Nos chères retraites… (chronique France Culture)
J’ai adoré le début de l’éditorial du Monde daté d’aujourd’hui – je vous lis : « Qu’est-ce qui obligeait Xavier Bertrand, le ministre du travail, à se précipiter pour annoncer, le 5 juillet, qu’il signerait, en décembre, un décret portant à 166 trimestres (41,5 ans) la durée de cotisations pour les générations nées en 1955 ? Rien, si ce n’est la volonté de donner des gages de sérieux et de responsabilité à Bruxelles et aux agences de notation ». La situation est bien résumée, à plusieurs égards. D’abord, l’information brute, voire brutale : un décret dans les prochains jours amènera les assurés nés en 1955 à cotiser un trimestre de plus que ceux de 1954 pour toucher une pension sans décote. Ce sont les personnes qui ont commencé le plus tôt à être salarié et qui ont les carrières les plus incomplètes qui seront les plus pénalisés. Ensuite, dans cet édito, est indiquée l’influence décisive des normes de l’Union Européenne, qui pèse sur les politiques nationales en termes de recul des droits sociaux et qui amenuise le pouvoir des peuples à disposer de législations favorables au plus grand nombre, à maintenir un niveau élevé de protection sociale. Enfin, on y trouve cette petite touche de pensée dominante qui fait souvent le charme du Monde puisque se trouve validée l’idée selon laquelle la fermeté pour imposer une diminution des pensions de retraite, y compris devant les mobilisations populaires, est une attitude de « sérieux » et de « responsabilité ». Comprendre : il est sage, normal, raisonnable de se montrer bon élève devant les exigences budgétaires de Bruxelles, convergentes avec celles des agences de notation – ou comment l’Union, dans son épure actuelle, fait bon ménage avec le monde de la finance, et dans le même temps, comment des gouvernements instrumentalisent l’Europe comme un paravent à leurs propres décisions politiques. L’argument est aussi vieux que les politiques régressives en matière de droits et de protection sociale : c’est par « réalisme » que des restrictions sont exigées des salariés. On ne peut pas faire autrement, voilà tout. Depuis le plan Juppé et dans la ligne droite du mémorable rapport Charpin de 1999, l’idée est la même : il n’est pas soutenable, pas raisonnable, pas pensable de maintenir notre système de retraite en l’état. Si vous gobez ça, l’affaire est dans le sac. Je veux pour preuve qu’un doute s’est instillé : des millions de personnes qui ont manifesté, longuement, à l’automne dernier pour défendre leurs retraites. C’est sûr que si l’on ne modifie pas en profondeur le rapport capital/travail, il est impossible de dégager de nouvelles marges de manœuvre pour maintenir les protections existantes et élargir leur socle. Les retraites constituent un indicateur de la détérioration du partage de la plus-value au détriment des revenus du travail. Voilà la réalité. Le système de retraite par répartition, le départ à 60 ans et les 37 annuités et demi pour toutes et tous ne peuvent être sauvés qu’à la condition de mobiliser d’autres ressources financières, en taxant les profits et la spéculation. Car, pour reprendre le terme des syndicats, la « double peine » infligée en France par les récentes contre-réformes sur les retraites, agissant sur les deux leviers – recul de l’âge légal de départ et augmentation de la durée de cotisation – n’a qu’un but : diminuer le montant global des revenus des pensions. Et pendant ce temps, les revenus du capital continuent leur course à l’obésité. L’un des clivages qui pourrait opposer un projet de gauche et un projet de droite, pour prendre une binarité classique, connue et qui permet de faire vivre la démocratie, c’est ce parti pris favorable au capital ou au travail. En 2012, le cœur du débat devrait porter sur la question des marges de manœuvre. Y a-t-il un avenir en dehors de l’austérité budgétaire, de la précarité pour tous (et surtout toutes), du démantèlement des services publics et d’une poignée d’oligarques qui décident pour nous – ceci expliquant peut-être cela… Si la gauche, et en particulier sa plus grande composante, le PS, propose de faire un peu plus social mais dans l’épure budgétaire des plans de rigueur, en acceptant sans sourciller le lot de contraintes venues de Bruxelles, elle passera à côté de son sujet, et peut-être de la victoire.
Posté le 7 juillet 2011
Commentaires (33) |
Envoyer à un ami
Commentaires
Commentaire de JPP
Date: 7 juillet 2011, 16:21
Tout à fait d’accord. J’étais plutôt fumasse lorsque j’ai appris qu’il me faudrait 163 trimestres de cotisation au lieu de 150. Comme j’ai eu la chance de faire des études jusqu’à 26 ans (payés à partir de 24) et de finir avec un beau diplôme, j’aurai la chance de travailler jusqu’à 64 ans. Mais bon je ne me plains pas vu que les statistiques nous donnent une espérance de vie faramineuse apparemment pour tout le monde sauf pour ceux qui meurent avant!!!
Commentaire de Tristan
Date: 8 juillet 2011, 0:22
C’est tout simplement scandaleux et j’espère que les syndicats vont réagir et remobiliser dans la rue. il faut réagir.
Commentaire de LORIOD
Date: 8 juillet 2011, 8:35
Bonjour,
Pourquoi ne remettez vous pas en causes les baisses de cotisations patronales ! Est ce normal qu’un salarié payé au SMIC paye envion 20 % de cotisations sur son salaire alors que son employeur bénéficie d’une baisse de cotisation et comme la norme maintenant c’est de payer les gens au SMIC, les patrons engrangent et les déficits se creusent. Et je ne parle même pas de toutes les niches fiscales.
Bonne journée à toutes et à tous.
Cordialement
Isabelle de PARIS
Commentaire de 123456789
Date: 8 juillet 2011, 17:28
Je serais à la retraite dans moins de 10 ans. Je suis donc très concerné par ces reculs. Eh bien ça m’est égal de devoir faire x trimestres supplémentaires.
De toutes façons, nous sommes une génération qui ne la mérite pas. J’espère bien que nos jeunes nous la supprimeront carrément et simplement. Pour nous punir de leur laisser une société dans cet état lamentable. Et ce ne sera que justice.
Mais aussi parce que les puissances émergentes et particulièrement leur jeunesse va dire à notre jeunesse occidentale “Vivre en dessus de ses moyens est le privilège réservé aux maitres du monde. Or vous n’êtes plus les maîtres. Vous devez désormais payer la dette contractée par vos parents”
Si nos jeunes n’ont pas les moyens de payer la dette et notre retraite, ils laisseront tomber la retraite et ils auront raison.
On est au bord du dépôt de bilan et vous vous enflammez pour de telles broutilles.
Quand est-ce qu’on va les faire évoluer ces fameuses relations archaïques entre humains et particulièrement celles entre hommes et femmes qui vous tiennent tant à coeur ?
Si à chaque farce du pouvoir, vous redescendez faire les clowns dans la rue, ces relations n’auront pas bougé d’un iotat dans 1000 ans.
Commentaire de 123456789
Date: 8 juillet 2011, 21:26
L’Europe tire toujours la France rétrograde vers le haut.
Vous relayez tous ces politicards qui depuis des décennies ont fait passer les réformes qu’ils souhaitaient pour des exigences de la communauté Européenne.
Commentaire de 123456789
Date: 8 juillet 2011, 21:36
Vous ne voulez plus de l’Europe, vous ne voulez plus du Monde. Rassurez-vous, ils se passeront de nous.
Après le Monde et l’Europe, quand nous serons bien entre nous, contre qui déchaînerons-nous notre rejet ?
Commentaire de 123456789
Date: 8 juillet 2011, 22:24
Si nous avions une démocratie à la hauteur des enjeux, je ne doute pas que le rapport capital/travail serait au centre des débats. Et je suis convaincu qu’un parti pris favorable au travail l’emporterait haut la main contre le capital.
Logiquement, les petits épargnants (et notamment les salariés)transfèreraient alors leurs maigres économies des multinationales vers les entreprises créatrices d’emplois : les pme et les pmi.
Ca ne suffirait pas mais ce serait déjà ça de fait. Ce serait vraiment une bouffée d’espoir de voir de la cohérence chez les prolos. Plutôt que d’aller défiler dans la rue pour s’opposer, prendre son destin en main. Quel changement !
Peut-être que les gros épargnants suivraient…
Oui mais voilà…il faudrait une vraie démocratie. Comment s’y prendre ? eh bien commençons par développer une vraie liberté d’expression.
C’est pas encore au point….
Développons les qualités de votre blog et nous verrons bien si ça fait boule de neige. Il ne faut pas attendre que ça tombe d’en haut. La démocratie doit venir d’en bas.
J’ai un seul doute : je ne suis pas convaincu qu’il y aura une opposition gauche/droite sur ce sujet.
Mais est-ce que ça poserait un problème à la démocratie qu’il y ait consensus ?
Commentaire de Mickael Ferrand
Date: 9 juillet 2011, 8:18
le président PS arrangera les choses si il est élu ?
Commentaire de gele
Date: 9 juillet 2011, 8:40
la retraite pour les nuls
Principe d’égalité……..c’est pas gagner
Le gouvernement annonce la réforme des retraites, la vraie, globale, égalitaire, juste, pour cette année 2010/2011. Faudra-t-il travailler plus longtemps, cotiser davantage, élargir l’assiette, tenir compte de la pénibilité du travail qui peut varier plusieurs fois durant la vie professionnelle, etc.
Outre ces questions importantes, la réforme veut établir les bases d’une législation pour jusqu’en 2050. Elle devrait s’attaquer à rendre plus justes et égaux les régimes de retraites entre celui des fonctionnaires et du privé. On sait depuis longtemps que les salaires moyens des fonctionnaires à force de rattrapage sont supérieurs à la moyenne du privé. D’aucuns arguent qu’il ne faut rien changer, selon le principe des acquis sociaux et qu’il ne faut pas opposer les fonctionnaires aux travailleurs du secteur privé.
Ce n’est pas une question d’affrontement mais simplement une question de justice, d’égalité, de solidarité, républicaine, entre un monde protégé dont l’emploi est garanti à vie, l’avancement à l’ancienneté et l’autre soumis à la compétition, au chômage, au mérite et qui se retrouve pénalisée pour le calcul de sa retraite.
Calculer la retraite des fonctionnaires sur les 25 meilleures années au lieu des six derniers mois ( comme dans le privé ) ferait *chuter les pensions de 40 %. En 2010 la retraite des fonctionnaires est supérieure de 66 % à celles du privé !
En fait le coût des retraites des régimes spéciaux, des fonctionnaires représente le double que le coût pour le privé ! au alentour de + 100 % . A la charge des contribuables pour 60 % des prestations.
100 % explication.
Les fonctionnaires et les régimes spéciaux entrent plus tard dans la vie active.
Un % important d’agent prennent leur retraite a 50/55/57 ans ! par le jeu des bonifications, service actif, et autres statut dérogatoire comme les surcotes. etc…………
Ils cotisent faiblement ! Moins de 2 % sur 35/40 de salaire ! c’est énorme
Leur durée de vie a la retraite est très longue. Avec les avantages de la réversion sans pénalité ! certains on plus d’année de retraite que de cotisation
Résultat : 82,9 % des français du privé doivent se contenter de seulement 60 % des sommes versée pour les retraites.
Résultat : 17,1 % des français des secteurs public reçoivent 40 % des sommes perçu pour leurs retraite !
*Citation de la vice- présidente de la CFTC dans les échos
Commentaire de JULIA
Date: 9 juillet 2011, 17:43
@123etc
Oui nous redescendrons dans la rue !
Ceux qui vandalisent ce sont les banksters , pointant le canon de leurs agences de notation sur la tempe de ce gouvernement qui leur a donné le code d’entrée…
“Il n’y a plus de classe ouvrière” en France ? Il n’y a plus d’émission eccessives de GES depuis notre sarkoland ? oui…Mais alors, il y a une classe d’esclaves sur la planète et des continents du sud transformés en poudrières, poubelles et , ou bien, “usines à fin du monde” !
“123etc…”, pas la peine d’aller plus loi: vous avez atteint et dépassé le bout de la piste, appelez les secours pour vous récupérer!
Commentaire de SOUTEIRAT Guy
Date: 9 juillet 2011, 18:51
A gele qui dit:
“Outre ces questions importantes, la réforme veut établir les bases d’une législation pour jusqu’en 2050. Elle devrait s’attaquer à rendre plus justes et égaux les régimes de retraites entre celui des fonctionnaires et du privé.”
“Ce n’est pas une question d’affrontement mais simplement une question de justice, d’égalité, de solidarité, républicaine, entre un monde protégé dont l’emploi est garanti à vie”
Et si commençait à partager les richesses, rendre au Travail ce que le capital lui a spolié. Le capital mondialisé qui fait que moins de 20% de gens par le monde se partagent aujourd’hui plus de 86% des richesses de notre chère terre.
Alors arrêtez de tirer sur les soi-disant s privilégiés et aidez plutôt au rassemblement de tous les salariés, y compris avec la vice-présidente de la CFTC qui ferait mieux de regarder vers les actionnaires qui remplissent de plus en plus leurs coffres-forts…
Commentaire de gele
Date: 10 juillet 2011, 8:44
Le psychodrame de la dette française !
vos idées ?
La vraie catastrophe à laquelle nous assistons ne vient pas en effet de telle ou telle gestion momentanée de la dette. Elle résulte de l’État Providence aujourd’hui à bout de souffle. Il prétend gérer 57 % de l’activité économique d’un pays comme la France.
Or dans leur prétention à tout régenter, de l’assurance vieillesse aux dotations des collectivités locales, du logement social à la prescription des médicaments, de l’éducation des enfants à la dépendance des vieillards, la technocratie et la bureaucratie salissent tout, bousillent tout, détruisent tout. On a traduit en français l’expression anglo-américaine “Welfare State” par “l’État Providence” : il vaudrait mieux parler d’un État Catastrophe.
D’abord, par la masse même des dépenses démagogiques engendrées, par l’accoutumance même des populations à l’assistanat, on provoque l’engorgement financier du système. Impossible d’en faire voter la moindre diminution. D’exceptionnelles, toutes les subventions deviennent des droits sociaux inaliénables.
Ensuite, l’institutionnalisation des fonctions accaparées par l’étatisme en pollue toutes les performances. L’école, la poste, l’assurance-maladie, la sécurité, les hôpitaux, les universités, tout ce qui est géré par l’administration se dégrade. Plus les privatisations tardent et plus le secteur privé intervient sur un patrimoine rouillé. Parallèlement les monopoles publics induisent une culture de prédation des élites dirigeantes. Cela se manifeste de manière criarde dans des secteurs faussement concurrentiels comme l’électricité ou la téléphonie en France.
Enfin les missions fondamentales de l’État passent nécessairement au second rang. À force d’exalter les gaspillages comme autant de progrès de l’esprit humain et de sa justice, les anciennes fonctions indispensables s’atrophient. La défense nationale décline, la police piétine, la justice s’embourbe.
Comment peut-on encore souhaiter renforcer de telles tendances décadentielles ?
Posez la question à votre député. ! de droite comme de gauche ?
Texte reçu : JG M
Commentaire de Lucno
Date: 10 juillet 2011, 12:04
Un président issu de l’appareil PS (ce faux PS) , DSK ou un de ses clones, (Hollande Aubry) ferait pareil que N. Sarkosy pour les retraites (et pour presque tout le reste).
Quel intérêt ces discussions de gauche avec des gens sur des idées comunes si eux ne les appliquent absolument jamais et ne sont plus du tout à Gauche.
D’ailleurs pourquoi s’obstiner à dire “PS(d’appareil) à Gauche alors qu’il n’est pas plus du tout à Gauche pas plus que le Centre et l’UMP ?
Commentaire de RV
Date: 10 juillet 2011, 18:27
hou la la !
à lire ces commentaires on peut juger du chemin qu’il reste à faire pour sortir du discours néo-libéral dominant !
_-_-_-_-_-_-
“. . . Si nos jeunes n’ont pas les moyens de payer la dette et notre retraite, ils laisseront tomber la retraite et ils auront raison . . .
. . . On est au bord du dépôt de bilan et vous vous enflammez pour de telles broutilles. . . .”
_-_-_-_-_-_-
tout est dit ! bravo le bourrage de crane !
A mon humble avis, la dette est organisée de longue date, (par l’oligarchie néolibérale au pouvoir,) notamment par la diminution des rentrées fiscales et par le traité de Maastricht et les suivants qui interdisent aux Etats d’emprunter à la Banque Centrale aux taux auxquels elle prête au marché.
Une dette fabriquée par un taux usuraire est une dette illégitime, alors là, oui, il n’est pas question de la payer !
La dette grecque ne représentait avant les plans de sauvetage européens que 1 à 2 % du PIB de l’Europe alors qu’aujourd’hui après les plans de sauvetage, elle a explosé ! Le remède est pire que le mal. Il faut donc changer les règles du jeu.
Mais à qui profite la dette ?
Essentiellement aux tenants du moins disant social, les marchés qui spéculent et entretiennent la dette dans un seul et même mouvement, qui l’instrumentalisent pour justifier leur politique régressive.
Entre 1980 et 2010 le PIB de la France a quasiment doublé, la richesse est donc là, sous notre nez. Durant la même période, la part qui revient au plus grand nombre qui la produit a diminué de dix points contrairement à la part qui est distribuée aux actionnaires.
Donc pour revenir à une répartition plus juste il faut dans un premier temps augmenter massivement les salaires, au détriment des revenus des actionnaires. Ceci étant acquis, les rentrées des cotisations sociales augmenteront automatiquement et la viabilité de la retraite par répartition sera rétablie.
Commentaire de 123456789
Date: 11 juillet 2011, 8:00
Grosso modo, la population occidentale représente 20 pourcent de la population mondiale et consomme 80 pourcent des ressorces mondiales.
Une vraie poltique de gauche devrait depuis des générations se soucier de cette inégalité qui est la mère de toutes les autres.
Tant que la prétendue gauche se contente de réclamer une répartition plus juste des bénéfices de cette inégalité internationale, elle reste en fait une vraie droite déguisée en gauche. C’est le carnaval politique.
Pour que cette fête masquée soit éternelle, il faudrait que les rapports internationaux soient immuables. C’est bien ce que nous avons cru pendant des générations.
C’est malheureusement faux.
Nous allons être obligés à renoncer à cette proportion exhorbitante des ressources mondiales. Alors que nous aurions dû réclamer un répartition plus équitable.
La gauche reste à inventer.
Commentaire de frmwa
Date: 11 juillet 2011, 11:10
Des idées pour Clémentine, déçue par les maillots de corps sexistes Petit Bateau : une ligne de vêtements “Commune de Paris”. T-shirt à 40 euros, pulls à 140 euros avec des références subtiles aux éléphants Castor et Pollux mangés par les Parisiens, anarchiste avec drapeau noir, 1871 en noir, coq sur un canon.
Pour affirmer sa différence à Paris-Plage.
Commentaire de Digeo
Date: 11 juillet 2011, 12:43
@ RV: Je suis bien d’accord avec toi quand tu dis:
“………..hou la la ! à lire ces commentaires on peut juger du chemin qu’il reste à faire pour sortir du discours néo-libéral dominant !……….”
La solution est pourtant là avec Clémentine Autain premier ministre de Jean-Luc Mélenchon président. Pas de salut hors du Front de Gauche!!
Commentaire de lavoi
Date: 11 juillet 2011, 15:46
Bonjour,
finalement, avec le recul, je me demande si c’était une bonne chose d’avoir beuglé avec les autres sur les réformes retraite Juppé de 1995 ; car que constate-t-on aujourd’hui ? ça n’a fait que retarder le problème et maintenant la solution financière se restreint au fur et à mesure que le nombre d’actifs diminue et n’est pas payé suffisamment pour cotiser les retraites actuelles. Et tout le monde sait, ou fait semblant de ne pas le savoir, que le problème va s’aggraver au cours des années qui viennent. La retraite à 62 ans et l’allongement promis des cotisations ne seront pas suffisantes et loin s’en faut; il aurait fallu déjà à l’époque commencer à diminuer certaines retraites qui plombent les cotisations (est-il normal de payer la retraite d’une seule personne de 4000€ avec des actifs payés au smic qui ont du mal à joindre les 2 bouts ?).
Je suis étonné qu’on n’en parle pas car la solidarité entre génération pour les retraites, ça doit être dans les 2 sens. Pourquoi les actifs actuels des générations 1950 devraient ils supporter ce fardeau sans fin et voir leur propre retraite reporter ad vitam eternam alors que d’autres ne font pas le début d’un petit effort. Bien sûr on nous rétorquera que le retraité aisé a travaillé toute sa vie, qu’il a droit à sa pension telle qu’on lui a accordée et que les autres se débrouillent, ce n’est pas leur problème !
Eh bien non, les actifs ne travaillent pas uniquement pour payer des 4×4, des voyages etc…aux retraités nantis et de l’autre côté se serrer la ceinture sans perspective d’amélioration de leur propre sort. Et de toute façon ce système est en train de s’écrouler : la jeunesse de maintenant n’a ni l’envie ni les moyens de subvenir à cette “solidarité” inter-générationnelle.
J’ajoute que les grosses retraites ne font qu’accroître les inégalités ; inégalité car les petits salaires cotisent pour sauvegarder leurs montants et inégalité dans la transmission du patrimoine que les petits salaires ne pourront pas constituer.
Mais bon, les retraités (aisés) sont des électeurs qui votent avec assiduité, alors vous avez compris, faut y aller mollo, mollo…
Lavoi
Commentaire de 123456789
Date: 11 juillet 2011, 16:21
Julia et RV :
Je viens d’acheter et de lire un petit livre “théorie et pratique de l’anarchosyndicalisme” écrit en 1938 (1938 !!!) par Rudolph Rocker.
Précision : je l’ai trouvé en flânant dans une grande librairie. Tout ça pour dire que ce n’est pas un article subversif qui circule sous le manteau.
Je suis très sceptique sur certaines théories de cet écrit comme par exemple l’incontournable nécessité d’abolir l’Etat. Je comprends l’idée théorique mais à condition qu’elle reste théorique.
Donc sans adopter bêtement tout ce qui est dit dans ce livre, je lui reconnais une description du paysage politique d’une grande lucidité et d’une relativement grande anticipation…quand je le compare à ce que je peux lire sur ce blog…
Voilà ce qu’il dit et que je trouve particulièrement éclairé :
Le communisme et le libéralisme sont deux mauvais systèmes.
Mais le communisme est pire que le libéralisme. Le libéralisme a sacrifié l’égalité au nom de la liberté. Le communisme a sacrifié la liberté au nom de l’égalité. Le libéralisme a au moins sauvé le plus important : la liberté.
L’anarchisme (pas la pagaille !) est une théorie reconnue pour être à l’extrême gauche de la politique. Ce que je trouve intéressant dans la description de Rocker, c’est qu’il place le communisme plus loin de lui que le libéralisme.
C’est à dire plus à droite que le libéralisme. Je trouve cela très judicieux. L’autoritarisme est à droite du libéralisme.
L’immense majorité des français ne sont pas des théoriciens de l’anarchisme mais ils partagent grâce à leur bon sens ce point commun avac Rocker : entre ces deux mauvais systèmes, ils préfèrent le libéralisme (malheureusement de plus en plus dur) au communisme.
Tant qu’on n’aura à leur proposer qu’un réchauffé de communisme pour combattre le libéralisme sauvage, ils resteront arc-boutés sur les restes de libertés.
Du moins, je l’espère.
Si vous n’avez rien d’autre à proposer que cette ritournelle bien connue, les capitalistes peuvent dormir tranquilles.
Commentaire de RV
Date: 11 juillet 2011, 19:02
en réponse au Commentaire de 123456789 - du 11 juillet 2011, 8:00
——————————
“Tant que la prétendue gauche se contente de réclamer une répartition plus juste des bénéfices de cette inégalité internationale, elle reste en fait une vraie droite déguisée en gauche”
——————————–
Une répartition plus juste des richesses produites par le plus grand nombre ne sera jamais une politique de droite, ça ne s’est jamais vu à ma connaissance et il y a peu de chance que cela advienne un jour.
L’Etat républicain à la française par nature est là pour effectuer cette répartition à travers les impôts et les services publics.
Le programme de la droite c’est de diminuer les impôts donc les recettes de l’Etat pour “justifier” la casse des services publics, et le passage au privé de ces services, nous vivons ça tous les jours depuis un paquet d’années, et ceux qui soutiennent que le parti socialiste est un parti de gauche soit se trompent soit essayent de nous tromper . . .
Diminuer les impôts c’est scier la branche sur laquelle la solidarité est assise.
Le pillage du Sud par le Nord est un vrai sujet qui ne saurait justifier la casse du modèle républicain à la française.
Ce n’est pas en se serrant la ceinture pendant qu’une infime minorité se goinfre que l’on aidera le Sud.
Commentaire de Lucno
Date: 11 juillet 2011, 23:40
Sarkozy Aubry, ce serait un faux match arrangé.
M. Aubry est aussi de droite, aussi méprisante et a (à son niveau) aussi viré des Roms.
Ce match de famille de la haute ne mériterait aucun spectateur.
(Je ne vote pas FN).
Commentaire de Digeo
Date: 12 juillet 2011, 14:11
123456789 nous dit “……….Le libéralisme a au moins sauvé le plus important : la liberté……….”
Vive la liberté donc et je souhaiterais que tu développes un peu pour nous parler de la liberté du chômeur ou du sans abri par exemple. Parles-nous aussi de la liberté des emplois précaires taillables et corvéables à merci. Je te suggère de lire Marx plutôt que des écrits réac!!
Commentaire de Lucno
Date: 12 juillet 2011, 17:35
Je vous prie de m’excuser, mon commentaire précédent (Lucno 11 juillet 2011, 23:40) n’était pas destiné à ce blog.
(c’était en réponse à un autre commentaire ds un autre blog je ne sais pas comment j’ai fait mais je me suis trompé).
Pour les retraites, je ne sais pour les privilèges du public,
mais pour le reste je suis totalement contre la réforme de N. Sarkosy.
Il n’empêche que Notre Economie est très fortement déficitaire (pas particulièrement à cause des retraites) et là c’est un vrai grand problème.
Le plan de Gauche (Ressources en taxant les revenus du Capital) me va mais qui en fixera les détails et qui le réalisera ?
Il suppose d’être dans une large mesure pionnier, de ne pas faire comme les autres et d’être au départ crtriqué lourdement par la plupart des autres Pays.
Qui a l’intention profonde de le réaliser vraiment ?
J’ai bien l’impression que la plupart des citoyens même ceux qui disent “oui oui c’est bien” se disent pourvu que ce ne soit pas fait il vaut mieux être suiveur comme presque tout le monde.
Et j’ai bien l’impression aussi que Certains Politiques
font comprendre, bien qu’affirmant le contraire, qu’il ne mettront pas beaucoup de coeur à le mettre en route et qu’ainsi ce ne sera pas fait et en sont donc plus populaire.
Ou alors en mettant la barre trés haut même en clamant sa grande foi, le plan devient carrément Utopique et tout le monde est content !!
N’est-ce pas le défaut de la Gauche Radicale ?
Commentaire de luc
Date: 12 juillet 2011, 18:46
Les entreprises versent 10 fois plus à leurs salariés et à l’Etat qu’aux actionnaires
Jean-François Couvrat, journaliste au magazine de gauche Alternatives Economiques, confirme que les entreprises versent 10 fois plus à leurs salariés et à l’Etat qu’aux actionnaires et que 50% des profits servent à financer les investissements.
Pour l’année 2006, nous avons
- la rémunération des salariés (salaires et charges sociales) 595,4 milliards d’euros
- les impôts à la production (taxe professionnelle, impôts fonciers), moins les subventions 32,4 milliards
- les impôts sur les bénéfices des sociétés 42 milliards d’euros
- 15 milliards ont été versés aux salariés sous forme de participation
- 132 milliards ont participé au financement des investissements
- 71 milliards ont été distribués aux actionnaires
http://dechiffrages.blog.lemonde.fr/2009/02/17/partage-des-profits-confusion-des-esprits/
Commentaire de NINE
Date: 15 juillet 2011, 16:51
à Clémentine, je suis désolée de toutes ces invectives sur votre blog, je vous souhaite bon courage pour continuer. Ne perdons pas de temps, les commentaires que j’ai lus sont
le reflet de notre société : déboussolée,
quand je lis sur le communisme des relents d’un autre temps,
j’ai envie de renvoyer aux textes de Karl Marx et d’arrêter de dire des bêtises, l’époque est trop grave, le communisme ce n’est pas ce qui a été vécu en URSS et ailleurs, c’est toujours une idée neuve à découvrir, à travailler. La révolution française est imprégnée des idées de Fourrier et
autres penseurs et nous-mêmes en avons tous un petit grain; qui ose aujourd’hui défendre le capitalisme mondial tel que nous le vivons à part les grands actionnaires qui dirigent
la planète et la mènent à sa perte (humanitaire et écologiste) c’est en pensant à tout ça qu’il va bien falloir s’atteler à créer un courant pour CHANGER LA VIE CHEZ NOUS et oui avec ou sans certains partis politiques,
et s’il vous plait la GAUCHE que je défends ce n’est pas le PARTI SOCIALISTE dont je respecte les militants mais ils nous ont fait assez perdre de temps et d’espérance.
Comme CLEMENTINE, même si rien n’est parfait, je soutiens
le FRONT DE GAUCHE, au premier tour on choisira….
Commentaire de JULIA
Date: 18 juillet 2011, 20:21
Sans vouloir “claquer le bec” à 123etc (je préfère perdre du temps à expliquer pourquoi je ne récite pas tout le pseudo : c’est pour les éventuelles prochaines fois!), ni prétendre “répondre” à sa brillante et énorme question de savoir où situer le communisme par rapport …(au fait, par rapport à qui? à quoi ?) disons par rapport à la vertueuse “anarchie”, je dirais que pour ma part (savez-vous qu’il y a quasiment autant de définitions “abolues” du dit “comminisme” dans le PCF qu’il y a d’encartés à ce parti qui est “le mien” ?) que , plus encore que “l’anarchie”, le “communisme” se situe “ailleurs”…
Ce n’est pas du blabla: aucun des mots qui permettent de définir “l’anarchisme” et “le libéralisme” ne peut servir à définir le communisme: seuls les maux créés par ceux qui prétendent avoir fini leur définition de cette utopie peuvent nous servir à comprendre ce qu’elle n’a pas été…et ce qu’elle ne sera pas.
Tout reste à faire, à “inventer”, y compris le langage qui accompagnera cette “libération” que devrait être “le mouvement qui abolit l’ordre ancien”.
Pour moi, “ma raison” de payer autant que possible “ma” cotise à un parti où convergent autant que possible des “communistes”, elle est “là”… ailleurs, désolée pour ceux qui n’imaginent pas que cet “ailleurs” puisse encore avoir quelquechose à voir avec un parti dont l’histoire est une suite “d’erreurs” : ces “erreurs” sont les pavés de nos bonnes intentions? oui, mais c’est “ailleurs” qu’ils peuvent nous conduire…Car il se peut que l’intelligence collective se construise grâce à la mobilisation d’une mémoire collective et de l’intelligence de chacun, et il se peut, “par conséquent”, que toutes ces “erreurs collectives” soient utiles : il n’y a pas de trajet établi pour “le communisme”, et “l’erreur” peut être décryptée, analysée, avec des concepts qui sont autant constructifs que “critiques” : il n’y a là aucune intention “négationiste”! Cependant, je peux dire : “non, le communisme n’est pas ce qui sacrifie la liberté à l’égalité”, car cette “définition” est un enfermement dans une conception métaphysique des termes “liberté” et “égalité”.
Le dogmatisme des “dirigeants communistes du socialisme réel” est un des ingrédients qui ont transformé la “dynamique populaire communiste” en plomb. Les définitions métaphysiques des termes “liberté” et “égalité” sont du même plomb.
Commentaire de gele
Date: 24 juillet 2011, 9:37
Peut on m’expliquer ? drame et mélodrame……
Holande en tête des sondages ? Politiquement correct ! Nos “Gentils” extrémistes Français.
Peut on m’expliquer pourquoi les alliances électorales sont normales et naturelles à gauche. Malgré des accords contre nature : des alliances automatiques avec des partis d’extrême gauche tous adeptes des idéologies communistes !
Partis marxistes responsables de la ruine des libertés, de la démocratie, avec en plus la misère économique et pour finir des crimes qui ont fait depuis 1917 plus de 100 millions de victimes dans le monde.
Peut on m’expliquer pourquoi les alliances électorales sont monstrueuses et ignobles à droite avec les partis d’extrême droite ? Partis adeptes des idéologies nationalistes qui en 1939, ont été responsables de la deuxième guerre mondiale avec ses crimes abominables, soit 80 millions de victimes.
Certes les partis extrémistes français jouent la carte de la démocratie et les épithètes qui les traitent de “fascistes” “de nazis” ou de “stalinistes” sont un peu ridicules en 2011.
Les programmes des partis “extrémistes” sont très virulents en parole ! Démagogiques ! Spoliateurs ! Ces organisations n’ayant pas l’envie ni la vocation de prendre des responsabilités gouvernementales.
Les prises de position du FN sur l’Europe, la mondialisation sont tout aussi utopiques que le programme économique étatique de spoliation des gauches radicales.
En fait, ces partis extrémistes sont des alliers objectifs: avec pour résultat que le FN facilite la victoire du socialisme et que les gauches radicales bloquent l’évolution du PS vers une sociale démocratie à la française.
Pour la droite le résultat est une politique de socialisme rampant. Un assistanat compassionnel, une folie fiscale, des réformettes sans résultat. Ce qui a pour conséquence un déclin permanent de notre pays vers plus de chômage, de déficits, de dettes.
Les électeurs sont en plein désarrois ! ce qui est dramatique pour la France.
Commentaire de gele
Date: 31 juillet 2011, 11:13
Sur les forums, délires et marronnier gauchiste.
La finance internationale : une société secrète criminelle qui réside à NY, Londres, Paris, Genève et autres îles paradisiaques…
Les banquiers : des voleurs en col blanc, « une espèce protégée par l’état »
Les spéculateurs : des rapaces avides de profits ruinant les un spoliant les autres.
La grande distribution : des exploiteurs (de leurs clients, de leurs salariés et bien sûr des « petits » producteurs).
Les multinationales du pétrole : des exploiteurs des pays producteurs, pollueurs et fiers de l’être. Avant de rançonner au final les pauvres automobilistes.
Les multinationales de l’agroalimentaire : des spéculateurs affameurs.
Les petits commerçants : des petits exploiteurs qui espèrent devenir grands distributeurs souvent fraudeurs et fachos d’extrême droite.
Les politiques de droite : des fascistes, racistes, voir néo-nazis.
Les politiques socialistes : des traîtres à la vraie gauche vendus aux grand capital ultra-libéral.
Les patrons : des rapaces exploiteurs suceurs du sang et de la sueur des ouvriers.
Les actionnaires : des parasites, vulgaires et affameurs des entreprises.
Les sondages : des menteurs à la solde des capitalistes.
Les médias : tous vendus au grand capital avec un discours de gauche.
Les entreprises du CAC 40 : leurs ignobles profits réalisés à 80 % à l’étranger.
Les communistes chinois : des traîtres à la cause marxiste ! Coco-ultra libéral.
La mondialisation : un complot ourdi par la haute finance internationale, cosmopolite, avec pour complices : les banques, les sionistes, les francs-maçons, la CIA, le FMI, la BCE, etc.
L’aide à l’Afrique : du néo-colonialisme (payé par les pauvres des pays riches pour aider les riches des pays pauvres).
Les Anglo-saxons : un monde impitoyable, égoïste et cruel.
Les USA : responsables de tous nos malheurs ! Et même de nos erreurs.
Les riches : des parasites, cupides, avides, fraudeurs professionnels.
Les paradis fiscaux : zone de non droit « fiscal » où émigrent les traîtres et les organisateurs des diverses exploitations citées plus hauts.
L’extrême droite, l’alliée objective de la droite mais qui favorise le PS.
L’extrême gauche l’alliée naturelle de la gauche qui fait battre le PS.
Cela étant dit, que faire pour en finir avec « le système de production » libéral capitaliste que 98 % des pays ont mis en place ?
Vos idées, vos solutions, vos exemples de pays ayant réussi à détruire la bête immonde ! Attention c’est le système qui vous fait vivre ! Libéralisme et capitalisme sont les deux mamelles de notre sphère publique !
Attention : Cuba, la Corée du Nord sont hors concours !
Commentaire de 123456789
Date: 1 août 2011, 10:34
à NINE, Digeo et RV :
je n’ai pas lu Marx. Et la Bible non plus.
Je ne doute pas que la théorie marxiste, comme la théorie chrétienne, soit pleine de qualités humanistes et notamment les valeurs du partage.
Mais entre ces deux belles théories et aujourd’hui, il y a le passé et leurs catastrophiques applications.
Biensûr, NINE, qu’on ne doit pas jeter les idées à cause de mauvaises applications. Mais justement pour défendre ces idées, il faut encourager la critique des applications.
Or là…ça coince. Pourquoi ?
Grâce au développement de l’esprit critique, on pourrait comprendre pourquoi une belle théorie se transforme en catastrophe, pourquoi de bons sentiments finissent en d’innombrables exactions.
Votre solution ? revenir aux textes fondateurs et ignorer les applications passées. Ne tirer aucune conclusion des erreurs d’application ? Mais c’est le plus sûr moyen de programmer de nouvelles catastrophes !
Vous critiquez le libéralisme mais avez-vous lu Adam Smith ? Sa théorie exige-t-elle qu’il y ait des chômeurs, des exclus, des sans-abris, des gens tellement riches qu’ils ne savent que faire de leur argent, des gens tellement pauvres qu’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins vitaux ?
Moi je ne l’ai pas lu mais je doute fort qu’une théorie inhumaine puisse convaincre tant de gens de manière aussi durable.
Je regarde simplement son application passée et (encore pire) actuelle et ça me suffit pour me dire que la construction d’un avenir meilleur devra chercher ailleurs.
Mais les adeptes du libéralisme vous diront “la catastrophe actuelle n’est pas du libéralisme. C’est une mauvaise application. Lisez les textes fondateurs, etc…”
Et patati et patata. Comme vous vous faites avec votre bible marxiste. Pour ne pas voir les applications catastrophiques, en effet, rien de mieux que de se cacher derrière de belles théories.
Commentaire de 123456789
Date: 18 août 2011, 0:07
réponse au commentaire de Digeo du 12 juillet :
Vous avez bien raison. En sacrifiant l’égalité, on ne sauve pas intégralement la liberté. Ce serait trop beau. Les inégalités ne peuvent pas se creuser sans que les libertés des plus démunis n’en soient affectées.
Mais reconnaissez que c’est encore pire lorsqu’on sacrifie la liberté. Il est impossible de juger l’égalité des individus dans un système qui a supprimé la liberté. Donc les inégalités peuvent y être aussi grandes que les dominants le souhaitent.
Je regrette de vous decevoir mais je ne suis pas en désaccord avec ce que vous dîtes. Alors gardez vos qualificatifs “réac” et “néolibéral” pour d’autres. Vos préoccupations envers les plus fragilisés de (ou par) notre système sont aussi les miennes.
Une société meilleure (sujet de nos débats, j’espère) est pour moi une société qui se soucie avant tout des plus défavorisés. Et pas pour faire de la charité. Mais pour établir, grâce à une avancée (une augmentation) du degré de civilisation, un seuil de qualité de vie permettant l’épanouissement personnel de chacun. Une telle société devrait bien entendu s’assurer que personne ne descende en dessous de ce seuil.
Oui mais voilà…S’il suffisait de s’engager dans un parti (prétendant avoir la solution toute prête) et de lui obéir aveuglément, le passé aurait réglé le problème depuis longtemps. Parce que des gens qui se sont engagés et qui ont obéi, il y en a eu des dizaines et des centaines de millions. Pour le résultat que l’on voit.
Je ne serais pas sur ce genre de forum à lire ce que pensent les uns et les autres et à exprimer ce que je pense moi-même si je pensais que la solution c’est de marcher au pas et d’aller combattre ceux que mon parti vénéré m’aurait désigné comme mes ennemis.
Heureusement pour les individus et malheureusemnt pour les apprentis-dictateurs de tous bords, une évolution du degré de civilisation ne se décrète pas. Elle se construit, au contraire, par un accroissement de la considération que chacun peut accorder aux autres.
Au delà des désaccords que nous exprimons (et parfois avec véhémence) les uns envers les autres sur des sites web comme celui-ci, nous developpons individuellement notre aptitude à écouter les arguments des autres.
Je suis là parce que je crois que l’écoute des autres (et l’expression de ses propres idées) est la voie à suivre.
Commentaire de marco
Date: 22 août 2011, 13:04
commentaire sur les commentaires:
J’ai lu relativement attentivement (relativement car on ne peut pas tout lire) les commentaires qui précédent et je suis abasourdi de voir que des personnes qui ne partagent visiblement pas les convictions de Clémentine passent un temps conséquent à polémiquer assez loin du sujet des retraites (voir Gele par exemple). Je ne suis pas un habitué des blogs et je m’interroge. S’agit il d’un échange légitime d’arguments ou tout simplement y a t il des gens qui tentent de brouiller le message de Clémentine ? Pour ma part je pense que la question des retraites est une question clef de la justice sociale. Car cette question est une donnée essentielle du temps consacré à sa vie personnelle par chacun. On parle donc du bonheur , là ! Le combat de tous , individuellement ou collectivement a toujours eu pour objectif d’obtenir du temps libre pour vivre tout simplement, qu’il s’agisse de retraite, de durée hebdomadaire de travail, de congés payés… Sinon bravo Clémentine pour ton travail , il faut continuer à rappeler ces choses élémentaires!
Commentaire de 123456789
Date: 25 août 2011, 7:21
à marco (post du 22 août)
Le débat libre permet d’exprimer nos convictions et d’entendre celles des autres. De cet échange né une confrontation d’innombrables idées.
Cette confrontation permet de savoir si nos propres convictions sont réellement des convictions qui confortent notre opinion ou de simples idées fixes qui nous affaiblissent.





Commentaire de SOUTEIRAT Guy
Date: 7 juillet 2011, 16:05
N’ attendons pas 2012. Il faut à nouveau une mobilisation générale à la rentrée, et cette fois-ci bloquer l’ économie comme en 36 et en 68. Ceci par la base et non aux commandements des leaders syndicaux…