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L’unité de toute l’autre gauche : pourquoi un nouvel échec ? (Chronique France Culture)

Depuis quelques jours, l’affaire est entendue. Le NPA partira en solo aux régionales de mars prochain et le Front de Gauche, avec d’autres partenaires alternatifs, du sien. Depuis l’été, des négociations avaient été engagées en vue d’une grande unité. Les journalistes n’y croyaient pas, comme si ces réunions n’étaient que le théâtre d’un jeu tactique pour savoir qui, du PCF ou du NPA, repartira avec le mistigri de la division. Depuis l’échec de la candidature unitaire à la présidentielle de 2007, les commentateurs ne misent plus un kopeck sur les chances d’aboutir d’un large processus unitaire. Pourtant, et c’est un paradoxe, les raisons de l’union n’ont jamais été aussi fortes et les discussions n’ont sans doute jamais été aussi avancées et sur le point d’aboutir. Malgré les échecs répétés depuis grosso modo les « Comités Juquin » des tentatives de rassemblement, le désir d’unité est croissant chez les militants, à tel point que chacune des organisations doit répondre à cette aspiration.

Et pour cause… quel sens ont aujourd’hui les clivages d’hier, ceux qui ont structuré les partis du XXe siècle, entre trotskystes et léninistes par exemple ? Par ailleurs, les déçus du PS adeptes d’une gauche digne de ce nom se tournent maintenant vers l’espace traditionnellement occupé par les communistes. Dans le même temps, l’articulation entre écologie et anticapitalisme, qui se croisent et se mêlent dans les mouvances altermondialistes depuis pas mal d’années, se cherche politiquement. Bref ! Une refondation s’impose. Ne serait-ce que pour une bonne et simple raison : ce qui rassemble cette gauche de transformation, dont les forces sont encore éclatées, est infiniment supérieur à ce qui la divise. Dans les collectifs antilibéraux en 2007, tout l’arc des forces avait adopté un programme de 125 propositions. Et pourtant, ce travail collectif a débouché sur… trois candidatures - Bové, Buffet, Besancenot. Un concours de nains politiques, pour lequel il ne restait plus qu’à attendre l’ordre du tiercé perdant.

Alors qu’est-ce qui achoppe ? Est-ce, comme on l’entend souvent, une simple affaire de boutiques ou d’égos ? Cela joue mais je ne crois pas que ce soit l’essentiel. D’abord, il y a la différence des cultures politiques, le poids des traditions et des histoires, parfois fratricides. Ce qui ne se surmonte pas d’un coup de cuillère à pot. Mais au fur et à mesure, les expériences de discussion et d’action en commun donnent le goût à travailler ensemble. La preuve : le Front de Gauche, initié aux européennes, se poursuit avec d’autres composantes aux régionales, alors que beaucoup s’attendaient à l’alliance du PCF avec le PS dès le premier tour. La deuxième pierre d’achoppement porte sur la question stratégique. Le NPA, qui vient donc de refuser la proposition unitaire du Front de Gauche pour les régionales, au prix de fortes divisions internes, réclame une indépendance totale vis-à-vis du PS et un refus de toute gestion avec lui. Olivier Besancenot rappelait hier dans Le Parisien que la première tâche du NPA est d’être – je cite - « un outil politique au service de la résistance sociale ». Pour les régionales, l’objectif serait de construire une « opposition de gauche ». Mais les luttes sociales de la dernière période n’ont-elles pas pâti d’un manque cruel de perspective politique ? Autrement dit, l’espérance dans une alternative tangible à échelle humaine n’est-elle pas un moteur indispensable pour les mobilisations sociales ? Et l’existence d’une force politique, sortie des marges de la vie politique, n’est-elle pas la condition quasi sine qua non d’une opposition efficace à la droite au pouvoir ? D’où l’hypothèse suivante : toutes les composantes de l’autre gauche ne prennent pas au sérieux leur capacité à être majoritaire et à peser sur le cours des choses. Comme si elles avaient peur de gagner, peur des victoires qui les mettraient devant des responsabilités nouvelles, peur des écarts avec la perfection révolutionnaire. Or seule la tension entre quête de majorités – sociales, politiques, d’idées – et quête de radicalité peut permettre d’être utile, d’entraîner et de recréer une espérance. Sinon, comment ne pas désespérer Billancourt ?

Commentaires

Commentaire de dominique jacques
Date: 19 décembre 2009, 15:15

encore bille en court
enfin tu désespères B
sans désespérer de B

encore heureux (c’est une subtilité de cette langue française) !

me voilà la tête froide
pas toujours le cas
ces derniers temps
malgré un dehors obligeant

alors que manque t il
fine mouche
qui ne manque pas de souligner
sans les outragés

les prix à payer
les nécessités
les espoirs
contrariés

pour faire court
les valse appareils
ils sont par nature concurrents
les apparachiks avec

et le marais untaire
bien que moins structuré
ne manque pas
lui aussi d’appétit

sortir par le haut
sans bousculade
en voilà une affaire
difficile

il faudrait se déployer
plus à l’infini
que terre à terre
pour la faire et la sauver

et nous sauver

donc bien plus vaste affaire
que la réalité d’aujourd’hui
libre, indépendant
chacune, chacun sans visée nombrilesque

un seul enjeu
la démocratie
nous verrons bien que faire
assez facile à mon avis

mais dès que pouvoir
ou structures se pointent
et les élections en sont grands orgues
autant se rouler dans la boue

et ce ne sont pas des bêlements
unitaires
qui peuvent
régler ce lassant ballet

bonnes fêtes
Domino

Commentaire de Jean Vallessin
Date: 19 décembre 2009, 15:18

Chère Clémentine,

Une chose est claire : en Auvergne c’est le PCF qui a refusé une vraie liste de la gauche de gauche. Les militants NPA Auvergne ont voté à 84% pour l’unité sans condition. Un texte commun à 6 organisations dont le PG et la GU avait été élaboré reprenant d’ailleurs presque mot pour mot les positions du PG. Le PCF a refusé et le PG a malheureusement suivi son partenaire sans même une petite protestation pour la forme. Dont acte, la direction nationale du NPA se frotte les mains, la direction du PCF exulte. La Gauche Unitaire, qui porte bien mal son nom, compte les deniers de Judas. Les militants du PG portent les valises du PC…et elles sont lourdes. Finalement, ce pauvre André Chassaigne ne sera donc pas Président de la Région Auvergne et beaucoup pensent, qu’à cette occasion, il a montré ses limites.
Il fait froid, Chère Clémentine, prenez soin de vous.
Amitiés.

Jean Vallessin

Commentaire de CASTEL Gérard
Date: 19 décembre 2009, 16:06

Ainsi, une fois de plus, la division des “composantes de l’autre gauche” pour les régionales de 2010, avec le solo du NPA (pas dans toutes les régions), les divisions internes au NPA (avec près d’un tiers d’unitaires) comme au PCF (5 régions avec le PS au premier tour, situations tendues en Picardie, dans les Pays de la Loire, en Languedoc-Roussillon, en Île de France avec la quasi éviction de Patrick Braouzec, dans certains départements comme le Cher etc…), tout cela et bien d’autres choses, comme la désignation des têtes de liste Front de Gauche, risque de désespérer plus que Billancourt, touTEs celles et ceux qui, anticapitalistes, antilibéraux, altermondialistes et éco citoyenNEs réuniEs, avaient encore un espoir dans la gauche de transformation sociale et écologique.
Une fois de plus les “boutiques”, pour simplifier, issues du clivage idéologique de l’autre siècle, auront eu raison de la nécessaire et impérative union des forces progressistes radicales.
Qui va profiter de cette division ? La Droite réactionnaire et néolibérale bien sûr ; mais aussi la social démocratie libérale, incarnée par le PS et ses satellites, qui doit souffler après avoir entrevu son hégémonie contestée dans bien des régions, comme en Auvergne.
Le NPA se mord la queue en laissant le PS l’emporter ; et, là, je ne suis pas loin de penser que le PS, désavoué par nombre de ses électeurs potentiels, peut ériger une statue à Olivier. A moins qu’avec tous leurs réseaux, dans notre mouvance également, les dirigeants socialistes aient manœuvré pour que notre unité achoppe ?
Comme ils peuvent dire merci à nombre d’éluEs communistes plus préocupéEs par leur plaçous que par la victoire de l’autre gauche, seule à même d’ouvrir une perspective politique innovante à notre peuple.
En Auvergne, nous étions à deux doigts d’obtenir une campagne unitaire de toutes les composantes de l’arc antilibéral et anticapitaliste, donc d’être majoritaire à gauche.
L’enthousiasme, qui aurait pu prévaloir dans la campagne, a de grandes chances d’être émoussé.
A moins que, chacunE, dans son orga, exige de revoir cette copie bâclée, synonyme d’échec !

Commentaire de savignac
Date: 19 décembre 2009, 16:09

Le problème, c’est la crédibilité de la gauche dite “de gauche”. Le front de Gauche offre une certaine cohérence et fiabilité ( c’est tout relatif : voir les appels du pied de Mélenchon à Cohen-Bendit )
Mais les partenaires du Front de Gauche ressemblent à une armée mexicaine… surtout préoccupés d’avoir des places ( ne dites pas non, Clementine ) et de tailler des croupières au PCF - qui demeure la seule force crédible.
On a l’expérience des Collectifs Anti-libéraux et des Comités Bové dont le directeur de campagne jacques Perreux a rejoint Europe-Ecologie…( ah la pureté révolutionnaire )
Le rassemblement n’a pas besoin de donneurs de leçons, il ne peut pas être une auberge espagnole
Encore un mot : le fonds de commerce de madame Autain est bien l’anticommuniste… elle n’est peut-être pas à France-culture par hasard…

Commentaire de BREIZH revolution rock
Date: 19 décembre 2009, 17:25

Régionales Bretagne 2010 : Liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale

LAURENCE DE BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix, conduira la liste soutenue par le NPA Bretagne, le parti de Gauche 22 et des militants des autres départements bretons du PG et les objecteurs de croissance de Bretagne (ADOC).

Les représentants de la liste unitaire, anticapitaliste et pour une écologie radicale, soutenue par le NPA Bretagne, le Parti de Gauche des Côtes d’Armor et des militants du Parti de Gauche des autres départements bretons, l’AdOC, des objecteurs de croissance réunis jeudi 17 décembre à Pontivy ont désigné la tête de liste régionale et les têtes de liste des sections départementales pour les élections régionales de mars 2010 en Bretagne.

Laurence de BOUARD, cadre infirmière à l’hôpital de Carhaix, tête de la liste du NPA aux élections européennes en juin 2009, conduira la liste au niveau Bretagne et dans le Finistère

Elle sera entourée :

Dans les Côtes d’Armor, par Xavier COURTAY, chef de file du Parti de Gauche 22
En Ille-et-Vilaine, par Françoise DUBU, tête de la liste de la LCR aux élections régionales en Bretagne de 2004, membre du NPA 35
Dans le Morbihan, par Jean-Marie ROBERT, objecteur de croissance et membre de la Coordination des opposants au projet d’aéroport à Notre Dame des Landes.

C’est une première étape. Cependant, les discussions unitaires étant encore ouvertes, la liste de nos candidates et candidats pourrait encore évoluer.

Notre liste portera dans cette campagne une politique en faveur du monde du travail, des salariés, des chômeurs, des précaires, pour le droit de chacun à vivre de son travail, comme les agriculteurs et les pêcheurs, contre l’accumulation des profits capitalistes qui contraint le plus grand nombre à vivre de plus en plus difficilement. Elle proposera également une alternative écologiste radicale, pour promouvoir des choix politiques courageux face aux logiques de rentabilité et de productivité qui se mènent au détriment de notre environnement, de notre santé, de l’avenir de la planète.

Nous voulons porter un programme de rupture, décliné en mesures régionales, en lien avec les mouvements sociaux. Nous appelons l’ensemble des partisans d’une gauche unitaire, anticapitaliste, antilibérale et militants de l’écologie radicale à nous rejoindre.

Contacts :
Pour le NPA et pour contacter Laurence DE BOUARD : Janine CARRASCO : 02-98-90-49-36
Pour le Parti de Gauche 22 : Xavier COURTAY 06-84-60-62-12
Pour l’ADOC : Anne JOURDAN : 02-97-39-47-76

Commentaire de Al1-2Nant’
Date: 19 décembre 2009, 17:27

Comment ne pas désespérer Billancourt, en effet , et comment faire en sorte que la solution du suicide saute aux yeux des personnes insupportablement isolées face à la glauque muraille de cette crise mondiale de l’humanité?

Je souscris à 99,99% à l’idée qu’il faut une “refondation”.

Je pense intelligente l’idée de cette “tension entre quête de majorités” et “quête de radicalité” pour avancer dans les faits…

…Pourtant, “concrètement”, en mon âme et conscience, comme militant du PCF en Loire Atlantique, j’ai voté à ma fédé, pour ces régionales, ici si particulières, pour ne laisser aucune chance à la droite décomplexée et unie UMP-Villeriste de passer dés le premier tour, en reconquérant une région prise par “la gauche majoritaire”:

car il s’agit pour les gens de cette gauche, salariés des chantiers navals, marins, personnels hospitaliers, etc, de poursuivre la politique de gauche en cours, imparfaite, mais diamétralement opposée à ce que promet “la droite décomplexée”: Nos élus se sont bien battus ; Programme Tram-train, services publics, résistance au sarkozisme qui s’attaque aux élus de proximité, et toutes les luttes sociales en cours ici seraient désespérées si cette droite reprenait cette région:

Alors, tandis que l’on parle “décroissance” sans encore entrer dans le concret du “développement durable” à lui substituer , ici, dans cette région, avec des “partenaires” très mal implantés dans nos cités populaires à mobiliser, j’ai choisi contre mon “espoir national de refondation”, pour le rassemblement déjà “existant” ici à gauche:

Un tiens vaut mieux que 2 tu l’auras !

La situation est très différente selon les régions, il y en a beaucoup où tout est à ganer avec des forces nouvelles, et je l’espère , un succés historique du Front de gauche.

Commentaire de Guillot
Date: 20 décembre 2009, 7:52

C’est évidemment l’échec de toute l’autre gauche mais l’explication donnée par C Autain est selon moi un peut courte(les diffèrences de culture, de tradition.. et les questions stratégiques).

Il y a en effet 2 orientations politiques diffèrentes à gauche du PS, donc 2 gauches.

-une gauche antilibérale inconséquente, car en voulant rassembler toute la gauche sur une base antilibérale, “travailler avec le PS” (dixit MG Buffet) cela conduit à passer sous la table le programme de rupture et aboutit un remake de la gauche plurielle,

-une gauche antilibérale conséquente qui conçoit son programme comme une stratégie de mobilisation et de rupture avec le système. Un programme incomptible avec celui d’accompagnement social libéral du PS . L’exemple du LGV dans le Sud Ouest est parlant.

Les échanges en Bretagne sur la recherche d’un programme unitaire entre le NPA , la GU et la FASE sont éloquents à ce sujet: une des 2 parties cherchait à le “ramollir” afin de pouvoir “travailler avec le PS” dans les exécutifs régionaux.

Quant aux clivages d’hier, celui entre trotskystes et léninistes n’est pas très “historique”! Par contre, celui entre anticapitalistes et réformistes antilibéraux, c’est la grande nouveauté depuis cette année l

Commentaire de Tiago_Jaïme
Date: 20 décembre 2009, 11:16

Et encore un article !…et un de plus et l’on continue. Ta volonté d’union est louable et n’est pas nouvelle. Mais le miracle ne peut se produire parmi tant d’athées qui croient que c’est l’arrangement de leurs petits neurones qui va donner l’espérance à plus de 50% des français.

Aujourd’hui c’est chacun pour soi. Parce que les partis politiques n’offrent rien au peuple. Les politiques n’offrent que la soumission à l’ordre établi ou la promesse d’un nouvel ordre établi.
Les protestations sont inconsistantes.
Quand 30% des salariés gagnent 1000€ net alors que le patrons le moins payé du cac40 gagne 200 mille € par mois, vous devriez décider que c’est inacceptable et vous lever sans jamais vous recoucher. Que chaque parti défile une fois par semaine ou même par mois pour dire que c’est inacceptable et nous progresserons. Mais vous ne trouvez pas cela inacceptable…

Vous nous bassinez avec vos théories des alliances. Le PS est au moins à votre niveau aussi!
Je vais finir par croire que seul l’épanouissement personnel est le moteur de l’engagement politique de tous ces gens de gauche. Et que lutter sans jamais renoncer à la réduction des inégalités toujours croissantes de capital et de revenu rien qu’en France, cela vous est impossible, impossible même de le répéter chaque jour comme un mantra.

Alors vous nous faites de l’histoire que vous érigez en valeur…je confesse mon inculture…mais je pense de plus en plus que votre (il s’agit de 90% des acteurs de Gauche) arc-boutement sur l’histoire n’est qu’un cache misère de votre impuissance.
Le conseil général des hauts de seine a informé le 18 décembre qu’il n’y aurait pas de prime de noël de 150€ pour les 25 mille rmistes du 92. Prime qui était versée depuis 1999. Comment peut on traiter comme des merdes ces 25 mille citoyens qui devaient l’attendre… qui n’avaient peut être pour certains que cela pour les fêtes de noël parce qu’ils avaient tout dépensé en bonne conscience… Mais monsieur Devedjian n’en a cure. Mais les élus de gauche du 92 et de l’île de France n’auraient-ils pas pu anticiper ou le savoir ou s’y opposer… (Enfin merci aux communistes pour l’info)

Je me fous royalement que Dray et Jospin viennent de deux branches troskystes qui ne s’aimeraient pas! Pauvres zombies …Réveillez vous!

Alors belle Clémentine, je rêve que l’on puisse encore compter sur toi…pas de doute puisque l’on peut compter sur moi. Mais cette prise de conscience n’existe pas chez tous nos amis.

Enfin je salue Jean Luc Mélenchon. Car bravo à la naissance du parti de Gauche et à sa mise en place.

Mais Bon Dieu! Jean Luc voulait aller au charbon affronter le peuple en Ile de franc au nom du Front de gauche pour un choix clairement à Gauche. Il y mettait tout son intellect et toutes ses émotions. Il a une image dans le peuple, mais laquelle, il fallait éclaircir…Son oeil brillait ; il était prêt à tout donner….
Et bien non, on lui préfère Pierre Laurent! Je ne le connais pas! Mais à quoi cela va t’il servir? Il faut trouver sauf miracle d’un PS de gauche, un candidat en 2012..alors quand on peut faire une expérience on la fait….Mais je sais, vous croyez tous au collectif! ..Et bien marrons nous. Il suffit de relire ton article! Nous sommes englués dans nos systèmes.

Y compris le recours permanent à la laïcité pour emmerder les croyants ou manifester notre angoisse à l’idée que le Dieu que nous nions puisse exister comme 5milliards ou plus de terriens nous le disent. Pouvons nous nous passer de ces 5 milliards de “croyants” pour leur offrir un monde meilleur.

Vive Hugo Chavez!

Un français qui accepte que l’on puisse payer le travail d’un autre 200 fois plus que l’on ne paie le sien est un esclave qui se soumet à son exploiteur!

Commentaire de Tristan
Date: 20 décembre 2009, 14:58

Il faut garder espoir.

Commentaire de Tristan
Date: 20 décembre 2009, 15:37

Je me souviens que déja peut aprés l’emergence de la LCR , Arlette et la LO étaient en pourparler . L’accord n’a jamais aboutis. Je pense qu’il est probable qu’il s’agisse d’un pblme de personnalité et qu’au fond Arlette preferait rester peinarde comme d’hab! elle aime bien être leader et chacun son point de vue. des fois ce genre d’arguments peut passer avant la politique qui demande des ressources et du courage solennel et qui peut s’apparenter avec un certain folklore. Il ne s’agit pas la de resignation mais bien d’un manque d’ambition. et ouais c’est ça l’extrême gauche, ils s’en foutent. mais personnellement qui s’interesse a la france? a part madelin ? nous ne sommes plus là sur un morceau de papier mais bien dans la vraie vie et a gauche la douleur est bien là.

Commentaire de Spawn
Date: 20 décembre 2009, 15:48

“Or seule la tension entre quête de majorités – sociales, politiques, d’idées – et quête de radicalité peut permettre d’être utile, d’entrainer et de recréer une espérance.”

Oui ! Mais cette tension a du mal à être dépassée pour aboutir à autre chose qu’une opposition stérile, et on l’a bien vu lors des tentatives d’unité lors des européennes et maintenant des régionales. Donc oui s’il y a un minimum de convergence possible. Sinon non.

Le regard malveillant des 2 parties prenantes a pour conséquence :
- 1 - pour les uns, de considérer que la quête de majorité est, à cause du nécessaire consensus, un reniement politique purement électoraliste (pour gagner des postes et faire survivre la structure qu’on représente).
- 2 - pour les autres, de considérer que la quête de radicalité est, à cause de la réalité du système électoral actuel, une posture visant à ne jamais mettre en pratique son programme politique.

Apparemment, par rapport aux Européennes, la fédération, les alternatifs, le MPEP, j’en oublie, on décidé de privilégier la quête de la majorité plutôt que la quête de la radicalité du NPA. Il y a un risque permanent à jouer au jeu de la quête du pouvoir, c’est évident ! Mais alors, je me pose une question : Est-il cohérent, voire radicalement cohérent, de prôner la radicalité d’un côté et de participer à des réunions pour trouver un accord politique avec d’autres composantes politiques d’un autre ? Si le NPA était radicalement cohérent, il devrait déjà refuser le cadre du parti politique comme structure organisationnelle car c’est jouer le jeu de l’électoralisme de participer en tant que parti aux élections. Il refuserait de prendre part à la mascarade démocratique que représentent les élections à scrutin majoritaire. Etc etc…

Ne vaut-il pas mieux se concentrer à démonter les mauvais ressorts qui pervertissent la quête des majorités (luttes de pouvoir entres acteurs, enjeux financiers, défense de sa chapelle au sein du groupe…), plutôt que de miser sur la radicalité, véritable impasse électorale ? Ou alors, il ne faut pas jouer au jeu électoral, et là c’est cohérent.

Radicalement en questionnement,

Spawn.

Commentaire de Mickaël
Date: 20 décembre 2009, 22:32

Clémentine, des mots simples, s’il te plait.

Bonnes fêtes !

Commentaire de Tristan
Date: 21 décembre 2009, 9:41

je viens de matter LCP, sur Pie 12, je voudrait tt de même
simplement rappeler qu’ayant lu la collection de “l’histoire de la resistance” Les temoignages les plus poignants concernant la deportation sont ceux concernant les curés. Les actes les plus courageux , beaux et heroiques , en terme de solidarité, de force voir de sacrifices. Des actes de bravoures incroyables.
franchement on devrait plutot leur rendre hommage.

* Quand je vois le nain de jardin en face a droite de clementine c’est vrais que je me dis qu’il est trés intelligent…on lui fait pas, c’est avec des gens comme lui qu’on inhale l’autoroute sans broncher les bronches.

Commentaire de guillot
Date: 21 décembre 2009, 19:39

En lisant tous les commentaires, je trouve finalement que la province est beaucoup plus riche en diversités que l’IDF sur les régionales.
Même en dehors de 6 ou 7 régions ou le Front de gauche s’est élargi vers PS (eh oui, en Pays de la Loire, il y a 2 (ou 3?) fédés du PC qui se tournent vers le PS dès le 1er tour, plus le Languedoc Roussilon où le FDG casse un accord unitaire avec le NPA et les objecteurs de croissance pour accueillir Paul Allies, conseiller régional sortant du PS , voire d’autres socialistes anti-frêche et pouvoir fusionner avec la liste Frêche ensuite)
Et cette diversité régionale n’est pas finie.

Ainsi, en Auvergne, la liste FDG ne comportera que partenaires: le PCF et le PG. Où vont aller les alterékolos et la GU ?
Et j’apprends que la liste de têtes de liste FDG n’est toujours pas validée nationalement. C’est cocasse tout de même de découvrir une tête de liste GU en Midi Pyrénées avec 5 adhérent(e)s GU dans toute la région seulement (il y a 8 départements). Le FDG, ça sert à quoi finalement ? Une machine à contrer le NPA aux élections ?

Guillot

Commentaire de frmwa
Date: 22 décembre 2009, 0:26

Une très belle analyse, comme souvent. Mais qui aurait pu être faite depuis longtemps. Le NPA n’a pas la culture de la représentation parlementaire et s’en défie. Il est cohérent par rapport à ce choix. Maintenant, il devrait davantage s’en expliquer.

Commentaire de André Assiétoi
Date: 22 décembre 2009, 16:50

“Le NPA, qui vient donc de refuser la proposition unitaire du Front de Gauche pour les régionales, au prix de fortes divisions internes, réclame une indépendance totale vis-à-vis du PS et un refus de toute gestion avec lui”.

Mensonges ! Trop facile de faire porter le chapeau au seul NPA. D’une part, s’il ne veut pas gérer les régions sous la coupe des socialistes, il n’empêche pas les autres de le faire.
Deuxièmement, où est la cohérence lorsqu’on se présente en affirmant qu’on veut rompre avec la gestion du capitalisme à la sauce PS tout en préparant des alliances de deuxième tour avec le PS et Europe Écologie, lesquels se tournent vers le MODEM ?

Pourquoi demander au NPA de se renier en suivant le même chemin que le PCF ?
Il me semble évident que pour ne pas continuer dans la même voie, il faut que la gauche de gauche s’unisse et dépasse le PS. On n’en prend pas le chemin lorsqu’on voit les ambitions personnelles à l’œuvre et la bataille pour des places, avec déjà la présidentielle de 2012 en ligne de mire. De quoi être écœuré.

Commentaire de LE BRIS RENE
Date: 27 décembre 2009, 16:13

tant que les bobos intellectuels de gauche auront le cul entre deux chaises, on n’avancera pas ! nouvelle démonstration est faîte ! après, ceux qui me diront que le NPA est sectaire, alors
là on verra dans les réunions, je vous souhaite bien du plaisirs
à entendre LA VERITE !

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