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Du racisme aujourd’hui (chronique France Culture)

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De nos jours, le racisme est assumé ou involontaire, brutal ou insidieux, mais il est toujours là. Notre société est sous tension : d’un côté, le rejet de l’autre est décomplexé à l’heure où le Front National marque le terrain politique et, de l’autre, la tolérance sociale à l’égard de toutes les formes de racisme fond comme neige au soleil, la mobilisation sociale et intellectuelle ne lâche rien sur ce terrain.

Pas plus tard qu’hier, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant prononçait cette phrase édifiante : « contrairement à ce que dit l’idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas ». Ca fleure bon le parfum de cette théorie dangereuse, qui a mal si mal vieilli, du choc des civilisations… En face, les voix humanistes n’ont pas manqué pour le renvoyer dans ses cordes. Voici donc pour l’offensive décomplexée. Mais il y a plus subtil en apparence mais tout aussi contestable sur le fond. Car le regard et les pratiques qui stigmatisent et hiérarchisent en fonction de l’origine, de la couleur de peau, prennent en ce début de XXIe siècle des formes souvent moins directes et abruptes qu’hier mais restant marqués par ce paternalisme condescendant qui dénigre et humilie. Depuis une quinzaine de jours, le magazine Elle suscite une vive polémique pour avoir publié un papier intitulé « Black Fashion Power ». La journaliste Nathalie Dolivo entendait y décrypter le look des « nouvelles égéries noires » qui – je la cite - « fascinent les créateurs, emballent les rédactrices de mode et inspirent la rue ». Ainsi, pouvait-on lire dans Elle, la « black-geoisie a intégré tous les codes blancs » et le « chic est devenu une option plausible pour une communauté jusque-là arrimée à ses codes streetwear ». Voilà donc l’info : les Noirs ont quitté leurs boubous et leurs vulgaires jogging à capuches, sauvés de cet état primitif par les Blancs qui leur ont appris ce qu’est le chic… Les icônes noires ont enfin de la gueule mais attention, elles n’ont pas intégré ce modèle blanc de « manière littérale », nous explique sans rire le magazine féminin dans lequel est écrit : « C’est toujours classique avec un twist, bourgeois avec une référence ethnique qui rappelle les racines ».

L’article a provoqué un tollé, jusqu’en Angleterre et aux Etats-Unis. C’est d’abord la toile qui s’est violemment indignée : plus d’un millier d’internautes ont demandé des explications au magazine. Pendant plusieurs jours, ce fut silence radio. Puis la directrice de Elle, Valérie Toranian, a présenté ses excuses tout en affirmant que le traitement se voulait bienveillant. Une tribune parue dans Le Monde signée entre autre par Rokhaya Diallo, Audrey Pulvar, Pap Ndyae, Harry Roselmack ou encore Dominique Sopo, tribune que j’ai également signé, posait en titre cette question : « A quand une femme noire en couverture de Elle ? ». Car, au fond, « cette affaire est un révélateur : l’article est le symptôme médiatique d’une exclusion à la fois culturelle et sociale ». Les signataires pointent par exemple l’absence de femmes noires dans les rédactions et à la Une des magazines. La colère qui s’est exprimée autour de cet article dit combien, individuellement et collectivement, l’antiracisme s’affirme. Sans doute faut-il aller plus avant. Car l’antiracisme semble aujourd’hui buter sur une difficulté ou plutôt un défi. Comment, pour les Noirs comme pour d’autres minorités, être à la fois visibles et invisibles ? Comment maîtriser son identité ? Comment avoir une place à égalité avec tous les autres dans la société et, dans le même temps, affirmer cette différence produite de fait par l’historicité ? Comment être égaux sans être semblables ? C’est sans doute en renouvelant la réponse à ces questions, réponses aujourd’hui trop enfermées dans une binarité qui frise l’aporie en opposant un universalisme abstrait au communautarisme, que la lutte contre toutes les formes de racisme et de discriminations pourra retrouver de son tranchant et de sa fécondité.

Comme le retour sur l’histoire est essentiel dans ce domaine, je signale le beau livre La France noire qui vient de paraître aux éditions La Découverte et la série documentaire sur France 5, en trois volets (le 1er était hier), intitulé Noirs de France.

Commentaires

Commentaire de JMBongard
Date: 6 février 2012, 13:40

Bonjour!
Juste un mot pour vous dire que l’actuel niveau de racisme (ou “rapport à l’autre”, à “l’étranger”) est le plus bas de toute l’histoire de l’humanité. Mais évidemment, à vouloir combattre à tout prix le racisme pour exister dans votre monde de paillettes et de reconnaissance, vous parvenez à débusquer du racisme, à en créer, à en fabriquer… Désolé pour cette remarque un brin directe mais votre approche du monde est vraiment pénible, opportuniste et moraliste, tandis que vous nagez dans l’univers du bien et du mal d’une manière aussi insensée que celle d’évoluer dans celui du noir et du blanc… Tandis que le FN utilise la peur de l’autre pour argumenter sur le monde, vous utilisez de votre côté la peur “de ne pas faire comme il faut” ou la peur “de ne pas correspondre à l’idéologie majoritaire”…. Mais peut-être êtes-vous vous simplement comme tout le monde, un concentré d’arrogance et de culpabilité ?
Cordialement
jm

Commentaire de Marcel
Date: 6 février 2012, 14:56

La France reste un pays très en retard sur la mixité raciale. Il existe des domaines où les noirs sont acceptés voire même racolés : le Sport (le foot principalement) et la défense nationale. En définitive, la France sait se souvenir d’eux lorsqu’elle en a besoin mais rechigne à les mettre en avant dans les instances décisionnelles de la vie publique. C’est un vrai problème de manque de représentativité dans notre démocratie. Il est urgent de “remettre à plat” notre fonctionnement démocratique. On ne peut pas se contenter de cerises vertes…

Commentaire de Nathalie Callede
Date: 7 février 2012, 6:02

Ensemble « toutes les couleurs » contre « Le déni collectif blanc de l’autre noir »
Blanche est ma couleur. Je ne l’ai pas choisi, mais mon cœur est devenu au fil du temps de toutes les couleurs. Comme vous, je me questionne sur ce “déni” des français face aux événements qui concernent les noirs. C’est le phénomène de la «pensée unique blanche », qui, n’est pas si nouvelle contrairement à la « pensée unique » de Ignacio Ramonet. Ensemble, nous pouvons constater que les français blancs, de tous horizons, se sont consciemment ou inconsciemment tous plongés dans le « déni collectif de l’autre noir ».
Comme beaucoup je me questionne. Depuis plus d’un an je milite activement face aux événements terribles qui touchent l’Afrique: depuis mon entourage familiale est muet : c’est le silence radio chez les frangins et frangines. Et pourtant, ils sont (presque) tous de « gauche ».
Cette « pensée unique blanche : déni collectif de l’autre noir » est PARTOUT. Elle touche toutes les classes sociales, des maoïstes révolutionnaires les plus engagent aux Lepénistes. Des plus jeunes aux plus vieux. Des Bretons aux Provençaux. Des Catholiques aux athées. De Lille a Marseille. Femme ou homme. Elle touche tous les medias Français. C’est comme une pandémie.
Comment l’expliquer ? Ces blancs ne réagissent pas face aux événements noirs. Ni pour défendre, ni pour attaquer, ni pour prendre position ou arbitrer. Ces blancs ne sont pas « neutres » Ils sont muets. Ils se sont plonges dans un déni collectif, dans quelque chose qui pourrait être perçu comme du sadisme.
Ceci est forcement un processus défensif face a un danger. Quel est ce danger ? Est-il la perte d’identité ? L’individu qui « s’implique » pour la cause noire risque-t-il de perdre son appartenance à un groupe social ? Lequel ? Est-ce une peur inconsciente d’être agressé ? Une résistance à se remettre en question ? Se refugier comme un alcoolique dans le déni de l’autre noir. Le noir est un danger. Surtout ne pas le voir. Ne pas voir tout ce qui est Noir.
Certains Psychanalystes ont lié le racisme des hommes blancs envers les noirs avec l’idée que « les noirs en auraient un pénis plus grand que ceux des blancs ». Mais alors comment les femmes blanches sont elles concernées ? Oui, nous somme plongés dans un monde très patriarcal ou le maternel n’a pas de place. La société française manifeste beaucoup de misogynie. Souvenez-vous comment les gauchistes des deux sexes ont préfères voter Sarkozy ou s’abstenir plutôt que de voter Ségolène Royale ? Pourquoi ? « Parce qu’elle n’est pas crédible » « elle ne sera pas capable »… (Les vieux pays catholiques Européens (France, Espagne, Italie…) n’élisent jamais de leader politique « femme ». Normal, Le Prêtre male étant la référence : les français des deux sexes sont été formatés)
Mais pourquoi acceptent-ils d’écouter des musiciens noirs ? Parce ce que c’est à la « mode ». Comme est à la mode la Palestine, les femmes Afghanes, Le Tibet Libre… C’est loin de l’Afrique. C’est moins dérangeant.
Ce phénomène de la «pensée unique blanche » fonctionne depuis toujours . Le peuple a toujours été très raciste. Les Français n’ont jamais réagit sur les événements « noirs ». Avant, ils étaient peu au courant de ce qui se passaient en Francafrique. Une des seules fois ou ils ont un peu réagit, c’était au moment de l’Apartheid lorsque ‘c’était la mode. Pour le Rwanda, ils n’ont pas bougé et surtout pas lorsque la France a été montrée du doigt par l’ONU pour avoir « fournit les machettes lors du génocide ».
Mais ces derniers temps l’Afrique crie à l’aide fortement. L’information des « injustices actuelles» de la francafrique est disponible. Ils sont sollicités. Ils sont bombardés de textes, de vidéos, de preuves des injustices de la francafrique. Ils n’y répondent que par le silence, la gêne s’il y a insistance. Car c’est la première fois que nous les questionnons autant. C’est la première fois que nous les appelons autant sur des sujets qui concernent directement leur nation. Bien qu’il se soit installé depuis des siècles, c’est la première fois que ce « déni collectif de l’autre noir » est si apparent à nos yeux.
Quelles sont les tactiques ou stratégies pour casser la «pensée unique blanche » pour contourner se processus défensif de « déni collectif de l’autre noir »?
-Ensemble unis, continuons la lutte : le sujet peut devenir « à la mode », mode qui partirait d’un pays voisin ? Rassurer les males blancs au sujet de leur virilité ? Militer pour un monde moins patriarcal ?
- Associer le noir a d’autre couleur ? Elargir la lutte panafricaine et lui donner une connotation plus « multicolore » transcontinentale. Associer le combat de la libération de l’Afrique au combat des Maoris, des Palestiniens, des Navajos, … Faire naitre du combat panafricain: un combat des tous les peuples opprimés du monde.
Ce combat élargi à tous les peuples opprimes du monde, permettra de lutter, ensemble, noirs+ rouges+ jaunes+ blancs, contre la ” suprématie blanche” parfois très inconsciente et très profonde du monde.

Commentaire de lucien matron
Date: 7 février 2012, 6:50

Bonjour,

Cela fait des lustres que je n’ai rien posté sur le blog de Clémentine. Son dernier texte me conduit à réagir. Elu, apparenté communiste dans ma ville de 50000 habitants (Chalon), il m’arrive régulièrement d’assurer des mariages dans le salon d’honneur. Beaucoup d’entre eux sont des mariages mixtes….No problem…

Par ailleurs, élu en charge du sport, je suis très souvent présent sur les lieux de compétition ou de pratique sportive. Dans ce domaine d’activité, la mixité est également très présente : basket, football, rugby….La terre sportive, c’est bien connue, est très colorée, et les 3ièmes mi-temps ne sont pas tristes…

Enfin, sur la scène de l’Espace des Arts, la culture est également très métissée…

Alors nier l’existence du “racisme au quotidien” serait une erreur lourde, il existe…Mais prendre appui sur les atouts incontestables des “possibles” du monde sportif et culturel pour combattre le racisme est un travail éducatif au quotidien…

Quelles sont les personnalités les plus “aimées” des français : Noah, Zidane, Omar Sy, bien loin devant les autres. Cela m’amène aux réflexions suivantes : chacun peut avoir sa place dans notre société, l’éducation est l’arme absolue contre les idées reçues, le combat est quotidien…

Ce soir, je serai à Villeurbanne, au meeting de Jean-Luc Mélénchon, ce sera un nouveau temps fort dans la campagne des présidentielles…

Commentaire de clara
Date: 8 février 2012, 10:17

La France est malade, vraiment malade , pour preuve le premier commentaire , elle l’a d’ailleurs toujours été et a réussi le tour de passe passe historique de toujours trouver quelques individualités qui lui ont sauvé la mise et donné à l’international le prestige ( usurpé? ) du pays de la déclaration des droits de l’homme. Merci à la Caraïbe , notre conscience à certains moments clé de notre histoire. Combien de ” bons” français savent qu’ils doivent au courage et à l’entêtement de Toussaint Louverture le rajout de ” égalité” auprès du liberté, fraternité dont se gargarisent trop de nos politiques? Merci aujourd’hui à Serge Léchimy d’avoir eu le courage-ça s’appelle tout simplement dignité - d’appeler un chat un chat , comme vous le dites si bien . J’ose espérer que les députés du spectacle , qui siègent sous un frontispice où sont gravés les fameux : Liberté, EGALITE, Fraternité , auront eux aussi la dignité de s’unir d’une seule voix pour empêcher la honte pour eux d’une sanction à l’homme libre , grand, digne qui a pris la parole quand il devait la prendre.

Commentaire de MGARAND
Date: 8 février 2012, 17:29

A jm ci dessus qui écrit, avec une belle assurance :
“Juste un mot pour vous dire que l’actuel niveau de racisme (ou “rapport à l’autre”, à “l’étranger”) est le plus bas de toute l’histoire de l’humanité”.
Ce monsieur a, figurez-vous, mesuré le niveau du racisme avec l’instrument qui a été utilisé depuis le début de l’histoire, ce qui lui permet de dire, sans rire, que lui le sait : le niveau du racisme est le plus bas de l’histoire.
Ce qui est surement très faible c’est son argumentation, ce qui en revanche est bien supérieure à la moyenne c’est son arrogante ignorance, Ce qui est vraiment désolant, affligeant ce sont les deux : l’argumentation et l’ignorance !

Commentaire de Alain Guillou
Date: 10 février 2012, 2:32

@ JMBongard
Il en va du racisme comme de beaucoup d’autres injustices “intolérables” : On a le devoir d’y résister non pas comme le dominant qui va faire une fleur au dominé, mais en tant que dominé…Or le bât blesse : C’est toujours le dominé qui a tous les torts, car il ne résiste jamais “positivement comme il faudrait”…et finalement le dominant se retrouve dans “la droite décomplexée” allant répétant : “ben quoi, nous ne sommes pas dans un monde de bisounours”… “c’est ainsi”…Le monde est celui là, “dur pour tout le monde”…la “crise” est le fruit d’une mollesse qui attendrirait les mâles, les patrons, les blancs, rendant moins “évident” le “retour sur investissement dans l’inhumain” : toute l’inhumanité sociétale est dictée par le fait que “nous ne sommes pas dans un monde de bisounours”…Donc, “bobos culpabilisants, fermez-la !”
…votre “concentré d’arrogance et de culpabilité ” empêche celui qui envoie des bisous tendres à sa moitié chérie d’être heureux de sa journée de travail quand celle-ci consistait à “faire du chiffre” peu importe le sens moral du chiffre en question : ne gâchons pas notre plaisir du travail bien fait, peu importe quel “travail”: démolir les écosystèmes et les personnes, qu’on ne nous cherche pas des poux avec çà! , que ce soit un vrai gâchi humain ne nous concerne pas : la morale y en a trop ! Place aux harceleurs, place aux DRH “tueurs”, place aux indélicatesses, et finalement “place au pire” : Le cynisme des gardiens de camps est resté un modèle de “décomplexion” …voir la “modernité de la torture” au pays du “rêve américain”!

Commentaire de Berenice
Date: 16 février 2012, 1:51

Pour répondre à Nathalie Callede. Etes-vous si naïve, pourquoi les blancs ne s’intéressent pas assez aux problèmes des noirs? Mais parce que les blancs (comme le reste du monde d’ailleurs) s’intéressent d’abord aux problèmes qui les touchent EUX-MÊMES directement. Comprenez-moi, je suis blanche et je suis toute prête à reconnaître le racisme en France, et à le condamner. Je le fais d’ailleurs régulièrement. Maintenant, je garde mon énergie pour militer pour une cause qui me touche PERSONNELLEMENT, à savoir la cause des femmes, tout bêtement, parce que je suis une femme, et que je milite pour moi et pour les gens qui sont “dans la même situation que moi”. Enfin c’est moche, mais c’est comme ça que le monde fonctionne. Les noirs ne sont pas les seuls à souffrir du racisme, les noirs ne sont d’ailleurs pas les seuls à souffrir. Les homosexuels, les femmes, les minorités en générales souffrent des discriminations, à savoir que plus on cumule de “handicap social” plus on en c****! Je ne me souviens plus de la formule exact de Coluche, mais c’était un truc du genre quand vous êtes une femme, noire, pauvre etc. Alors, je suis d’accord, que dans l’absolu on est pour une meilleure justice pour TOUT LE MONDE, mais bon faut bien voir que tout de même chacun à envie qu’on commence par lui ^^ Les femmes blanches dans leur grande majorité ne se révoltent même pas contre leur propre condition, tout à fait injuste, pourquoi voudriez-vous qu’elles se révoltent pour celle des noirs? Je trouve votre réflexion bien étrange et bien ignorante de ce qu’est l’être humain en général. Je militerai pour les noirs le jour où des noirs militeront pour les femmes en général, hein… Voyez? En attendant, ils ont mon soutien moral et oral, et écrit, je considère que leur cause est juste et je la respecte et ne l’estime ni meilleure ni moins bonne que la mienne, c’est juste, que bon, s’il faut faire un choix, c’est “my people” que je choisit, comme dirait Christine Delphy. Et ça n’a rien d’extraordinaire, c’est juste la nature humaine.

Commentaire de Chris Flaus
Date: 17 février 2012, 19:27

Il faut de la pédagogie, expliquer aux personnes que de tels propos sont normaux, car en amont les sociétés européennes, ont intégré des préjugés raciaux (clichés), qui perdurent malgré tout. Il s’agit donc de poursuivre l’éducation et l’instruction des plus jeunes, pour qu’ils comprennent que même sans le vouloir ils peuvent tenir des propos ayant des relents racistes. L’étude du passé, le pourquoi, le comment, sont encore les “armes les plus efficaces ” car qui s’obstine à ignorer les erreurs du passé, est “condamné” à les reproduire un jour ou l’autre.
Il faut éduquer à l’indignation, l’esclavage et son histoire permettent d’ y arriver, et d’ouvrir l’esprit à d’autres sujets tout aussi indignes.

Commentaire de Aubert Dulac
Date: 20 février 2012, 21:41

Ils ont vu ça où, Géant et compagnie, qu’il existerait « une idéologie relativiste de gauche », dont on nous rebat les oreilles, sous prétexte qu’être de gauche, c’est effectivement refuser l’enfermement dans des « Valeurs », réduites à des entités majuscules ? « Le Travail, La Famille, La Patrie » des marchands de canons, l’ont sait ce qu’a donné leur sacralisation… Mais en quoi ces fétiches ont-ils empêché le capitalisme, qui lui a le pouvoir pratique de « tout relativiser » de s’emparer de tous les aspects de nos vies ? Pour lui, produire ceci ou cela, quelle importance du moment que ça rapporte ?… A quoi sert donc cette affirmation que toutes les civilisations ne se valent pas, sinon à servir d’alibi d’une civilisation du fric, où tout se vaut ?… C’est bien la Gauche, si tant est qu’elle se donnerait les moyens de relever frontalement le défi de la qualité de la vie, comme on disait dans les années 60, qui a vocation à « hiérarchiser » les priorités, et donc à redonner du sens à l’existence, ce qui n’a rien de relatif…

Commentaire de Mr Perez
Date: 21 février 2012, 18:10

Dans l’émission “Mots croisés”, vous étiez géniale…informée, honnête, courageuse, clairvoyante…à bon entendeur saluté.

Commentaire de christian
Date: 2 mars 2012, 11:50

L’éducation pour lutter contre le racisme, le sexisme … et toutes ces aberrations qui nous divisent? Mon frère et moi même avons été éduqués par les mêmes parents. L’un est sexiste, raciste, pas l’autre.
Nous faisons parti d’une civilisation esclavagiste pour le plus grand profit des capitalistes. Hier la machine était l’homme noir, aujourd’hui l’homme est rivé à la machine dans les usines, aux bureaux. Faut pas aller chercher plus loin, d’autant que dans cette société du mépris on a toujours besoin d’un plus con que soi pour se valoriser.

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