La gauche radicale doit sortir du concours de nains politiques
Vous trouverez ci-dessous ma tribune publiée hier jeudi 29 juillet dans Libération.
Bonne lecture !
Clémentine Autain
A un moment où les crises sont sociales, économiques, écologiques et démocratiques, les potentialités critiques sont immenses. Combien d’acteurs syndicaux ou associatifs se mobilisent contre les reculs des droits et libertés mais enragent de ne pouvoir adosser leur action sur une dynamique politique conséquente ? Le paradoxe est là : alors que la légitimité du capitalisme est en berne, les forces qui la contestent n’arrivent pas à faire émerger une alternative politique tangible, crédible, audible.
Si les résistances ne manquent pas, leur convergence reste à construire. Pour cela, la gauche de transformation sociale et écologique doit à la fois se recomposer et innover. Sortir du concours de nains politiques pour se donner les moyens de gagner et de changer les conditions de vie du plus grand nombre n’est pas une tâche facile. Des «comités Juquin» aux collectifs antilibéraux, en passant par la CAP ou «l’appel Ramulaud», on ne compte plus les rendez-vous manqués… Qu’est-ce qui, fondamentalement, a toujours rendu impossible depuis vingt ans le rassemblement de l’autre gauche ?
Mon hypothèse, c’est que nous ne croyons pas vraiment en nous-mêmes. Nous ne prenons pas au sérieux notre capacité à être majoritaire et à peser sur le cours des choses. C’est la peur de gagner, la peur des victoires qui nous mettraient devant des responsabilités nouvelles. La pureté du discours, fut-elle au prix de la solitude et de la marginalité, importe alors plus que la mise en commun de nos forces. Ici et là, on préfère aussi se concentrer sur la survie de l’appareil ou d’une tradition que de jouer grand angle, par fidélité à l’histoire, par défiance à l’égard des autres cultures, par peur de lâcher la proie pour l’ombre. Les divergences entre socialistes ne sont pas plus grandes que celles qui parcourent notre espace mais ils ont compris eux (jusqu’ici) leur nécessité absolue d’être ensemble s’ils veulent compter et être en responsabilité.
Il y a quelque chose de touchant à nos exigences de rigueur politique et morale mais c’est ce qui nous conduit à la marginalité. Du coup, même ces débats entre nous finissent par être vains. L’enjeu est de casser la routine mortifère entre une droite de régression et une gauche d’accompagnement. Car cette alternative n’en est pas une. Et la division du travail entre «ceux qui gèrent» et «ceux qui luttent» est un allié objectif des pouvoirs en place.
C’est pourquoi nous devons tenir les deux exigences : radicalité et quête de majorités. Dès lors que l’on perd ou que l’on méprise l’une des deux, la volonté de rupture avec l’ordre existant ou la recherche de majorités - sociale, culturelle, politique -, on tue l’espoir et la possibilité du changement réel. Dans un cas, rien de fondamental n’est bouleversé. Une fois les élections gagnées, la déception s’installe, la quête du pouvoir institutionnel prenant alors très vite le pas sur le reste pour devenir une fin en soi. Dans l’autre, le vertige des écarts avec la perfection révolutionnaire - le contentement de ceux qui «n’ont pas trahi» ni passé aucun compromis - n’a pas permis non plus de changer la donne, empêchant même de travailler intellectuellement les contradictions inhérentes à la difficulté de transformer.
C’est d’abord dans la remise en marche d’une «utopie concrète», d’un nouvel imaginaire politique, d’une vision partagée des ruptures nécessaires que nous puiserons le souffle nécessaire. Mais cette exigence de radicalité doit s’accompagner d’une quête acharnée de constitution de majorités. Cela suppose de savoir évoluer sur l’étroite ligne de crête qu’implique la tension entre réformes et révolution et d’accepter d’être perméable aux mouvements de la société, de ne pas figer une ligne stratégique hors du temps au risque de la paralysie et de l’inefficacité. C’est pourquoi les formes et les conditions de l’indépendance vis-à-vis du PS doivent pouvoir être discutées, pesées et repesées.
Une recomposition s’impose. Choisir entre Lénine et Trotsky n’a plus de sens, ce qui a fondé l’existence séparée entre le Parti communiste français et la Ligue communiste révolutionnaire est dépassé. Apparues en marge du mouvement ouvrier et de la gauche politique, les questions écologiques doivent maintenant s’articuler aux exigences sociales. Les déçus de la social-démocratie cherchent aujourd’hui en dehors du PS une gauche digne de ce nom. Faire cause commune ne signifie pas dissoudre les identités.
Que chacun cultive son petit pré carré est une chose ; que l’on s’enferme dans le monolithisme en est une autre. Nous avons à inventer une force politique capable de faire vivre le pluralisme, de favoriser l’initiative spontanée, originale et ludique, de fonctionner de façon moins pyramidale sans perdre en efficacité. Ce travail appelle d’autres pratiques militantes et une démarche inédite, un chantier commun au sein duquel chacun - organisations et individus - soit ouvert aux apports des autres.
Le temps des avant-gardes éclairées et des partis guides est révolu. Des coopérations nouvelles sont à imaginer avec les mouvements de la société, les syndicats, les intellectuels critiques, les quartiers populaires - ce qui ne signifie pas seulement débaucher au moment des élections telle ou telle personnalité de la société civile mais bâtir des cadres collectifs et pérennes d’élaboration. L’aggiornamento idéologique passe par cet effort de novation des formes. La refonte d’une espérance, moteur de mobilisations populaires et donc d’émancipation humaine, est à ce prix.
Dernier ouvrage : «Transformer à gauche» (Seuil, 2009).
Posté le 30 juillet 2010
Commentaires (27) |
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Commentaires
Commentaire de Alain Guillou
Date: 30 juillet 2010, 18:48
Ne surtout pas se leurrer quant aux formes démocratiques possibles dans le système capitaliste, même si l’on a perdu ses illusions quant à un autre “système pensé d’avance”.
La forme parti est la seule capable d’atteindre le pouvoir: comme cible à détruire.
Mais il s’agit bien sûr du pouvoir du capital, ce qui ne doit pas être une raison pour se contenter d’un “anticapitalisme sommaire”.
La “métamorphose” improbable reste urgente, nécessaire comme une “nécessité historique”, ce qui ne justifie en rien son attente béate.
Il faut entrer dans les partis anticapitalistes qui peuvent associer cette “métamorphose du monde” avec leur propre métamorphose, laquelle devrait les faire devenir aptes au rassemblement pluriel, et potentiellement susceptibles de servir “l’invention d’une nouvelle citoyenneté”, mondiale…
Ceci suppose d’avoir une confiance en soi, pour un peuple résistant et créateur, capable de subvertir les nstitutions plutôt que d’en demeurer à l’écart avec comme seule arme le discours gauchiste.
dans les “institutions”, il faut choisir son parti, sans entrer en religion, mais pour agir en citoyen du monde à venir, sachant au moins une chose certaine: qu’il n’y a aucun avenir sans la métamorphose attendue.
Commentaire de gui
Date: 31 juillet 2010, 0:42
Intéressante analyse. Mais quid de initiative du Front de Gauche dans cette tribune ?
J’apprécie très souvent vos expressions publiques, mais celle-ci me semble hélas un peu courte du coup.
Si le Front de Gauche est un mouvement qui reste “monolithique” pour vous, autant le dire clairement, car lui mouille la chemise et met les mains dans le cambouis en gérant effectivement, tout en opposant sa radicalité aux logiques en place.
Commentaire de gui
Date: 31 juillet 2010, 0:44
Intéressante analyse. Mais quid de initiative du Front de Gauche dans cette tribune ?
J’apprécie très souvent vos expressions publiques, mais celle-ci me semble hélas un peu courte du coup.
Si le Front de Gauche est un mouvement qui reste “monolithique” pour vous, autant le dire clairement, car lui mouille la chemise et “met les mains dans le cambouis” (ce que le PS et EE reproche au NPA de refuser par ex.) en gérant effectivement, tout en opposant sa radicalité aux logiques en place.
Commentaire de Georges
Date: 31 juillet 2010, 1:38
L’ennui chère Clémentine, c’est que toutes les micro formations tiennent exactement le même discours que toi. Toutes veulent réunir… autour d’elles-mêmes. Un des grands axes de ton papier est la possibilité de devenir majoritaire (à ce titre, la première étape serait d’être majoritaire au sein de la gauche). Mais fichtre, dans le limousin, l’alliance NPA/PG/PCF a fait 20% au second tour des régionales. C’est autour de cela qu’il faut travailler ! C’est la chose la plus concrète que nous avons pour transformer ce pays. Pourquoi ce papier ne mentionne t-il pas cet espoir? Pourquoi créer de nouveaux collectifs, de nouveaux rassemblements, de nouvelles fédérations? Il faut que nous tous travaillons à cela, que tous ceux qui veulent ce rassemblement investissent l’un ou l’autre de ces partis, pour porter l’alliance, première étape pour un grand front, qui j’en suis certain peut battre dans un premier tour le PS, et battre la droite au second, sur la base d’un rassemblement de la gauche, mais sur notre programme, et pas celui du PS (bref : 1981 mais à l’envers). Ce programme, il peut émerger dans les débats, et les discussions au sein de chaque formation. Les discussions sont très stimulantes au PG, assez stimulantes au NPA, un peu difficile au PCF j’en conviens. Mais la constitution d’un programme ne sera pas si difficile. J’ai beau lire les propositions et les idées des uns et des autres, mais les rapprochement ssautent aux yeux ! Et la rédaction d’un texte ne serait pas si difficile (sf mauvaise volonté et mauvaise foi manifeste, dans l’un ou l’autre parti… il faudrait un “extérieur” pour faire ce travail, ou une commission “d’extérieurs”, je suis libre et au chômage si nécessaire !). Les idées sont là, et le contexte historique recommence à nous être favorable. Alors que Autain, Braouzec, Besancenot, Mélenchon, Laurent…, se rencontrent? Que les cellules locales de chaque parti se réunissent avec les militants? Mais cela est-il seulement arrivé une fois? Là encore, un tel plan ne serait pas si compliqué (disons, réalisable en quelques années, 10 peut-être.).
Commentaire de ermler
Date: 31 juillet 2010, 9:07
Désolé, Clémentine, mais je ne vois vraiment pas ce que cette énième tribune apporte de plus au débat. Vous avez, vous et vos amis de la FASE, le don de proclamer sans cesse la nécessité de rassembler la gauche antilibérale sans jamais formuler la moindre proposition politique concrète.
Vous arrivez même dans une telle tribune, toute entière dédiée à l’unité des gauches radicales, à réussir l’exploit de ne jamais citer le Front de Gauche. Il faudrait tout de même que vous et vos amis “unitaires” prennent une position claire sur le Front de Gauche au lieu de sembler cycliquement ignorer son existence. Quel est le fond de votre pensée à vous, Braouezec, Martelli, Zarka et tous les autres …? Que la forme “parti” est dépassée ? Qu’il faut construire le rassemblement radical et majoritaire de la gauche en dehors des partis existants ?! Si c’est le cas, alors dîtes-le clairement !
Qu’attendez-vous à la Fase pour appeler à la construction de ce nouveau rassemblement ? Qu’attendez-vous pour inviter vos “amis” du PC, du PG, du NPA à dissoudre leurs partis respectifs, pour construire tous ensemble, avec vous, ce nouveau rassemblement ?! Pourquoi ne pas appeler à la transformation du Front de Gauche en un mouvement unifié avec adhésion directe ?
Nous n’entendons rien de tout celà de votre côté.
Il est tout de même paradoxal que des communistes qui se proclament “unitaires” fassent bande à part, chacun, à titre individuel, y allant de sa “tribune” pour nous rejouer l’éternel lamento de la gauche qui devrait s’unir et qui est incapable de réaliser cette unité.
Il est paradoxal de dénoncer les chapelles et l’esprit de boutique pour se constituer soi même en “chapelle”… Proclamer votre méfiance envers les appareils ou leurs “apparatchiks” un peu trop talentueux ( Mélenchon ) ne suffit pas à créer une dynamique. Cette méfiance ( qui peut-être légitime ) n’est qu’une division néfaste de plus à l’intérieur de la gauche radicale. On vous sent tous, à la FASE, incapables de sortir de votre torpeur, comme si vous vous placiez en embuscade… En attendant quoi ? L’échec du Front de Gauche, tout en vous alliant ponctuellement avec lui, comme vous l’avez fait aux Régionales ?
Votre ambiguîté vis à vis du Front ne fait qu’entretenir la confusion et surtout l’impuissance d’une certaine gauche radicale.
Le Front de Gauche existe, c’est un fait. On peut vouloir sa transformation, son dépassement. Mais l’ignorer ou le mépriser ne mènera à rien d’autre qu’ à offrir un nouveau boulevard au le PS en 2012 !
Commentaire de jean ai marre
Date: 31 juillet 2010, 9:55
Chère Clémentine,
Sur le fond je partage votre sentiment, mais que proposez vous pour rassembler ?
Vous ne parlez pas de ce qui existe, ce qui peut être fédérateur: le Front de Gauche .
Pourquoi ?
Ne me dites pas que vous aussi vous entretenez votre pré carré .
Le Front de Gauche, ne répond t-il pas à :
C’est pourquoi nous devons tenir les deux exigences : radicalité et quête de majorités.
Salutations amicales.
Commentaire de RIOU Nicole
Date: 31 juillet 2010, 12:53
tout çà c’est très bien, mais pourquoi ne pas parler du Front de Gauche qui se veut une coalition de gouvernement ?
La solution passera pas le regroupement de toutes les forces de “l’autre gauche” celle qui n’a rien à voir avec la sociale-démocratie dont se réfère le PS
Face à ce gouvernement, il n’y a que cette solution, le regroupement de toute la gauche dans le Front de Gauche, encartée ou pas. Ses résultats aux dernières élections générales ou partielles sont très encourageant !
Sinon, ce sera l’échec en 2012 et on repartira avec Sarko pour encore cinq années de difficulté et de désespoir pour les plus faible.
Commentaire de Philippe VILLARD Paris13
Date: 31 juillet 2010, 13:21
Bonjour camarade,
Merci pour cette tribune qui contribue au débat au sein de l’autre gauche. Je t’y ai trouvé sévère et pessimiste. Avant tout, il me faut préciser que je suis un militant de terrain du PG (militant-terrain, un pléonasme au PG). Je te trouve sévère avec tous ces militants de toutes origines de l’autres gauche qui travaillent ensemble dans les collectifs, parfois côtes à cotes quand une virgule ou un point les séparent. Au délà de nos différences nous savons que nous représentons collectivement une alternative de gauche à la sociale démocratie. Ensemble, nous pouvons dépasser le PS par sa gauche et gouverner autrement dans une république refondée. Alors, tu as ta place à l’intérieur ou à l’extérieur d’un des partis dont les militants sont déjà, de fait, rassemblés dans les luttes. Au PG, depuis l’arrivée de camarades d’utopia et des verts (Martine Billard) l’écologie s’articule mieux aux questions sociales. Notre richesse, c’est l’effet “amalgame” au sein d’un parti qui se veut un creuset. PG, Front de gauche ou autre gauche, nous avons besoin de toi, ne baisse pas les bras!
Commentaire de jean ai marre
Date: 31 juillet 2010, 17:26
Je ne suis pas d’accord avec Ph.Villard, lorsqu’il dit : ” Alors, tu as ta place à l’intérieur ou à l’extérieur d’un des partis”
Avoir sa place, c’est développer l’idée de la droite de l’Homme providentiel.
Et bien non, l’ Homme providentiel, connait pas. Je salue le leader , celui qui est capable de fédérer, de rassembler autour de valeurs et de projets communs.
C’est comme vous dites : pas un “” nain politique “”
Le Front de Gauche, c’est le rassemblements de tous les partis de Gauche, de l’autre Gauche, où chaque parti doit garder sa spécificité. Y viendront de joindre tous les sympathisants de Gauche, qui ne veulent pas de la social démocratie et de D.S.K, le médecin du FMI.
Commentaire de domino
Date: 31 juillet 2010, 21:24
tout ne peut pas venir d’en haut
combinazzione léchées
unité impeccable
analyse perfectionniste
plus que l’entonnoir
si bouleversement
ou au moins bousculement
bol d’air
doit y avoir
il viendra de loin
dont on ne sait où
nous avons besoin de lui
il n’a pas besoin de nous
faisons la besogne
alimentons nos bras
nos cerveaux
comme aériens
cela aidera
mais cela n’a rien de décisif
nous serons de toute façon
pris de court
alors que nous allongions l’histoire
c’est un mouvement
où nous gardons la ligne
pas vraiment une défaite
mais pas de victoire
Domino
Commentaire de jean charles
Date: 31 juillet 2010, 22:13
Très chère Clémentine, après avoir lu votre tribune j’avoue que je ne n’arrive toujours pas à comprendre le sens possible et surtout l’utilité de ce que vous avez cherché à nous dire. Je ne rentrerai pas dans l’approche d’un certain nombre de commentaires qui vous reprochent (à juste titre semble-t-il) d’ignorer dans votre propos le front de gauche. Pour ma part, je me pose une question d’une autre nature. Ces difficultés à rassembler (non pas de mon point de vue les organisations politiques concernées mais naturellement le peuple de France) ne tiennent elles pas en vérité au fait que ces nains politiques dont vous nous parlez ne répondent pas d’avantage aux aspirations des français, dans leurs formes d’action et dans leur contenu que les deux principales formations qui ont enfermé le débat politique. Et je m’autorise alors une question subsidiaire : au delà de la certitude dans laquelle ces nains le sont de l’avoir correctement fait, ont-ils vraiment demandé leur point de vue aux français dans leur diversité leur ont-ils vraiment donné la parole, les ont-ils véritablement écoutés et leur donnent-ils une véritable place dans le changement qui leur est proposé ? En définitive ces nains politiques détenteurs à des degrés divers de certitudes sur les solutions ne sont-ils pas EUX AUSSI complètement démonétisés ? En clair, ne faut-il pas POUR ETRE UTILE penser à construire quelque chose qui n’existe pas encore ?
Commentaire de tristan
Date: 31 juillet 2010, 23:31
oui mais on sait trés bien que tout passe par les medias car pour batir comme tu le souhaite une force large active et concrète , encore faut il être au courant !!!
et les medias sont monopolisé par les tetes d’affiche. cette methode reste sterile, la preuve, c toi qui le dit. il ne s’agit ni de se mordre la queue ni de se tirer une balle dans le pied et ce n’est certainement pas avec des discours empirique que les choses evolueront dans ce sens! c malheureux mais les gens veulent du sang de la chique et du mollard, donnons leur ! même s’il s’agit du allegorie et en restant evidement dans les limites democratiques, des loies et même avec un certain fair play. je ne parle pas forcement de l’extreme gauche ni d’arlette qui est restée une naine de jardin mais sans la barbe. je parle de spectaculaire et de credible et raisonnable a la fois. le FDG devrait être capable d’utiliser les methodes TF1 car effectivement le purisme ou “trop bon trop con” les gens n’accroche pas et a tout les stades. la manipulation (pour la bonne cause) et surtout l’image, son travail, etc..est fondamental. regardez bien les gens au gouvernement, ne sont ils pas des grands pros de l’image ? eux ils ont “image” nous on a “regard”.
mais pour detendre l’atmosphere j’ai lu dernierement que le PCF dans leur grandes années refusaient le pouvoir. et vous : quand est il exactement ? nous avons tous encore en memoire les positions du NPA aux dernières legislatives avariées a scrutin indirecte mais proportionnel positions peu unitaire en tout cas ! qu’en est il exactement aujourd’huis sachant que le parti d’Olivier Besancenot est loin d’etre fini et est un peu le coeur politique du FDG.
on dirait que la politique ne vous interesse plus ! le jour ou on se fait traiter de justicier autoproclamés par des ministres en exercice justement autoproclamés.
on attend de connaitre les resultats du financement de l’UMP pour reconnaitre ou non leur legitimité ?
Commentaire de David
Date: 1 août 2010, 13:45
Tout à fait d’accord
Commentaire de David
Date: 1 août 2010, 13:46
Tout à fait d’accord Clémentine
Commentaire de Thaumasios
Date: 1 août 2010, 17:50
J’ai juste envie de demander si, par hasard, cette tribune n’est pas une blague ? Une mauvaise blague, en plus.
Donc, si je résume : le Front de Gauche n’existe pas, le Parti de Gauche non plus, la FASE n’est pas un nain politique et ne participe pas du tout à la division de la gauche radicale en prenant n’importe quel prétexte pour surtout ne pas participer au Front de Gauche et, enfin, last but not least, les communistes “unitaires” veulent absolument l’unité de la gauche… en criant sur tous les toits et dans toutes les langues que les obstacles à l’unité de la gauche sont le PCF, le NPA et le PG (dis donc, ça fait pas beaucoup de monde laissé pour l’unité, hein ?).
C’est ça, j’ai compris ?
Donc, je repose ma question : est-ce que c’est une blague ?!
Moi, elle ne me fait pas rire…
Commentaire de JLB
Date: 1 août 2010, 18:08
Un commentaire de Jean-Luc Mélenchon: http://www.jean-luc-melenchon.fr/2010/07/pas-touche-a-la-nationalite/
Commentaire de Militant de gauche
Date: 1 août 2010, 21:43
Lance toi Clémentine !
Tant de qualités pour perdre son temps à dire que l’union n’existe pas, que l’autre gauche serait finalement l’arlésienne tellement les égos seraient démesurés.
Tant d’intelligence pour donner des arguments à cette fausse gauche : celle qui se drape de nos apparats pour nous assassiner. Celle qui ne recule devant rien pour abattre la diversité de notre pensée, le souffle de nos propositions tirées vers cette même destinée : combattre le capitalisme et ne pas accepter sa toute puissance, en finir avec l’individualisme et le règne de l’Ego.
Une tribune sur libération ! Ce journal ou tant de gens ne savent plus très bien où se situent la gauche (…), est ce le lieu ? est ce la méthode ?
Clémentine, l’urgence est là : il faut y aller, ne pas avoir peur du débat au sein de ce mouvement qui naît qu’est le Front de Gauche. Il est imparfait, la tyrannie de la perfection n’est-elle pas pire ? Il est en construction, est-ce pour cela que tu n’en dis mot ? On vote pour lui de plus en plus, surtout qu’en il est rassembleur d’autres forces politiques, n’est -ce pas assez pour que cela signifie pour toi une espérance de changement ?
Alors à quoi sert ta tribune ? A casser la dynamique ? A combattre son propre camp ? à donner des billes à nos adversaires socio démocrates ?
Trop c’est trop : il faut se mouiller car la droite dérive dangereusement, et la social démocratie ne pipe mot ! Nous ne pouvons pas rejouer la pièce de nos années trente !
Il est temps d’unifier nos forces, qu’importe la méthode, mais il faut le faire et vite. Il est temps de mettre en place la dynamique de l’espoir d’un réel changement : sortir de l’impasse de la métaphore de la gauche qui parlotte et appliquer le programme de changement radical de la société. Il faut arrêter de se mentir et mettre les mains dans le cambouis. Pour cela il nous faut nous mettre autour d’une table et discuter, s’écouter, travailler un programme et une stratégie pour l’appliquer, unifier nos forces militantes éparpillées par ce type de langage, dégoûtées dans ses fondements. Nous ne pouvons plus faire ce que tu viens de faire : faire croire qu’il ne se passe rien à la gauche du PS !
Au contraire, il s’y passe des choses, et de belles. Les militants du front de Gauche, entendent faire naître un nouvel espoir, une dynamique de rassemblement : de moyens, de méthodes, de liberté d’expression, de joie de vivre dans cet espace étouffant et antirépublicain que nous fait vivre cette droite dure et de plus en plus racialisante.
Nous devons nous unir avec dans l’esprit notre république et notre universalisme démocratique. Oui, notre révolution sera démocratique et elle sera intraitable sur ces fondements et ses actions : nous ne serons pas de ceux qui promettent pour mieux s’en défaire une fois élu. Nous devons ré enchanter la politique, traverser le miroir et arrêter de s’y mirer en défenseur d’une idée politique qui ne viendrait jamais, précisément toujours à cause des autres ! Notre programme s’appliquera coute que coute, sans coup férir. Car de cette attitude dépendra notre réussite ou notre échec, de cela dépendra notre force et notre attraction.
Alors de grâce, sortons de la posture et entrons dans l’action. Cette tribune distille la méfiance et le désespoir parce qu’on y explique que rien n’est en marche. Cette tribune fait croire que nous ne sommes que des ennemis. Cette tribune fais croire encore et toujours que l’autre gauche n’est qu’un ramassis de personnages qui n’ont d’autres buts que d’écraser celui qui ne pense pas comme lui, ou pire d’écraser celui qui animé de la même démarche n’emploierait pas les mêmes mots que lui et qu’il faudrait donc éliminer de peur de ne pas survivre à la diversité. Cette pensée est dépassée, nous mourrons de cela depuis trop longtemps.
Alors lance toi Clémentine ! Une occasion annuelle s’offre à toi : la Fête de l’Huma. Cette fête où pendant trois jours, se font les débats, se créent les amitiés, et les réseaux d’actions et les idées de luttes. Cette fête doit être aussi le rassemblement de toute l’autre gauche, avec humilité, avec franchise, avec ténacité.
Clémentine : tu as la fraicheur, l’intelligence, la fougue et la sincérité de tes batailles, alors vas-y, lance toi ! Convaincs tes amis que l’addition n’est pas la dilution, que la lutte « Tous ensemble » comme nous l’entendions lors des grèves de 95, n’est pas une utopie. Devant nous va s’ouvrir des luttes difficiles pour les salariés les plus pauvres, pour les étudiants, pour les personnes âgées, pour les personnes de couleurs, les gens des cités. Unissons nos forces et agissons enfin « tous ensemble » !
Citoyènement de gauche
Commentaire de fred
Date: 3 août 2010, 22:28
Chère Clémentine,
Je souhaite que vous lisiez attentivement le commentaire remarquable de : Le militant de gauche.
Depuis le début je soutiens votre combat pour faire émerger une force politique capable de faire vivre le pluralisme. Mais tout cela prendra du temps.Or le temps presse, 2012 c’est demain !
Le Front de Gauche, ce mouvement naissant en construction,fait partie de notre paysage électoral désormais. Certes imparfait, il a fait naître l’espoir.Il peut très bien être à mon avis la préfiguration de cette force politique que vous appelez de tous vos voeux.
Il importe maintenant de sortir de la posture et d’entrer dans l’action. Alors lancez-vous !!!
Bien à vous
Commentaire de sarlande
Date: 8 août 2010, 11:57
Clémantine Autain dit que “l’époque des avant-garde éclairées est révolue”…
Mais à la lire, on peut considérer que l’époque des donneuses de leçons a de beaux jours devant elle…
Commentaire de Martine la girondine
Date: 8 août 2010, 12:24
Réponse à ceux qui disent ( et on en entend beaucoup sur cet air là , même si les paroles varient quelque peu, la chanson reste la même…:” tous les petits partis et groupes de la Gauche de gauche disent la même chose : il faut vous rassembler AUTOUR DE NOUS”
La FASE dit autre chose : elle dit : “RASSEMBLONS NOUS” et, le jour où ce rassemblement existera, nous, comme mouvement spécifique, n’aurons plus de raison d’exister…puisque notre objectif c’est de FACILITER ce rassemblement de la Gauche de Gauche …Ce qui ne nous empêche pas de continuer à réfléchir, à travailler sur des thématiques politiques, bien sûr…
Voyez vous la différence ?
Nous ne sommes pas “un groupe de plus” nous essayons d’être les artisans du rassemblement, pas forcément autour de nous
Lorsque le Front de Gauche aura BIEN compris ça, alors nous le rejoindrons…Voir à ce propos notre texte du 6 Juin…
Nous allons avoir notre université d’été, à Aubagne du 26 ou 29 Août…venez donc discuter de l’unité de la Gauche de Gauche et des conditions de sa réalisation …
Allez donc voir sur le site pour vous faire une idée de la démarche que nous avons…
http://lafederation.org/
Cordialement et…à bientôt ?
Commentaire de Ernesto
Date: 8 août 2010, 17:31
Communiste dans l’ âme mais pas encarté , je suis comme beaucoup en recherche d’ un Parti politique qui pourrait prétendre a GAGNER les élections présidentielles et pas eulement fire joli dans le décor avez vous concience que pour réaliser cela il est IMPOSSIBLE de rester dans son coin , il faut ttavailler avec toutes les forces de gauches ( les vraies bien sûr pas le PS ….) et aussi les militant Du Conseil National de la Résistece avec des vbaleurs solides et des témoins de leur application
Bien sûr mon pseudo et mon adresse mail peuvent préter à rire mais c’ est un couverture correcte pour m’ exprimer assez ” violemment” sur Facebook
Merci si vous pouvez rebondir sur ce message
Amitié communiste et résistante
Commentaire de Marie
Date: 10 août 2010, 13:29
Clémentine,
avec tout le respect que j’ai pour vous et vos actions militantes je ne vois pas ce qu’apporte de plus cette tribune … bien écrite, oui ça va mais concrètement ???
La FASE prone l’unité ok mais pour quoi n’entre t-elle pas dans le Front de Gauche que vous avez volontairement ignoré dans votre tribune. La Fase est composée majoritairement de “communistes unitaires” ok mais de quelle unité parlez-vous ? Pourquoi ne pas chercher les compromis qui permettrait à cette ènième chapelle d’entrer dans cette dynamique vivante et pleine d’espoir qu’est le Front de Gauche. 20% aux Régionales dans le Limousin, seule force de gauche à ne pas s’être éffondrée aux européennes alors que partout ailleurs en Europe c’est la chute libre au profit de la droite et de l’extrème droite.
Camarade de la FASE, merci de me dire pourquoi vous n’êtes pas dans le FdG pour renforcer la dynamique unitaire qui même si imparfaite existe, se structure, porte enfin un renouveau d’espoir ?
2012 c’est presque demain, les fins de mois sont pour beaucoup douloureuses, les proies de la chasse à cour de Sarko 1er de plus en plus nombreuses et opprimées, le PS ne sort pas de sa débacle, une gauche radicale unie l’aiderait sûrement, le peuple souffre Clémentine, tu le sais, lui (et parfois nous) n’y comprennent rien de ces guéguerres de chapelles, de ces faux pretextes pour ne pas faire l’unité, surtout derrrière un ancien responsable du PS hein ? Qu’est ce qui est si divergent entre nous ???
Marie, ex NPA entrée au PG pour contribuer à une dynamique unitaire crédible et porteuse de vraies propositions et d’espoir.
Commentaire de Corinne Mahé
Date: 14 août 2010, 18:42
l’important me parait de se concentrer, se mobiliser pour réussir une rentrée sociale et combative : grève générale illimitée; attendre 2012 serait mortifère !
il serait bien aussi qu’on mette plus en avant les actions des “désobéisseurs” (EDF, police, enseignants, pôle emploi ….), ils sont isolés, sans soutien syndical mais font de véritables actions de résistance à l’idéologie capitaliste.
Commentaire de guillot
Date: 15 août 2010, 15:06
Marie,
je vois que tu n’hésites pas à mettre les 20% aux régionales dans le Limousin entièrement au crédit du Front de gauche, et non sur une “gauche radicale unie”-et ici- l’unité Front de gauche NPA et j’en oublie.
En Limousin, Je doute fort qu’avec une liste front et gauche et une liste NPA présentes dès le 1° tour,la barre permettant le maintien au 2° tour (10%) aurait pu être franchie par l’une des 2 listes si elles avaient été mises en concurrence.
A ta manière, Marie, tu contribues aussi à cette guéguerre des Chapelles, puisque tu attribues tout le mérite en Limousin à l’une d’entre elles, la tienne en l’occurence.
Les faux prétextes pour ne pas faire l’unité, il n’en manquait pas dans toutes les chapelles. En Aquitaine, ce sont des camarades communistes qui ont reconnnu devant des militants du NPA, que leur parti ont effectivement multiplié ces “faux prétextes”, car le président PS du conseil régional avait répondu a son chef de file en Aquitaine que “le NPA, jamais sur ses listes!”(et publié dans “Sud Ouest” dès l’automne)
Commentaire de SOUTEIRAY Guy
Date: 23 août 2010, 17:13
Pour l’ unité de la gauche radicale, c’ est le dépassement du Front de Gauche par le Front Populaire Anticapitaliste pour lequel il faut oeuvrer , et sans l’ hégémonie aucune de ces participants pour ne pas refaire l’ échec des collectifs anti-libéraux .
Commentaire de Révolté Rouge
Date: 21 septembre 2010, 16:40
Cette tribune est d’une platitude qui ferait passer le décolleté de Jane Birkin pour un 95 D…Tout n’y est que techniques, discussions d’appareils, trucs et autres “tricks”, reposant sur des approximations et sans aucun fond historique. Vous dites que l’ancien temps c’est fini, mais vous en êtes pourtant un pur produit et cette tribune en témoigne encore. Passons sur le fait qu’on se demande pour QUI et pour QUOI vous “postulez” ou émettez des “prétentions”. Pas une seule fois le mot “salarié”, “ouvrier”, “peuple”, RIEN, NADA! Vous vous en foutez de toute façon, ça ne vous dit rien, vous n’en êtes pas et n’en avez jamais été. votre truc à vous manifestement, c’est la lutte interne à la “galaxie PCF”, galaxie qui dépasse le PCF stricto sensu et englobe votre FASE, mais aussi le PG et la GU. vous cherchez une place dans cette galaxie pour vous, mais pour faire QUOI au fond, finalement? C’est quoi votre projet politique? On ne le saura pas car vous même ne le savez pas. Vous courez après quelque chose dont vous ignorez même ce que c’est. Seule compte, identifiable, “une place”. Bon vent, avec tous ceux de votre acabit, ils ont assez trompé les travailleurs et n’auront plus nos voix. Des places, chauffées et payées par la sueur de notre travail, par notre exploitation et nos vies de plus en plus misérables, pour que JAMAIS RIEN ne “nous ” revienne, bientôt, j’espère, vous n’en aurez plus une seule, ni vous, ni ceux qui vous ressemblent qu’ils s’appellent Buffet ou Mélenchon. Et dire que vous avez une famille maintenant et que vous restez complètement imperméable aux réalités quotidiennes et à l’urgence véritable du moment…C’est à désespérer, Madame, d’avoir utilisé une tribune dans “Libération” pour déblatérer de telles fadaises.




Commentaire de Yves
Date: 30 juillet 2010, 16:37
Bien écrit. Mais concrètement tu proposes quoi ?