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“Frapper n’est pas aimer” (Chronique France Culture)

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Aujourd’hui, c’est la journée mondiale contre les violences faites aux femmes. Caroline Fourest vous racontait lundi la campagne lancée contre le viol. Je poursuis le propos, le combat qui nous est commun, en vous invitant ce matin à lire l’enquête sur les violences conjugales réalisée par la journaliste et féministe Natacha Henry. Son livre titré Frapper n’est pas aimer, qui vient de paraître chez Denöel, est un sacré outil pour comprendre les ressorts des agressions morales et physiques portées à l’encontre des femmes par leur mari, leur compagnon ou leur ex. C’est un document fort, humain, flippant, bouleversant, politique.

Ayant passé trois mois dans les foyers d’accueil, les urgences médico-sociales et les tribunaux, Natacha Henry décrit, témoignages à l’appui, les tenants et les aboutissants d’un phénomène qui touche en France des centaines de milliers de femmes et d’enfants. Elle montre d’abord que la violence conjugale est un mouvement perpétuel. Un cycle qui recommence sans cesse, sur le mode : « je m’énerve, je te fracasse, je m’excuse, je suis gentil. Je m’énerve, je te fracasse, je m’excuse, je suis gentil. Je m’énerve, etc.». C’est un système qui a un nom : l’emprise. Pourquoi diable restent-elles ? Parce qu’elle ne savent pas comment partir. Elles ont peur, elles ont honte, elles sont dépendantes financièrement, leur énergie est en miette, leur estime de soi est détruite. La dévalorisation et les coups ont produit leurs effets. Alors l’escalade est permise, et peut aller jusqu’à la mort. C’est dire si ces femmes aux conjoints violents sont en danger.

 

L’auteure de Frapper n’est pas aimer a fort justement relevé les titres des journaux quand un homme violent tue sa femme. Par exemple, « vitriolée à l’acide par un amoureux éconduit » ou « sept ans de prison contre l’amoureux au couteau ». Autrement dit, on nous raconte des drames de l’amour, comme si l’on se situait dans ce registre. Or, « si un homme tue sa conjointe, explique Natacha Henry, ce n’est jamais par romantisme : c’est parce qu’il est orgueilleux et violent, qu’il ne supporte pas qu’elle échappe à sa domination. Comme le formule Maryvonne Chapalain, déléguée du procureur de Paris, « ce n’est pas un crime passionnel, c’est un crime possessionnel ».

 

La frontière paraît poreuse entre une dispute et de la violence conjugale. Natacha Henry précise : « Les deux membres d’un couple peuvent ne pas se trouver d’accord, se sentir frustrés, incompris, l’être éventuellement. Appelons cela un conflit, des tensions, une crise, une querelle. Spectaculaire, bruyante, parfois récurrente ou sordide. Néanmoins, toute rude qu’elle soit, cette situation n’illustre pas un rapport de force unilatéral, imposé par l’un en vue d’écraser l’autre ». Les violences conjugales sont constituées d’actes de domination, c’est une atteinte volontaire à l’intégrité de l’autre. Plus on protège les femmes blessées, plus on comprend que ces affaires n’ont aucun rapport avec des disputes de couples. C’est la raison pour laquelle la médiation pénale ne convient pas. La loi du 9 juillet 2010 tourne le dos à cette forme juridique et, par l’ordonnance de protection, traduit dans le droit le fait de protéger les femmes. On avance. Le livre raconte le chemin possible pour partir et revivre. L’appel téléphonique au 3919. La rencontre possible avec des personnels formés, dans les services sociaux, dans la police. La reconstruction de l’estime de soi. La vie après l’enfer.

 

Ce livre est dédié – je cite – « aux féministes qui sauvent des vies ». J’ai adoré cette expression. C’est vrai que ce sont elles qui ont ouvert les premiers foyers d’accueil pour les victimes et qui ont brisé le tabou sur les violences conjugales. Donc, affirme Natacha Henry, « si on vous dit que les féministes ont « déserté les quartiers », qu’elles « victimisent les femmes » ou font fausse route, n’en croyez pas un mot. C’est tout le contraire. Je les ai vues ».

Commentaires

Commentaire de Mickael
Date: 28 novembre 2010, 18:30

le business de certains tuera tous les autres ?

Commentaire de dominque jacques
Date: 29 novembre 2010, 1:32

Regarder

ce désarroi
deux ans de plus
rien de mieux
et encore à venir

ce décors
changer de lit
changer de paillasse
pour l’infortune

ils nous l’écrivent
en budgets
en sauvetages
bradant le peu de nos vies

se disputer
pour un avenir
plombé
est ridicule

hélas il ne tue pas
au contraire fais vivre
moult démonstrations
c’est inouï

de se donner la main
un geste simple
sans les complications
d’ordinaire convoitées

aujourd’hui j’étais p’tit

Domino

Commentaire de zorrO
Date: 29 novembre 2010, 7:18

c marrant, je suis trés lucide de tout ça, j’éspère que c pas pour ça que je suis seul ?

il y aura toujours une domination masculine qu’elle qu’en soit la forme (il y aura aussi une dominatio feminine) reste a accepter les regle du jeu. C’est tout le probleme de la violence qui bouleverse ces regles “intellectuelles” mais surtout qui crée un dommage de non retour.
moi ma technique a toujours été de prôner l’amour ou la tendresse et la comprehension, il y en toujours en stock, ça desarme et c’est terriblement plus efficace…
je me suis quand même retrouvé en face d’un couteau de boucher de 30cm tenu par ma copine parceque je lui avaitr dit un mot desagréable.. dans ces cas là on se sent responsable pour 2… j’ai donc pris l’abat jour en metal car je devais passer a coté d’elle pour sortir….(pour me proteger au cas ou !!!)

dans l’affaire trintignant outre le fait qu’elle était quasiment de ma famille, Marie est un symbole fort pour eclairer ce combat et sa mère est spectaculairement courageuse . ce qui rejoint ma theorie dans ce drame car je veux bien admettre et j’en suis certain que bertrand cantat devait se sentir vexé voir blessé mais en la tuant il n’a pas realisé ses desirs et il le regrette (c que je crois) si toute sa terrible colère s’etait abattue sur le mobilier de l’hotel là tout le monde aurait applaudi et je pense même qu’en balançant la télé par la fenêtre il aurait retrouvé son humour et sa fièrté.

Commentaire de bouquot aimé
Date: 30 novembre 2010, 20:17

la violence est inacceptable partout et à fortiori entre deux personnes
physique ou verbale elle doit être sévèrement sanctionnée
et ce dès l’enfance : arrêt des violences contre les enfants aussi !! mais il y a encore beaucoup de travail à faire pour éradiquer ces comportements
mais c’est bien de le rappeler merci à vous de le faire.
aimé bouquot

Commentaire de tristan
Date: 1 décembre 2010, 21:37

quand je lis le com de bouquot aimé, effectivement je suis d’accord avec lui quand a la remarque qu’il reste encore bcp de travail.. sanctionner, eradiquer heu il manque punir et peut etre flageller ? non ?

tout ceci m’amène tout droit sur l’esprit du FDG dont je doute aprés un week end de reflexion sur le bien fondé de son existence.
leNPA joue son rôle et avec force argumentation, il eclaire,
il elargit, il reflechit, il debat, bref il dirige en somme.
Son rôle est capital (désolé) car et avec l’appuie des medias, tant mieux , il aide la population (et pas le peuple) a prendre veritablement conscience des éléments et notament avec toute l’humanité dont il est capable, sans omettre le reste evidement.
Avec du recul le fait qu’il est refusé la prise de pouvoir au dernière election le rend parfaitement credible dans sa position “lumineuse” et indispensable.
il joue son role.

le PS lui a déja eu le pouvoir, il le revendique, il revendique la moderation dans une formule peut etre paresseuse mais qui ressemble a une sagesse, il estime que la politique c’est avant tout la pondération.
aprés choisi ton camps camarade!
parcequ’entre les deux, il ya un truc mou, flottant, qui se targue sans se deballoner etre du peuple, emplis de grand et bons sentiments humains et avec applomb soutient avec agressivité sa bonne foie.
mais a quoi sert il ? quel est son role ? une hypocrisie avérée est elle son leitmotive ?
on se compare a jaurès ? attend, aujourd’huis, en 2010, amenez un juge qu’il estime exactement la coherence de cette comparaison ? cette gauche molle a le pouvoir aujourd’huis ? avez vous la credulité de croire qu’ils gouvernent comme dans le monde des bisounours pour reprendre la celèbre formule du NPA ?
il ya et chaque homme/femme avertit le sait des relents d’extreme droite plus que degoutant dans cette architecture complexe qu’est le fdg. car on doit relativiser avant de coller des etiquettes tout le monde le dit non ? des gens frustrés par leur existence degageant leur venin et avoir encore moin de scrupule que la droite liberal sachant que derrière on se planque derrière la fameuse etiquette. ça me rappelle tout simplement les chambres a gaz, je suis desolé mais on est dans l’esprit de l’extreme droite ou chacun s’exempt de sa conscience personelle pour sois disant ameliorer le sort de plein d’autre qu’on a jamais vu !!!
c triste.
c tout petit, c minable et c ca qui frustre jusqu’a se venger par des biais d’une grande violence humaine.
asservir la femme ou le plus petit que sois n’est en outre pas un probleme pour le FDG.
le plus grave c qu’il n’en ont pas reelement conscience.(evidement)

Commentaire de Digeo
Date: 2 décembre 2010, 10:24

@ tristan
Je te cite:”………………c triste.
c tout petit, c minable et c ca qui frustre jusqu’a se venger par des biais d’une grande violence humaine.
asservir la femme ou le plus petit que sois n’est en outre pas un probleme pour le FDG.
le plus grave c qu’il n’en ont pas reelement conscience.(evidement)………………….”

Tu vomis et ça te retombe dessus triste tristan ce que tu écris là s’applique à toi même!! Tu es en effet tout à fait inconscient et petit.

Commentaire de tristan
Date: 5 décembre 2010, 13:32

@digeo
et tu prouves bien la mes dires, tu t’en prend a moi personellement, tu m’insultes. (probablement parceque je petit …et loin)
c’est la premiere etape d’un long processus….

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