et plus d’Amélie Poulain)
qui sommes nous balayés
par d’infernales intêrets
qui nous noient nos pauvres acceptations
nous aussi nous pourrions dominer
ce modèle de con
nous sommes plus fort
et nous exerçons une prédation
comme seule jouissance
à tout les échelons
cela n’est pas quantifiable
cela parcourt
tout les niveaux
nous fait tourner en rond
nous expose
nous divise
il faut cesser
d’avoir raison
un monde heureux
ou bien sûr nous aurions tord
de ce bonheur
que nous poussière d’étoile
pas beaucoup plus
que de s’interroger
de ne savoir
le bout de nos pieds
Domino
Commentaire de Alain
Date: 11 décembre 2009, 23:39
Trouvé sur l’hebdo “La Terre” cette appréciation sur Copenhague, de Jacques Nikonoff :
“D’abord, avant le sommet de Copenhague, il y a celui de l’OMC (Organisation mondiale du commerce) à Genève, où il s’agit d’accélérer la libéralisation du commerce international. Or le libre-échange est une des causes majeures des dérèglements climatiques et au-delà, de la dégradation de l’environnement. Et il y a une diversion gigantesque qui vise à faire apparaître les questions climatiques comme indépendantes du commerce international libéralisé. Nombre d’organisations de gauche, partis, syndicats, associations… se sont malheureusement laissé entraîner dans cette diversion, et ne parlent plus que de Copenhague en oubliant Genève. Pourtant, si on veut vraiment s’attaquer aux problèmes de l’environnement, il faut organiser la décroissance du commerce mondial.
le protocole de Kyoto était déjà contraint par les exigences du commerce mondial
Il était plombé dès le départ par l’exigence, posée d’entrée par les classes dirigeantes, de ne pas toucher à la façon dont le capitalisme génère actuellement des profits. Les mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre par la création de bourses d’échange du carbone vont d’ailleurs dans ce sens. On voit le résultat : il est nul. Pourtant des organisations comme les Verts ont soutenu cette création d’un marché des « droits à polluer ». Il y a un discours qui vise, au-delà du problème bien réel du changement climatique, à instaurer une sorte de « terreur climatique » pour faire passer des mesures antisociales, et pour éviter que le vrai problème soit posé, c’est-à-dire le mode de production capitaliste avec le libre-échange et le productivisme.”
Ma conclusion : on se fait enfumer !
Tout le problème consiste à faire face au mal sans oublier de faire face à la cause du mal !
Commentaire de Mickaël
Date: 12 décembre 2009, 0:38
tant de gâchis !
Commentaire de Tristan
Date: 13 décembre 2009, 17:03
Gaz à effets de serre : l’Afrique ne représente que 3,8 % des émissions mondiales
-j’ai vu un documentaire TV ou on nous montre déja quelques adsurdités concernant cette subite prise de conscience.
Dans un dispensaire africain l’administration imposait des normes “ecologiques ” aberrantes. Le gerant devait alterner entre l’ampoule et l’alimentation du frigo (contenant des doses medicales) !
Et votre frigo develloppe t-il du CFC ? interdit en europe depuis 2000 c’est un trés gros nuisible pour la stratosphère.
Commentaire de Serge
Date: 19 décembre 2009, 13:16
Bonjour, madame Autain.
C’est consternant. Ce que vous écrivez est consternant.
Le réchauffement climatique actuel n’est pas - du tout! - le fruit de l’émission du CO2 industriel mais le résultat d’une augmentation de l’activité solaire. Point à la ligne.
De grâce, renseignez-vous!
Dans votre texte suivant, vous parlez du NPA qui va aller seul aux élections. A ce propos, ce parti s’est récemment présenté dans de nombreuses circonscriptions pour les Européennes et ça coûte des centaines de milliers d’Euros. Vous ne semblez pas vous demandez d’où venait l’argent.
De banquiers, si vous voulez tout savoir.
Avez-vous donné votre position sur l’actuelle campagne de vaccination?
Vous avez un art consommé pour ne pas lever les lièvres qui vous passent sous le nez et d’aborder les problèmes en vous fiant aux campagnes de désinformation de ceux même que vous prétendez combattre.
Pour être une idiote utile, il faut être idiote, ce qui n’est pas votre cas.
Aussi: quelle cause défendez-vous?
Commentaire de Aïda
Date: 30 décembre 2009, 0:41
Môssieur Serge est donc mieux informé …il doit être beau celui-là!
Commentaire de Jean Vallessin
Date: 11 décembre 2009, 9:15
Chère Clémentine,
Je sais que vous avez quelques difficultés concernant l’unité en Ile-de-France. En Auvergne les militants du NPA ont voté à 84% pour la motion C (très unitaire). Ils ont fait toutes les concessions possibles et pourtant le Pcf lors de deux réunions épiques a refusé tout accord. Les AlterEkolos et de nombreux militants PG protestent contre cette attitude. Réunion de la dernière chance samedi 12 décembre.
On verra …
Bien à vous.
Jean Vallessin