« Salauds de pauvres » (chronique France Culture)
« Salauds de pauvres »
(réplique de Jean Gabin, dans La traversée de Paris, film de Claude Autant-Lara tiré d’une nouvelle de Marcel Aymé)
La traversée de Paris par fred50003
La Une du Figaro magazine de cette semaine ne dit pas autre chose, avec son titre : « enquête sur la France des assistés » et son image, celle d’un jeune homme mal rasé assoupi dans un drapeau bleu/blanc/rouge transformé en hamac. Le journal engagé va donc tout nous révéler sur les profiteurs de l’argent public. Qui sont-ils ? Les gagnants du paquet fiscal ? Les banquiers qui s’en mettent plein les poches sur le dos des Etats ? Non, bien sûr. Il s’agit, sans rire, des bénéficiaires du RSA. Le Figaro prend le relai de Laurent Wauquiez. Il y a quelques semaines, avec la bénédiction de l’Elysée, le ministre des Affaires européennes avait lancé un ballon d’essai en évoquant le « cancer de l’assistanat ». Il proposait cinq heures de travaux d’intérêt général non rémunéré pour les allocataires du RSA. Petit couac dans la majorité, où l’on s’est agité pour la forme. Car sur le fond, les leçons du marxisme sont bien intégrées : il ne faut jamais perdre une occasion de faire vivre la lutte des classes, en redistribuant aux riches. Et si l’on peut opposer les pauvres aux plus pauvres, c’est toujours ça de pris. Le Figaro joue son rôle pour maintenir l’hégémonie culturelle, au sens gramscien du terme. Dans le dossier, on apprend que l’idée de faire travailler gratuitement les allocataires du RSA a – je cite - « enthousiasmé l’opinion, lasse de déverser toujours plus d’argent dans le puits sans fond de la solidarité nationale ». Et encore : « On les surnomme parfois «les canapés». Dans le milieu de l’insertion professionnelle, on connaît bien ces demandeurs d’emploi qui ne demandent plus grand-chose, sinon de rester chez eux devant la télévision. » Hier, suite de l’attaque médiatico-politique : lors de sa convention sur la justice sociale, l’UMP a proposé que les allocataires du RSA « dont la santé le permet » (grands seigneurs !) fassent 5 à 10 heures de travail par semaine sous la forme d’un Contrat unique d’insertion, sous peine de voir leur allocation diminuer. Inventer des CDD au rabais au moment où la précarité est un fléau national, fallait y penser… Surtout quand on sait, par la voix de Martin Hirsch bien informé sur le sujet, que le fonds RSA a dégagé un milliard d’euros d’excédent en 2010.
C’est donc sans fards, au beau milieu d’une crise économique majeure qui frappe de plein fouet les plus défavorisés, que la droite s’en prend à ceux qui ont le minimum pour survivre. 360 euros : c’est le montant mensuel moyen du RSA en 2009, tous allocataires confondus. Pas de quoi se la couler douce aux frais de la princesse publique. Les bénéfices du Cac 40 ont explosé, certains patrons gagnent plus de 300 fois le SMIC, les plus aisés se réjouissent des niches fiscales mais l’UMP et ses alliés estiment que l’urgence, c’est de fliquer, stigmatiser, fragiliser plus encore ceux et surtout celles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts avec quelques centaines d’euros par mois en poche, qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté.
Le soubassement idéologique, qui avait déjà prévalu au remplacement du RMI par le RSA, c’est que les chômeurs sont des feignants, qu’ils sont responsables de leur situation et qu’ils constituent des parasites de la société. Mais faut-il rappeler que notre pays compte environ 3 millions de chômeurs pour, au mieux, quelque 500.000 emplois disponibles ? Le chômage est structurel dans nos sociétés occidentales, de l’ordre de 10% des actifs. Comment mettre décemment sur le dos des demandeurs d’emploi le fait qu’ils n’en trouvent pas ? Florence Aubenas, dans son best-seller le Quai de Ouistreham, racontait par le menu cette envie de travailler à tout prix des personnes qui font la queue à Pôle Emploi. La majorité d’entre elles est prête aujourd’hui à accepter le premier poste venu.
Pour conclure, comme le rappelait L’Humanité dans son édito d’hier, « Le mépris de classe n’est pas chose nouvelle. Au XIXe siècle, les ancêtres des « happy few » du Fouquet’s criaient à l’immoralité des mineurs passant un peu de bon temps à l’estaminet ». C’est dire une fois encore que Marx avait raison : « l’histoire ne se répète pas, elle bégaye ».
Posté le 9 juin 2011
Commentaires (25) |
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Commentaires
Commentaire de Lulu
Date: 9 juin 2011, 10:26
Merci Clémentine…
Comme il est de mauvais goût par les temps qui courent (ils feraient bien de se poser un peu, respirer…) de dévoiler ses colères, voilà qui fait du bien d’entendre de bon matin des vérités (autant de mauvais goût sans doute, que les colères qu’elles déchaînent)…
On se sent moins seul, pour soi et pour les autres… C’est heureux. Merci…
Lulu
Commentaire de lulu
Date: 9 juin 2011, 10:34
Merci Clémentine…
C’est heureux d’entendre de bon matin des vérités aussi peu goûtées que les colères qu’elles suscitent… Drôle d’époque… Pas si éloignée peut-être de celle posée en liminaire de votre article…
J’avais peur d’être le dernier à resentir de la colère… Non, alors merci…
Commentaire de Mickael Ferrand
Date: 9 juin 2011, 12:56
rien d’étonnant ! le figaro est un complice du gouvernement actuel
le peuple n’est pas idiot, il l’a compris et il lutte avec ou sans gauche.
Commentaire de frmwa
Date: 9 juin 2011, 13:17
Rien d’étonnant ! Les résultats “contrastés” de la présidence Sarkozy, des capacités d’action limitées à l’approche des élections… La droite bétonne sur ses fondamentaux : la sécurité, la responsabilité individuelle par rapport à sa propre condition, monter ceux qui travaillent dur pour pas grand chose contre ceux qui n’ont pas du tout de travail ou qui ne sont pas de chez nous.
C’est une règle des élections : rassembler son camp. Une bonne chance pour la droite de l’emporter malgré une mauvaise cote de popularité dans une élection centrée sur une seule personnalité - face à une gauche émiettée, fragmentée, aux principes incertains et dont la diversité s’accommode mal des mécanismes de la Ve république.
Des mécanismes qui font qu’à chaque fois, les mêmes scénarios se reproduisent, hélas. Bien que la France ne soit pas un état fédéral, le système allemand assez complexe semble à ce point de vue bien plus enviable.
La stabilité est garantie, la représentativité également, l’offre est suffisamment large, les extrêmes sont efficacement contrés. Le mécanisme d’alternance peut fonctionner. Chaque parti a vocation à exercer le pouvoir moyennant un jeu d’alliance à négocier.
Commentaire de Lalia
Date: 9 juin 2011, 14:04
MERCI!
Commentaire de Léo
Date: 9 juin 2011, 22:53
Ne pas oublier que le propriétaire du Figaro est un des plus gros assistés de France : il a fondé sa fortune sur des commandes de l’État, tout en étalant dans ses interventions médiatiques les plus gros poncifs de la droite : il faut supprimer les impôts, les fonctionnaires, toutes les aides pour les plus pauvres…
Commentaire de Digeo
Date: 10 juin 2011, 8:45
D’après Chris (6juin 10h15 ci-dessus)
“Tout le monde il est beau tout le monde il est gentil”. La lutte des classes n’a aucune raison d’être, il y a des riches et des pauvres et voilà tout. Il suffit de se mettre d’accord autour d’un projet commun ou les riches continuent de s’empiffrer et les plus pauvres de crever. La preuve par Saint-Cloud nous dit-on ou les écarts ne sont plus ce qu’ils étaient du temps de Marx!!
C’est là la pensée profonde de bobos lecteurs du Figaro qui fustige dans son édition d’hier ces fainéants d’assistés du RSA à la charge de la collectivité. Quant aux belles personnes du CAC quarante nulle inquiétude Chis veille.
Commentaire de luc
Date: 11 juin 2011, 7:46
Les entreprises versent 10 fois plus à leurs salariés et à l’Etat qu’aux actionnaires.
Effectivement, chaque année, les entreprises versent 80 milliards d’euros aux actionnaires.
Mais elles versent aussi 500 milliards d’euros à leurs salariés.
Elles versent 260 milliards d’euros à l’Etat via les impôts.
Enfin, elles vont réinvestir 190 milliards d’euros.
Soit 760 milliards d’euros pour les salariés et l’Etat contre 80 milliards d’euros pour les actionnaires.
Voir Rémy Prud’homme, professeur d’économie à PARIS XII
Partage de la richesse produite : de quoi parle-t-on ?
http://www.debateco.fr/content/partage-de-la-richesse-produite-de-quoi-parle-t
Commentaire de tristan
Date: 11 juin 2011, 9:41
HAHHAHAHAHA!
c’est totalement ecoeurant, quand tu vois l’incapacité et surtout a mon avis l’incompetence de borlo a faire evoluer la situation anpe/offre/demande . Et on constate chez ces gens de droite un reel detachement a la souffrance d’un etre. l’homme est consideré comme une sorte d’animal…un peu comme louix 14 avec la construction de versaille et surtout d’un aqueduc aerien finalement inachevé. a quand le travail gratuit !!!!! au profit de pourritures!!!
http://youtu.be/-O3y2A7g7Qw encore plus vrais !
Commentaire de marie
Date: 11 juin 2011, 17:01
Bonjour
Je découvre votre site, et viens de lire votre dernier commentaire, relatif au RSA.
Personnellement, je rejoints le point de vue de Chris.
Ne pensez vous pas que le discours basé sur la lutte des classes est révolu? Regardez autour de vous. La classe moyenne s’appauvrit elle aussi de plus en plus, au même titre que les plus pauvres sont encore plus pauvres.
Pour me présenter rapidement, voici quelques mots: Je suis cadre, ingénieur. Je me positionne dans la classe moyenne.
Mais voila, aujourd’hui, je me pose beaucoup de question sur notre société, ses réalités, ses aspirations et son futur (mon futur)!
Je suis d’accord avec votre réaction relatif à cet échange: travail contre RSA. Cela ne rime à rien. Ce n’est pour moi que de l’action politicienne pré-électorale.
Notre président cherche à se recentrer sur son électorat de (extrême) droite.
Par contre, je ne comprends pas que vous vous positionnez comme cela sur un concept de lutte des classes, ou de clivage pauvre/riche.
Pourquoi ne pas dépasser cela?
Pour ma part, je serais intéressée de vous entendre dénoncer notre réalité, et surtout de vous entendre proposer des solutions.
A ces piques du gouvernement, proposez du concret. Vous n’en ressortirez que plus forte car vous serez entendue.
Un exemple: vous parlez de chômage structurel et de nombre d’emplois proposés/disponibles faibles par rapport au nombre de chômeurs. Mais vous imaginez 500000 emplois disponibles, c’est énorme!!
Pourquoi plutôt que de dénoncer un chômage structurel, vous ne proposez pas une solution pour permettre à 500000 personnes de retrouver du travail?
Personnellement, j’en ai marre des discours démagogiques de nos femmes/hommes politiques. Et critiquer c’est bien, mais ne faire que critiquer, cela ne change rien.
Il faut faire bouger les choses, pour cela, il faut motiver les gens à se regrouper pour le faire. Et pour cela, il faut des actions et propositions concrètes.
Vous me trouverez assez véhémente dans mes propos. Je ne vous connais pas, ni votre parcours, ni vos idées. Je ne fais que réagir par rapport à un seul de vos commentaires.
Mais vous épongez mon ras le bol actuel.
Cordialement
Marie
Commentaire de Alain Guillou
Date: 11 juin 2011, 22:42
La conscience de ce qu’est la “lutte de classe”, elle n’est “dépassable que par l’inconscience !
Certains cadres moyens ici semblent n’avoir pas conscience du fait qu’ils sont entrain de subir la victoire de la classe des capitalistes dominants (les “actionnaires majoritaires, “les gros”).
On s’en foutrait (y a t-il un mot plus élégant qui soit aussi sincère?) qu’il y ait “des riches”, et si “la lutte des classes n’était que celle des jaloux contre les avares : en effet, cela peut être “dépassable”…
Par contre, nous sommes au coeur du réacteur en fusion quand nous constatons que la “cupidité” économique accompagne le pouvoir des “dominants”: ce que le rapport Stiglitz montre, c’est la conséquence de la lutte de classe, laquelle “lutte” est gagnée aujourd’hui par les cupides dominants, aveuglés par leur puissance financière !
Si les prolos, qu’ils soient “classe ouvrière”, cadres domestiques ou carpettes de service, “dépassent” la conscience de cette réalité, pas étonnant qu’ils en soient les perdants, c’est-à-dire soit les “précaires” , soit les “surexploités”, soit, si le “dépassement de la lutte des classes” continue en suivant les conseils d’aveuglement : l’esclavage : bientôt le travail gratuit obligatoire:
Je dis que ce “dépassement du concept de lutte des classes” c’est une tentative de lobotomisation du peuple dominé par ses exploiteurs!
Commentaire de Alain Guillou
Date: 11 juin 2011, 23:20
Pourquoi ne propose-t-on pas des “solutions” ?
Oui, Bonne question, Marie ! Les “solutions” au problème économique de l’emploi elles sont dans un ensemble de proposition “économiques et politiques”, qui dans leur cohérence convoquent la “grande politique” et la “rigueur économique”…Le mot “rigueur” pour une fois peut être alors entendu sans qu’il s’agisse “encore”, de taper sur “le coût du travail”:
Il s’agit de la rigueur avec laquelle la “grande politique” exigerait le respect de nouveaux “critères de gestion” par les entreprises qui bénéficient d’une fiscalité “intelligente”…
Pour une fois “l’intelligence” invitée dans les conseils d’administration ne serait pas celle des “cupides” dénoncés par STIGLITZ, mais celles d’une expertise “entreprenariale” hybride, c’est-à-dire composée d’experts indépendants, d’experts patronaux et d’experts syndicalistes…
Alors une politique économique de “sécurité-emploi-formation” deviendrait affaire de citoyens motivés pour qu’une “révolution citoyenne” concerne tous les moments décisifs et toutes les instances décisionnelles de “l’entreprise France”!
Commentaire de Mickael Ferrand
Date: 12 juin 2011, 11:38
Pour faire bouger les choses, il faut une guerre nucléaire ou des armes capables de détruire tous les systèmes informatiques définitivement.
Commentaire de pierre
Date: 12 juin 2011, 14:50
bonjour,
décidément, il faudra beaucoup d’efforts pour revitaliser ces bons vieux concepts tels que “la lutte des classes” et les faire bien comprendre par tant de personnes rendues ignorantes par 50 ans de divertissement spectaculaire et de dégradation de l’instruction publique. Mais la faute à qui ?
La lutte des classes oblige à se trouver des intérêt communs entre personnes très dissemblables sur le plan esthétique et culturel mais toutes soumises à la même domination. Pas facile pour un cadre ambitieux de prendre la main d’un métallo ou d’un ouvrier agricole. Et pour être juste, pas facile pour le métallo ou l’ouvrier agricole de prendre la main du cadre.
Vous même Clémentine, commettez une erreur trop habituelle dans les médias : vous nous ressortez, à votre tour après bien d’autres, le même refrain sur les patrons du CAC40, comme pour isoler, commodément, l’injustice à ce tout petit ghetto de richissimes.
Mais l’injustice sociale est bien plus proche que ça du citoyen commun, et celle là on ne l’entend jamais dénoncer dans la presse ou sur les ondes. Est il donc impossible, par exemple, de dire que le propriétaire de l’hypermarché où nous faisons nos courses presque quotidiennement s’enrichit chaque mois de plusieurs dizaines de fois le smic, en grande partie sur le dos de personnes en situation de très grande précarité, des femmes en particulier, souvent en ménage monoparental ? l’exploitation et la domination à l’état pur.
Il semble que les fortunes locales, industrielles, immobilières ou commerciales, sont beaucoup plus difficiles à dénoncer dans les médias, mais c’est bien à ce niveau que ce joue l’essentiel de la lutte des classes dans notre pays, et non dans les entreprises du CAC40 dont l’activité s’exerce au niveau international.
Puis-je vous attendre (et vous entendre) sur ce sujet ?
Cordialement.
Pierre
Commentaire de Gérard
Date: 12 juin 2011, 21:59
Marie, pour trouver 500 000emplois supplémentaires, il faut faire travailler les anciens plus longtemps 67 ans pour les femmes pour une retraite pleine, faire des heures supplémentaires détaxées, refuser le départ à 55 ans pour les travaux pénibles menants à des invalidités,faire travailler en cinq équipes (destruction des relations sociales) continuer à rémunérer les actionnaires grace au travail des salariés sans qui l’entreprise ne produirait pas… je peux continuer comme cela la liste de tout ce qui est mis en place pour trouver du travail à tout le monde.
Vous voyez des propositions il y en a elles sont fonction de la conception que l’on a de notre société
Commentaire de gregoguerreiro
Date: 12 juin 2011, 22:00
Merci chère Clémentine pour ce recadrage matinal qui, n’en déplaise aux lecteurs, aux chroniqueurs du Figaro et autres trolls, est parfaitement juste et, avec des termes très mesurés, met à nu la (fausse) bonne conscience, le “populisme” et le racisme d’une certaine France d’en haut et de sa cohorte de hauts parleurs et de laquais.
Admirativement pour votre courage et votre lucidité.
G.
Commentaire de qu4rante
Date: 13 juin 2011, 8:24
Nous avons les patrons les plus assistés d’Europe, entre 172 milliards et 65 milliards d’euros par an suivant le mode de calcul (avec ou sans la niche Copé par exemple) Le Figaro se garde bien de se soucier de “cet assistanat”. Nous avons aussi les minimas sociaux les plus bas d’ Europe (à PIB comparable), deux fois plus bas que l’Allemagne par exemple. Ce débat lancé par la droite est à vomir. Quand à Luc, dans son commentaire du 11, il devrait savoir que les entreprises ne versent pas un salaire, mais payent (très mal d’ailleurs) un travail. Supprimez les salariés d’une entreprise et il n’y a plus d’entreprise, supprimez les actionnaires et elle s’en portera mieux, voir Clarens par exemple…
Commentaire de la danse des canards
Date: 13 juin 2011, 13:45
Gabin dans la traversée de Paris parle des salauds de pauvre parce qu’il n’ont rien à perdre mais se comporte comme s’il avait tout à perdre!
Comme de nos jours, où les pauvres, se laisse faire plutôt que de se révolter contre un système qui les martyrise.
Je parle du peuple Clémentine-bo-bo, du peuple, celui qui souffre, loin des salons parisiens…des toast des grands traiteurs et du champagne millésimé…
Quand je repense à cette émission ou Alain SORAL vous a tous claqué votre beignet chez Taddéi, j’en jubile encore…Je vois encore leurs têtes de collabo…
On a vu comment la Clémentine était incompétente face à quelqu’un de complètement libre, attitude craintive, limite inculte la gamine!
LAISSE LES PAUVRES TRANQUILLE PETITE BOURGEOISE QUE TU ES ET QUE TU RESTERAS… LA PAUVRETÉ NE T’INTÉRESSES QUE POUR TE FAIRE MOUSSER ET FAIRE PARLER DE TOI…
Les CAUSES RÉELLES de la pauvreté, c’est à cela qu’il faut s’attaquer cocotte, les effet, tu peux en parler, mais tu ne les subis pas puisque tu n’est pas… pauvre…
Soral fait ce boulot à ta place et il le fait bien, il est du côté du peuple et des pauvres, toi tu es du côté de l’oligarchie financière, des médias, des bourgeois de l’industrie du divertissement qui te reçoivent de bon cœur et souvent sur leurs plateaux télé… Sait tu ce que tu fais ou serait tu ce qu’il est convenu d’appeler “une idiote utile”, je serai toi je me poserai des questions…
En tous cas, tu peux constater une chose, les individus de ton espèces n’intéresse plus grand monde, le petit peuple, celui qui souffre, à compris que la gauche, les gauches, sont des officines voué à la trahison des travailleurs et leur soumission au patronat, à la banque et au capital !
D’ailleurs, es tu au courant des agissements des banques, des responsabilités des JP morgan et Goldman Sachs dans l’appauvrissement et la paupérisation des êtres-humains de cette planète ? De l’interdiction qu’ont les états de battre monnaie eux même, les obligeant à emprunter à des taux d’intérêts élevés aux banquiers privés? Si tu veux lutter contre la pauvreté, c’est ici qu’il faut commencer, mais si tu veux continuer à passer à la télé…pour présenter tes livres qui ne se vendent pas…(Soral est à 30 000 ex. vendu ce jour et avec le boycotte total de tes copains des médias!).
PS: On a compris ton petit jeu carriériste et…ben c’est bon on a compris! Toi et la Fourest !
Commentaire de Bernard
Date: 14 juin 2011, 8:04
Ce que Clémentine ne dit pas, c’est que la journaliste du Figaro Magazine qui a commis l’article en question (en parlant des “canapés”), est l’épouse d’un patron du CAC40 qui, lui, gagne 130 000 € par mois !!!
Commentaire de papy2.0
Date: 14 juin 2011, 11:17
Bien sûr on peut mettre la tête sous l’oreiller, mais la lutte des classes est trop visible sauf pour ceux qui ne veulent pas voir. les fameuses “charges” salariales ne sont que du salaire diffféré.
Petite précision: Aubenas note qu’aujourd’hui on ne cherche plus “un poste”, un travail mais des heures.
Commentaire de engine
Date: 15 juin 2011, 15:04
ladansedescanards : Soral du cote des pauvres, on aura tout entendu. Qu’apporte Soral pour arracher les travailleurs à l’exploitation capitaliste ? Rien ! Encore moins que le Front de Gauche dont fait parti Clémentine Autain, ce Front qui pourtant n’est pas approprié du tout pour être le parti du prolétariat.
Sinon, je suis complètement stupéfait de tous les commentaires précédents qui pronent un dépassement de la lutte des classes, qui veulent en fait l’entériner à jamais. La lutte des classes n’a pas d’âge sous le capitalisme.
Commentaire de pierre
Date: 16 juin 2011, 0:31
Bonjour,
ce n’est pas dans mes habitudes mais je me dois de réagir au commentaire particulièrement crétin de “la danse des canards”.
Présenter l’individu Soral comme un défenseur des pauvres c’est totalement absurde, et surtout puant d’ignorance.
Soral est au mieux un “ultra-libéral fasciste” comme quelques autres boules à zéro mal rasés (et grandes gueules) qui croient avoir tout compris remettant à jour des idées ultra-réactionnaires vieilles comme le libéralisme : le projet de Soral c’est une espèce d’ordre viril socialisant et très hiérarchisé, les grandes gueules (qui en ont entre les jambes) étant “naturellement” amenées à conduire le peuple vers un destin meilleur (surtout pour les chefs). Depuis plus de cent ans on voit des individus au tempérament anarchisant passer par toutes les couleurs de la politique avant de finir avec un uniforme et de marcher au pas de l’oie. Rien de nouveau. Mais ça n’est pas ça que je souhaite aux “pauvres”.
Ce qu’il faut reconnaitre, c’est que Soral à beau jeu de jouer avec les idiots utiles de la gauche radicale qui continuent de prôner un libéralisme culturel et moral : ça lui permet en toute impunité de se conduire comme le beauf de base et d’asséner sa vérité avec une satisfaction haineuse. Le jour où on dira à Soral d’être poli avec ses interlocuteurs, et accessoirement de dire quelque chose d’utile, il n’y aura plus de Soral.
Mais, à mon avis, ce n’est pas un hasard si nos braves gens de la “gauche radicale” viennent se prendre des claques chez Taddei : c’est tout de même le premier animateur de télé à avoir donné autant la parole à des hyper libéraux tels que Pascal Salin, Philippe Manière, Guy Millière, sans oublier l’inoxydable Guy Sorman et sa fille Joy qui chacun à leur tour battent des records d’impudence et de connerie prétentieuse en nous sortants leurs doctes discours économistes. Taddei est trop intelligent pour ignorer que, à part quelques personnalités nettement plus remarquables comme Claude Hagège, la plupart des gens de gauche qu’il invite sont, au mieux des “gentils” incapables de dominer les débats, au pire des crétins post-soixante-huitards confis dans leurs certitudes de vieux libertaires qui ne sont là que pour foutre la merde… des idiots utiles.
Voilà ! alors si au bout du compte le téléspectateur n’est pas capable de faire une critique évoluée du cirque médiatique, il va bien falloir que nos gens de la “gauche radicale” fassent leur auto-critique pour reprendre la main sur le terrain idéologique.
En tout cas je trouve que Clémentine Autain mérite plus de respect que n’importe quel personne trouvant une once d’intelligence et de vérité chez Soral. Ce qui serait bien c’est que Clémentine Autain arrive à trouver la force de claquer leur bec, intelligemment à tous les Soral et autres libéraux-fascistes.
Cordialement.
PS : je sais que des concepts tels que “libéraux-fascistes” ou “porno-puritains” semblent difficile à saisir. Pourtant il suffit de regarder ce qui semble s’opposer comme les deux face d’une même pièce de fausse monnaie pour voir que ça se complètent parfaitement.
Commentaire de Pavageau
Date: 16 juin 2011, 8:52
J’adore cette vidéo . C’est tellement vrai.
Commentaire de Mickael Ferrand
Date: 17 juin 2011, 22:11
Alain Soral n’est pas bête mais il utilise très mal son intelligence.
C’est comme un gangster qui a les capacités intellectuelles d’un inventeur surdoué et qui utilise celles-ci pour voler la société qui lui a permis de naître au lieu de l’enrichir avec ses inventions utiles.
A moins qu’il soit suicidaire et, dans ce cas, il est souvent proche du but.





Commentaire de Chris
Date: 9 juin 2011, 10:15
Fianalement la vie est une succession de caricatures qui s’entrechoquent et luttent pour leur survie. Les pauvres contre les riches? N’est ce pas une image un peu dépassée? Car même à Saint Cloud aujourd’hui il n’y a pas que des riches et les écarts traditionnels ne sont plus les écarts qu’a connu Marx…ALors un peu d’originalité et moins de sectarisme pourraeint permettre de rassembler les Français dans un projet commun et non partisans. Ne soyez pas passéiste ma chère Clémentine: Vous valez bien mieux que celà.
Cordialement